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 Ranald/Flora - Between two real MacDonald

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MessageSujet: Ranald/Flora - Between two real MacDonald   Dim 6 Nov - 19:08




" Les charmes de l'Ecosse "




"Flora, on peut y aller? Ranald va bientôt arriver dans la cour! S'il vous plaît! "

Flora regarde le petit Angus de sept ans qui venait de s'adresser à elle. Voilà un moment maintenant que les sept enfants qui la regardent avec une lueur d'espoir dans le regard sont avec elle. Cinq petits garçons qui espèrent pouvoir voir Ranald arriver, lui courir après et lui demander de jouer avec eux, et deux petites filles qui vont se contenter de le regarder de loin, en espérant qu'un jour il les remarquera. Comme tout le clan ou presque, Ranald est plus apprécié que son père. Parce qu'il est l'écossais typique, qui défend son pays et qui est encore à marier. Enfin. Officieusement. Elle jette un œil à la Greer, son amie depuis son retour dans le clan. Celle-ci l'aide depuis avec les enfants. Bien que plus âgée, Greer a depuis un an toujours été un soutiens sans faille pour la jeune femme. Contrairement à sa sœur.  La jolie blonde  à un grand sourire sur son visage. Après un regard entendu avec cette dernière, Flora ferme le livre ouvert sur ces genoux, puis se lève en se dirigeant vers la porte.

" Eh bien j'imagine que je dois absolument vous laisser aller voir Ranald alors! Allez-y, demain même heure pour tout le monde! "


Les enfants ne se firent pas attendre. Dans un brouhaha digne de parfait écossais, ils dévalèrent l'escalier et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils étaient tous dehors à sauter de joie en voyant le cheval de Ranald s'avancer. Par la fenêtre, la jeune écossaise sourit, amusée du comportement des enfants. Le futur Laird était leur héros. Tout le monde voulait être comme lui. Elle dit demi-tour et récupéra sur le sol les quelques livres qu'ils avaient étudiés.

« C’est toujours la même chose, je crois Flora que nous n’aurons jamais raison face au charisme de Ranald pour les enfants »

Flora jette un petit rire. Greer n’a pas tort. Elle a totalement raison même. Les enfants avaient tous entre 7 et 15 ans, et elle adorait passer du temps avec eux. Et eux adoraient encore plus courir après le futur chef de clan. Jamais elle n'aurait pensé être bonne dans l'instruction, mais finalement à voir les progrès que chacun d'entre eux faisait, elle n'était pas si mauvaise que ça. Délicatement, elle posa les livres sur les étagères, avant d'en prendre un en particulier pour elle, et celui juste à côté pour Greer.

« Je crains malheureusement vous vous ayez raison, nos livres ont moins d’attraits. »

Dans un silence quasi parfait, elles s’assoient. Elles s'offrent leur moment favori dans la journée. Le silence, les livres. Flora se plonge dans sa lecture, toujours autant passionné par tout ce qui pouvait lui remplir la tête davantage. Un certain temps après alors qu'elle était perdue dans son livre, l'escalier grinça signe que quelqu'un allait entrer dans la pièce. Surement Ranald. Ou bien le Laird. Après tout c'était chez eux que les cours avaient lieux. Et c'était chez eux qu'était aussi sa maison. Protégé du Laird. Doux mots pour dire que sa famille avait été mise à mal. Et que le seul membre encore à ces côté et qui vivait sous son toit, avec elle, était toujours en train de l'éviter. Soupirant, elle reposa son livre, livre qu'elle lirait davantage le lendemain, quelques minutes, comme tous les jours. Greer fait de même, la suivant avec toujours son beau sourire accroché au visage.  La jeune écossaise lissa sa robe blanche et Ranald apparu sur le seuil de la porte.

"Ranald, laissez-moi deviner. vous avez été accueilli par toute une bande d'enfants excités!"

Un sourire dont elle seule à le secret vient se figer sur son visage. Quant à Greer son visage si laiteux devient des plus rouge, comme à chaque fois qu'elle voit le jeune homme. Sans rien dire elle s'échappe de la pièce non sans jeter un regard entendu aux deux jeunes gens. Une fois qu'elle est sure que Greer est partie, Flora passe une main dans ses cheveux et tire une des épingles qui lui tient sa chevelure brune en un chignon arrangé. La tignasse brune de la jeune femme descend en cascade jusqu'à sa taille, et elle s’assoit à nouveau sur le même fauteuil.

"D'où tu reviens comme ça? Ton père t'a cherché toute la journée, je lui ai dit que tu étais partie faire le tour des villages aux environs pour t'assurer que tout suit son cours. "


Ce n’était pas la première fois que Flora inventait des excuses à Ranald. Et pas la dernière non plus. Mais c’était bien peu par rapport à ce qu’il faisait pour lui. Et elle s’en amusait autant que lui.


 

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MessageSujet: Re: Ranald/Flora - Between two real MacDonald   Mer 23 Nov - 12:47




She was bendable light: she shone around every corner of my day




«C’est là ce qui arrive à licher toute la nuit, Connor » - Ranald esquisse un pas vers l’arrière, portant ses mirettes sur son acolyte, le nez froncé.
Gargoter et se remplir l’estomac de décoction à l’eau de vie contribuent à invoquer les nausées. Guère besoin d’être savant ou physicien pour savoir ce qui résulte souvent des excès intempestifs. « Nous nous trouvons à une lieue du domaine, camarade » - lance-t-il, accélérant le pas, martelant l’herbe, du plat de ses bottines, soumettant les monticules de terre à sa suprême personne. Il crache une salve de jurons lorsqu’il manque de peu l’étrier. Il réitère et se retrouve , quelques secondes plus tard, au dos de son destrier. Mains empoignant les rênes, n’éprouvant qu’une puissante hâte à joindre l’espace où il se sent en aise, son château. Bien plus qu’une maison, le foyer chaleureux où il vit en compagnie de tous ceux et toutes celles qui lui tiennent à cœur. « Alors, maroufle ? Es-tu fin prêt à jurer de ne plus boire une seule goutte ? » - Connor se racle la gorge, envoie voleter un épais crachat avant de s’essuyer le coin des lèvres. « Qu’est-ce qu’tu dis ? Jamais, o grand jamais » - Ranald s’esclaffe, suivant du regard son plus vieil ami qui malgré son état disgracieux, se dirige vers sa monture avec dignité.
Irrécupérable. « Le dernier arrivé est une pucelle !  » - souffle le jeune homme à l’attention de son compagnon mal en point.
La cavalcade promet d’être superbe.



(...)



Lorsqu’ils font leur apparition dans la cour, Ranald fièrement perché sur son cheval et, Connor, lui, prêt à expulser toutes ses tripes, un essaim de petiots vient les accueillir. Effervescent au possible, inspirant au pauvre bougre qui l’accompagne une irrésistible envie de rendre jusqu’au suc contenu aux tréfonds de sa personne.
Le blond se dérobe aussitôt à la compagnie pour mieux agoniser en paix derrière la bâtisse servant d’écuries.« Ranald, ‘contes nous tout, s’il te sied ! » - s'écrient  les frelons en chœur et l'héritier ne peut que descendre de sa monture pour leur conter, par le menu détail, les aventures de Ranald et de Connor, collecteurs rémittents de dime, à travers les terres MacDonald.



(...)

« Et, ce sont les incontournables gibernes qui saluent quiconque ne connaît point ses mesures » - souffle-t-il, concluant un récit raconté dans les grandes lignes. Le brun se passe une main sur le visage et se relève, faisant fi des protestations qui s’élèvent autour de lui, il en connaît qui aimeraient rester là, la journée durant, à écouter les pérégrinations et les déconvenues vécues par une paire improbable. Il rit et entreprend de se soustraire à leur compagnie, désireux d’exposer quelques avancées à sa protégée, Flora. « Dame Flora ? » - demande-t-il, sourcil arqué, à mi-chemin vers la demeure. « A l’étage, Ranald » - s’empresse de lancer le petit Angus, parcourant la distance les séparant pour venir se planter à ses pieds. Ranald lui ébouriffe les tifs. Ce qui met le fillot bien en joie. « Merci, petit », il se penche pour mieux se faire entendre d'Angus« Va aux cuisines, de ma part ».


(...)


« J’ai plutôt été attaqué par une horde de créatures naines avides d’historiettes » - il lui présente un sourire et esquisse un mouvement du menton, dans sa direction. Flora est accompagnée d’une fillette à laquelle il n’offre jamais un regard, après tout, sa cousine éclipse toutes les jeunes femmes et, rend quelques damoiseaux complètement chèvres. Sans qu’elle ne semble en avoir conscience. Tant mieux, il aurait assez de corvées sans que s’ajoute à elles celle de repousser tous les possibles prétendants. D’ailleurs, c’est là ce qui l’amène à elle.

Le vouvoiement du paraître est aussitôt abandonné lorsque ...Greer  -? - quitte la pièce pour les laisser seuls. Il s’avance, abandonnant sur le pas sa claymore et sa tunique pour rejoindre la brunette. Il se poste à quelques centimètres d’elle. « Gentille bachelette...ou vilaine fille » - ils se permettent quelques dérapages verbaux, par pure complicité, même s’ils se portent toujours un profond respect. Ils ont appris, années faisant, à vivre ensemble et à se soutenir. Et, il n’est personne aux confins qui ne connaisse la tendresse que l’ainé MacDonald éprouve pour la filleule du Laird. Si bien qu’il ne dément point lorsque des lèvres remuent pour leur prêter une affection moins platonique.

« J’ai fait ceci et cela. Entre autres » - souffle-t-il, s’installant confortablement sur le fauteuil juxtaposé à celui de Flora, il lui lance un clin d’oeil. « Mon père est bien trop soupçonneux. Nous récoltions quelques dimes, à sa demande qui plus est ! » - il grimace, l’évocation de son père ravive l’aigreur compagne. Il ferme les paupières. « Nous avons quelque peu...apprécié la compagnie de gentes donzelles également » -  ajoute-il, jouant les effrontés, pour la choquer mais, c’est là une anecdote que ses oreilles chastes ne sont guère prêtes à entendre. Il reprend alors son sérieux pour préciser : « Nous avons  surtout croisé  le Laird du Clan Morgan avec lequel nous avons longuement devisé » - "nous" impliquant Connor, évidemment. Flora le sait. Connor nourrit une inclinaison pour elle. « Il a un fils en age de prendre épouse » - finit-il par annoncer, avec gravité. C'est là une information qu'il doit reporter à son père, qu'il devrait, en tout cas.


 

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Dernière édition par Ranald MacDonald le Ven 27 Jan - 15:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ranald/Flora - Between two real MacDonald   Mer 23 Nov - 22:16




" Les charmes de l'Ecosse "




Un rire s'échappe de ses lèvres. Le vieux Laird lui fait entièrement confiance. Tout le monde connait Flora pour son éducation, sa douceur, sa gentillesse, ses valeurs qui pourraient faire pâlir le moindre ange descendus sur terre. Pour sa beauté aussi selon certains. Selon John. Mais elle n'en croit rien. Et personne ne la croirait capable de mentir à son Laird, même pour protéger Ranald dont tout le monde la croit si proche. Lui s'en amuse. Elle aussi finalement.

"Ton père sait aussi bien que tout le monde quels sont tes pensées sur sa politique. Il se méfie. Même si tu es son fils préféré. "


Et le seul. Mais le vieux Laird se méfiait tout de même s'il n'a pas fermement interdit à Ranald d'agir. Du moins pas à la connaissance de Flora, ce n'est pas pour autant qu'il a envie de le voir galoper ces terres à la recherches de futur combattants pour une cause qu'il pense perdue d'avance. Une boule de poil rentre dans la pièce et sans vergogne vient s'asseoir sur les genoux de la jeune écossaise. Sa robe crème serra couverte de boue, et elle entend déjà la vieille femme qui s'occupe de ces robes la réprimander, mais elle n'en dit rien pour autant et se contente de caresser la tête du chien couleur sable à la pâte pleine de boue.

"De gentes donzelles dit-tu? C'est qu'elle devait être ravie d'avoir la compagnie d'un homme comme Connor. Et ta compagnie j'imagine aussi"

Elle sourit, joueuse. Leurs escapade nocturne ne lui est pas un secret, et ça l'amuses aussi de voir que ces deux grands dadets au lieu de se chercher femme pour construire une famille préféré la compagnie chaleureuse et éphémère de femmes qui se sont déjà donné à d'autres hommes. Le clan Morgan vient au milieu de la conversation, et avec un ton qu'elle ne lui connait que trop Ranald lui annonce que le Laird à un fils en âge de se marier.

"laisses moi deviner: rien de mieux pour un futur Laird d'avoir la sœur du futur Laird MacDonald. Oh... Pas de sœur, non mieux que ça une protégée et filleule. Donc moi. C'est ça? "


Trop éduqué. Elle s'en fait de plus en plus la remarque. Elle baisse la tête un instant, contemple les yeux de l'animal qui la fixe et ses pensées se tournent vers John. Se demandant ce qu'il peut faire. Plus le temps passe et plus ses espoirs s'envolent. Si Ranald avait une sœur se serait plus simple pour elle. Elle se demandait même parfois pourquoi à chaque fois qu'il y avait un projet de mariage cela se faisait avec son nom. Et non celui de sa sœur, pourtant son aînée. A ces questions, John lui répondait que sa beauté et son intelligence attirait les hommes. A ces questions, un grand point d'interrogations demeure.

"Pourquoi pas Kenna?"


C'est la première fois qu'elle pose la question à voix haute. Ranald doit bien se douter pourtant que c'est une question qui la hante. C'est une question légitime. Elle est certaine que le Laird ne souhaite pas qu'elle parte, pas en vitesse en tout cas, il lui répète sans cesse combien il aime l'avoir près d'elle. Toutefois jamais Kenna n'est impliquée dans ces histoires de politique. Elle soupire avant de relever la tête et de passer une main dans ces cheveux afin de repousser une longue mèche derrière son oreille.

"Comment est-il? Le futur Laird Morgan? Qu'est-ce que tu vas faire? "


Quelle stratégie cette fois? Il va bien être forcé d'en parler à son père. Elle s'en doute. Bien qu'elle aimerait qu'il s'abstienne. Mais les Morgan ne sont pas très loin, pas assez pour qu'il ne le dise pas. Elle ne le sait que trop bien.

 

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MessageSujet: Re: Ranald/Flora - Between two real MacDonald   Ven 27 Jan - 15:46




She was bendable light: she shone around every corner of my day




Voici ce qui se produit lorsqu’un homme en âge de se marier évoque une éventuelle union entre les deux clans : Ranald rapporte les palabres à sa protégée qui statue aussitôt, faisant connaître son avis sur la question. La plupart du temps, Ranald garde ces propositions, vaines, pour lui et n’en faire guère part à son père, bien trop occupé à pactiser avec ces maudits anglais pour prêter attention à la jolie fleur qui donne si bien de son temps aux petits du domaine. Enfin, c’est ce que les apparences laissent supposer. Il observe du coin de l’oeil l’animal qui s’est joint à eux, puis laisse son regard se river au plafond, l’attitude lasse suinte de tous ses pores et, l’accalmie lui suggérerait presque une envie d’apprécier un sommeil de plomb. « Protégée, oui. Filleule, non, que le ciel m’en garde, il est déjà fort difficile de te contenir » - facétieux, il ricane , s’imaginant quel serait le plus difficile pour lui, prendre la responsabilité d’étudier toutes les propositions qui arrivent ou accepter l’éventualité que Flora quitte les terres un jour, pour suivre celui qui sera son époux ? Savoir que les choses se profilent , l’impuissance s’installe, de manière déplaisante – et insurmontable. « Tu sais parfaitement que s’il ne tenait qu’à moi, tu choisirais celui qui ferait de toi une honnête  femme  » - il grimace, son phrasé mal formulé fait écho contre ses tympans, il pousse alors un long soupire et tourne le regard dans la direction de la brune qui semble plongée dans un monde  d’interminables réflexions. « Les us et coutumes, Flora, purement et simplement » - s’entend-t-il avancer, levant les bras pour les laisser retomber, de chaque côté de lui, il s’enfonce un peu plus dans son fauteuil mais résiste à Morphée dont il entend la lyre, au loin. Le Laird , son père, éprouve une tendresse pour celle qu’il n’a de cesse pourtant de vouloir marier, un paradoxe auquel Ranald n’arrive point à trouver d’explication. Cela fait des années qu’il voit celui qui ne lui témoigne à peine de l’appréciation tomber en pâmoison devant la vivacité d’esprit de celle qui lui sert de filleule. Pour ce qu’il en est de Ceana, disons  que son caractère fort peu conciliant semble jeter une ombre sur les alliances qui pourraient être négociées. « Ceana et toi êtes profondément incomparables » - se contente-t-il de lancer, d’un ton sérieux. Peut-être qu’elles peuvent se montrer complémentaires, à l’occasion. Seulement, plusieurs raisons s’imbriquent pour former une barrière à la majorité des propositions ; la distance, l’être et le paraître. Ceci ou bien cela, foncièrement, il est question d’unicité. « Il est comme n’importe quel futur laird, écartelé entre la crainte de ce qu’implique sa future position et l’empressement » - il est comme lui, dans l’obligation de devoir se chercher une épouse qui connaisse le décorum écossais – si tant est qu’il y en ait – et digne de toutes les attentes, souvent trop grandes. « Si tu cherches à savoir s’il est bel homme, non, il ne l’est pas. Flatter les caractéristiques physiques d’un compère ? Pas vraiment mon fort, seulement, il est certain qu’il existe pire comme création divine...et certain que l’on peut te trouver mieux, si tu accordes une grande importance à l’apparence » - mais, Ranald sait que Flora n’est point légère lorsqu’il est question de prendre une décision, surtout lorsque ladite décision implique de vivre le restant de ses jours en compagnie d’un individu, en particulier. « Je te comprends, Flora. A quoi bon se démener...lorsque le coeur n’y est pas ». Il peut se clamer prêt à endosser les responsabilités que son rang lui impute, il ne peut s’empêcher de s’imaginer ce qu’aurait été sa vie s’il n’était pas né MacDonald, fils héritier. Il ne le fait que peu souvent, ce qui n’a pas le don d’entraver sa détermination. « Je ne peux pas me soustraire à mon père, pas cette fois-ci, malheureusement. La proximité du Clan Morgan et les richesses de ce dernier constituent des arguments qui ne peuvent laisser personne indifférent » - certainement pas Ranald, 1er du nom. Ni même Ranald, second du nom, malgré les réticences qu'il peut ressentir, en soutien à sa cousine. « Cependant, s'il existe quiconque cher à ton coeur, Flora, déclines son identité. Je ne pourrais pas te venir en aide, autrement. »


 

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Dernière édition par Ranald MacDonald le Mar 14 Fév - 18:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ranald/Flora - Between two real MacDonald   Dim 5 Fév - 18:48




" Les charmes de l'Ecosse "




« Je parlais de ton père, ne sois pas si centrée sur ta personne Ranald ! »


Un petit rire cristallin sort de sa gorge. Elle se moque clairement de lui. Elle se moque pour ne pas montrer que cette énième proposition lui fait peur. Encore. Elle ne dit rien, et écoute son cousin, tout en caressant la tête du petit animal qui s’est logé près d’elle. Les us et les coutumes. Sauf que Ceana est son aînée. Et que si l’on suit les coutumes, c’est à elle que devrait s’adresser cette demande, comme toutes les autres avant elles. Et quand elle en fait enfin la remarque, Ranald répond d’un ton sérieux qu’elles sont incomparables.

« Ranald, c’est ma sœur, mon aînée, c’est pour elle que devrait être toutes ses requêtes, non moi. Elle est magnifique, bien éduqué, il n’y a pas de différences. »

Elle attend des explications plus poussés que la simple excuse qu’elles sont incomparables. Oui elle en attend plus parce qu’elle ne comprend pas. Elle l’écoute faire son débriefe sur le jeune homme qui veut sa main. Le jeune homme qui risque de l’amener loin d’ici, loin de la vie qu’elle a enfin réussi à se faire, après un seulement un an. Un an. C’est trop court pour devoir partir ailleurs. Bien trop court. Elle baisse la tête, confirmant ses pensées le jeune futur laird lui avoue qu’il ne pourra pas faire comme d’habitude et simplement ne pas rapporter cette demande. Elle ne dit rien. Que pourrait-elle bien dire de toute façon... son avenir n’est pas entre ses mains, et Ranald ne peut rien faire cette fois-ci. Toutefois c’est la tête surprise qu’elle relève son beau visage vers son cousin. L’identité de celui qui détient son cœur ? Si cela pouvait être si simple.

« Ranald, bien sûr qu’il y a quelqu’un de cher à mon cœur. C’est toi, mon cher cousin, tu es l’amour de ma vie ! »


Elle sourit un peu, se voulant marante, souhaitant détendre l’atmosphère, et surtout, souhaitant se détendre elle. Elle soupire, souffle même un peu, regarde un instant le chien qui la regarde, comme dans l’attente d’une réponse, comme Ranald, qui espère pouvoir la sauver de ce mariage.

« Il s’appelle John. John Murphy. Il est Irlandais, mais réside actuellement en France avec les bataillons irlandais. C’est un jacobite, il est le neveu d’un Laird, il n’a pas de terres à lui, il n’a rien qui lui appartient. Il rendait visites à sa sœur Caroline à Edimbourg. Mais même avec cette identité Ranald. Vous ne pourrez rien faire, nous le savons tous les deux. Il ne sera jamais assez pour ton père, et il se proclame jacobite, il récolte des fond jacobite en France, il n’y a pas la moindre chance d’un futur entre nous. Je le sais bien. »

L’identité de John n’était pas un terrible secret pour elle, mais elle connais le sort de cet amour, et s’est juste faite à cet avenir impossible entre eux. Se forçant à ne pas parler de lui, elle s’est dit qu’elle l’oublierait. Si seulement. Elle s’est toutefois faite une raison sur John. Mais pas sur les terres MacDonald. Pas sur ces cours avec les enfants. Pas sur Ceana. Pas sur Ranald, Greer, et toutes les autres personnes qui font partie de sa vie ici.

« Tu sais Ranald, même si ton père me force à me marier, tout ce que j’ose espérer c’est qu’il me laisse encore quelques années ici, je viens à peine de rentrer, une année bien trop courte, et je ne veux pas quitter les terres MacDonald. Je préfèrerais me marier avec quelqu’un d’ici, même Connor si seulement je pouvais rester ici ! »


Elle ne pense pas vraiment ce qu’elle dit. Connor ne voit en elle qu’une enfant, et elle ne l’a jamais vue de cette manière. Mais elle espère faire comprendre à Ranald son but. Elle ne veut pas partir. Pas à peine arriver.

« Qui sait, ton père pourrait être contre cette union ? Les Morgan ne sont pas les plus riches après tout, et leurs terres ne sont pas les plus grandes…D'ailleurs en parlant de grandes et riches terres. Les Fraser vont venir nous rendre visite, j'ai entendu dire que Georgina, la fille aînée viendrait aussi ainsi qu'Archibald. »


Du coin de l’œil elle regarde son cousin, elle ne sait pas trop ce qu'il pense des Fraser, et comme tout, elle attend son avis, elle attend de voir ce qu'il en pense, avant de se faire sa propre pensée. Elle les a bien vus dix ans auparavant, mais étant amie avec Janet, elle n'en entend pas forcement du bien.

 

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MessageSujet: Re: Ranald/Flora - Between two real MacDonald   Mar 14 Fév - 19:08




She was bendable light: she shone around every corner of my day





A l’évidence, il est question de brouiller les  cheminements, empêchant les pisteurs paternels de savoir où les cœurs reposent lorsque les occasions sont chichement offertes ; Ranald lève les yeux au ciel, les discours se font malicieux et les rires faciles. Pour autant qu’il sache, derrière les rideaux , rares sont les foyers bâtis sur des bases amoureuses. Cette sentimentalité enjôleuse à laquelle bon nombre succombe, rien de plus révoltant, ni de plus prenant, quelque part, rien de plus naturel et, à la minute où les tons deviennent plus sérieux et les regards tout aussi francs, il en reconnaît les prémices et se laisse attendrir. Il n’est pas l’amour de cette vie-là, celle de Flora mais espère être celui d’une autre, quand bien même l’idée lui évoque la crispation et le déni. L’atmosphère se charge de gravité et aligne les paroles des vérités que cachent les sourires truands, des escrocs vils qui se meuvent avec grâce dans des milieux où l’apparence est l’apparat des mieux lôtis. Il se relève, pose les coudes sur ses genoux et oriente franchement l’angle de son regard pour observer, avec insistance, les traits  de la jeune femme qui deviennent un canevas mouvant où les couleurs se succèdent avec justesse. « Un jacobite » - souffle-t-il, un sourire fendant ses lèvres, suivi aussitôt par un rire, l’ironie se distille dans l’air et dans les existences, avec aisance. Cette famille est destinée à vivre de contradictions, songe-t-il, résistant à l’envie instinctive de témoigner à sa cousine son soutien, de la couvrir de ses bras et de lui offrir un abri à toutes ses peurs et à tous ses doutes. « Un irlandais, tu dis ? Cela suffirait certainement à invoquer l’humeur bileuse de mon père et à signer son arrêt de mort » - à dire vrai, Ranald premier du nom porte une préférence sur quiconque suit ses recommandations et, une aversion profonde pour tous ses contraires. « S’il récolte des fonds pour le mouvement, je ne peux que l’admirer pour ce qu’il fait, quant au fait qu’il n’ait aucune terre à son nom, sache que nous sommes tous dans le même cas ...cela n’en fait pas un demi homme pour autant » - il lui fait un signe de tête et se penche pour attraper le chien, jaloux de l’attention que le canidé porte à sa cousine. « Tu pourrais t’enfuir, ou lui suggérer qu’il t’emporte comme un highlander le ferait, réclamant ce qu’il croit lui être du, je détournerai le regard » - et il le ferait, fermant les yeux sur certaines actions, défiant certains codes, n’est-il pas déjà en train de le faire ? Par le simple fait d’évoquer des choses pour lesquelles il risquerait de se recevoir quelques coups de fouet. A l’évocation de Connor, il grimace et pousse un long soupire, s’il apprécie son camarade comme un frère, il ne voit guère la douce Flora en proie à un tel fichtre ; il en connaît hélas tous les travers, ce qui se révèlerait plus qu’alarmant. Cette idée le dérange. Il se tend à l’évocation d’une visite Fraser, d’une certaine Georgina et de son freluquet de frère. « La terrible mégère s’apprête à nous rendre visite, encore ? Je ne serais pas étonné que le Laird ait l’intention de t’unir au garçonnet » - les Fraser de Lovat ; sources de maux de tête et pour certaine, de maux de cœur. S’il se réjouit, c’est intérieurement que la poudre explose. Il n’a aucunement l’intention de mettre sa cousine dans la confidence, rien de ce qu’il compte faire, si une quelconque union est envisageable, tant que rien n’a réellement éclos et que la pierre qui gît dans la poitrine d’une Lady n’ait été remplacée par de la réelle chair. « Il est vrai que ces derniers sont plus riches mais leurs fréquentations politiques laissent à désirer...un Morgan vaut mieux qu’un Fraser, à mon sens » - il ne pense, évidemment, pas la moitié de ce qu’il dit. « J'ai une faim de loup » - lance-t-il, déposant le chien en se relevant.


 

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