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 Sisters By Blood (Flora & Ceana)

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MessageSujet: Sisters By Blood (Flora & Ceana)   Lun 12 Déc - 20:44

Sisters by blood
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Les pierres du vieux château des MacDonald respiraient la solitude et l’humidité. Tout, dans cette forteresse, était un hymne à la tristesse. Une voix larmoyante et fébrile, provenant surement des couloirs, chantonnait même faiblement une comptine éplorée aux relents funèbres. L’histoire d’une petite fille qui se perdait dans les bois et finissait dévorée par une créature de cauchemars, payant de sa vie son imprudence et sa curiosité. Ceana se rappelait encore l’avoir entendu sifflotée de la bouche de son amie domestique lorsqu’elle était malade, recroquevillée dans son lit glacé et retenant ses larmes, comme pour gagner l’estime muette du parrain de Flora, alors que celui-ci ne devait même pas se douter de sa fièvre. Quand bien même l’aurait-il su, y aurait-il accordé de l’importance ? Certainement pas. Son cœur lucide s’en rendait compte désormais, sans pourtant qu’aucune amertume ni aucune rancœur ne viennent perturber ses pensées. Les choses étaient ainsi, elle les avait acceptées depuis longtemps.
Elle ne put aujourd’hui pas s’empêcher de se demander pourquoi on racontait de telles histoires effrayantes aux enfants. Dans le but de les terroriser ? De leur apprendre une leçon ? De les forger pour l’âge adulte ? A ses yeux, il n’y avait rien que l’on ne puisse apprendre sans passer par la crainte. Elle avait trop connu le désespoir à la mort de son père et à l’enlèvement de sa mère ainsi que l’isolement et l’abandon après le départ de sa sœur et l’ignorance de sa famille éloignée à son égard pour ne juger que par ses sentiments pour élever un petit garçon ou une petite fille. D’ailleurs, on aurait pu lui chanter les mêmes histoires horribles toutes les nuits depuis sa naissance qu’elle savait que cela n’aurait pas pu la préparer aux malheurs qui allaient chambouler son existence.

Mais l’ambiance lugubre de la forteresse n’entachait pas, n’entachait plus son humeur égale et posée. Elle se rappelait de ces longues nuits à sangloter, seule, dans les petits appartements que l’on avait bien voulus lui donner. Elle se rappelait de son air morose et de ses joues creusées de sanglot. Elle se rappelait de cette aura transparente qu’elle semblait avoir et qui l’avait tant fait souffrir. De fille aînée, chérie et aimée de ses parents, elle était devenue un fantôme, ne valant pas mieux qu’une pierre perdue au milieu d’un étang sombre.

Puis, Blaine l’avait trouvée. Et elle avait trouvé Blaine. Dans le brouillard gris et mélancolique de l’Ecosse, dans l’enfant abimée et l’adolescente ignorée, elle avait trouvé une âme semblable à la sienne, une âme capable de s’accorder si aisément, si simplement à ses états d’âme, ses aspirations, ses envies et ses peurs. Dans ses bras, elle existait. Il existait. Et aujourd’hui, elle n’avait besoin de rien d’autre. Rien d’autre que lui.

L’arrivée de Flora, revenue d’Edimbourg, si elle ne l’avait pas laissée de marbre et c’était même réjouie de son retour, demeurait tout de même un fait étrange pour elle. Ceana aimait sa sœur. Celle-ci était la seule famille proche qui lui restait, en dehors de sa mère disparue dans les landes. Pourtant, elles avaient toutes les deux grandi séparées, l’une sans l’autre. Elles s’étaient construites chacune de leur côté, sans se côtoyer ni échanger dans la vie de tous les jours, dans le quotidien. Il y avait bien les lettres, certes… Mais cela ne remplacerait jamais le temps qu’elles avaient perdu toutes les deux. Jamais. Et si l’aînée ne regardait pas sa cadette comme une étrangère, elle n’avait malheureusement rien à partager avec elle. La dernière née était devenue une fille bien élevée, une fille élevée à la ville, dont tout le clan parlait comme de l’enfant prodigue. Certaines ignoraient même leur lien de filiation. Certains ignoraient même qui était Ceana, la prenant tout au plus pour une domestique. Si cette différence de traitement avait longtemps perturbé et attristé la brune, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Mais elle ne pouvait plus regarder Flora de la même façon. Sans le vouloir, indirectement, elle l’avait un peu privée de son épanouissement.

Avec un soupir, elle retourna à sa lettre. Une fois l’avoir rédigé, elle irait la cacher, comme d’habitude, sous la grosse pierre plate, à côté de l’arbre sous lequel elle avait l’habitude de rencontre Blaine. Elle aurait pu lui envoyer directement, mais elle préférait éviter de prendre des risques. Après tout, dans tous les esprits, Macdonald et MacKintosh étaient ennemis, partageant la même animosité l’un envers l’autre.

Un « toc-toc » rapide à sa porte la pris de court. Qui venait donc la déranger ? D’ordinaire, personne ne venait la voir dans sa chambre, hormis son amie domestique. Et généralement, elle ne prenait pas la peine d’attendre tranquillement qu’on lui dise d’entrer.

« Oui, j’arrive ! »

Elle cacha méticuleusement la missive sous une pile de livres et se redressa sans épousseter sa robe.

« Entrez ! » invita-t-elle en se tenant bien droite.

black pumpkin
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MessageSujet: Re: Sisters By Blood (Flora & Ceana)   Mer 11 Jan - 13:24

Sisters by blood
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Elle avait été ravie de rentrer d'Edimbourg. Bien sûr elle était contente de revoir tous les membres du clan, mais c'était des gens qu'elle n'avait vus qu’une ou deux fois exceptés Ranald père et fils. Elle n'avait jamais passé beaucoup de temps avec eux et donc avant le clan, avant le Laird et son fils, si elle avait été si contente de rentrer des mois auparavant, c'était pour Ceana. Elle se souvenait encore de leur proximité petite. Elle a toujours les lettres qu'elles se sont envoyés pendant dix ans. Chacune d'entre elle. Et pourtant, maintenant, des mois après, elle à l'impression de n'avoir jamais revue sa sœur. Fuyante. C'est un mot qui la définirait parfaitement avec elle. Ceana fuyait Flora comme la peste. Et Flora ne comprenait pas. Oui, elles étaient différentes. Nul ne pourrait dire le contraire. Elles avaient fini par avoir une éducation très différentes l'une de l'autre, elle n'avait certainement pas les mêmes centres d’intérêts, les mêmes attentes de la vie. C'était certains. Mais pour Flora, sa sœur restait sa sœur. Son aînée, son modèle. Parce que oui, après 10 ans, elle admirait toujours sa grande sœur. Elle admirait cette femme qui semblait si indépendante, qui semblait être son propre chef et sa propre liberté. Elle l'admirait et espérait du fond de son cœur qu'un jour elle puisse être ne serait-ce qu'un dixième de sa sœur, parce que comme dix ans auparavant, elle l'adulait toujours.

Après son retour il avait fallu quelques jours seulement à Flora pour se rendre compte de la distance que sa sœur prenait soin à mettre entre elles. Si elle en avait parlé parfois à Ranald, celui-ci ne semblait pas préoccupé et elle avait cru comprendre que Ceana était comme ça avec tout le monde. Ou peut-être que tout le monde était comme ça avec elle. Flora n'aurait su le dire. Elle avait cherché à se rapprocher d'elle, elle avait essayé pendant des semaines, des mois. Même quand elle avait été fiancée Ceana n'avait pas bougé d'un centimètre le fossé qu'elle creusait entre elles. Encore moins quand celui-ci était mort. Peut-être parce qu'elle savait bien que Flora ne se réjouissait pas de ce mariage. Peut-être. C'était ce dont elle essayait de se convaincre. Peut-être que Ceana aussi avait gardé toutes ces lettres. Peut-être qu’elle les avait lus aussi attentivement que Flora l'avait fait avec les siennes. Et alors, peut-être qu'elle se rappelait que Flora avait déjà le cœur pris à l'époque. Qu'elle a le cœur pris. Elle l’espérait. Elle espérait que sa sœur d'il y a dix ans soit toujours là. Peut-être avait elle fait quelque chose qui avait froissé sa sœur. Elle s'était posé la question milles fois. Et à la mille et unièmement fois, elle avait arrêté. Arrêter de se poser des questions. Arrêter de courir après sa sœur. C'était Ranald qui l'avait convaincue en lui disant que si Ceana ne voulait pas d'elle, ce n’était pas sa faute, c'était.. la vie. Simplement la vie. Et Flora, l'avait suivie. Elle s'était mise à passer le temps qu'elle passait à chercher sa sœur à éduqué les enfants, à s’intégrer dans la vie du clan. Elle avait rencontré Greer, elle s'était fait une place dans le clan. Et elle en était fière. Elle avait fini par faire une croix sur sa sœur, se disant qu'après tout elle n'avait rien fait de mal, et qu'elle ne pouvait pas passer son temps à courir après quelqu'un qui s'évertuer à la tenir à distance.

Mais tout avait changée depuis ce matin. Hugh MacDonald allait rendre visite au clan. Hugh et sa femme. Hugh et sa mère. Dix ans. Dix ans qu'elle n'avait pas revue sa mère, et cette nouvelle l’avaient chamboulée plus que jamais. Quand Ranald père le lui avait dit elle s'était contentée d'hocher la tête, ne laissant transparaître aucunes émotions. Mais une fois quitter la salle, elle s'était réfugier dans sa chambre. "Votre sœur et vous serez assises à ma droite, la femme de mon cher cousin entre vous. " Il bousculait les règles. Mais elle le savait c'était par amour pour elles. Elles allaient passer un repas entier à côté de leur mère. Et elle ne savait pas quoi en penser. Elle avait cherché les lettres où petites elle se confiait à Ceana sur le manque qu'elle ressentait de leur Maman, et elle avait fini par lire des années de correspondances, voyant la distance qu'avait instauré Ceana même dans ses lettres qui se faisait moins détaillés au fil du temps. Trop bousculé par l’annonce de la venue de sa mère, elle avait fini par prendre ce petit coffre en bois plein de lettre et par se diriger vers une chambre à l'autre bout du bâtiment. Trois coups rapides, et Ceana fit son apparition à la porte. Droite comme un i. Flora se redressa d'un coup, rassemblant ces émotions, où ce qu'il en restait.

"Bonjour Ceana. "


Sa voix était plus froide que ce qu'elle avait voulu, et Flora se rendit compte qu'elle aurait dû venir ici bien auparavant. Parce que dans sa chambre, ici Ceana ne pouvait pas fuir. Flora l'avait toujours cherchée dehors, dans les salles des domaines, mais jamais ici. Elle n'avait jamais mis les pieds dans cette chambre, pourtant cette fois elle allait le faire. Elle allait lui parler, et quitte à ce que la situation explose, elle allait dire tout ce qu'elle avait sur le cœur.

"J'ai une nouvelle à t'annoncer. Notre Laird vient de m'annoncer que.. Hugh MacDonald et sa femme.. notre mère.. seront ici, en visite le temps d'une soirée.. il placera notre mère entre nous.. pour que nous puissions avoir un peu de temps avec elle."


Rien de ce qu'elle ne voulait dire ne sortait. Elle se retrouvait à simplement annoncer ça comme ça, alors qu'elle aurait voulu lui jeter toutes ses lettes à la figures, elle aurait voulu lui dire à quel point cette nouvelle la décontenançait, et à quel point leur mère lui avait manqué, à quel point Ceana lui manquait, et à quel point elle ne comprenait pas.. Mais à la place elle fit un pas à l'intérieur de la chambre, et dut surprise de la simplicité de la chambre, si différente de la sienne. Toujours le petit coffre entre les mains, elle avança encore d'un pas, et les yeux pleins d'appel au secours elle se tourna vers sa sœur, dans l'attente d'une réaction face à cette annonce.

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MessageSujet: Re: Sisters By Blood (Flora & Ceana)   Ven 13 Jan - 17:43

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Flora. Il était étonnant de la voir ici, sur le pas de la porte de la chambre de sa sœur. S’il y avait bien un endroit où elle ne l’avait ni cherchée, ni dérangée, c’était bien ses appartements. Ceana avait toujours trouvé cela un peu incongru car c’était bien ici qu’elle aurait été le plus apte à l’écouter et à partager ce que la jeune femme désirait tant depuis son retour dans les Highland. Partager ses impressions, ses doutes, ses rêves… Comme deux sœurs étaient sensées le faire. Malheureusement, ce lien n’était plus que de sang et l’écossaise n’avait tristement plus rien à dire à sa cadette. Celle-ci n’était guère plus qu’une jeune fille, pas encore étrangère, mais pas encore connaissance non plus. Elle ne portait à ses yeux que le titre de sœur, titre qui ne voulait rien dire. De toute façon, elle semblait tant avoir à faire depuis son arrivée chez les MacDonald que son aînée la voyait de moins en moins, non pas que cela lui déplaise. L’enfant prodigue était de retour et elle restait dans son ombre, comme d’ordinaire. Une ombre plus sombre encore désormais qu’elle n’était plus qu’un nom, une fille évoquée, mais une présence en chair et en os dans la forteresse. Et cela ravissait Ceana. Désormais, elle était plus transparente encore, plus invisible aux yeux du Laird et de sa famille. Aussi, elle multipliait les escapades dans les landes et le temps passé avec Blaine. Du moins, c’était ce qu’elle désirait faire lorsque Flora ne lui courrait pas après.

La voix de sa cadette était froide, dure. Un ton qui ne lui ressemblait pas. Un masque qu’elle portait, comme pour répondre au désintérêt authentique de sa sœur. Un air qu’elle voulait se donner peut-être, pour supporter la distance que son unique famille tenait tant à mettre entre elles deux. Sa bouche pincée et son menton haut ne lui allaient pas. D’aileurs, Ceana leva un sourcil étonné, presque amusé devant ce drôle d’air qu’elle arborait.

« Flora, » la salua-t-elle avec les mêmes accents.

Elle hésita un instant à la faire rentrer dans son antre. Elle n’avait pas l’habitude de voir du monde défiler dans ses appartements et encore moins sa cadette. Et il y avait cette lettre, cachée sous sa pile de livres… Avec un soupir, elle finit par s’écarter pour la laisser entrer.
Le chambre, comme le reste du château, était grise et sombre. Impersonnelle. Parfaitement rangée si bien qu’aucun effet personnel ne dépassait et ne laissait trahir la présence d’une âme l’occupant. La brune était toujours très attentionnée sur ces choses là. Cette suite ne devait pas ressembler à celle de Flora. Petite et pas très agréable face à celle de la filleule du Laird qu’elle imaginait grande avec une immense cheminée et d’épais tapis au sol. Un mobilier de bois noble, sombre et chaleureux ainsi qu’un immense lit. En y pensant, elle se rendit compte qu’elle n’avait, elle non plus, jamais vu les appartements de sa sœur.

Des buches dans l’âtre glissèrent avec un craquement. La maîtresse des lieux le réalimenta tranquillement en prenant garde de ne pas se bruler et vint s’installer à son bureau. Enfin, elle se retourna vers sa sœur, toujours debout et rigide, comme paralysée.

« Que viens-tu me dire ? »

Il y avait une urgence dans sa voix. Elle détestait que l’on tourne autour du pot, que l’on s’éternise à choisir les bons mots. La vie était trop courte pour les convenances et les politesses.

Après maints et maints bégaiements et attentes, Flora finit par dévoiler la raison de sa venue. Ceana fronça les sourcils, ne sachant véritablement s’il s’agissait d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle. Leur mère avait été enlevée, il y avait des années de cela et elles ne s’étaient rien échangées depuis. Pas une parole, pas une lettre. Rien. Evidemment que leur génitrice n’avait rien pu y faire, mais au fond d’elle, sa fille lui en voulait. Pourquoi n’avait-elle pas envoyé de nouvelles ? Pourquoi l’avait-elle laissée ici, dans cet endroit où elle n’était ni aimée, ni chérie ? Elle y avait longtemps songé, enfant, quand les larmes mouillaient les draps de ce même lit glacé. Puis, comme tout, elle avait fini par s’habituer à son absence.
Allait-elle réagir comme avec Flora ? Allait-elle n’avoir rien à lui dire ? Elle demanderait probablement des explications. Et cela serait tout.

« Oh, » souffla-t-elle.

Sa cadette lui lança un regard pétris d’angoisse. Dans cette chambre qu’elle ne connaissait pas, elle n’était clairement pas à l’aise. Et la nouvelle qu’elle annonçait devait lui faire froid dans le dos.

« Qu’y a-t-il ? Tu redoutes l’entrevue ? »

Sa sœur semblait vouloir être rassurée. Ceana savait pertinemment qu’elle ne partirait pas avant d’avoir eu l’avis de son aînée à ce propos. Et plus vite Flora claquerait-elle la porte de cette chambre, plus vite elle pourrait aller déposer sa lettre pour Blaine.


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MessageSujet: Re: Sisters By Blood (Flora & Ceana)   Dim 5 Fév - 18:07

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

« Oh »

Flora fronça un sourcil. Oh ? C’est tout ce qu’elle avait à dire sur ça ? Oh ? Comme le Oh, qu’elle peut lire sur les lèvres de son ainées quand elle la voit lui courir après ? Comme un simple Oh qu’elle lancerait parce que son petit chien à fait une bêtise ou bien quelque chose de marrant ?

« Qu’y a-t-il ? Tu redoutes l’entrevue ? »

Deux petites questions, deux petites questions qui deviennent une montagne pour la jeune fille. Est-elle à ce point sans cœur ? Désintéresser par sa famille ? Les mains de la jeune protégée se serrent davantage autour du petit coffre en bois. Elle s’y agrippe comme à sa vie. Elle jette un coup d’œil sur la petite chambre, que l’on dirait inoccupé, si ce n’est que le feu et la présence des deux jeunes femmes inspirent un peu de vie dans cet antre. La colère de Flora, l’incompréhension qu’elle a en elle depuis son retour, la tristesse de se rendre compte que même dans les lettres Ceana avait instauré une distance entre elles, toutes ses émotions resurgissent plus fortes encore que quelques heures auparavant dans sa chambre. Elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas. Elle essaie. Vraiment. Mais elle ne voit pas ce qu’elle a fait pour que sa sœur se comporte comme cela avec elle. Pour qu’elle ait cette réaction avec la bombe qu’elle venait de lui annoncer. Elle ne comprend pas. Et elle en a assez, de ne pas comprendre. Elle en a assez d’être celle qui se posent des questions, qui court après l’autre. Elle veut des réponses. Des explications. Elle veut comprendre.

« Pourquoi tu es comme ça ? »

Flora plonge son regard dans celui de sa sœur. Elle est persuadé à ce moment-là, qu’il y a une chance pour elles. Elle en est persuadée parce qu’elles partagent le même sang. Parce qu’elles partagent les mêmes traits. Et parce qu’autrefois, elle partageait un lien, un lien important. Avant que Ceana n’ai le temps de dire quelque chose, Flora s’approche d’elle, le coffre tendus vers son aînée.

« J’ai essayé de comprendre Ceana. J’ai essayé de comprendre ce qu’il s’était passé. Quand je suis partie d’ici, dix ans plutôt, j’y ai laissé une sœur. Une complice, une personne avec qui je partageais mes rêves, mes désillusions, la perte de nos parents, l’injustice de la vie. Je n’ai pas demandée à être envoyée loin de toi. J’ai supplié si longtemps Ranald père de t’envoyer me rejoindre. Et quand j’ai compris que c’était peine perdue, je me suis mise à corps perdue dans notre correspondance, j’ai essayée de t’écrire le plus possible, de partager le plus possible, parce que je t’admire, parce que tu es ma sœur. Je t’ai confiée absolument tout, et je pensais que tu faisais de même. Mais je me trompais n’est-ce pas ? Je t’ai parlé d’absolument tout, mais quand je relis tes lettres, dans ce coffre, tout ce que tu à fait c’est installer cette distance entre nous. Et je n’en peux plus Ceana. J’ai laissé une sœur, et c’est une femme distante que j’ai retrouvée. Une femme que j’admire toujours plus que tout, mais qui ne veut rien à avoir à faire avec sa sœur. C’est la première fois que l’on se retrouve ensemble si longtemps depuis un an. Un an Ceana. Et je ne comprends toujours pas. Et quand je t’annonce que notre mère, que l’on à pleurer toutes les deux va venir, et que l’on va pouvoir, enfin lui parler, lui demander pourquoi nous n’avons pas eu de nouvelles, comment les choses ont été vécus de son côtés, les seuls mots que tu trouves son Oh ? Dans ce coffre, il y a ce à quoi je me suis raccroché pendant ces dix ans loin d’ici. Je me suis raccroché à toi, à tes lettres. Qu’est-ce que j’ai bien pu te faire ? Hein ? Qu’est-ce que j’ai bien pu te faire Ceana, qu’est-ce que ta petite sœur à bien pu te faire alors qu’elle était loin de toi ?! »


La voie de Flora n’est pas montée, non elle s’est brisée. Elle ne pleure pas, mais ces yeux son humides. Elle n’est plus droite comme un i, elle n’a plus ce menton prétentieux, cet air que rien ne peut l’atteindre. Non, Flora est là, face à celle qu’elle attend depuis toujours, elle lui tend ces lettres, elle lui tend une main, une aide, une demande. Elle lui tend une chance. Elle n’a pas voulu faire des reproches, elle veut simplement comprendre.

« Je ne comprends pas Ceana. Je ne comprends pas. »


C’est mots sont prononcées dans un souffle, mais tout son être supplie.


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