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 Conversation entre Chardons Fraternels [Agnès Douglas]

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MessageSujet: Conversation entre Chardons Fraternels [Agnès Douglas]   Mer 11 Jan - 23:53


Conversation entre Chardons Fraternels
George Douglas et Agnès Douglas


Je ne saurai dire le temps qui s’est écoulé depuis que je me suis installé à mon bureau. A vrai dire, cela n’a pas vraiment d’importance, après tout, j’ai conversé avec mon oncle ce matin même et cela devrait se suffire, pour m’accorder une tranquillité méritée. Quant au reste, ils pourront bien survivre sans moi pendant quelques heures. J’ai reçu une lettre plus tôt dans la matinée, je fus soulager de constater que William en était l’auteur. Non pas que je prenne un plaisir inconsidéré à échanger avec lui, mais suite aux derniers propos qui furent les siens, je m’inquiétais de savoir l’état dans lequel il était. Fort heureusement mes inquiétudes semblent pour l’heure infondées, bien qu’en vérité je le soupçonne d’éviter les sujets qui risqueraient de faire l’aveu des blessures encore vives qu’il garde pour lui. Malheureusement pour moi, je ne possède sans doute pas le talent de Peter pour trouver les mots justes pour m’exprimer en pareil situation.

Quoiqu’il en soit, il semblerait qu’il se soit rendu à Edinburgh en début de semaine, il m’a fait part de son désir d’y séjourner pendant un certain temps. Bien qu’il ne m’en ait pas donné la raison, je sais parfaitement ce qui pousse William à se tenir ainsi éloigner des terres qui l’ont vu naître, cela ne peut être qu’Anne. Oh ! Je ne condamnerai pas le choix de William de s’éloigner pour un temps, je suppose qu’il s’agissait d’une décision mûrement réfléchie, pour autant, je dois reconnaître que j’éprouve une certaine déception à le savoir là-bas. Peu importe, en vérité si cela le fait allé mieux, autant qu’il y reste.

Je me lève, fais quelques pas, me serre un verre de Whiskey et retourne m’asseoir. Commencer à boire en plein milieu de l’après-midi, voilà une idée saugrenue, de toute façon c’est le deuxième verre, alors cela ne fera guère de différence. Après avoir bu une gorgée je passe une main dans mes cheveux, tout en me replongeant dans mes réflexions. William m’a demandé des nouvelles de Peter et de Jane, ce qui m’a laissé supposé qu’il n’avait pas écrit à Peter depuis notre dernière entrevue. Je sens que ce dernier à dû s’entretenir plus longuement avec William et c’est à gager que Peter est sans doute moins conciliant que moi-même. Il est probable que ces deux-là se soient légèrement quereller sur les problèmes de William.

Je bois une seconde gorgée en fermant les yeux et en étirant mes jambes que je viens poser sur mon bureau négligemment. Il me semble que c’était il y a deux jours, la dernière fois que j’ai vu Peter, il se portait comme un charme, d’autant plus que nous avons pu avancer sur l’histoire qui l’avait perturbée, il y a quelques temps. Comme je l’avais pensé, le contenu de la lettre que j’avais reçu faisait part d’informations qui devaient le rassurer suffisamment, pour mettre cette histoire pendant quelques temps de côté. Je n’ai pas vu Jane, mais d’après Peter, elle va bien. Difficile de déterminer à quel point sa vision de la chose concorde avec la mienne. Après tout, la dernière fois que j’ai vu Jane, elle semblait plus pâle que de coutume et loin de moi l’idée de jouer les oiseaux de mauvais augure, mais le fait même de son état pourrait à mes yeux rendre la chose inquiétante. Je n’ai pas fait part de mes penser à Peter, je sais très bien qu’il pense que je m’inquiète plus que de raison, mais j’estime qu’il vaut tout de même mieux être prudent.

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MessageSujet: Re: Conversation entre Chardons Fraternels [Agnès Douglas]   Sam 14 Jan - 22:23

Le grand bal des princes, Agnès aurait aimé y assister. Malheureusement, souffrante, elle avait dû se résigner à ne point y aller. Pourtant elle aurait voulu y être, ne serait-ce que pour accompagner Moira. Mais tout compte fait, la Brune se disait que cela n’avait pas était un mal. Les échos qu’elle en avait eus ne lui plaisaient guère. Il se racontait que certains hommes avaient voulu porter atteinte à la vie des princes britanniques. En soit cela ne dérangeait nullement Agnès. Mais la jeune femme devait constater que leur geste avait été inconsidéré et dangereux, pour eux et pour leur cause. Car cela était évident, il ne pouvait s’agir que de membre adhérent aux mêmes idées qu’elle. Cela ne pouvait être autrement.

Si Agnès avait son idée sur la question, elle était curieuse de connaître la position de son frère à ce sujet. Lui qui avait épousé une anglaise, elle était plus qu’impatiente de l’entendre les défendre. Parce qu’il le ferait sûrement. Cette pimbêche lui faisait tourner la tête depuis maintenant un an. Un an et Agnès n’arrivait toujours pas à accepter le fait que George ait pu épouser cette Elizabeth Brandon. Agnès soupira en remettant une de ses mèches derrière son oreille. Elle se leva et quitta sa chambre. Elle devait absolument voir son frère. Pour lui parler du bal et puis…de la proposition des MacKintosh. Cela lui avait fait un choc au tout début. Elle, épouser le frère aîné de Moira, sa meilleure amie.

Agnès marcha d’un pas décidé vers le bureau de son frère. Arrivée devant la porte, elle frappa doucement. N’ayant aucune réponse, la Brune entra à pas de loup. Son frère était à son bureau. Trop concentré ou trop dans ses pensées sans doute pour ne pas l’entendre. Agnès s’approcha doucement et constata le niveau de la bouteille. « George, vous ne contiez tout de même pas boire cette bouteille seul ? » demanda Agnès Douglas à son frère. La jeune femme s’était plantée devant son bureau et regardait droit dans les yeux son frère. « Dites-moi, je pourrai prendre un peu de votre temps ? » continua-t-elle. En réalité, elle s’était déjà imposée à lui. En entrant dans la salle, elle avait obligé son frère à l’écouter. Et pour une fois, ce ne serait pas au sujet d’Elizabeth. Agnès sourit à son frère et puis prit place sur une chaise en face de lui. Elle fit glisser ses doigts sur le bord de la bouteille tout en attendant la réponse de son cadet. « Oh rassurez-vous George. Cela ne concerne en rien votre…aimable femme anglaise. » ajouta-t-elle un fin sourire moqueur au coin des lèvres.Elle passa une main dans ses cheveux et joua avec une de ses mèches de cheveux. Elle attendait beaucoup de cette conversation. Elle espérait des conseils, et un avis avisé. De plus, elle voulait parler de leur cause avec lui. L’agissement de ces idiots l’avait particulièrement agacée.

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MessageSujet: Re: Conversation entre Chardons Fraternels [Agnès Douglas]   Sam 21 Jan - 14:20


Conversation entre Chardons Fraternels
George Douglas et Agnès Douglas



—George, vous ne contiez tout de même pas boire cette bouteille seul ?

Sans doute trop enclins à la réflexion je n’avais pas entendu Agnès rentré dans mon bureau. Elle avait peut-être prit la peine de frapper, bien que si elle ne l’avait pas fait, cela ne m’aurait en rien étonné. Agnès, à sans aucun doute la faculté extraordinaire, de mettre de côté certains éléments de bon sens quand il s’agit de s’adresser à moi. A l’évidence, j’en suis certainement le premier responsable. Je me redresse légèrement à sa question, elle se tient devant mon bureau et me regarde. Je ne sais guère si elle cherche à savoir si je suis d’humeur à la conversation, mais comme elle poursuit, je songe que ce n’est certainement pas le cas :

—Dites-moi, je pourrai prendre un peu de votre temps ?

Depuis quand, se formaliser de la sorte, maintenant qu’elle est là, ce n’est pas comme si je pouvais réellement choisir ou non de prendre part à une conversation. En vérité, je n’ai que peu envie de discuter, mais difficile de le faire comprendre à Agnès. Enfin, cela ne serait pas nécessairement la problématique, le plus dur aurait été de trouver une raison valable pour la voir quitter mon bureau, présentement je n’en avais pas à l’esprit et n’avais pas le courage de fouiller dans ce dernier à la recherche d’une idée pour la faire partir. Sans attendre de réponse de ma part, en me souriant elle prend la liberté de s’asseoir sur le fauteuil en face de mon bureau. Alors que je la regarde, elle fait glisser ses doigts sur le rebords de la bouteille. J’ai dans l’espoir que cette conversation ne sera guère trop irritante. Peut-être du fait que je ne réponds pas, elle ajoute :

—Oh rassurez-vous George. Cela ne concerne en rien votre…aimable femme anglaise.

Je ne sais guère ce qui m’exaspère le plus, de son sourire moqueur ou du fait que je sens derrière ses mots toute la méprise qu’elle peut avoir à l’égard de ma femme. Je fronce les sourcils, alors qu’elle passe une main dans ses cheveux, puis joue avec une mèche du bout des doigts. J’enlève mes jambes de mon bureau, me lève et pousse la bouteille vers mon côté, loin des mains indiscrètes d’Agnès. Je fais quelques pas à travers la pièce, puis vint me poser à deux pas de mon bureau contre le rebord de la fenêtre. Je finis par dire un brin moqueur :

—Mon intention n’était guère de boire cette bouteille seule, mais présentement mon degré d’ivresse dépendra certainement du degré d’exaspération de cette conversation. Si je ne finis cette bouteille sentez vous libre de vous en attribuer toute la responsabilité. Pour ce qui s’agit de prendre de mon temps, je m’étonne même que vous en formuliez la demande, bien que cela soit visiblement juste une manière de vous introduire, sans que je vous en ai donné la permission. Oh, mais il vrai que nous pouvons aisément mettre de côté l’aspect formel entre nous. De toutes les manières, je suis un éternel habitué au fait qu’on prenne de mon temps sans que l’on s’inquiète que celui-ci vienne à me manquer.

Je me rapproche de mon bureau en gagnant un air un peu plus sérieux, sachant pertinemment que le troisième point, ne serait que trop délicat dans une pareille mesure, je poursuis sur un ton calme, mais relativement assez ferme. Cela m’étonnerai presque moi-même, rare est la chose, d’autant plus quand il s’agit d’Agnès :

—Pour ce qui s’agit de mon épouse, j’en suis ravi que cela ne la concerne en rien, mais je dois vous contredire, à l’évidence. Vous ne tenez pas à m’en parler et bien moi, c’est justement tout le contraire…

Je fais glisser la bouteille contre le bois de mon bureau, puis me verse un verre. Profitant de ce temps à trouver une manière de formuler la chose. Je porte à mes lèvres le breuvage en songeant qu’Elizabeth et Agnès ont beau faire tout pour ne pas s’apprécier et se garder bien éloigné l’une de l’autre. Pour ma part, je leur retrouve bien plus de ressemblance que de dissonance, mais je n’en ferai pas l’aveu. Les femmes ont cette tendance à ne pas apprécier que vous leur fassiez par de vos pensés si celles-ci viennent à contre dire leurs espérances. Je dois tout de même, aborder le sujet de mon épouse avec Agnès. Je repose mon verre et dis sur un ton plus amusé :

—Mais pour l’heure, je suis disposé à écouter les raisons de votre visite impromptue…

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MessageSujet: Re: Conversation entre Chardons Fraternels [Agnès Douglas]   Dim 22 Jan - 15:57

« Vous avez raison, mes mots n’étaient là que dans l’unique but de me faire pardonner d’être entrée ici sans votre permission. Mais en aucun cas je me sentirai responsable de votre abus d’alcool, George. Cela n’est que votre décision. »

Agnès avait répondu avec sagacité. Elle était toujours assise dans le fauteuil et regardait son frère. Son petit sourire ne l’avait toujours pas quittée. Elle le regarda se lever et aller près d’une fenêtre. Elle ne le quitta pas non plus du regard lorsqu’il revint vers son bureau. Et puis il reprit. Et cette fois, le fin sourire qu’arborait la fille aînée des Douglas s’éclipsa. George voulait parler de son épouse Elizabeth Brandon, cette anglaise qu’elle détestait tant. Agnès resta muette. Si cela était une blague, elle était de fort mauvais goût. Son frère prit grand soin de pousser la bouteille un peu plus loin. Il se servit un verre et le porta à ses lèvres. Agnès le regarda faire et soupira bruyamment. Agnès se leva et fit quelques pas. George consentait à l’écouter. Fort bien, elle lui parlerait, mais pas de Elizabeth.

« Oh George, pitié ! Pour une fois que je n’étais pas venue parler d’elle. Ne pouvons donc pas avoir une discussion entre frère et sœur sans que votre femme ne vienne en entacher la saveur ? Elizabeth se trouvera donc toujours dans nos conversations ? » siffla-t-elle agacée. Et puis elle s’empara de la bouteille et fit mine d’aller se servir un verre. « Si vous tenez tant à ce que nous parlions de votre femme, alors jouons tous les deux avec cette bouteille. Nous verrons bien de qui de nous deux finira avalera la dernière goûte d’alcool. »

Agnès rigola et passa une de ses mains dans ses cheveux. Elle reposa la bouteille sans s’être servi seule goûte et fixa son frère. « Mais puisque vous êtes disposé à m’écouter alors je ne peux que en profiter. » Elle alla se rasseoir et ajusta sa robe. Puis elle reprit plus sérieuse qu’elle ne l’était plus tôt. « Puisque nous parlons de votre mariage, parlons de celui qui sera bientôt le mien. Vous savez tout comme moi que notre oncle me chercha bientôt un nouvel époux. Mais ce que vous ne savez pas c’est que la famille MacKintosh propose une alliance avec un mariage. Fort heureusement, père et mère me laisseront le dernier mot, du moins ils l’affirment. Mais…mais moi…moi…je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. » Agnès plongea son regard dans celui de son frère. « J’ai besoin de vos conseils George. » finit-elle par avouer. Elle balança négligemment ses jambes. « M’aiderez-vous ? Je dois bien avouer que je n’ai pas votre force George. Si vous avez fini par accepter cette alliance, je ne pourrai en faire autant si notre oncle venait à m’imposer l’un des compatriotes de votre chère épouse. » souffla-t-elle avant de se lever.

« Je ne saurai me plier aussi facilement que vous à ses volontés. J’en mourrai, George. Alors que les MacKintosh, ils sont écossais…eux. »

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MessageSujet: Re: Conversation entre Chardons Fraternels [Agnès Douglas]   Mar 24 Jan - 21:43


Conversation entre Chardons Fraternels
George Douglas et Agnès Douglas


—Oh George, pitié ! Pour une fois que je n’étais pas venue parler d’elle. Ne pouvons donc pas avoir une discussion entre frère et sœur sans que votre femme ne vienne en entacher la saveur ? Elizabeth se trouvera donc toujours dans nos conversations ?

Quand il s’agit de vous, vous ne faites pas tant d’effort pour éviter le sujet, mais quand je désire que celui-ci soit mis en avant vous espéreriez l’oublier, n’est ce pas un peu contradictoire ? Je n’ai rien contre cela, dans le sens même que je conçois la stérilité de l’engagement d’un débat sans fin. Difficile de s’opposer à cette dernière idée que vous évoquiez. Après tout Elizabeth se trouvera toujours dans chaque chose qui constitue ma propre personne, sur ce point-là, je n’ai aucun doute dans le fait de m’avancer sur de futurs propos ou événements. Je pense, mais garde tout cela pour moi. En vérité, cela ne m’apportera présentement rien de révéler quelques pensées dissimulées. Elle s’empare de la bouteille et fait semblant de se servir un verre en poursuivant :

—Si vous tenez tant à ce que nous parlions de votre femme, alors jouons tous les deux avec cette bouteille. Nous verrons bien de qui de nous deux finira avalera la dernière goûte d’alcool.

Je hausse un sourcil, un brin sceptique par cette idée, alors qu’Agnès se met à rire. Il est peu probable qu’elle ait l’occasion de boire cette bouteille dans mon bureau, en aillant l’espoir ridicule de la finir en ma compagnie. Quoiqu’il en soit, elle semble vouloir cesser ses enfantillages qui n’ont certainement que pour intérêt de provoquer ma propre personne. Elle repose la bouteille et me fixe en ajoutant :

—Mais puisque vous êtes disposé à m’écouter alors je ne peux que en profiter.

Je n’émets aucun doute sur le fait que vous puissiez profiter de ma personne, ma chère sœur, cela ne serait que de manquer d’intérêt à votre capacité à trouver un atout à toute chose. Je continue de garder le silence, souhaitant la laisser poursuivre sur sa lancée. Elle retourne s’asseoir, ne manquant pas d’ajuster sa robe. Ah les femmes ! N’est ce pas inutile que de le faire en présence de ma seule personne, je ne comprendrai jamais ce genre de chose. Je reporte mon attention sur elle, sans doute le ton plus sérieux qu’elle prend pour poursuivre :

—Puisque nous parlons de votre mariage, parlons de celui qui sera bientôt le mien. Vous savez tout comme moi que notre oncle me chercha bientôt un nouvel époux. Mais ce que vous ne savez pas c’est que la famille MacKintosh propose une alliance avec un mariage. Fort heureusement, père et mère me laisseront le dernier mot, du moins ils l’affirment. Mais…mais moi…moi…je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas.

Heureusement que je ne suis présentement pas entrain de boire, sans quoi, je me serai sans doute étouffé. Quel mariage ? Pourquoi, ai-je la désagréable impression que je suis le dernier informé depuis quelques temps dans cette famille ? Oh non ! Détrompez-vous ma chère, je ne pense pas que mon oncle eut l’idée saugrenue que de vous trouver un époux, mais la chose reste envisageable. Bien que très honnêtement, j’estimais jusqu’à aujourd’hui qu’au vu de votre âge, il était peu probable de vous voir un jour convoler en juste noce, mais je me garderai bien de vous le dire. La famille MacKintosh, dites-vous ? En effet, cela pourrait être fort intéressant, en tout cas cette idée mérite qu’on y prenne une attention suffisamment sérieuse, pour ne pas manquer la chose de peu.  Je suis toujours entrain d’y songer quand elle continue en plongeant son regard dans le mien :

—J’ai besoin de vos conseils George.  M’aiderez-vous ? Je dois bien avouer que je n’ai pas votre force George. Si vous avez fini par accepter cette alliance, je ne pourrai en faire autant si notre oncle venait à m’imposer l’un des compatriotes de votre chère épouse.

De mes conseils ? Comment-cela ? Pensez-vous avec le plus grand des sérieux que je puisse être la personne la plus avisée pour ces détails-là ? Vous aidez ? Cela ne fait aucun doute, ne pas le faire serait faillir à mon devoir, à mes engagements. Cessez de mettre au-dessus de toute chose mon hypothétique force car au risque de vous décevoir, si dans un premier temps l’on m’a forcée quelque peu la main, j’ai bien posé le pied devant l’autel convaincu que rien d’autre n’aurait pu me satisfaire. C’est en songeant à cela que je l’entends finir son propos en disant :

—Je ne saurai me plier aussi facilement que vous à ses volontés. J’en mourrai, George. Alors que les MacKintosh, ils sont écossais…eux.

Ah ! Sottise, personne ne meurt pour si peu de chose. Certes, ils sont écossais, mais au diable toutes ces histoires ne serait ce qu’un instant. Je finis mon verre d’un coup et le remplis, j’éprouve une certaine nécessité à me resservir, bien que la chose ne soit guère raisonnable. Mon verre à la main, je reprends mon cheminement, quelques pas de réflexions, un appui sur le rebord de la fenêtre et un long soupire pour me donner une contenance. Je finis par dire d’un ton calme :

—Pour une surprise, s’en est une. En vérité, je dois vous avouez que je suis quelque peu partager. Si je réfléchis à cela. Je ne peux nier l’intérêt réel que peu avoir vos épousailles avec un MacKintosh. Si cela n’est pas dans l’intérêt de mon oncle, cela a pour mérite que de figurer dans le mien. Vous m’apportez il est vrai un moyen facile de faire des liens solides avec ce clan là sans à me fatiguer outre mesure.

En buvant une gorgée de Wishkey je marque une pause avant de reprendre en me passant une main sur le visage :

—De l’autre je dois reconnaître que je ne me suis jamais réellement préparé à cela. Je me suis laissé habituer à ce que les choses soient telles qu’elles ont toujours été, sans penser à un éventuel changement. J’ai omis volontairement ou non que vous pourriez éventuellement vous marier et partir. Si je dois être d’une honnêteté sans reproche, cette idée ne me plaît guère. Oh ce n’est rien, les hommes sont naturellement prompts à l’égocentrisme quand ils tiennent à quelque chose, je n’échappe pas à la règle voilà tout.

Je m’avance rapidement, en passant à côté du bureau, je pose mon verre à présent vide. Puis m’approchant d’Agnès, je me penche pour être à la hauteur de celle-ci, en poursuivant sur un ton plus soucieux :

—Mais tout cela ne serait rien, si je savais avec sérénité que vous épousiez non pas par devoir ou par interprétation de la valeur écossaise, mais par la force des sentiments qui pourraient être les votre. Je me refuserai à vous voir prendre pour époux un homme qui ne serait posséder le talent de faire naître en vous de tels sentiments.

Je me redresse, fais le tour du bureau en poussant mon verre vide pour le repositionner, puis en m’appuyant sur mon fauteuil, je dis sur le même ton :

—Agnès en toute honnêteté je ne sais guère ce que vous attendez de moi sur cette affaire… Que je vous donne des conseils, certes, mais de quelles sortes ?

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MessageSujet: Re: Conversation entre Chardons Fraternels [Agnès Douglas]   Mer 25 Jan - 23:28

Surprise, c’était le mot. Elle-même l’avait été lorsque Moira lui avait annoncé la nouvelle. Et visiblement, George y trouvait un quelconque intérêt. Agnès sourit. S’il ne savait pas trop comment réagir, au moins, il semblait ouvert à la discussion. Du moins elle le croyait, au début. Agnès s’était rassise et son visage se ferma telle une huitre face au danger. Elle ouvrit la bouche un court instant et puis la referma médusée. Elle savait son frère quelque peu possessif, mais de là à ce qu’il n’imagine même pas qu’elle puisse quitter la demeure des Douglas. Alors là, elle devait avouer qu’elle en restait sans voix.  Alors elle le laissa s’approcher d’elle et plongea son regard dans le sien. Voilà qu’il poursuivait sur de potentiels sentiments de sa part pour le frère de Moira.

Un voile sombre passa devant ses yeux lorsque son frère lui affirma qu’il n’admettrait pas qu’elle puisse épouse un homme sans amour. Quelle ironie quand elle se rappelait que lui-même avait été réticent à l’annonce de son propre mariage. Mais était-il possible que cela ait changé ? Agnès se refusait à le croire. Parce que son frère, elle le connaissait, elle le savait aussi engagé qu’elle dans la cause Jacobite. Mais elle devait aussi prendre en compte les charmes de sa belle-sœur. Finalement, il se redressa et Agnès soupira. Elle avait tant de chose à lui dire. Et puis il affirma qu’il ne comprenait pas en quoi il pouvait l’aider.

« George, voyons, voulez-vous me faire comprendre que vous n’aviez jamais pensé que je me marierai ? Ne vous faites pas plus sot que vous ne l’êtes. Avez-vous déjà oublié que je fus déjà fiancée. » railla la jeune femme en regardant son frère. Elle finit par se lever et alla se planter devant lui les mains sur les hanches. « Je ne saurait tolérer votre caractère possessif à ce sujet, mon frère. » Elle fit quelques pas et reprit sur un ton plus doux. « George, vous me connaissez bien. Ne me dites pas que vous n’avez pas remarqué que la seule personne à ce jour qui est pu faire naître de tels sentiments est morte à présent. »

La brune regarda la bouteille vide, ses doigts fins se posèrent sur le bord du bureau et elle fit bientôt le tour pour planter son regard dans les jardins qui s’étendaient par de-là la fenêtre.  « Mon cher frère, je n’épouserai, j’espère jamais par obligation, je tiens trop à mes rêves de liberté, que vous n’aimez point, pour ainsi les sacrifier sur l’autel. Quant à savoir si je pourrai me fourvoyer sur les valeurs écossaises, j’en doute, ce sont les nôtres, George, nous avons grandit avec. » ajouta l’aînée des Douglas sans même jeter un regard à son interlocuteur. Puis Agnès alla reprendre sa place. Il fallait dire que le fauteuil était fort confortable pour ainsi converser. Il ne savait point comment il devait la conseiller, à dire vrai, elle ne savait pas très bien non plus. Elle s’attendait à ce qu’il est un tas de conseils à lui donner. Après tout il avait fini par être marié avant elle.  Agnès sourit à son frère. « Mais de toute sortes, George. Tous vos conseils me seront utiles, mon frère. Vous avez franchi le pas avant moi tout compte fait. Et puis est-ce une décision correcte vis-à-vis de Moira elle-même ?  Je ne sais même pas si cela n’est pas trop tôt par rapport à mes précédentes fiançailles…. » souffla-t-elle enfin. Parce que dans le fond le problème était bien là. Alors elle reprit.  

« N’est-ce pas non plus une alliance risquée. Après tout, personne ne sait ce qui s’est passé avec Robert. Oh il y a bien notre cousin John Leslie qui semble être au courant. Mais il ne m’a jamais rien dit… » acheva-t-elle de dire un peu triste. Elle s’y était faite, mais ne pas savoir l’agaçait de plus en plus. De quoi son cousin avait-il peur pour ainsi se taire. D’ailleurs, cela allait finir par les amener sur le second sujet que voulait aborder Agnès Douglas avec son frère. Un sujet qui les rapprocherait à n’en point douter.

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