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 La rose a des épines, mais le chardon aussi

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 28/12/2016
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MessageSujet: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Dim 15 Jan - 17:07

Cette fois c’était réellement fait. Le cauchemar commençait. Son frère, George s’était uni la veille à cette maudite anglaise. Agnès en rageait. Elle avait longuement protesté contre son Laird. Elle s’était fortement exprimée contre ce mariage en présence de son frère, de cette anglaise et de ses parents bien évidemment. Agnès détestait les anglais, alors savoir que l’une de ces envahisseurs habiterait sous le même toit qu’elle la révulsait haut plus ou point. La Brune s’attèlerait d’ailleurs rapidement à le montrer à l’intéressée. Et fort heureusement, sa chère mère ne semblait pas plus disposer à accueillir dans sa famille une anglaise. A moins que le problème ne soit juste que c’était une femme. Mais pour une fois, mère et fille ne risquaient pas d’avoir un mot plus haut que l’autre ce sujet.
Epuisée par ces festivités, Agnès alla prendre l’air dans les jardins. Elle circula entre les arbres et finit par aller trouver une place sur un des bans. Assise, elle s’assoupit. La jeune femme aimait sentir l’air frais sur son visage. Cela lui donnait des envies de voyages et de lands à perte de vue. Qu’elle aimerait pouvoir quitter les terres des Douglas, quelques semaines, quelques jours même seulement. Mais elle n’avait pas totalement la force de caractère de sa meilleure amie Moira MacKintosh. Et pourtant, cette dernière pourrait bien être moins courageuse, moins téméraire que la Douglas. Mais finalement, cette bien Agnès qui restait chez elle, rêvant de ces voyages plutôt que les vivre. Mais un jour, elle partirait, elle irait voir les Highlands. Mais ce n’était pas pour aujourd’hui. Perdue dans ses pensées, elle entendit des bruits de pas venant en sa direction, ou peut-être pas. Elle ouvrit les yeux et se demanda qui cela pouvait bien être. Elle s’apprêtait à sourire lorsqu’elle reconnut la silhouette de sa désormais belle-sœur, Elizabeth Brandon. Agnès soupira. Son instant de liberté et de plénitude touchait à sa fin.

Agnès se leva et fit quelques pas pour arriver à la hauteur de sa très…chère belle-sœur. « Ma…chère Elizabeth, je ne pensais pas vous voir ici. Faites donc attention, l’air est frais. Cela pourrait dessécher votre peau si délicate. » fit l’écossaise d’un ton sarcastique. Chère, Elizabeth, ces quelques mots avaient eu du mal à sortir de sa bouche. Cela avait d’ailleurs dû se sentir dans l’intonation de sa phrase. La fille des Lowlands replaça une mèche de cheveux. « N’êtes-vous point donc auprès de mon frère. Ne veut-il pas profiter de votre personne, maintenant que vous vous êtes promis l’un à l’autre devant Dieu. » ajouta Agnès. La fille de John Douglas n’était pas idiote. Elle se doutait bien que son frère aurait sûrement voulu passer du temps avec sa charmante épouse. A moins que ce dernier ne soit pas non plus satisfait de ce choix. Après tout, cela avait été la volonté de leur oncle et non le sien. Mais ce que n’avait point supporter Agnès, cela avait été l’inaction totale de ses parents. John et Mary auraient très pu s’opposer à ce choix. Mais au lieu de cela, ils avaient mollement accepté. Ce choix n’avait fait qu’éloigné et que causé plus de crises entre Mary et sa fille. Agnès était l’aînée des enfants Douglas et en tant que grande sœur, elle ne désirait que le bonheur de ses frères. Or elle en était certaine, George ne serait jamais pleinement heureux avec une Anglaise, alors qu’avec une fille de chez eux… Cela aurait été différent, si différent. Agnès l’aurait accueillie à bras ouverts et c’était une évidence. Elles seraient devenues amies. Agnès aurait pu avoir de longue discussion avec elle. Alors qu’avec Elizabeth, elle n’en avait aucune envie. Mais son éducation la forçait à être aimable. Enfin, aimable, une courtoisie parfaitement superficielle.

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Dim 5 Fév - 20:06



Elizabeth Douglas. Voici son nom. Son nouveau nom. Nom qui la répugnait. Mariage qui la répugnait. Elle une anglaise. Destiné à vivre en Ecosse. C’était le comble. Sa famille était tout ce qu’il y avait de plus anglais en ce monde. Et c’était un mari écossais qu’elle se voyait obliger d’épouser. Elle haïssait sa mère. Son père, son frère qui était mort, s’ils avaient été là, ils n’auraient pas laissé faire ça. Elle les haïssait d’être morts. Elle haïssait l’Ecosse, le clan douglas, son mari, elle haïssait tout ce qui se rapprochait à ce qu’il s’était passé la veille. Son mariage. Son mariage. Ce devait être une mauvaise blague. Une très mauvaise blague. Pourtant l’anneau qui lui pesait à l’annulaire lui rappelait que tout cela était bien réel. La voilà liée pour toujours à ces barbares. Elle ne les aimait pas. Mais ils ne l’aimaient pas non plus. Enfin, le laird l’aimait bien. Mais elle avait bien vu le regard de haine de sa belle-mère et de sa belle-sœur. Et elle le leur avait bien rendu. Son regard qu’elle trouvait si tendre et si doux avait été noir et haineux toute la journée d’hier, à commencer par la cérémonie. George avait pourtant l’air moins dérangé qu’elle. Après tout il épousait une anglaise, il n’y avait rien de malheureux à cet acte pour lui. Il n’était pas contre cette union a ce qu’elle avait pu comprendre. Cela ne lui avait pas empêché de lui faire des reproches et des regards noirs toute la journée. Il ne s’était pourtant pas démonté. Sa mère avait pleuré toute la cérémonie, mais Elizabeth ne saurait dire si c’était de joie ou de tristesse que Lady Brandon avait laissé ses larmes couler. Si seulement elle était morte à la place de son frère. Lui n’aurait pas eu à épouser une écossaise, elle en était certaine. Leur mère aurait trouvé le meilleur parti possible pour lui. Mais pour elle… c’était autre chose.

Elizabeth marchait depuis que le soleil s’était levé. Dès que Georges avait été profondément endormis par les festivités... et par la nuit qu’il espérait sans doute meilleure, elle s’était levée, habillé et avait essayé de trouver une raison à toute cette mascarade. Cela faisait des heures qu’elle marchait, en espérant que les pensées la laisseraient tranquille, enfin. Les gens avait rient, les gens avait dansaient, elle avait dansé aussi, mais à chaque pas de danse, une blessure immense s’était ouverte en elle. Elle ne voulait pas être là. L’homme qu’elle avait épousé avait passé toute leur rencontre à lui mentir, à lui faire rêver un avenir qu’elle n’avait jamais osé esperer, et le lendemain de se rêve éveiller il lui annoncer que c’était lui son fiancée, désillusion immense, quand il lui avoua être écossais. Blessure immense, qui ne se voit pas mais qui fait bien plus mal. Une illusion d’un futur parfait envolée. Elle lui en voulait tellement. De lui avoir menti. De s’être fait passé pour un autre. D’être écossais…Une voie la sortie de ses pensées, et quand elle leva les yeux sur la personne qui interrompait ces pensées elle se redressa et essaya d’avoir assez de prestance. Agnès Douglas. La sœur aînée de son désormais époux. Elle se doutait bien que celle-ci ne l’aimait pas après les regards qu’elles s’étaient lancées hier. Secrètement Elizabeth espéra que leur relation se résumerait à de simples politesses. Mais le ton sarcastique de la jeune femme en décida autrement. Scellant à jamais la mauvaise entente entre les deux femmes, Elizabeth répondit avec toute son assurance à sa meilleure ennemie.

« Ma chère Agnès, je m’inquièterais davantage pour vous que pour moi, vous avez l’air bien livide. Quand à votre frère il se repose, vous devriez surement faire de même après les festivités d’hier, la fatigue rattrape certaines personnes plus que d’autres. »


Un sourire poli mais victorieux aux lèvres elle place une mèche de cheveux derrière l’une de ses oreilles.

« Comment vous portez vous aujourd’hui, les réjouissances de la veille ont elle touché votre cœur ? »


Elizabeth n’en perdait pas sa politesse et son éducation, après tout en toute situation, elle se devait d’être « politiquement correcte ».

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Jeu 16 Fév - 11:09

Les répliques d’Elizabeth étaient cinglantes. Mais Agnès n’en attendait pas moins de sa belle-sœur. En réalité, si l’anglaise avait manqué de réparti, l’Écossaise en aurait été bien déçue. Cela pouvait presque s’apparenter à un jeu entre les deux femmes. Un jeu subtil où tout n’était que mots et apparence. Agnès et Elizabeth se détestaient et au sein du clan Douglas ce n’était plus un secret pour personne. Derrière les petits sourire forcés, il y avait des éclairs dans les regards et lutte qui n’était pas prête de se terminer. Le tout était de savoir qui cèderait en premier entre la femme et la sœur de George Douglas. Et si les deux belles se détestaient cordialement, il fallait admettre que sur ce point, elles étaient semblables. Aussi déterminée et pleine de piquant l’une que l’autre. Alors en guise de première réponse, Agnès Douglas donna un petit sourire à sa belle-sœur pas si charmante que cela. Puis elle fit quelques pas pour la dépasser et se tourna vers elle.

« Chère Elizabeth, la fatigue n’appartient qu’à ceux qui ont perdu goût à la vie. Quant au repos c’est le lot des morts. Et je ne fais partie ni des uns ni des autres. » répondit Lady Douglas avec force et vivacité. Oui, ce n’était pas l’heure de se reposer. Parce que dorénavant, elle avait une raison de plus pour se lever le matin. Elle n’approuvait pas ce mariage et dieu seul savait quelle force elle était capable de déployer pour faire vivre un véritable cauchemar à l’anglaise. Agnès était ainsi. Elle avait un visage d’ange, des airs délicats mais elle pouvait se transformer en véritable diablesse lorsqu’elle jugeait la cause juste. Elle ne voulait pas des anglais en Écosse et encore moins sur ses terres. Si son oncle avait cédé pour n pas se mettre à dos la couronne et le roi, Agnès n’avait pas peur d’eux. Elle n’avait plus peur, du moins elle le croyait. Mais quoi qu’il en fût réellement, elle ne laisserait jamais Lady Elizabeth Brandon deviner ses doutes.

« Pour vous répondre, je me porte fort bien et vous ? Les réjouissances n’auraient su me faire plus plaisir ma chère. Savoir mon frère marié me sciait à merveille, bien qu’une fille de chez nous aurait encore mieux su combler ses attentes d’époux. » Agnès n’était pas comme Elizabeth. Elle n’avait pas tout à fait la même retenue, non la belle écossaise préférait davantage jouer carte sur table, surtout quand elles étaient seules. Alors elle reprit un brin plus… piquante. « Vous savez Elizabeth, si vous ne parvenez point à vous faire à la vie écossaise et à nos coutumes, je ne vous en voudrais pas de vouloir repartir dans votre chère Angleterre. »

Ah ça non, elle en serait même plus que ravie. Elle l’accompagnerait même jusqu’à la frontière s’assurant bien évidemment que cette dernière la franchit. Oui, Agnès avait une bonté d’âme à toute épreuve, à n’en point douter. Après tout, elle ne voulait que le bonheur de son frère et de la jeune Elizabeth. Et elle savait pertinemment que l’Anglaise, par ses soins, réclamerait bientôt à retourner chez elle. Elle en faisait le serment, Elizabeth ne tiendrait pas longtemps ici.

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Mer 15 Mar - 16:27



Elle n'avait vraiment pas la tête à se disputer, même sous des mots cordial, non, elle n'en avait pas envie. Elle voulait rentrer chez elle, en Angleterre, chez sa mère. Elle voulait retrouver le passé, s'y enfuir, là où son père la protégeait. La jeune femme n'appréciait pas sa belle-sœur, mais elle n'appréciait personne ici, et cela ne changerait pas. Peut-être qu’('au bout d'un an, ou un peu moins son mari se lasserait d'avoir une femme froide et distante, peut-être qu'il la laisserait repartir. Un couple marié séparé. Il y en a tellement. Elle avait toujours imaginé que le pire mariage qui pourrait lui arriver serait un vieux noble anglais qui la dégoutterait. Mais visiblement la vie à toujours des surprises. Non, elle était tombée sur pire. Sur un écossais. Jeune, qui avait de longues années devant lui, qui était séduisant, et qui visiblement voulait que leur mariage marche. Mais à quoi bon. L’Angleterre et l'Ecosse, ensemble? Jamais. La culture des deux pays était trop différente. Cette histoire de Laird davantage encore. Voilà que maintenant elle devait rendre des comptes à son mari, et son nouveau Laird. En devoir à sa mère lui suffisait déjà amplement. Et cette Agnès, nouvelle belle-sœur qui lui cherchait des poux. A se réponse, Elizabeth contenta de sourire, un sourire automate, un sourire faux. Elle n'avait pas vraiment envie d'avoir cette conversation. Pas du tout, pas aujourd'hui. Cependant en entendant que la jeune femme face à elle avait bien moins de retenue qu'elle, elle leva un sourcil avant de répondre, toujours le sourire aux lèvres.

"Ma chère, c'est bien là tout le but de ce mariage n'est-ce pas? Certes une fille de chez vous aurait su combler comme vous le dites les attentes de mon mari. Mais en tant qu'Anglaise, je lui apporte bien plus que ce qu'une simple écossaise pourrait lui apporter. Mais je comprends très bien que vous ne puissiez le voir. "


Ce n'était pas vraiment vrai. Cela pourrait être le cas, mais elle en avait elle-même  décidé autrement. Elle était toujours blessée du mensonge. De la désillusion. Elle était toujours amère de se savoir vendu, trahit de la sorte. Mais si il avait été honnête dès le début, dès le bal, peut être que effectivement elle lui apporterait bien plus. En tout cas toujours plus que ce qu'elle lui apportait à l'instant même. Sans aucun doute. Tout en parlant la jeune mariée s'était avancée de sa désormais nouvelle famille, afin d'être à sa hauteur, et de ne montrer en rien ses sentiments ou un quelconque signe de faiblesse.

"Ne vous inquiétez pas pour moi, la culture écossaise ne me fait point peur, elle est d’ailleurs assez simple. Mais votre oncle, et Laird m'a fait clairement comprendre qu'une touche anglaise dans ces terres ferait le plus grand bien, c'est avec grand plaisir que je vous apprendrais la grâce et le raffinement anglais. Après tout si c'est le souhait de votre chef de clan. Et qui de mieux que vous pour commencer. Après tout, nous sommes sœur désormais. Pour commencer je vous montrerais les toilettes anglaise, elles vous siéront bien mieux au teint que vos robes actuelles.  "

Avec un sourire victorieux, elle invita d'une main Agnès à marcher près d'elle. Avec cette petite réplique elle sentait avoir pris les choses en main. Toujours avec beaucoup de tact, des sous-entendus cachés. Pourtant la jeune femme en elle, ne voulait pas de cette conversation. Non, la jeune femme en elle voulait aller se terrer quelque part pleurer. Pleurer encore et encore. Agnès avait raison, elle souhaitait partir, déjà aujourd'hui. Mais elle ne pouvait pas le faire. Elle n'aurait pas d'endroit où aller sans se déshonorer. Non, pas d'argent, pas d'honneur. Il faudrait que ce soit George, et le Laird qui l’envoi en Angleterre. Elle ne pourrait demander de s'éloigner d'elle-même. pas sans se mettre en danger. Elle était condamner à cette joute verbale avec Agnès pour un moment elle le savait. Alors quitte à vivre en écosse, il était hors de question qu'elle se fasse détruire par quiconque.
, il était hors de question qu'elle se fasse détruire par quiquonque.

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Dim 26 Mar - 18:49

« Vous n’apportez rien de plus qu’un peu plus de mésentente dans notre famille, ma chère. Ni plus, ni moins et je tiens à ce que ma famille reste soudée. Et vous, vous n’avez la stabilité dont nous avons besoin. » siffla Agnès.

Elizabeth s’était rapprochée et Agnès avait soupiré. Elle aurait préféré que sa belle-sœur reste à une certaine distance d’elle. Mais la brune manqua surtout de s’étrangler lorsqu’elle entendit l’anglaise affirmer que la culture écossaise était simple. Elle ouvrit la bouche et la ferma comme une carpe. Mais surtout elle roula des yeux dans un mélange d’étonnement et de désespoir. Pensait-elle réellement que la culture écossaise était si simple ? « Dois-je comprendre que vous considérez l’Écosse comme un territoire sans saveur ? Si tel est le cas retournez donc en Angleterre sur le champ. Allez donc retrouver vos amis et les vôtres. » lâcha sur un ton sarcastique et cinglant l’Écossaise piquer dans son orgueil. Et puis comme si avoir une belle-sœur anglaise ne suffisait pas, voilà que cette dernière parlait aussi de son oncle. Agnès leva un sourcil. Elizabeth n’allait tout de même pas faire le jeu de son oncle. Cela serait un désastre. La brune en voulait toujours autant à son oncle d’avoir osé prendre une anglaise comme épouse à son frère. Mais si cela, elle ne pouvait plus rien y faire, elle priait dieu pour que cela ne soit pas sa nouvelle lubie concernant son propre mariage. « Vous me faites beaucoup rire Lady Elizabeth Brandon. » fit Agnès Douglas en utilisant volontairement le nom de jeune fille de la jeune femme. Il était tout simplement hors de question qu’elle l’appelle Elizabeth Douglas. Elle ne serait jamais une Douglas, jamais ! « Malgré tout, je ne vous autoriserai jamais à vous comporter de la sorte avec moi. Nous avons notre élégance et notre raffinement que vous ne semblez pas vouloir voir. Et si vous continuez ainsi, vous ne les verrez jamais. » ajouta Agnès d’un ton acerbe.

Agnès fit quelques pas et puis reprit. « Quant à la volonté de mon oncle et Laird, il y a des années que je n’en tiens plus compte, Lady Brandon. » Oui, elle en avait que faire de ce que voulait son oncle. Il ne comprenait pas ses actions, il ne voulait comprendre qu’elle ne pouvait abandonner la cause. Pour elle, pour Robert, pour eux tous, les Écossais, elle ne pouvait pas laisser tomber. Elle s’y refusait et dieu seul savait au combien elle pouvait être obstinée. Malgré tout, Elizabeth avait marqué un point ? Agnès était une femme après tout. Elle était fatalement sensible au dernier argument de sa belle-sœur. Évidemment qu’elle aimerait voir les toilettes anglaises et les robes. Mais jamais Agnès n’avouera à quiconque cela lui fait envie et surtout pas à sa très charmante belle-sœur, lady Elizabeth. Agnès accepta bon gré mal gré de poursuivre cette discussion qu’elle avait pourtant entamé et suivi l’Anglaise. Elles firent quelques pas. « Je ne pense pas que nous pourrons un jour nous appeler « sœur ». Nous ne le sommes que par votre mariage et je ne reconnais que le lien du sang ou du cœur et vous ne faites partie ni de l’un ni de l’autre. » ajouta Agnès un petit sourire aux lèvres. « Vous savez Lady Elizabeth, je vous mets au défi d’un jour me faire porter vos robes totalement inadaptées à la vie en Écosse. Les nôtres sont conçues pour notre vie et vous le découvrirez bien assez vite. Et si vous voulez mon avis, vous n’êtes qu’une petite sotte qui espérait arriver en terres conquises simplement parce que vous êtes jeunes et que vous a femme de mon frère. Je vous le dis tout de suite, vous devez y mettre du votre, vous n’êtes pas de la famille. » reprit-elle un petit air de satisfaction dans les traits de son visage. Agnès passa une main dans ses cheveux absolument fière d’elle. « Mais dites-moi, Comment se passent vos premiers jours en Écosse ? » demanda d’un air faussement intéressé l’Écossaise.

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Jeu 30 Mar - 15:53



"Ou bien justement j'habitue tous le monde au changement. Après tout, vous serez la prochaine à nous quitter Lady Douglas, une femme de votre âge doit bien penser à se trouver un mari."


Décidément, sa nouvelle belle-sœur n'avait aucun tact avec les mots. Ni avec les expressions faciales. Elle n'avait aucune retenue. Et à cet instant précis la jeune anglaise se demandait si elle devait ignorer le parlé anglais pour répondre plus directement aux piques non cachés de la jeune écossaise. Non. Elle n'abandonnerait pas son parlé anglais. Sa retenue anglaise. Elle n'abandonnerait pas ses valeurs. Et puis Agnès ne resterait pas indéfiniment sur les terres Douglas, elle aussi serait obligée de se marier.

"Ne vous en faites pas pour mes amis, ils se feront un plaisir de venir me rendre visite sur votre terre écossaise. Quand à l'Ecosse, je n'aurais jamais utiliser le terme sans saveur, disons simplement si vous le voulez bien que l'Ecosse est un pays qui peut se vanter d'être plus simple que l'Angleterre et ses fastes. "


Elle lança un sourire à sa nouvelle famille. Agnès sortait de ses gongs, et déjà Elizabeth en était fatiguée. Fatiguée et exaspérée. Elle ne contrôlait pas sa colère, et ses phrases désagréables montrait bien qu'Elizabeth était une menace pour elle dans son clan. D'ailleurs son parlé franc et direct sur le fait qu'Elizabeth ne pouvait pas lui parler de la sorte fit mentalement rire la jeune anglaise. Ses mots étaient mesurés, examinés et ambiguës, ce qui faisait qu'une personne extérieure aux conflits ne le prendrait pas aussi mal que le faisait actuellement Lady Douglas. Alors que la jeune écossaise attaquait directement Elizabeth sans aucune retenue ou très peu. Feignant la surprise, elle porta une main sur son coeur.

"Oh, Lady Douglas, je suis désolée que vous preniez mal ce que votre Laird me demande de faire. Je comprend bien que la nouveauté soit un peu effrayante. Cependant je suis certaine que vous vous y ferez, après tout le monde change autour de vous, il faudra bien que chacun d'entre nous s'y fasse."


Si Elizabeth avait eu l'impression que Agnès était déjà allée loin dans ses paroles, la jeune écossaise réussit tout de même à la surprendre par ses paroles sans aucune retenue, sans aucune tenue. La jeune anglais était profondément surprise de la façon dont Agnès s'exprimait, sans aucun raffinement, sans aucune féminité, et avec l'impolitesse d'un homme qui vient de boire. Le sourire fier de son visage quitta le faciès de l'anglaise pour se ficher sur l'écossaise, et Elizabeth pouvait être sur que cette fois, la surprise sur son visage n'était pas feinte. Une sotte? Elle? Quelle genre d'éducation avait eu Lady Douglas. Cette fois-çi son sang froid était bien moindre que lors de ces précédentes réponses, et les mots se firent plus direct après la question faussement intéressée de sa belle-sœur.

"Eh bien Lady Douglas, je vois de quoi parles votre oncle quand il dit qu'un peu de touche anglaise ferait du bien à certaines. Votre frère a accepter de m'épouser. Il est même venue en Angleterre pour me rencontrer, il serait temps que vous vous en rendiez compte il me semble. Gardez vos paroles de serpent pour quelqu'un que vous pourrez impressionnez, je vous en prie. Que vous l'acceptiez ou non, cela ne change rien, je fait bel et bien partie de votre famille, et vous feriez mieux de vous y accommoder dès a présent. Quand à une quelconque terre conquise, je ne vois pas de quoi vous voulez parler. après tout, il me semble que selon l'acte d'Union, l’Angleterre et l'Ecosse sont liés, il n'y a donc pas de terre conquise. Seulement deux patries réunies. Comme de par ce mariage, deux famille réunis. Et si dieu le veux, vous aurez bientôt une nièce ou un neveu, je suis certaine que vous vous en ravissez déjà, n'est ce pas?"


Un sourire au lèvres, la jeune femme pensa justement à cet enfant. Un enfant qu'il allait falloir faire venir. Un enfant qu'il allait falloir faire naître. Elle se demanda un instant qu'elle vie il aurait. A quel patrie il appartiendrait. Comment serait il éduquer. Tant de questions sans réponses. Pas d'enfants. pas maintenant. De toute façon, elle ne comptait pas donner souvent l'occasion à George d'essayer d'avoir un enfant.

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Jeu 6 Avr - 23:17

« Vous n’avez aucune légitimité à me parler de mariage, Lady Elizabeth. Cela est une chose qui ne vous regarde en rien. » avait lâché sèchement Agnès. La brune pouvait accepter beaucoup de la part de sa désormais chère belle-sœur mais pas que l’on vienne lui parler de mariage. Et encore moins de son propre mariage, pour qui se prenait-elle. Agnès n’était pas idiote. Elle savait pertinemment qu’elle serait la prochaine à partir. Et même si elle était plus que prête, cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle le souhaitât. Elle était bien et heureuse ici sur les terres Douglas. Elle pouvait continuer à veiller sur ses deux cadets et cela la rendait plus que joyeuse. Alors si en plus elle pouvait rendre chèvre Lady Elizabeth en restant le plus longtemps possible, elle n’allait certes pas se gêner.

Mon dieu, pitié, pourquoi diable avait-elle eu le besoin d’aller parler à Elizabeth. Plus le temps passait et plus elle regrettait son geste. Jamais elles ne s’entendraient et les petites remarques de la jeune femme exaspéraient au plus haut point l’Écossaise. Mais Agnès était bien trop fière pour s’avouer vaincue. Tant pis, elle subirait encre sa belle-sœur un petit temps. Elle finirait bien par se lasser. « Vos chers amis ne poseront hélas aucun de leur pied sur MES terres. » avait-elle presque crier. Au diable la retenue. Jamais d’autres anglais ne fouleraient le sol des terres Douglas. Agnès ne le supporterait pas. Ces maudits anglais lui avait pris bien plus qu’un ami, un fiancé et cela jamais elle ne pourrait le leur pardonner. Et ne dit-on pas qu’une femme blesser peut devenir la pire des créatures ? Mais déjà l’Anglaise poursuivait. Et voilà qu’elle jouait la femme… rah il y avait une telle hypocrisie dans le ton de sa voix. Agnès ne le supportait pas. Elle serra les dents en attendant sue cela passe. Mais dieu qu’elle pouvait être bavarde la petite Anglaise. Agnès l’apprenait à ses dépens. Mais en même temps, elle avait une certaine répartie qui amusait grandement la plus âgée des deux.

En plus de cela, elle osait invoquer le critère : oncle. Agnès n’aimait pas son oncle il était bien trop allié aux anglais. Il n’avait plus rien d’un écossais, d’un fier écossais. Il avait vendu son neveu à l’Angleterre en lui imposant une épouse de là-bas. « Oh je vous en prie, Lady Brandon, vous ne pensez pas sérieusement ce que vous venez de dire. Pensez-vous réellement que mon frère ait accepté de vous épouser. George est bien trop aimable avec notre oncle pour oser contredire sa volonté voilà tout. Quand à venir vous voir, mon frère est simplement un homme curieux.  Ce geste n’était que de la curiosité et non la marque d’un quelconque intérêt pour vous. Vous feriez mieux de l’accepter tout de suite. Ce mariage n’a eu lieu que pour plaire à notre oncle, rien de plus. » Agnès lâchait là tout sa fureur, ou presque. Elle tentait de se contenir. Mais elle n’était pas prête de lâcher totalement l’affaire. Quant à s’habituer à sa présence, elle en était certaine, elle ne s’y ferait tout simplement jamais. Et finalement un mariage n’était pas la pire des solutions. Loin d’elle, elle s’en porterait tout aussi bien, voir nettement mieux.

Mais s Agnès s’était presque retenue jusque-là, entendre parler de l’acte d’Union la fit voir rouge. L’Écossaise se refusait à reconnaître cet acte. Il était impensable, injuste et un jour, il serait aboli pour le bien de l’Écosse. « Voyons Lady Brandon, comment pouvez-vous brandir cette justification ? Vous savez tout autant que moi que cet acte ne représente rien. Jamais les Écossais et les Anglais ne s’entendront. Et justement parce que cet acte n’est là que pour imposer Votre Souverain à des hommes et des femmes qui n’en veulent pas. » lâcha la belle écossaise aussi cinglante que les vents de son pays.

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Dim 23 Avr - 17:25



Si je n'ai aucune légitimité à vous parler de mariage, vous n'en avez alors aucune à me parler du mien, je le crains. "


Retenue, maître mot de son comportement, commencez un peu à s'effriter sous l'insistance impolie de sa belle sœur. S'en devenait un manque d'éducation. Pour une femme à mariée elle avait la langue bien trop pendue. Elizabeth esperait fortement qu'Agnès serait mariée vite, à voir comment leurs discussions étaient déjà très..hautes en couleurs, au bouts de seulement quelques heures. Oui, un mari pour la fille Douglas serait une solution sur laquelle Elizabeth n'allait pas cracher dessus. Quand elle entendit Agnès lui affirmer non sans lever la voix qu'aucun anglais ne poseront les pieds sur les terres Douglas, Elizabeth ne puits s’empêcher de rire un peu.

« Ma chère Lady Douglas, je crains que ce ne soit pas à vous de décréter si des anglais poseront ou pas les pieds sur les terres de votre oncle. D'ailleurs il me semble avoir entendu votre père demander à votre oncle quand est ce que des soldats anglais venait faire passage par ici. Je suis désolée de vous décevoir.»

Agnès était pourtant bien déterminé à faire comprendre à Elizabeth qu'elle n'était la bienvenue ici. Que George ne voulait pas d'elle. Si seulement était vrai, elle ne serait pas mariée. Et Agnès se voilait la face, voilà un point sur lequel Elizabeth avait du pouvoir, si c'était un mariage des plus arrangé pour elle, ça ne l'était pas pour lui. Pas après tout ce qu'il avait pu lui dire au bal en Angleterre, où quand ils s'étaient expliquées, ou plutôt disputés la veille dans la chambre nuptiale.

« Pour quelqu'un qui souhaite le bonheur de son frère vous êtes bien aveugle Lady Douglas. Je pense qu'une discussion avec votre frère s'impose, si vous voulez croire sérieusement que George n'a pas la repartie contre votre oncle, c'est  tout à votre aise. Mais ayez au moins le courage de voir les choses en face. Si vous ne souhaitez pas ce mariage, votre frère n'est pas de votre avis. Bien au contraire. Demandez lui donc, vous verrez, j'espère seulement pour vous que vous êtes prête à entendre George vous dire que vous avez tort.»

Même si elle en voulait énormément à George, même si elle ne souhaitait pas de se mariage, même si elle voulait repartir le plus vite possible. Elle devait admettre que son mari, outre son origine écossaise, était quelqu'un qui l'appréciait elle, qui avait vu un avenir heureux avec elle. Et si elle se tuait à lui démontrait le contraire, elle n'allait certainement pas faire ce plaisir à Agnès. La seule qui n'était pas heureuse de se mariage pour l'instant c'était elle, et Agnès. Mais George lui avait bien fait comprendre qu'il avait accepté ce mariage parce qu'il ne pouvait ignorer ce qu'il avait ressenti à son égard en Angleterre. Et si elle en était touché, les origines écossaise de son mari l’empêchait de le montrer.

Agnès voyait rouge, encore. Elizabeth aussi, mais ses préoccupations quant à son avenir, où celui de futurs enfants étaient bien trop présents en elle pour s’énerver comme l'écossaise l'était. L'acte d'Union était sur le tapis, et même si Elizabeth aurait pu dire la même chose ou presque du côté anglais, elle n'allait certainement pas lui donner raison.

« C'est là votre avis, Lady Douglas, il me semble pourtant que beaucoup de clan écossais ne le partage pas. D'ailleurs si c'était la majorité, cela ferait bien longtemps que l'Ecosse serait indépendante, et non unis à l'Angleterre. Mais je conçois que cela fait beaucoup d'informations en une si belle matinée. »

Avec un sourire enjôleur, Elizabeth fut ravie de voir que les deux femmes s'approchaient du domaine, et d'un autre côté, elle en était également un peu effrayée. Elle s'était faufilée de la chambre, et elle se doutait que George l'y attendait. Seulement une discussion avec George serait certainement moins épuisante que celle qu’elle entretenait à ce moment même avec Agnès. Elle esperait seulement qu'Agnès aurait la bonne idée de s'excuser pour partir de cette situation qui était sans aucun doute, inconfortable pour les deux jeunes femmes.


*
PS: Du coup je me dit que si on fait une ou deux réponses de plus ensuite on peut le fermer pour en ouvrir un autre dans le présent?

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MessageSujet: Re: La rose a des épines, mais le chardon aussi   Dim 28 Mai - 16:57

Elizabeth affirma avec aplomb que son père voulait savoir quand des anglais allaient venir sur leur terre. Agnès Douglas manqua de s’étrangler avec sa salive. Décidément son père la décevait grandement. Après le mariage de George, voilà qu’il espérait la venue de ces maudits anglais. Agnès sera les points, agacée. Tant par la présence de sa désormais belle-sœur que par l’attitude de son père. La jeune écossaise ne siffla mot et poursuivit sa marche tant de se calmer. Puis Elizabeth poursuivit en l’invitant à avoir une discussion avec son frère. Agnès rigola franchement avant de ne se tourner vers l’Anglaise. « Mais que croyez-vous, Lady Elizabeth Brandon ? Pensez-vous réellement que je n’ai point discuter avec mon frère ? Je suis l’aînée de cette maison, il est de mon devoir d’engager les conversations importantes. Ce mariage en est bien un. » siffla la brune.

Puis elles vinrent à parler de l’Acte d’Union. Enfin, c’était surtout Agnès qui avait amené le sujet dans leur discussion. Et Elizabeth s’empressa de lui donner son avis sur la question. Et selon elle, beaucoup de clans acceptaient la situation sinon l’Acte ne se serait pas fait. Agnès sourit en l’entendant. Puis elle prit un air désolé. « Oh ma très chère belle-sœur si vous saviez. Pensez-vous réellement ce que vous dites. Le choix des Lairds n’est pas toujours celui du reste de leur famille. Je peux vous assurer que beaucoup d’Ecossais n’acceptent pas cette situation. Sinon les dernières rébellions n’auraient pas eu lieu. Croyez-moi, vous n’avez pas idée du nombre d’Ecossais qui ne sont pas satisfaits. Et puis vous oubliez ceux qui sont encore indécis. »

Puis la jeune femme fit quelques pas rapides et se retourna pour faire face à sa belle-sœur. « Mais vous avez raison, beaucoup de choses ont changés en quelques temps. Et si cela m’est inconfortable, votre situation le sera davantage dans les jours avenir. Je ne suis pas la seule à ne point accepter ce mariage. » ajouta la Douglas avant de reprendre la route vers l’intérieure de sa demeure se moquant parfaitement de savoir si Elizabeth la suivait ou non. Elle avait d’autres choses à faire. Et en premier lieu, aller prier le Seigneur pour que sa belle-sœur tienne bon face au reste du clan Douglas. Oui, la jeune femme n’aimait pas cette dernière. Mais elle était certaine d’une chose, voir le désarroi dans les yeux si sur d’eux et si parfois méprisant de Lady Brandon serait une victoire très personnelle que devait confier à Dieu. Que le Seigneur lui pardonne ses pensées. Mais depuis la mort de Rober Bruce, les Anglais n’étaient plus une simple déconvenue, mais bien des êtres à bouter en dehors des terres Écossaises.


HRP: Je pense que l'on peut encore faire une réponse chacune :)

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La rose a des épines, mais le chardon aussi
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