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 I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 29/10/2016
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MessageSujet: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Lun 13 Fév - 18:37




Never accept the safe choice
Nor flee risk’s shadowy door





Des lettres alignées, des mots cisailles, découpant des pans de peau, atteignant les couches les plus profondes, pour en retourner l’essence ; Ranald froisse le papier entre ses doigts et se fait violence, résistant à l’envie de jeter la lettre à l’autre bout de la pièce. Ébranlé, soupe-au-lait, il parcourt la pièce où il s’est enfermé, comme un lion en cage. Ruminant les invectives que son père lui inspire, v’là ce qui arrive à quiconque est nanti d’un paternel tire-au-cul, se complaisant dans l’accalmie la plus irritante. Quelques minutes de marche suffisent à rallier les cuisines où on lui informe que le vieux McCole roupille quelque part, dans la demeure. Certainement dans la grande salle, délaissée à cette heure, appréciant le feu qui brûle pérennement dans l’âtre.

Il tient une enveloppe fraichement cachetée fermement dans sa paume et escompte bien réveiller ce maudit porteur, qu’il fasse en sorte que le message transporté par la missive arrive à bon port. Il savait pertinemment que son absence déplairait à la Dame au cœur de pierre. Il se passe une main lasse sur le visage et accélère le pas, preste, il pile devant la masse sombre allongée là, McCole, s’entend-t-il siffler, les traits tirés par le mécontentement. Ranald s’y prend à trois fois , l’estoc du bout de sa bottine,  avant que le vaurien ne pousse un râle et se relève, frottant ses yeux gorgés de sommeil, les ouvrant sur les lettres d’encre formant le prénom de celle qu’il a contrarié, Georgina.

-  Argh, tu es soûl...lance le grand brun, couvrant son nez de son avant bras,  ses yeux dardant des éclairs dans la direction du messager. Je voulais que tu portes cette lettre bandon à la lady de Lovat mais, il semblerait que ton état lamentable ne puisse rendre l’entreprise possible, pisse-froid !

Toute cette chicane née d’une mission ordonnée par son Laird et à laquelle il n’a pas pu déroger, comble de l’ironie du sort, le voilà qui se retrouve à charger, désespéré de regagner les faveurs de celle qui l’a si froidement éconduit, quelques semaines plus tôt.

Pourtant, elle est venu, pense-t-il, lorsqu’il l’a convié. Et à l’équilibre des balances, il se doit également de ne point faillir. Il pousse un soupire et enfonce l’enveloppe dans la poche de son mantel, gratifiant avant de quitter la salle, le bougre assoupi, de quelques jurons bien sentis. Prendre son fiel et s’asseoir dessus, un rituel qui s’installe entre les deux orgueilleux.

- Dites à mon Laird de père que son bon à rien de fils s’en va porter parole à travers les terres...lance-t-il, accélérant le pas, il pivote à l’entrée,...s’il s’enquiert de savoir où au juste, dites-lui qu’il le saura bien assez tôt, à n’en pas douter.

Sur ces paroles.

(…)

- Ranald McDonald de ClanRanald - s'annonce-t-il alors que le soleil ne point plus dans les cieux depuis quelques minutes déjà, plusieurs heures de chevauchée l'ont  escagassé, il espère que Georgina accepte de le recevoir, qu'elle s'incommode de furtifs instants de sa présence. Lui donnant , peut-être, l'occasion de lui expliquer les raisons de son absence, déposant par ce biais du baume sur la blessure d'ego qu'elle ne peut souffrir, comme elle lui a si bien affirmé dans son courrier.

Il saura prendre son mal en patience






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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Mar 14 Fév - 20:26



Ranald & Georgina
   I'd love to, but only with you

E
spèce de sale... sale petite ver de terre. Comment ai-je pus être aussi stupide ?! Oh bien que la compagnie de Lady Flora fut fort agréable mais ce n'était pas pour elle que j'avais presque traversé l'Ecosse et ce... ce... ce Rah ! Rien que d'y penser cela m'énerve.

J'étais rentrée il y a plusieurs semaines des Terres MacDonald avec le sentiment très désagréable d'avoir été le pantin de ce petit Laird qui ne l'ai même pas encore. Quand je pense que j'ai failli faire l'impensable avec lui, doux Jésus, heureusement que rien ne s'est produit. Je me signai en songeant au danger dans lequel je m'étais mise. En réalité il m'avait brisé le coeur, car contrairement à ce que l'on pourrait croire, j'en avais un, je dis avais puisqu'il n'est plus. J'avais refusé de pleurer pour cet idiot mais la douleur s'était tapie au creux de mon ventre et lorsque j'en pensais j'entrais dans une sorte hystérie, ayant envie de tout casser. Mais cela sans verser la moindre larme. Il n'en valait certes pas là peine.

« Tu veux que je te brosse les cheveux Georgie ? »

Demanda la petite voix d'Archibald en glissant sa tête dans l'entrebâillement de la porte. Je souris doucement, le laissant faire car je savais qu'il aimait cela et moi aussi finalement.

« My Lady, un Jeune homme, Ranald MacDonald vous attend dans le grand salon » Voici ce que me dit l'un des domestique du château une petite heure plus tard. Mes pommettes devinrent rouge de colère et il me fallut quelques minutes pour répondre d'une voix détachée « Qu'il aille au diable je n'ai nullement le temps de le recevoir maintenant. »

L'homme reparti me laissant seul avec mon petit frère qui pouffait de rire. J'avais décider de ne pas descendre de suite. Je finirais bien par descendre bien entendu je ne vais pas rester cloitrée dans mes appartements, je suis tout de même chez moi ! Mais je comptais le faire attendre plus que de raison.

Le soir venu, après avoir pris un soupé dans ma chambre je décidai de descendre, je savais qu'il était encore là puisque personne ne m'avait informé du contraire. Vêtue du tartan familial et d'une coiffure simple mais charmante je descendais dans le grand salon "calme toi surtout reste impassible comme Père" Songeais-je sur le chemin. J'entrai sans même un regard pour lui.

« J'ai appris que tu souhaitais me voir, qu'est ce que tu veux ! »

Ma fois ce n'était point là les manières d'une dames mais je ne voyais pas en quoi m'encombrer de politesse me serait utile alors qu'il m'a délaissée lors de ma dernière visite. Je n'avais ni le temps ni l'envie de m'attarder.

WILDBIRD

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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Ven 17 Fév - 15:36




Never accept the safe choice
Nor flee risk’s shadowy door






Pourquoi diantre se  comporte-t-elle avec  puerilité ? Songe-t-il, emboîtant le pas du laquais dont les grosses bottes invoquent un vacarme assourdissant lorsqu’elles frappent le sol ;  l’écho se réverbère jusque dans ses tympans, Ranald grimace et porte les yeux sur la lucarne qui laisse péniblement filtrer les rayons de l’astre nocturne. Georgina comme la personnification d’une volonté hargneuse et d’une singularité rare, de celles qu’un chemin ne rencontre peut-être qu’une seule fois au cours d’une existence. « Z’êtes là pour quoi faire, au juste ? » - quémande l’employé qui en profite aussitôt pour se gratter grossièrement la bedaine, l’air curieux inconvenant pour celui qui s’adresse à un fils de Laird. Encore faut-il qu’il existe en ces terres rudes, un quelconque protocole, de quelconques manières…

-  C’est là une question à laquelle je ne suis guère obligé de répondre -  commence le grand brun, d’un ton tranchant, sa voix se radoucit - cela dit, je ne t’en tiendrai pas rigueur, maraud.

Le couloir longé se déverse dans une salle  éclairée par quelques lampes à huiles disposées çà et là, permettant d’accueillir la lumière, à peine suffisante pour distinguer les meubles qui comblent les angles. D’ailleurs, Ranald manque de se cogner contre une chaise. L’attente promet d’être longue, c’est là  la mesure du grief ressenti à son encontre ; à quelle autre torture se montre-t-il si complaisant à subir tous les effets ? Un tel accueille ne peut que laisser à désirer, quant à ce qui se profile – un diner en compagnie du vieux renard Fraser et de ses dégénérés -, cela ne lui inspire rien d’autre qu’une volonté vigoureuse de fuir le fiasco auquel son palpitant – grand traitre-   a décidé de prendre part.

« M’sieur attendra ici que le Laird veuille bien se joindre à lui »

S’il pense qu’il n’a point parcouru toutes ces lieues pour en voir le faciès, il acquiesce d’un mouvement de tête entendu. MacDonald se retient de signer, que le seigneur lui en soit témoin, si cette épreuve n’aboutit à rien, que tout ce qui se trouve entre la terre et les cieux sache qu’on ne l’y reprendra plus. A l’évidence, c’est posséder une foi aveuglante en la nature humaine, surtout, en une donzelle au caractère versatile,  à la plume cynique et acerbe mais aux lèvres pour lesquelles, déjà, il se damnerait sans gêne.

Les minutes s’écoulent, comme les grains d’un sablier, emportées par le temps capon.


(…)


- Sans délicatesse, ni préambule – lance-t-il, se relevant, pour saluer celle qui vient de lui offrir l’occasion inespérée de converser avec celui qui , comme son propre père, admire la fatuité anglaise réputée.

Le sourire ,né sur ses lèvres à la minutes où ses yeux ont croisé  Georgina, s’élargit et demeure, bon gré mal gré. Si sa fierté lui intime l’ordre d’en détester toutes les syllabes, le discours qu’elle lui porte ne lui paraît n’être qu’un reproche déguisé.

Or, si elle lui reproche quoi que ce soit, c’est de bon augure.

- Je pensais avoir droit à beaucoup plus d’égard, n’ai-je pas triomphé à l’exploit de supporter le grandiloquent Simon Fraser ? ironise-t-il. Je n’avais jusque là jamais réussi à lui soutirer plus de trois mots… le souper lui est paru comme épreuve de force:  garder son calme face aux critiques d’une mouvance à laquelle il tient beaucoup, subissant les arguments les plus risibles. Trop de minutes se sont égrainées au cour du repas où il s’est demandé...à quoi bon ? Avant de se rendre à l'évidence, comme il le fait toujours, Georgina revêt la faculté d'un talon d'Achille, instigatrice d'une faiblesse à laquelle il aurait préféré faire faux bond.

- Je suis là, non ? En personne, pour te faire part de mes plus plates excuses...et pour souligner le fait que ta missive ne m'a point découragé, ta verve n'est qu'illusoire, je sais que derrière ton affectation se cache une certaine satisfaction de me voir...
s'il se montre prétentieux, cela relève davantage d'une stratégie de défense que de sottise.

Il effectue deux pas en direction de la jeune femme.













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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Jeu 23 Fév - 13:40



Ranald & Georgina
   I'd love to, but only with you

J
'étais terriblement remontée mais cela cachait principalement une grande blessure. Je pensais qu'il était attaché à moi c'est du moins ce qu'il m'avait laissé entendre dans ses écuries plusieurs mois auparavant, ce baiser échangé et surtout la force qu'il nous avait fallut pour ne point aller plus loin que ce contenter de ce simple échange. Lorsqu'il m'avait proposé de revenir je n'avais pas hésité je lui avais dit oui, je n'aurais pas dû peut-être avait-il pensé que c'était désormais facile et de ce fait plus vraiment intéressant ? Je l'ignore mais en tout cas, bien que la discussion que j'ai eu avec Lady Flora fut fort intéressante et réconfortante, j'étais venue à ses pieds et lui, n'était pas là ! Jamais je ne pourrais pardonner un tel affront je venais d'être humiliée publiquement puisque j'avais rencontré Flora. Il était donc évident lorsque je repris le chemin de Beaufort que Ranald MacDonald ne m'était nullement destiné d'ailleurs pourquoi ai-je imaginé qu'il puisse l'être ? C'est un jacobite ! Il est dangereux de ne point soutenir la couronne par le temps qui courent.

J'étais arrivée, tel un boulet de canon dans la pièce ou Ranald m'attendait depuis plusieurs heures. Un chat face à une souris, la question était qui était le chat et qui était la souris. Actuellement je supposais être le chat mais avec lui, je savais que tout pouvais basculé sans que je ne contrôle rien.

« tu n'en mérites aucune ! » Déclarais-je froidement en croisant les bras devant la grande cheminée qui venait d'être allumée, c'était là notre seule source de lumière. Je lui fit de gros yeux lorsqu'il "insulta" mon cher papa. Souhaitai-t-il vraiment une guerre ouverte !

« Père ne parle que lorsqu'il trouve la conversation digne d'intérêt je suppose que tu as dû te surpasser pour qu'il s'intéresse à toi »

Répondis-je froidement alors qu'il avançait vers moi lentement mais inexorablement et je ne faisais rien pour m'en échapper. Je ne me sentais peut-être point encore assez menacée, voilà où était le piège finalement.

« T'excuser est en effet la moindre des choses tu m'as humiliée ! Mais cela ne change rien je ne souhaite plus de voir ! »

Insistais-je en occultant volontairement la seconde partie de son discoure qui essayait de me faire dire que j'étais heureuse de le voir. Non je ne l'étais pas ou bien si ? Mais quelle importance ?



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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Mar 28 Fév - 1:40




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Que cherche-t-il à quémander auprès d’une mégère des entrevues qui se finissent, la plupart du temps, qu’en des chicanes d’éphèbe ? Certainement la certitude qu’il réclame et qu’il se doit de trouver avant de se lancer dans une accointance qui se transforme petit à petit en attache des plus solides. Georgina en prend les caractéristiques les plus fourbes et devient, à ses yeux d’éconduit, la source de toutes ses fantaisies. Rien ne le décourage à l’instant, pas l’air offusqué qui se délecte de ses traits, ni même les paroles besaigres qu’il essuie avec ce sourire insolent, gravé sur ses lèvres, ses joues et qui ne fait que valoriser la flamme qui brûle dans son regard . Iris contre iris qui se transpercent avec efficience, là, dans cet espace où le seul point de lumière est une cheminée dont le flamboiement enrobe leurs corps ; bien que Ranald sache que la chaleur qui irradie à travers ses fibres n’est en rien résultat du feu dans l’âtre . Il lève les yeux au ciel.

- Le vingt quatrième caractère, Georgie – souffle-t-il, s’il ne perd en rien son entrain, le sérieux s’invite , il s’imisce dans cette conversation qui rappelle la bassesse d’une puérilité qui n’a plus lieu d’être entre eux, puisqu’ils ont échangé bien plus que des mots la dernière fois qu’ils ont été amenés à se côtoyer.

Il esquisse à nouveau deux pas, la brune ne semble pas découragée, sa gestuelle prétend la fermeté lorsque son regard, lui, évoque des paroles que seuls les cœurs sont capables de comprendre. S’il n’agit pas, elle fera de même. Car lorsque deux égos se rencontrent, il est instantanément question de joute et de démonstration ; a-t-il la volonté de poursuivre ces jeux lorsque le temps presse ? Son père parle déjà d’épousailles entre lui et une rombière des Lowlands. Et il sait qu’il ne pourra en aucun cas déroger aux engagements, pour le bien de son clan, gage à cette prospérité recherchée avec tant d’entrain et de vice. Ranald ne connaît que trop bien l’abnégation, même s’il n’en laisse rien paraître...

- Tu ne souhaites plus me voir, pourtant, tu te tiens face à moi, animée d’une fureur que je ne t’ai pas souvent vu démontrer, toi qui préfères la demi mesure. J’eusse espéré que tu finisses par accepter l’inévitable, te rendant à cette évidence , celle là même qui t’escagasse autant…mais il semblerait que tu te complaises dans ta solitude- crache-t-il, d’un ton sirupeux cachant à peine l’amertume qui revient sans cesse se rappeler à son souvenir. Fuir les mélodrames et les complications toutes féminines qui obscurcissent le jugement de l’homme, un objectif qu’il consigne dans une partie de sa mémoire.Mon père avait besoin de moi, mon absence n’était guère intentionnelle, si j’avais pu y déroger, je l’aurais fait avec entrain...hélas, tu sais plus que quiconque ce qu’impliquent les responsabilités – il n’est plus question de se décharger d’un poids, de trouver quiétude, non. Il poursuit, baissant d’un demi ton la portée de ses paroles. Cependant, je ne te demande pas de comprendre, j’imagine que nos différences nous séparent suffisamment pour qu’elles se montrent irréconciliables ?

Patience. Patience, Ranald.
Tout arrive à point à qui sait attendre, cependant, ces mots ne trouvent plus aucun sens lorsqu’il s’agit de confronter une Fraser aussi peu engageante. Par tous les saints, a-t-il déjà démontré autant d’hableries, de volonté à courir après ce qui lui échappe ?
La réponse est surement non, du moins, pas après les charmes d’une dame.

- Ton père connaît mes intentions te concernant – lâche-t-il, croisant les bras sur son torse, la toisant d’un air de défi. Acceptes-les.






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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Mar 7 Mar - 23:33



Ranald & Georgina
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R
ien ne semblait pouvoir le déstabiliser j'avais beau tenter de me montrer cruelle, le repousser, que dis-je le chasser pour ainsi dire (oui car j'était peut être écossaise mais j'étais une écossaise civilisée). Rien n'y faisait il avait toujours son sourire qui semblait balayer la moindre de mes paroles, cela finissait pas me faire perdre confiance en mes capacités pour éconduire un homme -Georgina n'es-tu pas en train de te ramollir ?- Pensais-je alors que le feu dans l'âtre était notre seule source de chaleur et de lumière, surtout de lumière, la lumière était indispensable. Elle nous obligeait à garder la place qui était la nôtre.

« Nous le savons tous les deux que je suis plus orgueilleuse que tous les lairds des Highlands réunis où veux-tu en venir ? »

Ranald avait évoqué le caractère "Des Caractères" qui me correspondait le mieux selon lui, il n'a pas tort je suis bouffi d'orgueil (cela dit j'ai toujours pensé que l'orgueil était un trait de caractère inné chez tous les écossais). Mais le pire, avouons le c'est qu'en plus d'être orgueilleuse, je suis égoïste froide et même méchante et avec tout cela j'arrive pourtant à très bien dormir la nuit. L'Highlander, sûr de lui, avança de deux pas en ma direction alors que je restais de marbre, bien que, mon regard puisse trahir un certain désir. Les yeux sont les fenêtres de l'âme disait-on.

« Je... » Le fils de cochon, il venait de me faire perdre mes moyens, il est assurément devenu le prédateur mais encore une fois, je n'ai pas compris à quel instant nos rôle ont été échangé. Evidemment que j'étais là je ne manquerais une occasion de le voir pour rien au monde. Mais en même temps il est certain que ma solitude me plait. Il était très doué, pour retourner les situations, je devais l'admettre. Son excuse était valable, je voulais éventuellement le croire, bien que dans le fond je soit encore plus blessée qu'il aie préféré obéir à son père qu'il déteste plutôt que de m'accueillir, c'était un coup de pied donné à mon égo et je détestais que l'on s'attaque à la forteresse qu'était celui-ci. « Mmph » Un son que seul un écossais est capable de fait, voulant dire tout et son contraire, idéal lorsque l'on ne souhaite pas donné son avi franc sur une question.

Mais ce qui suivi fit passé mon teint de cire par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et je cru un instant défaillir. IL A FAIT QUOI ?! C'est pour cela qu'il était venu, il est encore plus effronté que je ne l'aurais cru, je pensais qu'il venais platement s'excuser de son comportement totalement inacceptable mais ce rustre n'en avait cure il était allé demander ma main à mon Père et s'il était encore là c'est que mon Père avait dû dire oui ! Non, non il ne me vendrait pas au MacDonald c'est impossible et puis pas s'en m'en parler ! Je déglutis, une partie de mes certitudes venait de s'écrouler dans mon coeur, je n'étais pas si chérie que cela. Je ne répondis pas, pas immédiatement, avant je m'avançai vers la table pour y prendre la bouteille de whisky, me servir et le boire cul-sec. Lui et moi savions que je n'avais pas vraiment le choix. Père était excédé par mes refus successif et je me faisais vieille selon lui. La proposition d'un futur laird ne se refusait pas. Je n'avais pas envie de refuser mais je n'aimais pas être au pied du mur ! Je finis par me retourner et m'approchai de lui, lui donnant mon verre que je n'avais pas fini.

« Pourquoi ? Tu peux trouver plus jeune et plus docile, pourquoi c'est moi que tu veux ? »

Demandais-je d'une voix qui était un mélange de peur, d'excitation de bonheur, de tristesse. Je savais que je me marierais un jour mais je pensais pas comme cela, je ne pensais pas que cela pourrait être par amour...

WILDBIRD

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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Mer 8 Mar - 16:58




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-  Oh, je la vois venir, la dame Fraser de Lovat, engoncée dans son austérité et... cette prétention opulente qui agace ma patience  - crache-t-il, effaré.
Misère.
L’interrogation est légitime, elle revête les atours d’un piège qui risque fortement de se refermer sur lui qu’importe les chemins empruntés. Le résultat brille par sa station, il sera  et restera le même ; sa jactance ne l’aidera pas à s’extirper d’un sol qui déjà s’est transformé en sable mouvant, il s’engouffre, il se débat . Ranald décroise les bras, se passe les mains sur le visage en poussant ce soupire bruyant caractéristique ; il traduit tant de contradictions et peu de certitudes. Il raconte le présent et trémule face à un futur qui se dessine plein d’arcanes. Ce regard  azuré, il y jette l’ancre, s’y installe pour en sonder les profondeurs, des secondes qui murissent en minutes, il affecte le manque d’enthousiasme, irrésolu à lui conter des vers. Va-t-il à nouveau baisser la garde au risque de s’infliger davantage de balafres ? Peut-être que la bonne réponse n’existe guère et qu’elle ne comblera aucune zone d’ombre. Elle lui échappe, comme les raisons qui expliquent son inclination. Qu’y peut-il ? Bieurler ne l’aidera point à éluder le  sérieux d’une scène inéluctable. Pas plus qu’espérer berlurer la dame qui ne cille pas sous son regard, il se fait d’acier et elle, ouverte aux propositions. Mais dans cette voix qu’il entend, le jeune homme reconnaît les oscillations d’une crainte nichée au fond des entrailles et qui s’exprime avec une douleur que l’on combat, ardemment et désespérément. Alors, il esquisse un pivot, réceptionne maladroitement le verre qu’elle lui fourre dans la main, des gouttelettes de whisky se retrouvent projetées sur son faciès, il ne les essuie pas ; elles tracent des sillons résolus le  long de ses joues. Il jette un regard au verre désormais emprisonné dans sa paluche pour le porter à ses lèvres et en boire le contenu. Du moins, ce qu’il en restait ; il finit par le jeter dans l’âtre.

- Ne me demandes pas une telle chose, Fraser.Il existe de grandes chances qu’il n’y survive point ; lui qui ne vit que pour les gouaches dépeignant la réalité masculine et l’opportunité d’être né héritier, démuni, le pouvoir  confère une substantialité qu’il a bien peur de perdre, à l’instant,  lui qui ne saurait se soumettre à la beauté de mots plus romanesques.  Pourtant, ils viennent à son esprit avec aisance, comme l’air se fraye un chemin sûr à travers ses poumons, comme le temps qui perdure et comme le ciel qui se couvre, comme le soleil qui se lève , comme des réalités contre lesquelles il n’est qu’infime; les comparaisons cognent contre les parois de son crâne. Elles pointent en rang, escarpent et creusent, prêtes à détruire le masque d’indolence, fichtre. Sa demande l’offusque, le blesse, lui inflige bien pis que ce qu’il est enclin à admettre. Mâchoires serrées, il finit par entrouvrir ses lèvres pour laisser s’échapper un autre soupire, profond et viorne.
- Amor et melle et felle est fecundissimus ... souffle-t-il,  donnant raison à Plaute, l’amour est effectivement riche en miel et en fiel mais il est comme le raconte également Virgile, triomphant de tout, des discordes, des on-dits, des matins brumeux. De ces maudites trognes de gorets britanniques. Des hésitations. Sans réellement s’en rendre compte, il vient par ces palabres de confesser la nature de ses sentiments, il vient de lui donner cette réponse qu’elle réclame et qui la fait se tenir, là, devant ses yeux. Il se détourne d’elle , récupère la bouteille dont il boit une gorgée, au goulot.

- Cesse donc tes fariboles, tout de suite. Il n’est ni question d’âge, ni question de docilité ; pas dans un tel domaine et je veux que tu le comprennes une bonne fois pour toutes. Dans cette pièce comme dans une autre, mes yeux et mon cœur ne voient que toi. Si c’est là tout ce que tu souhaites entendre...il lui jette un regard par dessus son épaule, avant de se retourner complètement - délectes-toi de ces quelques paroles, Georgina, car ne te sera pas souvent donné le plaisir de les entendre !  - aboie-t-il, comme une menace , peu soucieux que son verbiage soit entendu, peu soucieux de froisser la finesse de tympans certainement habitués à la douceur de ces envahisseurs anglais, auxquels elle compte fleurette constamment. Rage. Cette pensée cavale et fait naître une colère malvenue ; dire que de ses charmes, il soit le seul à ne pas tirer profit. S’il essuie les rabrouades et l’acidité, il en convient qu’il commence furieusement à douter de cette patience qu’il invoque en sa présence. S’il unie son destin au sien, il s’agira là d’une constante, elle sera quotidienne et immuable ; à l’instar de ces sentiments vifs qui mettent à feu et à sang toutes ses fibres. Il le sait, il ne bronche pas. Dieu m’en est témoin, si je m’unis à toi, ce sera à toi et à toi seule.

Pas à une Fraser  de Lovat, des highlands, mais à Georgina.
L'imparfaite.






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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Jeu 9 Mar - 11:18



Ranald & Georgina
   I'd love to, but only with you

M
'appeler par mon patronyme, il n'y avait que lui qui osait le faire et à qui je ne disais rien, ce jeu avait débuté il y a tant d'année que le fait qu'il m'appelle ainsi en privé ne me choquait plus tout comme je l'appelais MacDonald, quoi que pour un homme c'est moins "choquant" si je peux le dire ainsi. Il m'avait presque supplier de ne pas lui demander, pourtant, je l'avais fait, je lui avais demandé des explications et je voulais la vérité. N'oublions pas que le mariage nous engage tout deux jusqu'à la fin de notre vie. Surtout pour nous, qui sommes des gens de la haute société écossaise un divorce serait une tragédie, surtout pour moi, regarde la Campbell qui a quitté mon père, elle se terre comme une paria sur ses terres et n'ose même pas venir voir son fils, son propre fils ! Si je me mariais, je voulais savoir pourquoi je le faisais et s'était à lui de me prouver que c'était l'unique chose à faire maintenant. Il me suppliais de renoncer à ma question, au lieu de cela mes yeux le transpercèrent et je croisai mes bras sur mon buste prouvant ainsi que j'attendais. Par moment j'étais d'une cruauté sans limite, je m'en rendais compte, si bien que je comprenais encore moins pourquoi il voulait partager sa vie avec moi, cela n'avait aucun sens. Après il est vrai, que le seul exemple que j'ai, c'est mon père (en tant qu'homme marié). Le vieux renard les aime jeune, bête et surtout très docile, je ne suis aucun des trois, en sachant cela il est du coup évident que je ne comprenais pas la décision du futur Laird.

Je fermai les yeux à sa confession, mes jambes avaient quelque mal à supporter mon poids. Il s'était détourné pour boire au goulot de la bouteille que j'avais laissé sur la table, réaction des plus prévisibles, selon mon expérience. J'étais restée silencieuse tout au long de sa déclaration, mais j'esquissai un sourire lorsqu'il m'avoua que je ne devais point m'attendre à réentendre cela souvent. Je l'espère bien, s'il devenait mielleux il finirait pas m'ennuyer.

« L'été n'est guère une saison que j'affectionne pour des épousailles il fait bien trop chaud. Quand à l'Automne c'est commun tout comme le printemps... Nous ne sommes guère comme les autre moutons. L'hiver me semble dès lors la saison la plus adaptée »

J'avais laissé un certain temps avant de retrouver ma possibilité aligner des mots pour en faire des phrases. Et de cette manière, j'acceptais sa proposition sans non plus tombé dans le romantisme surfait. Cependant, je dois bien reconnaitre que j'avais le sourire et les yeux brillants, j'étais heureuse. Cet homme avait une capacité incroyable à me faire passé de la haine la plus profonde au plus grand bonheur. Je m'approchais donc pour le faire se retourner.

« Dans de telle circonstance je pense pouvoir t'autoriser à m'embrasser »

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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Sam 11 Mar - 12:32




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Il boit une autre gorgée, celle-ci nettement plus importante car en moins de temps qu’il ne faut pour éternuer, la bouteille de whisky se retrouve vite inutilement emprisonnée dans sa paume, il s’en débarrasse aussitôt. Ranald MacDonald de Clanranald n’est pas un grand poète, hélàs, ses verbiages tiennent davantage de la farce que d’une prose joliment agencée ; Georgina devra s’en contenter, car des causeries telles quelle vient d’entendre seront d’une rareté occulte. Il a passé des heures à discourir, dans ses appartements personnels, à penser vite et de manière efficiente, afin de pouvoir se présenter à sa belle ; muni des arguments de circonstance. Finies les diatribes toutes consacrées à son caractère changeant et à ses petites minauderies qui confrontent occasionnellement tous ses instincts les plus territoriaux. Lorsqu’elle évoque les saisons propices à un quelconque mariage, un sourire se redessine sur ses traits jusque dans son palpitant qui tressaute. Il ne reconnaîtra jamais le contentement qui l’étreint, pas plus qu’il ne reconnaîtrait la sensation d’avoir atteint un but. Parce c’est exactement ce qu’il vient d’accomplir, un périple houleux, sur des chemins escarpés ; il a bravé des tempêtes de ressentiments et des colères pour la plupart guère motivée, de la part de cette jeune femme, éreinté, il peine à croire ce qui vient de se produire. Il sent ses mains sur ses épaules qui l’intiment à se retourner et il le fait pour avoir à nouveau l’occasion d’apprécier le visage qui lui fait face, les yeux  coruscants comme ses lèvres pleines qui se fendent d’un rictus joyeux. Peut-être qu’il n’est point habitué à obtenir gain de cause auprès d’elle, cela influe certainement sur la surprise qui peut encore se lire sur son faciès. Cela influe sur tout et désormais, il s’approprie des droits.- Je crois que ton consentement m’autorise bien des choses – il ne perd guère plus de temps en bavardage ; ses lèvres aussitôt annexent les siennes, avides, elles narrent les heures d’hésitation, immolent les litotes lancées avec si peu de componction. Elles , lèvres, s’offrent la chaleur nécessaire à faire fondre les appréhensions figées dans des blocs de glace, elles brisent les qu’en dira-t-on. Ranald s’autorise à chercher des paumes les galbes licencieux, les fractions de derme invoquant l’imagination ; l’alcool ne le rend pas plus audacieux, pas plus impudent. Il l’a toujours été et le sera probablement toujours. Celui qui lance des œillades mutines et qui rattrape les répliques taquines. La passion s’exprime à travers ses gestes, le torse qu’il plaque contre cette poitrine généreusement offerte ; sa main remonte pour se perdre contre la nuque gracile de la jeune femme, sans que le contact ne soit rompu. Depuis le dernier baiser échangé, il n’a eu de cesse de penser aux prochains, pluriel. De cesse de se dépeindre une vie en tandem, à braver les préjugés. Il se sait à milles lieues du gendre idéal mais il est, à n’en pas douter, profondément attaché à la dryade et à certaines valeurs qui s’inscrivent dans le code du highlander. - Devrait-on réellement attendre l’hiver ? - finit-il par souffler, le nez enfoui dans le cou de la jeune femme. Devraient-ils narguer les moutons, ne peuvent-ils être des leurs ? Pour une fois, diantre, Georgie tente sa pondération avec tant d’expertise. Il  se détache d’elle à regret, armé d’une volonté de garder l’esprit clair ; afin de pouvoir négocier un point qui semble gravé, décidé. - Je ne veux point te mentir, le temps est compté. Mon père insiste pour que j’épouse la fille d’un Laird des Lowlands...je ne sais pas ce qu’il a à prouver à la merde anglaise, lâche-t-il, prenant une inspiration pour calmer ses ardeurs. Seulement, s’il faut que j’avance mes pièces, je dois le faire au plus vite et le mettre au pied du mûr. Tu n’es pas son premier choix mais, tu es le mien et, je crains qu’un mariage en hiver ne joue guère en notre faveur.




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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Mar 14 Mar - 17:29



Ranald & Georgina
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J
amais je n'aurais cru me marier avec un MacDonald (ou un autre d'ailleurs). En réalité personne ne me semblait assez bien pour m'épouser, moi, Lady Georgina Fraser of Lovat, première fille du Laird Simon of Lovat. Il n'étaient jamais assez bien pour une raison simple, ils se confondaient en manière s'adressant à moi avec tous le respect qu'il se devait et au final, cela m'ennuyait. Ranald, lui m'appelait Fraser et n'hésitait jamais à me remettre à ma place ce qui était confortable. J'étais au moins certaine d'épouser un homme qui n'avait ni peur de moi ni de mon Père. Je n'étais pas un trophée pour lui et je le savais, qui voudrait d'un trophée avec un tel caractère de toute façon. Non plus sérieusement, je ne sais pas si je l'aimerais toute ma vie, probablement pas, l'amour n'est pas chose à durer toujours, mais je sais en revanche que même si l'amour s'en va il restera celui qu'il est en ce moment et qu'il continuera à me respecter. Lady Georgina Fraser of Lovat MacDonald of Clanranald, voilà un nom auquel je pourrais m'habituer après un certain temps. De plus, je serais vraiment Lady cette fois, enfin lorsque le vieux MacDonald cassera sa pipe bien entendu, avant cela je devrais me contenter d'être la "future Lady". Cependant, que va-t-il advenir d'Archibald ?! J'étais sa seule famille c'est moi sa soeur, bien qu'il aime Simon, Alex et Sybil ce n'est pas pareil c'est moi qui l'ai élevé. Vivre loin de lui alors qu'il est encore si jeune me parait difficile.

Mes tergiversations mentales furent cependant interrompues, lorsqu'il posa ses lèvres sur les miennes pour entamer un baiser que je pourrais décrire comme passionné. L'une de ses main se perdit   dans ma nuque tendis que l'autre me rapprochai de lui en  se calant en dessous de ma taille. Je n'ai jamais, je me semble embrasser un homme aussi longtemps. Mon coeur battait  à un rythme effréné, jusqu'à ce que nous rompions le lien, tout en restant proche. Il avait définitivement gagné cette bataille mais la guerre dans laquelle il m'entraine, celle du mariage est loin d'être gagnée. Elle commençait d'ailleurs immédiatement puisqu'il ne semblait pas enclin à attendre la saison froide pour nous unir. Mais je dois bien reconnaitre que ses raisons étaient valable.

« Ton père est un imbécile, il ne trouvera pas beaucoup mieux qu'une Fraser qui veut de son fils »

Affirmais-je avec un léger trait d'humour, cela dit je n'aimais pas le vieux MacDonald et il le savait très bien. Je soupirais, mais ne m'éloignait pas pour autant

« Très bien je suppose que nous allons devoir nous marier cette été, sous une chaleur étouffante, tu ne m'épargne vraiment rien ! De plus qu'en est-il d'Archibald. Je ne veux pas le laisser ici à Beaufort il va penser que je l'abandonne. »

Dis-je très sérieusement. J'avais seize ans lorsqu'il est né il aurait très bien pu être mon fils si les circonstances avaient été différentes, je m'en était occuper comme tel d'ailleurs. Pendant longtemps c'était même l'unique personne à qui je montrais un intérêt sincère. Père s'en fiche, il lui rappelle l'échec de sa dernière union. Simon à d'autre chats à fouetter et pas des moindre, il doit apprendre à devenir un homme pour diriger le clan (peine perdu selon moi) Alexander me déteste trop pour songer à veiller sur Archi et Sybil c'est un esprit libre, trop libre même. Il n'avait que moi.


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Dernière édition par Georgina Fraser le Mer 12 Avr - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’d love to, but only with you w/ Lady coeur de pierre   Sam 1 Avr - 19:03




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- Mon père est un homme pondéré – lance-t-il, tout en pensant plutôt : pusillanime. Son paternel représente bien des choses ; il est celui qu’il respecte et qu’il tâche de ne pas point contrarier (avec fort peu de résultats). Il est celui qu’il ne peut offenser, celui qu’il doit honorer. Pour autant, Georgina n’a pas tout à fait raison, Ranald premier du nom apprécie la quiétude et ne recherche que sa proximité, cela en fait-il un imbécile pour autant ? Épouser une donzelle des Lowlands l’aiderait dans sa quête d’amitié avec les anglais et étendrait son influence là où un highlander n’est que menu fretin. Est-ce finalement dénué de sens ? Ranald effectue deux pas en arrière, attrape les mains de la jeune femme dans les siennes. S’il accepte Georgina, il en accepte sa famille, il accepte Archibald et surement tous les dégénérés Fraser qui viendront un jour ou l’autre frapper à sa porte. Il se sait et se sent capable de condescendre à  toutes les conditions qu’elle exprimera. Le mariage est forgé de compromis et malléable, pour peu qu’on le veuille. - D’abord, sache que si l’été sera chaud, tu ne porteras pas ta robe de mariée bien longtemps – malicieux, il lui vole un baiser avant de reprendre son sérieux ; satisfait d’avoir réussi à lui faire changer d’avis. Il tâchera que tout soit mis à la disposition de la jeune femme et que tout soit fait selon ses désirs, du moins, si tant est qu’ils coïncident avec ceux de la Lady MacDonald actuelle, sa mère. Il reprend aussitôt, avec la ferme intention de clarifier les choses, dès l’instant. - Ensuite, pour ce qu’il en est du jeune Archibald, si cela sied à ton père, je n’y vois rien à redire. Il arrivera certainement à se trouver des compagnons de jeux qui en valent la chandelle sur le domaine MacDonald. Il sera apprécié, je te l’assure. Qui sait, peut-être que sa proximité te donnera envie d’enfanter, ou d’essayer jusqu’à ce que le seigneur y consente.  Il reconnaît que la perspective de partager l’amour de sa femme, car elle le deviendra qu’importe ce qui se dressera sur leur chemin, le tarabuste un tantinet. Pour autant, si c’est là une condition sine et qua none pour arriver à ses fins, il abdique. Le vieux renard Fraser n’a pas été facile à convaincre mais, en Écosse, un MacDonald représente une valeur sûre ; malgré les bruits qui courent au sujet de l’homme, Ranald lui reconnaît un certain bon sens. - L’heure est avancée, prendre la route ne serait pas à mon avantage. Compte-tu me mettre à la porte ou ...je partirais à l’aube – il n’ose pas espérer qu’elle l’accueille dans ses appartements, il sait que cela ferait jaser. Il n’a aucune intention d’offrir aux maritornes l’opportunité d’atteindre la colombe avec leur bave. - La route m’a éreinté, je n’ai pas fermé l’oeil depuis plusieurs jours. Maintenant que sa demande est faite et acceptée, il peut être serein.






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