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 Je suis prest [Jacobites rp]

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MessageSujet: Je suis prest [Jacobites rp]   Sam 4 Mar - 21:10


caoihme

ft. jacobites

chapitre 1
Je suis sur les terres des Douglas depuis deux semaines, durant ce séjour, j'ai pu converser avec Agnès, une de mes proches amies ainsi que son plus jeune frère, James. En revanche, je n'ai pas pu voir le frère aîné de mon amie et l'épouse de ce dernier.
Je pense à ces derniers moments pendant que les servantes me coiffe. Après qu'elles m'aient coiffé, je me regarde dans le miroir. Je me trouve jolie. Je m'admire un instant. Puis, je me lève, il est temps pour moi de rejoindre mon amie Agnès ainsi que son frère James.


Caoihme – Vous êtes magnifique Agnès lui dis-je après avoir vu mon amie. Je souris à son frère James.

Par la suite, après des échanges entre les Douglas, les invités arrivent. Il s'agit surtout des partisans de la cause jacobite. Je me demande s'ils sont tous liés à Agnès mais je n'ose pas lui demander. Puis, après avoir salué nos invités et retrouvé nos proches. Parmi eux, je retrouve avec plaisir mon frère ainsi que ma belle-soeur. De plus, je revois également mes relations amicales. Je suis heureuse de les retrouver et de partager un moment avec eux.
Ensuite, quelques instants après que les derniers invités soient arrivés, Agnès nous fait entrer dans la salle à manger.  Ce salle est vaste, on peut voir que plusieurs tables blanches sont dressées. Les invités se placent selon les affinités mais également leurs liens sociales.
Pour ma part, je suis placée à la table de mon frère, ma belle-soeur ainsi que notre famille mais également des Mackenzie et MacDonald. Ainsi, j'ai le plaisir d'être avec mes amies les plus proches ainsi que mon frère.
En ce qui concerne, les autres convives, ils se placent à des tables près la mienne. Pour les Douglas, ils sont avec les MacKintosh ou plutôt seulement les membres imminents de cette famille dont Moria et son frère.
Pourquoi cette réunion d'Écossais ? Un mariage se prépare ou un complot ? Mystère. Par la suite, Agnès se lève. Elle prononce un discours.



caoihme ❧ je suis prest
(c) black.pineapple


HJ :
Le premier tour est lancé, dans ce dernier, après qu'Agnès ait fait son discours, les convives peuvent parler entre eux. Vous pouvez également répondre plusieurs fois dans ce premier tour.
Seulement pour ce tour, Agnès Douglas sera la suivante après mon post.
Pour toutes questions, envoyez moi un mp.
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Jeu 9 Mar - 23:47

Juin 1742, Agnès était enfin prête. Elle avait envoyé plusieurs missives invitant ses amis et ceux qu’elle savait comme étant Jacobite à la rejoindre dans le château de Bothwell. Agnès se prépara pour recevoir ses amis jacobites. Elle passa une magnifique robe rouge et remonta ses cheveux. Au-delà de ce qui allait se tramait entre ses murs, Agnès allait devoir donner une réponse au frère aîné de sa meilleure amie. Elle lui avait promis et la brune avait bien l’intention de tenir sa promesse. Elle se regarda une dernière fois dans son miroir et se dirigea vers le salon où elle amènerait bientôt tous ses invités. Elle vérifia que tout était en place et sortit de la pièce un petit sourire aux lèvres. Puis elle alla rejoindre son frère James et l’aida à se préparer lui aussi. Elle l’embrassa sur la joue, fière de le compter parmi les membres dévoués à la cause. Evidemment, son second frère les rejoindrait un peu plus tard. En attendant, elle fut vite rejointe dans un premier salon par Caoimhe Abercromby. Son amie était présente au château depuis deux semaines. Agnès en était ravie, surtout que cela permettait à son jeune frère de voir un peu plus celle qui faisait chavirer son cœur. Car si Lady Douglas restait incertaine sur sa décision, elle avait bien remarqué la façon dont son frère James regardait Lady Abercromby. « Merci, vous êtes ravissante vous aussi mon amie. » répondit Agnès en souriant.

James sourit à Caoimhe et Agnès les laissa un instant pour aller accueillir le reste de ses invités. Elle fut enchantée de voir que beaucoup d’entre eux avaient répondu à son appel. Il y avait des membres du clan MacKenzie, mais aussi Claire Farquharson ainsi que Magnus et une autre femme du clan. Il y avait Kenneth MacGregor, le frère et la belle-sœur de Caoimhe évidemment, ce qui toucha profondément Agnès. Des membres des clans MacDonald, Sinclair et Fraser étaient aussi présents. Tant de visage, connus de près ou d’un peu plus loin, mais ce qui était certains, c’étaient qu’ils adhéraient tous à la case, leur cause, celle d’une Ecosse libre et indépendante fasse à l’Angleterre. Et plus que tout, Agnès y retrouva Moira, sa meilleure amie, accompagnée de son frère et de l’ancienne femme de Laird qu’était Deirdre Admanson.

Lady Douglas prit grand soin de saluer chaque personne individuellement au fur et à mesure que les invités franchissaient le seuil de sa demeure. Et lorsque tous furent arrivés, elle les invita à passer dans le salon dont elle avait elle-même supervisé la décoration. Chacun était placé autour de plusieurs table selon leur affinité de clan et personnel bien sûr. Ce fut ainsi qu’elle retrouva à sa table son frère James, sa meilleure amie, Moira ainsi que son frère à qui elle adressa un chaleureux regard. Elle regrettait simplement l’absence pour le moment de George. Un serviteur venait de la prévenir qu’il serait en retard, retenu par quelques affaires. Agnès regarda tout le monde et se leva. Elle ajusta les plis de sa robe et inspira profondément.

« Mes chers amis, des Lowlands et des Highlands, je suis très heureuse et infiniment touchée de vous voir tous réunis en ce château. Ce dîner, je l’ai voulu convivial et surtout, je souhaitai vous réunir tous ici, parce que nous sommes tous liés par une même conviction. Mais cela, est un sujet que nous aborderons très bientôt. Je voulais aussi… » Agnès s’interrompit un instant et posa son regard dans celui de son frère, puis de Moira et enfin d’Alistair. « Je voulais aussi profiter de ce rassemblement pour vous annoncer, à vous et à Ser Alistair MacKintosh une décision importante. » Agnès se tut une seconde fois.

« Chacun, ou du moins beaucoup d’entre vous sont au courant de mes fiançailles avortées avec Robert Bruce et de sa mort plus que tragique. Longtemps, je me suis refusée à chercher époux ou à accorder une quelconque intention à quelques propositions, soutenues dans cela par mes parents. Et bien je vous annonce que ce temps est révolu. »

Elle sourit à Moira et reprit d’un ton plus léger. « Mais nous aurons tout notre temps pour en reparler. Pour l’heure, que le festin commence, puisque nous sommes là, avant tout pour cela, non ! » lança Agnès d’un ton des plus joyeux. Et comme si quelques servantes n’attendaient que cela depuis quelques minutes déjà, des plats commencèrent à affluer en direction de la table. Agnès se rassit et soupira de contentement.

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Lun 13 Mar - 18:52



Mini-event : Je suis Prest




Heureusement que le Laird et son épouse étaient absents depuis quelques jours, pensa tout de suite Frances lorsqu’elle reçu la missive d’Agnès Douglas l’invitant au château de Bothwell. Les deux jeunes femmes ne se connaissaient pas vraiment, mais il était inutile de bien se connaître pour savoir ce que cette invitation signifiée. D’habitude c’était son petit-frère Nicholas qui allait aux réunions jacobites et qui était extrêmement militant et sur le terrain pour la cause. Mais c’était la première missive depuis sa mort et celle-ci lui était adressée à elle et non pas à Ronald comme elle l’aurait pensé. Rien n’empêchait de refuser l’invitation ou de ne tout simplement pas y aller. Redoutait-elle d’y aller ? Commençait-elle à perdre foi en leur cause ? Doublement non. Néanmoins, Frances n’était pas aussi active que Nicholas, elle était plutôt dans l’ombre, comme beaucoup de ladies étant pour la cause. Peut-être à tord. Frances affirma sa venue. Ainsi, elle verrait d’elle-même, de ses propres yeux ce à quoi son frère avait en partie vécu. Puis tant qu’ils –la famille- n’auraient pas réussit à convaincre leur frère et laird Kenneth de changer de bord politiquement, il était plus sûr d’être au plus près des jacobites pour connaître leur prochain mouvement. Ce serait alors plus simple de protéger sa famille, enfin lorsqu’on savait…

Bref. Frances se rendit donc en terres Douglas sans encombre vêtu d’une robe pourpre aux fils d’or. A sa grande surprise, beaucoup de convives étaient déjà présents et de plusieurs clans, dont certaines personnes assez importantes dont elle n’aurait pas soupçonné leur présence ici. Frances les salua, remercia leur hôtesse de son invitation et comme tout bon invité, suivit cette dernière lorsqu’il fut l’heure d’entrer dans le salon.

Frances fut rassurée de se voir installer à la table où se trouvait les personnes qu’elle connaissait le plus parmi tous les invités présents, qui sont proches d’elle, que se soit par lien amical ou presque familial. Si Kenneth venait à apprendre sa présence ici… Frances ferma les yeux, se refusant à y penser même si elle reconnu bien d’autres visages de son clan, mais aucun n’oserait dire quoique se soit sous peine de retombées. Kenneth n’aurait probablement pas compris son besoin de venir. Il aurait prit cela comme étant un énième acte de rébellion et de dispute entre eux deux, mais ce n’était pas que ça. Enfin, ce ne serait pas faux, mais ce ne serait pas non plus totalement la vraie raison de sa présence à cette réunion non plus. Puis, à voir si cette fois ils apprenaient le prochain mouvement jacobite. Hors de question d’être de nouveau tous pris par surprise et être mis en danger comme cela s’était avéré être le cas lors du Bal d’Edimbourg et s’en avoir obtenu aucun résultat par-dessus le marché. D’ailleurs, peut-être qu’elle en apprendrait plus sur les commanditeurs de cet acte ? Qui sait. Pour le moment, Frances écouta la prise de parole de Lady Douglas, mais tout ce qui concernait leur cause semblerait venir que plus tard. En tout cas, si leur hôtesse était heureuse de ce nouveau revirement de situation concernant sa main, Frances en était contente pour elle. Elle savait que trop bien ce que toute lady redoutait, elle-même pourrait y avoir droit un jour… M’enfin, il était temps de déguster les victuailles fraîchement servis ! Assise à la même table que son amie Caoimhe, de son frère Fergus ainsi que d’autres invités qui étaient également présents lors du mariage de Janet Fraser avec ce dernier, Frances engagea doucement la conversation.

« Comment allez-vous tous depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? Les premiers jours de vie de jeunes mariés sont-ils aussi agréables et hors du temps qu’on le prétend ? »

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 14 Mar - 18:58

Je suis prest
Les Jacobites
Je crois qu'on a tous en nous un petit espace qui n'appartient qu'å nous, comme une forteresse, notre refuge le plus intime. C'est peut-être notre âme, cette chose qui fait qu'on est soi-même et personne d'autre. C'est un endroit qu'on ne montre à personne, sauf parfois à quelqu'un qu'on aime beaucoup. Diana Gabaldon

   
Bien qu’elle soit très attachée aux terres du clan Sinclair, Rosslyn suivait toujours son époux lors de ses déplacements. Édimbourg l’avait accueilli il y a quelques semaines de cela, pour la visite des princes anglais et maintenant, c’était sur les terres de Douglas que son mari avait été missionné pour quelques jours de vérification auprès d’une garnison anglaise. Son époux était un homme toujours avide de faire son devoir et Rosslyn savait que servir l’armée anglaise ne lui plaisait guère, mais il n’avait pas le choix. Militaire et trahison ne faisaient pas bon ménage et John Sinclair savait que même en étant militaire pour le roi George, il pouvait soutenir une cause qui n’était pas perdue à ses yeux.
Ils étaient sur les terres de Douglas depuis quelques jours, quand la jeune femme reçut une invitation de la part du clan. Invitation mystérieuse, mais dont Rosslyn comprit rapidement le motif, puisqu’un code secret se cachait dans le message. Cette invitation avait pour but de réunir les partisans jacobites et d’organiser les prochaines mises en œuvre.
Sur son propre cheval, la jeune femme traversait avec deux serviteurs, une dame de compagnie et un garde, les terres de Douglas pour se rendre dans leur château. Aussitôt la visite terminée, elle repartirait, n’ayant guère le temps de se reposer pour de nobles réjouissances. Les tours de château de Bothwell surplombaient les verts pâturages, quand la jeune femme lança son cheval au galop pour arriver plus rapidement. Une fois arrivée, leurs chevaux furent tout de suite pris en charge par des écuyers et lady Sinclair fut accueillie par la maîtresse des lieux, Lady Agnès Douglas.

« Lady Douglas, c’est un plaisir d’être reçu dans votre demeure. » Disait-elle tout en souriant. « J’espère que ma tenue ne vous offensera pas, mais je n’ai guère eu le temps de me changer, étant venue à cheval. » Sa tenue n’était guère appropriée pour un repas, en effet, elle portait une robe de cavalière dont le haut était de couleur rouge et or et le bas était formé d’une jupe couleur lin. Rosslyn ne fut pas dérangée par sa tenue, surtout en voyant la superbe robe de la maîtresse des lieux. Après tous les lieux qu’elle avait visités à travers le monde, il y avait bien longtemps qu’elle se moquait de sa tenue en société. Après avoir salué lady Douglas, elle se dirigea vers les autres invités, puis tous se retrouvèrent dans la salle à manger où la maîtresse des lieux fit un discours. Après les formules de politesses de rigueur, lady Douglas parla d’une nouvelle importante et rappela la mort de son fiancé Robert Bruce. Puis, elle garda le mystère et annonça le festin. Rosslyn, après des heures de cheval, était bien heureuse de pouvoir satisfaire sa faim et elle commença à déguster les plats qui affluaient devant elle.
Après quelques bouchées qui rassasièrent tout de suite son estomac, la jeune femme regardait un à un les invités. Elle ne connaissait pas beaucoup de monde, puisque pendant dix ans elle avait vécu à l’étranger et que depuis son retour il y a deux ans de cela, elle avait surtout passé du temps chez les Sinclair ou de nouveau sur les routes à suivre son mari. Cependant, la lady n’avait pas perdu son temps, puisqu’elle écrivait très régulièrement des pamphlets pro-jacobites, tout en les signant anonymement pour ne jamais être découverte. Ses mots étaient ses principales armes pour œuvrer contre l’ennemi.

Tenue de Rosslyn.
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 14 Mar - 21:51

Magnus avait reçu une invitation personnelle à cette réunion organisée pour la cause jacobite sur les terres Douglas, au château de Bothwell. Oui, personnelle. Qui aurait cru que le batard de la famille Farquharson se forgerait de lui-même son importance ? Certainement pas Fiona, la matriarche de la famille, et cela devait la faire enrageait au plus haut point, pour le plus grand plaisir de jeune homme.

Il affirma sa venue en répondant à la lettre de son écriture quelque peu irrégulière. Il n’avait appris à écrire qu’à l’adolescence, il était donc beaucoup moins à l’aise avec les mots et les lettres que le reste de la fratrie. Il avait , peu de temps après, pris la route vers le Sud du pays avec un peu d’avance, pour la simple et bonne raison qu’il ne voulait pas se coltiner la présence du laird et de son épouse, si ceux-ci décidaient de participer, durant tout le trajet. Il ne regrettait pas du tout sa décision si ce n’est lorsqu’il pensait à Francis qui ne devrait pas être des plus enjoués à l’idée de devoir faire la conversation à Claire et supporter John durant le trajet. Il le plaignait un peu. En tant que batard, Magnus avait peut être une chance que Francis n’avait pas, une certaine liberté.

Après une longue année de captivité en Angleterre, le batard du clan Farquharson en avait profité pour redécouvrir l’Ecosse comme il ne l’avait jamais fait. Sur la route, il en avait profité pour découvrir le plaisir des jeux d’argents, profiter de la chaleur des femmes du sud du pays et s’offrir l’une ou l’autre chasse en solitaire. En vérité, toutes ces activités avaient aussi pour but d’éloigner de ses pensées le conflit intérieur auquel il devait faire face.

Magnus n’était arrivé qu’avec deux-trois jours d’avances, beaucoup moins que ce qu’il avait imaginé.  Le jeune homme avait en fait allongé son périple du côté d’Inverness après sa rencontre, ou plutôt ses retrouvailles, avec une belle rousse du nom de Laoghaire Sinclair. Devant l’échec de celle-ci à trouver un travail décent, Magnus évaluait avec sérieux la possibilité de la ramener au clan sur la route du retour, ne pouvant se résoudre à la laisser mener une vie misérable dans les bas quartiers d’Inverness.

Le jour venu, en présence des autres invités, dans la grande salle à manger d’Agnès Douglas, il se demandait si Laoghaire allait bien, regrettant de ne pas être là pour la protéger des dangers du monde d’ici bas. Le batard chanceux, comme on l’appellait, avait immédiatement remarqué la présence du clan Abercomby à la réunion. Il se doutait que Caoihme serait là et lui adressa un léger sourire en arrivant. Par deux fois, il l’avait secourue, au grand déplaisir de son frère, assis à ses côtés. Le laird du clan Abercomby, récemment marié à une belle jeune femme aux cheveux noirs qui n’était pas sans rappeler à Magnus la beauté de sa propre mère, appréciait autant le batard Farquharson que Fiona elle-même, le percevant comme un menteur invétéré. Magnus remarqua que ce cher Fergus le foudroyait du regard alors qu’il souriait à Caoihme. Il se contenta d’incliner la tête poliment envers le dit laird, et de regarder ensuite ailleurs. En retrait, il attendit, avant de s’installer, l’arrivée de son propre clan. Sans réfléchir, c’est au côté de Francis qu’il préféra prendre place lorsque le crème de la crème du clan daigna enfin se montrer. Francis avait cet air presque habituel de colère interne. Magnus n'aurait su dire si cela signifiait que le voyage c'était mal passé ou si cela était simplement du à la haine permanente de son demi-frère à l'égard de bons nombres de concepts et de personnes. Une fois tout les invités installés, la maitresse de maison fit une annonce mystérieuse qui n’étonna en rien Magnus, ayant une idée précise de ce dont il s’agissait vu leur discussion lors des feux de Belltain. Les plats se mirent à affluer, après que le reste de l’assemblée aient applaudi le discours d’ouverture de cette réunion.

Magnus commença à manger sans avoir pris la parole. Il connaissait sa place. Il n’était que le batard, n’est ce pas ? Il n’avait pas à parler sans qu’on ne lui demande son avis ou qu’on engage la conversation à son égard. C’était la première fois, à vrai dire, qu’il était invité à un événement diplomatique comme celui-ci, la première fois qu’il devenait acteur et non spectateur indirect des échanges politiques. Il préférait se faire discret pour commencer.

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    When I came back from England, I had a strange though walking through Invercauld's doors. « Anyway», I though « It is still good to be home». Was it ? Surprised by my own thinkings, I've asked myself. « Is Invercauld my home ? I've never felt at home in Invercauld, have I ? »
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mer 15 Mar - 15:21


Je suis prest

 Grizel fixait encore la lettre qu’elle avait reçue, étonnée d’être invitée sur les terres des Douglas. Cela lui semblait encore étrange. Elle ne comprenait pas vraiment, ne se sentant pas à sa place à ce genre de réunion, bien qu’elle ne sache pas exactement de quoi il s’agissait. Elle n’était qu’une fille de bas étage, une traînée, et pourtant voilà qu’elle était invitée à cet événement. Elle se prépara du mieux qu’elle le pouvait, s’apprêtant au maximum avec ses pauvres vêtements.

Quand elle fut enfin prête, c’est avec timidité qu’elle se rendit sur place. Elle se sentait de trop. Elle ne connaissait pas tout le monde mais parmi les personnes qu’elle connaissait, Grizel reconnut de nombreux jacobites. Tout cela commençait à prendre un sens pour elle bien que cela reste flou. Sans doute avait-elle été invitée au vue de son allégeance. Elle n’avait pas l’impression d’être si connue que cela pour ses opinions politiques. Après tout, qui pouvait bien écouter l’avis d’une fille de joie ? Au milieu de toutes ces personnes politiquement influentes, elle avait l’impression d’être inutile.

La rousse adressa quelques sourires polis aux personnes qu’elle connaissait. Elle écouta avec attention le discours d’Agnès Douglas, elle ne voyait pas trop où cela allait en venir. Personnellement, elle savait que les fiançailles de la jeune femme avait été avortée pour cause de décès du fiancé. Mais elle ne voyait pas l’intérêt de réunir la moitié de l’Ecosse pour annoncer ses nouvelles fiançailles. Sans doute était-ce à cause de son éducation loin des châteaux des lairds de n’importe quel clan.

Alors qu’elle prenait timidement place, elle réalisa qu’avec tout ces jacobites autour d’elle, elle risquait de croiser Claire ou Francis Farquharson. Elle aimait autant éviter de se retrouver face à eux alors qu’elle s’était mise dans un situation délicate avec la première et que le deuxième semblait sans cesse chercher quelque chose pour l’impressionner. Décidant de se faire encore plus discrète, elle s’installa au bout d’une table. Ses yeux se posèrent ensuite sur Magnus et un profond sentiments de frustration mais également de soulagement monta en elle. Elle n’avait cessé d’entendre parler de son retour et avait attendu en vain qu’il vienne la voir. Elle lui en voulait et après s’être décidée à ne pas aller voir, ce n’était ni le moment, ni l’endroit, elle se reconcentra sur son assiette. Si on ne venait pas lui parler, elle ne dirait rien à personne, les gens présents étaient à son goût bien trop impressionnants.

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Dim 19 Mar - 12:19

Je suis prest

Les Jacobites

Lorsque Charlotte avait reçu cette mystérieuse missive, elle était déjà sur les terres du clan Fraser. Cela faisait déjà une semaine qu'elle y était et se sentait malheureuse comme jamais. Elle qui avait eu l'habitude des fêtes de son propre clan, d'être la petite lumière de l'obscurité se plongeait dans celle-ci avec les Fraser. Son futur époux n'avait pas fait le premier pas pour la rencontrer et en fait, ils n'avaient même pas échangé deux mots. Déprimée au plus haut point, Charlotte n'avait même pas touché au piano qui trônait fièrement dans une des salles principales. Elle avait gardé le sourire malgré tout pour la façade et essayait d'être de bonne humeur, mais elle n'aimait pas cette ambiance. Tout ce qu'elle voulait, c'était redevenir cette insouciante adolescente, mais elle ne pouvait pas. Plus le mariage approchait, plus elle devenait terriblement nerveuse.

Prétextant donc qu'un artiste avait besoin d'un avis près du château de Bothwell, elle avait pris un cheval et une bourse remplie d'argent au cas où elle en aurait besoin et chevaucha profitant du sentiment de liberté qui commençait à se répandre en elle comme des millions de graines. Elle se sentait revivre. Elle s'arrêta plusieurs fois pour manger et dormir, mais arriva dans les temps. Bien sûr, elle ne vint pas en habit de cavalerie préférant arriver avec l'une de ses plus belles robes. Celle-ci était rose pâle et un peu bouffante. Elle arriva donc au château de Bothwell avec un énorme sourire sur le visage, elle était enfin redevenue elle-même prête à mettre sa bonne humeur pour servir la cause. Charlotte déteste les Anglais et voulait à tout prix que l'Écosse retrouve sa souveraineté. Elle s'avança dans l'immense salle à manger et croisa le regard d'une de ses nombreuses cousines.

Elle lui adressa un léger sourire rempli d'innocence et se tourna vers son hôte. Elle lui adressa un grand sourire « Lady Douglas, c'est un grand honneur d'être ici avec vous.» Lui dit-elle avec un sincérité non feinte. Elle croisa aussi le regard de plusieurs personnes qu'elle ne connaissait que de noms. Elle adressa un autre sourire à une petite rouquine timide au fond de la salle et se tourna enfin vers sa cousine. Elle s'avança vers elle avec une grâce et une élégance peu commune qui détonnait avec son allure de jeune fille. Voir une Sinclair lui réchauffait le cœur d'une manière peu commune, c'était comme se retrouver à la maison encore une fois « Rosslyn, comment se porte le clan ? Regrette-t-on mon départ lors des fêtes ?»

Charlotte a toujours été une grande fêtarde, n'hésitant pas à jouer du piano d'un air endiablé pour le plus grand plaisir de ses auditeurs. Lorsqu'elle ne jouait pas lors des fêtes, elle dansait et riait buvant parfois jusqu'à ivresse. Elle ravissait tout le monde par sa simple présence. Elle regardait sa chère cousine avec un sourire amusé, Charlotte avait peur que ce si beau sourire vacille en un sourire nostalgique et triste. Comme sa terre natale lui manquait terriblement, elle en avait mal au cœur rien que d'y penser.

( c'est la robe qu'elle porte qui est sur le gif.)
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Dim 19 Mar - 14:17



Dh'aindeoin có theireadhe
   Jacobites


Lorsqu’on lui fit part de la missive d’Agnès Douglas et du point de ralliement situé au château de Bothwell, Ranald avait considéré l’idée d’y faire faux-bond. Il n’était pas féru des réunions jacobites sous couvert de mondanité prosaïques car il le savait, cette invitation n’était pas anodine. Connor avait ri, il lui avait arraché la lettre des mains pour aussitôt y poser le regard et narguer les lettres qui y étaient couchées. « Tu m’y emmènes, l’ami ou comptes-tu t’y soustraire ? » -  loin de lui l’idée d’y emmener l’énergumène, bourru et irrévérencieux, il n’était guère enclin à lui offrir une occasion d’agacer ses nerfs. « C’est déconcertant, je me demande en quoi consisteront toutes ces frivolités, il faut que je pèse le pour et le contre et que j’étudie la liste des invités, avant » - s’entendit-il avancer, reprenant le bout de papier des mains de son acolyte pour le fourrer aussitôt dans la poche de son veston. « Encore une escobarderie de ta part, Ranald, tu n’es vraiment qu’un ... » - le grand brun plissa les paupières et plastronna, attendant  ce qui allait sortir de la bouche de cet indécrottable sacripant. « Oh je te vois venir, je vais donc m’abstenir de tout propos désobligeant » - remarqua le blond, ce qui ne manqua pas d’adjurer le rire de son camarade. Ils quittèrent la demeure MacDonald pour pister à travers les terres en quête d’aventures. (…) Il lui fallu quelques jours pour prendre connaissance de ladite liste des invités et appréhender, dans leur globalité, l’étendue de l’évènement et les enjeux qui y étaient enchâssés ; appréciant l’importance de sa présence en ce lieu là. Il y avait, à son avis, bon nombre de ficelles à tirer. S’il s’y prenait correctement, il serait capable d’amener le cortège à embrasser une cohésion qui souvent, au vu des caractères changeants tout comme les allégeances, se retrouvaient toujours embourbés dans des discussions vives aux allures de controverses. Certains n’adhéraient à la cause que pour le paraître et d’autres aboyaient bien plus souvent qu’ils ne mordaient réellement. Ranald, lui, électron libre MacDonald se dressait contre son propre paternel pour défendre une cause qui écartelait l’Écosse. Il savait l’entreprise ardue, le chemin incrusté d’embuches. Atteindre l’entente ne se ferait que par la mise au défi ; certains prétendus guerriers se comportaient comme des pucelles. Lorsqu’il foula le sol Douglas, il affichait une moue sceptique et l’enthousiasme d’un chiourme. « Il paraît qu’on va y faire bonne chière » - évidemment, il avait embarqué Connor – et supporté ses jérémiades tout le long du trajet ; malgré la chaleur et sa patience fortement éreintée. « Il paraît, à ce que je vois, il n’y a que ta panse qui t’importe » - comme ce fameux soir, au château d’Holyrood, qui n’avait été qu’un énième désastre, qu’une énième preuve de désunion. Il accéléra le pas, fin prêt à s’immerger dans cette mare de partisans. Comme il s’y attendait, les Douglas n’y étaient pas allés dans la demi mesure, comme la plupart du temps, ravissants leurs invités – un moyen comme un autre d’attirer leur faveur. Dans la salle, il aperçut les Abercromby, toujours au rendez-vous, notamment Caoimhe qu’il avait investi d’une mission la dernière fois qu’il avait eu l’occasion de la voir ; il vit Frances MacKenzie  amie de sa chère cousine Flora, dont le souvenir du départ encore vif dans sa mémoire intima une intense envie d’hurler plein poumons. Le dessus du panier était présent. Il se demanda si un MacKintosh oserait débarquer et si c’était le cas, quel pouvait être le désir caché, eux qui étaient connus pour leur côté teigneux et expansionniste. Il ravala le dégoût et salua ,de concert avec Connor, leurs hôtes. Cela fut fait de manière expéditive. Suivit un discours sentimentaliste de la part d’Agnès Douglas qui permit d’ouvrir les festivités. Il s’installa à table, l’emplacement lui étant destiné lui parut opportun, Connor en fit de même. « Je ne sais pas vous mais moi, j’ai la sensation que cet étalage cache une intention plus complexe qu’offrir de quoi gargoter, de mon avis, nous allons certainement alimenter plus que de simples conversations » - lança-t-il, à la cantonade.
WILDBIRD


Dernière édition par Ranald MacDonald le Sam 8 Avr - 12:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Dim 19 Mar - 14:43

Je suis prest
Moira & Jacobite
Do you hear the people sing?  Singing a song of angry men? It is the music of a people who will not be slaves again! When the beating of your heart echoes the beating of the drums. There is a life about to start when tomorrow comes!

Que personne ne l'oublie. Elle a beau être aveugle, elle reste un MacKintosh. Elle est écossaise. Elle est jacobite. Elle fera tout pour protéger ses terres. Ce fut avec cette résolution que Moira monta à cheval prise en selle par son frère aîné, Alistair.

Il y a quelques jours, alors qu'elle écoutait avec un ravissement non dissimulé sa servante jouer du piano, des bruits de course s'étaient fait entendre dans les couloirs menant à ses appartements. A peine quelques secondes plus tard, la porte avait été presque défoncée laissant paraitre son frère, une lettre à la main. Il lui annonça que Agnès Douglas - meilleure amie pour une, promise pour l'autre - les avaient invité pour parler du futur de l'Ecosse et de l'invasion anglaise. C'est ainsi qu'en ce beau et chaud mois de Juin 1742, Moira et Alistair MacKintosh avaient été invités en terre Douglas. Elle apprit, avec joie, que Deidre Adamson, sa cousine par alliance et veuve de l'ancien Laird MacKintosh, serait aussi de la partie.

A peine arrivés, ils furent installés dans leurs appartements. Quelques jours plus tard, le jour de la réunion fut arrivé et Moira laissait les servantes l'apprêter. On vint les chercher et ils furent introduits auprès d'Agnès qui les salua.
Quand tous furent installés, Agnès commença son discours. « Mes chers amis, des Lowlands et des Highlands, je suis très heureuse et infiniment touchée de vous voir tous réunis en ce château. Ce dîner, je l’ai voulu convivial et surtout, je souhaitai vous réunir tous ici, parce que nous sommes tous liés par une même conviction. Mais cela, est un sujet que nous aborderons très bientôt. Je voulais aussi… » Moira entendu un blanc, signe que son amie prenait son temps et laissait une part de mystère. « Je voulais aussi profiter de ce rassemblement pour vous annoncer, à vous et à Ser Alistair MacKintosh une décision importante. » Moira sourit et, à ses côtés, elle senti son frère se tendre. Mais ce n'était pas celle où il était mal à l'aise vis-à-vis de quelque chose comme quand il apprenait une de ses envies soudaines de voyage. Elle n'en doutait point: il devait être en train de sourire.« Chacun, ou du moins beaucoup d’entre vous sont au courant de mes fiançailles avortées avec Robert Bruce et de sa mort plus que tragique. Longtemps, je me suis refusée à chercher époux ou à accorder une quelconque intention à quelques propositions, soutenues dans cela par mes parents. Et bien je vous annonce que ce temps est révolu. » Ces mots finirent de dissiper les doutes dans l'esprit de Moira. Agnès allait certainement accepter, au cours de ce dîner entre jacobites, d'épouser son frère, Alistair. Bientôt, elles ne seraient plus seulement amies mais sœurs liées par les liens du mariage. Moira sourit, se doutant de répondre à celui d'Agnès. « Mais nous aurons tout notre temps pour en reparler. Pour l’heure, que le festin commence, puisque nous sommes là, avant tout pour cela, non ! »
Bientôt, sous l'impulsion de la maîtresse de soirée, les plats et les boissons arrivèrent à table sous le ballet des serviteurs de la maison Douglas. Moira se servit du cidre et entama une conversation avec Agnès: mon amie...Votre discours était très réussi. Toutes mes félicitations!
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 28 Mar - 19:40

Je suis prest
Les Jacobites
Juin 1742

Une boule s'est formée dans le ventre d'Alistair dès lors que sa sœur et lui ont quittés leurs terres. Le voyage est une véritable torture morale ; un supplice qu'il combat seul, perdu dans un mutisme profond. Le brun n'a aucune idée de la tournure que peuvent prendre les choses. Quelle sera la décision d'Agnès et comment réagira t-il dans les deux cas? Si elle accepte, il sera ravie, sans aucun doute ; pour ne pas dire honoré, réjouis. Mais, si elle refuse... Qu'est ce qu'il ressentira? De la déception, de la douleur ou pire, de l'indifférence. Quoi qu'il en soit, il se promet de ne rien lui reprocher. La Lady a vécu bien assez d'aventures terribles pour se permettre de refuser de telle fiançailles, et il faut dire qu'Alistair n'a pas été des plus explicites pour les bousculer. Il a été distant, un tantinet froid. Mais ce regard qu'Agnès lui a lancé alors qu'ils se sont vu pour la première fois a installé entre eux un véritable foncé. Durant ce séjour chez les Douglas, il doit savoir. Il doit savoir s'il lui plait ou non. Il doit cesser de se torturer, elle doit cesser de le torturer. Elle lui a promit non? Lors des Feux de Bealltainn. Elle lui a dit, et il se souvient " Que pensez-vous de vous donner ma réponse définitive lors d’une soirée que j’envisage d’organiser d’ici peu ? " Cette soirée, il espère de tout cœur que ce soit celle ci.

Une fois installés dans leur appartement, Moira prend soin de lui faire découvrir le domaine des Douglas. Elle, qui ne voit rien, semble connaitre les lieux par cœur ; comme si ils s'affichent clairement dans son esprit. La blonde étonnera toujours son aîné ; pour la force et l'optimiste dont elle fait preuve. Il croise également Agnès, une rencontre brève mais qui ne fait qu'alimenter son attirance évidente pour la jeune femme.
Puis, arrive le jour fatidique. Le jour où a lieu le rassemblement d'un certain nombre de Jacobites. Le jour où Alistair aura enfin sa réponse. Paré de vêtements élégants mais sobres, le jeune homme perfectionne sa tenue en s'observant dans le miroir et en veillant aux moindres détails. Un tantinet maniaque, Alistair a toujours tendance à chercher le petit défaut que personne ne voit. Aujourd'hui d'autant plus. Il passe une main dans ses cheveux pour les basculer en arrière avant de rejoindre sa sœur.
Cette dernière à son bras, ils se dirigent vers la salle de réception où ils sont chaleureusement accueillis par sa future promise. La jeune femme est pleine de vie, radieuse. Comme toujours.

« Lady Douglas. Vous êtes ravissante. » Prononce Alistair avant de se détacher un instant de sa sœur pour saluer comme il se doit leur hôte. « Nous vous remercions encore pour votre invitation. En espérant que cette dernière n'augure que de bonnes nouvelles. » Ajoute t-il malicieusement.

Alistair est, pour une fois, plutôt à l'aise ; Se permettant même de faire des allusions. Il la remercie une seconde fois avant de s'installer à table, au coté de sa sœur et, à sa plus grande surprise, d'Agnès et du reste des Douglas. Cette dernière lui offre même un regard qui surprend le brun. Un regard bien loin de la froideur de celui qu'il a connu, la première fois. Il lui répond alors par un sourire sincère.

Après un instant, la Lady se lève et prend la parole. La prestance de la jeune femme ne laisse pas indifférent Alistair. Elle choisit ses mots et les exclame haut et fort, avec assurance. Puis, le regard brun de la jeune femme s'ancre dans le sien. Alistair le soutiens, sans aucune hésitation, alors que son cœur se met à bondir dans sa poitrine et que ses muscles se tendent. Sous l'angoisse et l’impatience. Alors, quand elle lui donne enfin l'esquisse d'une réponse, un indice, un sourire apparaît au coin de ses lèvres. Un sourire rare pour Alistair, un sourire malicieux, presque provocant. Oserait-elle le faire attendre d'avantage pour avoir une réponse explicite? Oui, sans plus aucun doute, alors qu'elle met fin à sa révélation et qu'elle engage les festivités. "Pour l’heure, que le festin commence, puisque nous sommes là, avant tout pour cela, non !" Avant tout, non.

Il reste muet, un instant, alors que sa sœur engage une conversation avec Agnès. Laissant son regard se perdre sur l'étalage de boissons et de nourritures, l'esprit ailleurs, en réflexion. Puis, enfin, il se décide à agir et se servir un verre de vin.

« Veuillez m'excuser. » Annonce t-il poliment avant de se lever, emportant avec lui son verre.

En se faisant, son regard croise celui de la brune. Alistair n'est pas du genre à jouer au chat et à la souris ; Du moins il ne l'était pas. Aucunes femmes n'en valaient la peine. Agnès, c'est différent. Il doit la séduire, à tout prix, pour que sa décision aille une bonne fois pour toute dans son sens. Et, lorsqu'Alistair séduit, il provoque en manipulant ce qu'il connait le mieux : le mystère et les ténèbres.
Il se dirige donc, comme si de rien était, vers une autre table. Sur cette dernière se trouvent Caoimhe Abercromby et son frère, Frances Mackenzie, Ranald MacDonald ainsi que certains membres de ces deux derniers clans.

« Mesdames, messieurs. Ravie de vous revoir. » Lance t-il poliment afin de saluer tout le monde, tout en ignorant le regard étrange que lui porte Ranald MacDonald avant de porter son attention sur Caoimhe. « Lady Abercromby, comment c'est passé votre voyage en Angleterre? J'espère que ma sœur ne vous a pas trop attiré d'ennuie. » Demande t-il gentiment, avec une pointe d'humour.

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Ven 31 Mar - 20:34

Je suis prest
Les Jacobites
« L'homme peut, comme le ciel, avoir une sérénité noire ; il suffit que quelque chose fasse en lui la nuit. [...] Ce qui fait la nuit en nous peut laisser en nous les étoiles. [Il] était plein de vertus et de vérités, mais qui brillaient dans les ténèbres. [...] C'était un impeccable qui se croit infaillible. Personne ne l'avait vu pleurer. Vertu inaccessible et glaciale. Il était l'effrayant homme juste. » Victor Hugo, Quatrevingt-treize.

   
John avait été formel. La place de Moira ce jour-là n'était pas à Bothwell, mais sur les terres Farquharson. Ma cadette avait répliqué par une mimique agacée et un sourcil redressé dans ma direction. John avait pourtant été limpide comme de l'eau de roche dans ses propos : elle restait. Mais depuis quand prêtais-je la moindre attention aux paroles de John ?
Moira et moi nous étions mis en route de bonne heure, sachant pertinemment que la petite sauterie orchestrée par Lady Douglas serait déjà pleine de monde avant notre arrivée. Descendre dans le sud m'était assez pénible, mais pour la bonne cause - et la cause jacobite en était une excellente - je pouvais bien faire une entorse à ma règle. D'autant que l'ennemi réel n'était pas encore le sud de l’Écosse, mais bien l'Angleterre. Une fois cette troupe de cochons boutés hors de nos terres, je me chargerais personnellement de tous ces traîtres qui avaient prêté main-forte aux envahisseurs, et qui pour l'essentiel venaient du sud. Quoique, c'eût été naïf de croire que seuls les sudistes étaient enclins à la traîtrise : Kenneth MacKenzie ne m'échappera pas. Ma soeur et moi avions quitté le château familial à cheval, sans carrosse quelconque, et entourés d'une poignée d'hommes que je connaissais fort bien, des soldats d'Inverness que j'avais personnellement entraînés, acquis à la cause jacobite, et à ma vision du clan Farquharson. C'est à dire à mon clan et à moi, davantage qu'à mon frère. Celui-ci nous rejoindrait-il ? Je l'ignorais, mais j'espérais que non. Il savait que j'irais, avec un peu de chance il escompterait sur mon rapport et resterait avec sa femme sur nos terres. Sa figure, ainsi que celle de Claire d'ailleurs, faisaient partie des choses que j'avais le moins envie de voir aujourd'hui.

Muscles tendus, nous arrivâmes à destination comme nous l'avions prévu : un peu après l'arrivée de bon nombre d'invités. J'aperçus Magnus déjà sur les lieux, silencieux et discret. Mon regard capta le sien et je lui fis un petit signe de la tête. J'eus également la surprise de voir la petite soeur MacKenzie - son frère était un lâche doublé d'un Judas, mais la cadette était-elle récupérable ? Apparemment oui - rien n'était plus désuni qu'une famille, les Farquharson en étaient une preuve significative. D'ailleurs, parlant de Farquharson, n'était-ce pas cette chère Grizel que je voyais plus loin ? Je ne pus retenir un ricanement. Si elle espérait m'avoir en vendant ses informations à Claire au lieu de me les vendre à moi...

Ma soeur cadette, à mon bras, salua de la main une jeune fille rousse qu'elle me présenta comme Caoimhe Abercromby. La soeur de Fergus - je saluais ce dernier. Ils se ressemblaient autant que Moira et moi. Agnès Douglas éleva le timbre assez haut pour faire taire momentanément les conversations. Je vis plusieurs représentants du clan MacKintosh, Sinclair, et un homme qu'il ne me semblait pas avoir croisé encore. Le discours d'Agnès en cachait plus qu'il n'en disait, et lorsque nous prîmes place, Moira se pencha vers moi : 'j'ose espérer que nous ne communiquerons pas par messages subliminaux toute la journée. Moi qui me faisait une joie de participer à quelque chose d'important, si c'est pour piailler de mariage, autant filer maintenant !' Sa réflexion me tira un rire et je posais ma main sur son avant-bras. Sans que j'eus le temps de répondre, l'homme que je n'avais pas reconnu, et qui se trouvait non loin de moi, lança à la cantonade : 'nous allons certainement alimenter plus que de simples conversations.
- Personnellement,'
répliquais-je avec un rictus - l'unique sourire que j'étais réellement apte à produire en société, 'j'escompte bien aller au delà des conversations, et prévoir des actes. La conversation ne fera qu'alimenter mon envie d'en finir, je le crains... Mais je ne me suis pas présenté : Francis Farquharson. Et à qui ais-je l'honneur ?'

Le hasard avait fait que jamais mon chemin n'avait croisé celui de l'homme, mais je reconnus, dans son ton, son allure et son attitude, un homme dont les idées n'étaient pas très éloignées des miennes. Comme tous ceux ici présents - si nous devions faire corps contre les anglais, autant nous connaître. Si ces créatures d'au-delà du mur d'Hadrien escomptaient diviser pour mieux nous imposer leur loi, à nous de leur expliquer notre façon de penser.

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Ven 31 Mar - 22:57






Je suis prestJacobites, en marche!



Encore un événement qui risquait de tourner à l'hécatombe, pensa Alexander lorsqu'il reçu l'invitation, fataliste. Honnêtement, en d'autres circonstances, l'idée de cette réunion l'aurait réjouit: sans parler du fait qu'il reverrait certainement Janet et Cao, être entouré de Jacobites était une belle occasion de faire valoir ses idées. Mais au vu des récents événements, le jeune Fraser ne pouvait s'empêcher de penser qu'une réunion de plus signifiait également un risque de plus de se faire tuer. Et bien qu'il n'avait guère peur de risquer sa vie auparavant pour la cause, maintenant, c'était bien différent. Oh bien sûr, il avait toujours les mêmes convictions... Mais ses priorités avaient... changées. Le but ultime de sa vie, il y avait à peine quelques mois, était de renvoyer ces sales anglais de là où ils venaient et d'enfin mettre un roi écossais sur le trône. Maintenant, sa priorité absolue, c'était de faire en sorte que Frances devienne sa femme. Il avait bien vieillit, le petit Alex...

Bref, néanmoins, il ne manquerait certainement pas l'occasion de passer du temps avec Janet et Cao et, qui sait, apprendre à connaître un peu mieux son beau-frère également. À sa grande surprise (et joie), il se retrouva assis près de Cao et... Frances! La femme de sa vie! Son cœur tambourinait dans sa poitrine tellement il était heureux de la voir. Il ne l'avait pas recroisée depuis le mariage de sa sœur et il se languissait de sa présence.

De fait, il ne porta guère attention au discours de leur hôtesse, Agnès Douglas. Il capta simplement la douce voix de lady MacKenzie alors qu'elle s'adressait à Janet.

« Comment allez-vous tous depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? Les premiers jours de vie de jeunes mariés sont-ils aussi agréables et hors du temps qu’on le prétend ? »

Même si, à première vue, cela semblait être une conversation typiquement féminine, Alexander s'intéressa vivement à la réponse. D'une parce qu'il voulait savoir comment allait Janet; et de deux, parce qu'il était plutôt curieux... Il n'avait jamais vu une relation de couple saine, n'avait jamais eu l'exemple dont il avait besoin dans ce domaine vu le caractère de chien de son père qui avait fait fuir sa dernière femme. Il s'inquiétait de faire les choses de travers lorsque viendrait le temps de se marier...

Du coin de l'oeil, il observa un MacKintosh s'approcher de Cao et engager la conversation. Il espérait que ce dernier savait que la rouquine était extrêmement bien protégée, entre son frère et Alexander... Sinon, cela lui coûterait bien cher!


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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Lun 3 Avr - 20:40


caoihme

ft. jacobites

chapitre 2
Après le discours d'Agnès, les convives dont moi-même peuvent déguster les différents mets distribués par les servantes. Mon amie Frances commence à parler, ma belle-soeur et mon frère y répondent.

Caoihme – Je me porte bien Frances et vous ? Demande-je quelques minutes après que mon frère ait répondu à Frances.

Par la suite, nous continuons de manger. J'observe de loin Ranald. Je partage avec ce dernier un secret. En effet,  il m'avait investi d'une sombre mission, celle de recruter du monde. Pour l'instant, je n'avais pas eu le temps de commencer cette terre. Ceci est dû aux différents péripéties que j'ai vécu mais également à la préparation du mariage, du voyage et de mon séjour chez les Douglas. De plus, comment partir expédition avec un frère protecteur ? Ceci ne sera pas aisé mais je dois trouver un moyen pour quitter les terres Abercromby. Je regarde Alexander ainsi que Frances.
Ensuite, Alistair Mackintosh se lève. Je le vois se rapprocher de nous. Que veut-il ? Il est vrai que nous sommes croisés lors de mon séjour sur les terres des Douglas mais nous n'avions point parlé. Est-ce dû au fait que nous n'avions rien à dire ? Peut-être.

Alistair - « Mesdames, messieurs. Ravie de vous revoir. » . « Lady Abercromby, comment c'est passé votre voyage en Angleterre? J'espère que ma sœur ne vous a pas trop attiré d'ennuie. » Demande t-il gentiment, avec une pointe d'humour.

Ainsi, il veut me parler du voyage en Angleterre. Que devrais-je lui dire ? Je porte mon attention aux trois hommes : Alexander, Ranald et Fergus. Puis, je reviens à Alistair.


Caoihme – Lord Mackintosh, je peux vous assurer sur ma foi que votre sœur nous attiré aucun problème lors de notre expédition en Angleterre. En revanche, je ne pense pas retourner sur les terres anglaises. Ils ne sont pas du tout comme nous. Je respire. J'aurais voulu discuter plus amplement avec celui qui nous sert de prince de Galles et obtenir des informations mais cela ne s'est pas fait. Je regarde Ranald. Ceci aurait pu nous aider pour la cause.

Aie, ça peut sentir le roussie si mon frère écoute ma confidence à Alistair, oui, je le sens mal pour ma peau. Mon frère peut se montrer … Comment dire ? Un peu dur parfois, je n'ai pas envie qu'il se querelle avec moi ni qu'il me punisse ! Peu de temps après cet échange avec Alistair, nous pouvons voir des hommes qui buvaient de la bière et du cidre et d'autres commencer à s'impatienter. Il était temps pour nous de comploter.
Un homme se lève dans l'assemblée, il lève un verre à la table d'Agnès.

Homme -  Hé Lady Douglas, quand allons-nous parler de complot ? Moi et mes hommes nous sommes pas venu seulement pour nous empiffrer mais pour pouvoir enfin tuer ces bâtards ! Dit-il après avoir bu son verre cul sec.

Homme 2 -  Calmes toi Robert ! J'en suis sûr que Lady Douglas va nous parler de ce complot. Il s'incline devant Agnès. Comment pensez-vous procéder Milady ? Pensez-vous que les femmes doivent porter l'armure ? Raille-t-il. Il sourit.

Entre ces deux échanges, je regarde Ranald et son acolyte. En effet, il devait leur dire pour nous deux … Pour son plan.

Caoihme – Vous devrez leur dire dis-je à l'intention de Ranald. Je pense que les femmes peuvent jouer un rôle dans notre cause. Nous pouvons devenir vos yeux et vos oreilles.

Or, je me demande si demande est entendue par ceux qui sont près de moi. Je regarde les différentes  personnes assises à ma table. J'ignore le regard de mon frère et je me lève.

Caoihme – Messieurs, mesdames, si je peux me permettre, nous devons tous y participer. C'est seulement ensemble que nous pourrions réussir. Je regarde Agnès. Je laisse maintenant la parole à Lady Douglas.

Je m'assois de nouveau, je me fais toute petite après avoir parlé. Je regarde Frances et Alexander, j'avais besoin d'eux de leur soutient.  Je respire doucement et j'attends la suite des événements.  



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HJ :
Et voici le second tour ! Pour celui-ci, vous devez parler de vos différentes idées pour la cause !
Vous pouvez répondre plusieurs fois à ce tour.
Je tiens à préciser lors de ma prochaine réponse, il ne s'agira pas d'un autre tour d'événement mais la continuité de ce tour-ci.
Pour toutes questions, mp moi :cute:
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 4 Avr - 0:40

Agnès avait rougi face au compliment d’Alistair MacKintosh. Mais elle s’était vite reprise. Elle était l’hôtesse de cette réception. Mais elle répondit tout de même à la petite demande du frère de sa meilleure amie. « Vous verrez bien, Alistair, vous verrez bien. » Elle avait parlé sur le même ton que lui. Un petit jeu s’installait peut-être entre eux.  Mais elle ne pouvait se permettre davantage un tel écart. Alors elle avait souri poliment et avait continué de saluer les arrivant. Une fois tout le monde arrivé, Agnès fit un petit discours. Elle se rassit, attendant évidemment une réaction d’Alistair et de Moira. Cette dernière ne tarda pas. Sa meilleure amie la félicita pour ses paroles et la Douglas respira enfin. Tout commençait pour le mieux.

Et puis soudain, alors qu’elle était en pleine discussion avec Moira, Alistair se leva. Il s’excusa poliment et alla rejoindre le groupe de Caoimhe Abercromby. Agnès le suivit du regard et resta un bon moment, interdite devant cette scène.« Mais à quoi joue-t-il ? » demanda Agnès à Moira. et elle ne revint à la réalité que lorsqu‘un homme demanda quand le complot allait commencer. Ils voulaient tuer des anglais. Un autre enchéri et se permit de railler les femmes et leur potentiel rôle dans la cause et tout ceci. Agnès leur lança un regard noir. Décidément l’alcool ne faisait pas bon ménage. Mais elle n’avait pas voulu trop attirer l’attention de ces maudits anglais. Alors elle avait dû trouver un prétexte pour excuser un tel rassemblement d’Écossais sous son toit.

Caoimhe avait parlé avant elle, mais cela n’avait rien de gênant. Elle pensait la même chose qu’elle. Elle pensait que les femmes pouvaient aussi participer et cela la rassurait. Elle attendit que son amie se soit rassise pour prendre la parole à nouveau. « Vous voulez donc parler maintenant de la cause ? Alors faisons le si cela ne dérange personne. » commença Agnès en se levant.

« Messieurs, croyez-vous réellement que notre cause ne se défend qu’en tuant des anglais ? Si tel est le cas alors elle est perdue d’avance. Nous valons bien mieux que cela. Nous avons des valeurs à défendre, des terres à préserver ! Et vous, vous voulez daigner votre épée contre tout le monde et n’importe qui ? Vous n’avez pas une once de bon sens ! » poursuivit-elle agacée de voir que les hommes ne pensaient au fond, qu’à se battre. On aurait dit des coqs dans une basse-cour. Elle prit une gorgée de vin et continua avant qu’on ne vienne l’interrompre. « Je rejoins Lady Abercromby. Les femmes ont tout à fait leur place dans ce combat. Et non, elles ne porteront pas l’armure. Là n’est point ma demande. Mais nous avons une retenue qui semble vous échapper. Dois-je vous rappeler le terrible fiasco de votre lamentable tentative lors du bal des princes ? » finit-elle par lâcher d’un ton cinglant.

« Et non, vous en déplaise, mais je n’avais pas de plan prédéfini. Nous sommes là pour construire l’avenir de la cause ensemble. » acheva-t-elle de dire avant de vider son verre d’une traite. Agnès lança un regard en direction des Abercromby et de Alistair par conséquent avant de s’asseoir à nouveau. Son regard balaya l’ensemble des présents. Elle espérait bien que les femmes présentes osent dire ce qu’elles pensent. Et si certaines étaient trop timides, elle irait elle-même les solliciter. Mais parmi elles, elle savait aussi que Rosslyn ne resterait pas sans rien dire.

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 4 Avr - 5:09






Je suis prestJacobites, en marche!



Ayant grandit entouré de femmes, Alexander ne pouvait nier leur importance au sein de la communauté. Et, mine de rien, c'était Agnès Douglas qui menait l'assemblée, qui l'avait convoquée. Il ne fallait pas l'oublier...

L'intervention des deux hommes l'exaspéra donc plus qu'autre chose et il ne résista nullement à l'envie de rouler des yeux, méprisant. Il était dangereux de sous-estimer qui que ce soit, surtout les femmes... Il ne prendrait jamais le risque de ne pas se méfier de Georgina, par exemple. Le fait de n'être "qu'une femme" n'empêchait nullement d'être diablement dangereuse...

« Messieurs, croyez-vous réellement que notre cause ne se défend qu’en tuant des anglais ? Si tel est le cas alors elle est perdue d’avance. Nous valons bien mieux que cela. Nous avons des valeurs à défendre, des terres à préserver ! Et vous, vous voulez daigner votre épée contre tout le monde et n’importe qui ? Vous n’avez pas une once de bon sens ! »

Alex sourit sous cape, bien heureux qu'ils soient remis dignement à leur place, par une femme qui plus est. Ça leur apprendrait! La suite de la tirade de Lady Douglas résonna très bien dans l'esprit du jeune Fraser. L'attaque perpétrée par quelques imbéciles lors du bal des princes aurait pu leur coûter très cher, sans compter que celle-ci avait mis en danger toutes les femmes de sa vie. Il n'avait pu en protéger qu'une seule au final, Frances. Et heureusement qu'il avait pu se rendre utile, sinon il n'aurait jamais pu se le pardonner. Son regard dévia vers la jeune femme qui avait ravit son cœur et il lui sourit, d'un sourire un peu trop éloquent pour être raisonnable, mais c'était trop tard à présent. Il n'y pouvait rien, il était fou amoureux...

La dernière phrase prononcée par leur hôtesse le tira de ses rêves.

« Et non, vous en déplaise, mais je n’avais pas de plan prédéfini. Nous sommes là pour construire l’avenir de la cause ensemble. »

Un plan groupé était toujours mieux construit que celui que l'on fomentait tout seul dans l'ombre, c'était certain. Et comme ces deux idiots l'avaient aisément fait remarqué, un plan imaginé par une "simple femme" n'aurait jamais été prit au sérieux par la majorité de l'assemblée.

Alex soupira puis se décida à intervenir.

« Lady Douglas et Abercromby ont raison. Il est inutile d'affronter les Anglais de front, ils sont plus nombreux que nous et mieux armés. Il faudra jouer de ruse et de finesse, si nous espérons pouvoir gagner. »


Il regarda l'assemblée un moment afin de faire valoir son point de vue.

« En apprendre le plus possible sur nos ennemis nous aidera également grandement, je ne vous apprends rien. »

Le jeune Fraser posa un regard appuyé sur les deux idiots. La fin de sa phrase était quelque peu ironique, il l'avouait bien volontiers. Certaines personnes étaient simples d'esprit et il fallait bien que quelqu'un réfléchisse à leur place...

Il se rassit tout en coulant un regard vers Cao, accompagné d'un petit sourire. C'était idiot, mais avoir l'appui d'un homme, si jeune soit-il, donnerait plus de valeur aux paroles des deux femmes. Le jeune homme n'était pas dupe. Si seules les femmes parlaient, personne ne les prendrait au sérieux. C'était ainsi, hélas...


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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 4 Avr - 13:43

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Alistair sourit a Caoimhe alors qu'elle lui affirme que sa sœur ne lui a causé aucuns ennuis. Tant mieux. Même si il estime beaucoup Moira, il sait que si elle avait eu des problèmes elle ne lui aurait rien dit. Tout comme son instinct protecteur, l'avidité d'indépendance de la jeune femme est poussée à l’ extrême.
Il apprend également qu'elles n'ont pas pu converser beaucoup avec le prince de Galles. Si pour certain ca parait bien dommage, Alistair, lui, est satisfait et rassuré. Il préfère savoir sa sœur éloignée le plus possible de ce conflit politique.

« En effet, toutes les informations sont bonnes à prendre. Mais le principal est que vous soyez toute les deux de retour, et ce sans complications. » Répond t-il finalement, avec toute sincérité.

Puis, alors que le brun s'apprête à alimenter leur conversation, une voix roque résonne à travers l'assemblé et interpelle son attention. Il fronce les sourcils en constatant le ton et le sens des mots que le premier homme emploi, surtout que ses paroles sont destinés à sa promise. Puis, tandis que le second intervient en se raillant d'Agnès, sa poigne se resserre contre son verre. N’ont-ils donc aucun respect, ces bougres sans cervelle? Alistair, bien déterminé à prendre la défense de la jeune femme, s'avance dans sa direction, mais les mots de Caoihme résonnent dans son esprit comme un coup de tonnerre. "Nous devons tous y participer." Puis ses précédentes paroles s'entrechoquent à leur tour. "J'aurais voulu discuter plus amplement avec celui qui nous sert de prince de Galles et obtenir des informations mais cela ne s'est pas fait. Ceci aurait pu nous aider pour la cause." Pour n'en former plus qu'une : Moira a t’elle rejoint l'Angleterre pour espionner leur soit disant Roi? Est-elle impliquée dans tout ça? Alistair s'arrête brutalement, pris de frissons. Une sensation angoissante en imaginant sa chère sœur soumise à ce point au danger.

Puis les propres mots d'Agnès finissent par l'achever. Ce rassemblement ne servait pas qu'à l'annonce de leurs fiançailles. Peut être n'étaient elles même qu'un prétexte pour camoufler ce complot. Alistair le savait, bien évidement, mais en grand pacifiste qu'il est, il avait espéré que ça ne soit pas le cas... Il avait espéré qu'Agnès ai assez confiance en lui pour lui parler de tout ça avant...

Après la brève intervention du jeune Fraser, les voix s'élèvent dans un semblant de brouhaha incompréhensible. La moitié des convives sont déjà saouls, comment peuvent-ils réfléchir dans une telle condition? Alistair reprend sa route pour rejoindre Moira et les Douglas. Il pose son verre sur la table, peut être un peu trop brutalement, en se penchant un peu avant de s'adresser à Agnès.

« Je vous en prie Agnès, à l'avenir, faisait moi part de vos idées avant de les exposer de cette manière. » Lança t-il, sa voix inaudibles pour les autre convives, camouflée par l'ambiance bruyante. Au premier abord, on peut croire qu'Alistair est radicalement contre cette idée. Toutefois, ceux qui le connaissent savent qu'il est loin d'être machiste et manichéen, et sans doute l'un des esprits les plus ouverts de cette assemblée. Il ajoute donc, pour s'expliquer. « Croyez vous qu'il soit judicieux de parler de la place des femmes dans cette guerre à des hommes ivres, et qui plus est sur ce ton? » Demande t-il en haussant un sourcil.

Sans attendre de réponses, il se redresse et se retourne face à l'assemblée.

« Allons, du calme messieurs. Un peu de tenu. » Lance t-il, la voix assez portante pour être entendue. Une fois l'attention captée sur lui, il ajoute dans la direction du premier intervenant. « Vous n'avez plus rien à prouver Lord ///, tout le monde ici a conscience de l'étendu de votre force et de votre courage. Vous êtes prêt à mourir pour notre cause, vous êtes prêt à mourir pour l'Ecosse. Et a emporter avec vous tout les Anglais que vous croiserez. Non, le véritable problème n'est pas là et, si je puis me permettre... combien ces mêmes Anglais emporterons de nos frères avec eux? » Alistair marque une courte pause avant de continuer et de, cette fois ci, s'adresser à l'assemblée. « Tous, autant que nous sommes, avons connu un être emporté par la guerre. Un membre de notre famille, un ami, un voisin, ou tout simplement une connaissance. Nos agissements, aussi honorables soient-ils, ne nous ont menés jusque là qu'à l’échec. Désormais, nous devons nous efforcer à voir plus loin. Plus loin que les armes et le sang. Plus loin que les limites que nous nous sommes fixés. Plus loin que les idéaux que nous nous sommes fait sur les hommes... Les femmes ont elles aussi un rôle à jouer. Un rôle, comme l'a énoncé lord Fraser, paré de ruse et de finesse. » Son regard se porte sur Agnès, intensément. « De retenue et de bon sens. » Avant de se porter à nouveau sur les convives. « Agir avec les armes est une chose inévitable, nous en avons tous conscience. Mais agissons intelligemment, astucieusement. Afin de préserver nos terres et nos familles. Et, avant tout, afin de conserver la notion d'humilité dans nos esprits. Nous avons besoin de la subtilité et de la discrétion des femmes, vous le savez tous très bien, alors respectez les comme il se doit, et laissez les intervenir. »

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 4 Avr - 18:35

Je suis prest
Moira & Jacobite
Do you hear the people sing?  Singing a song of angry men? It is the music of a people who will not be slaves again! When the beating of your heart echoes the beating of the drums. There is a life about to start when tomorrow comes!

Moira, ignorant l'ambiance qui semblait s'échauffer, discutait à vive-voix avec Agnès quand - soudain - Alistair, son aîné, se leva.
Elle se demanda un instant où il allait jusqu'à:  « Lady Abercromby, comment c'est passé votre voyage en Angleterre? J'espère que ma sœur ne vous a pas trop attiré d'ennuie. » Il était donc allé près de Caoihme! Aux mots de son frère, elle lâcha: Ha. Ha. Ha.
Très drôle, Alistair

Agnès lui demanda, même: « Mais à quoi joue-t-il ? » Jalousie? Pensa Moira. Elle répondu: ça fait bien longtemps que je ne me demande plus ce qui se passe dans la tête du rat de bibliothèque qui me sert de frère, très chère! dit-elle sur le même ton d'humour qu'Alistair avec un petit sourire taquin.

Soudain, un homme - émoustillé par l'alcool - prit la parole.  Hé Lady Douglas, quand allons-nous parler de complot ? Moi et mes hommes nous sommes pas venu seulement pour nous empiffrer mais pour pouvoir enfin tuer ces bâtards !
Moira soupira en se réfugiant dans son verre de cidre à peine entamé. Tuer. Tuer. Tuer. N'ont-ils que ce mot à la bouche? Sur ce point, elle est ravie - et pas qu'un peu - d'avoir, comme elle dit, un "rat de bibliothèque" pour frère. Au moins, Alistair ne sortait pas ses armes pour un oui ou pour un non! Même si elle a peur pour lui, Moira peut dire qu'elle est contente que son frère préfère la parole aux actes, qu'il ne dégaine son épée ou encoche ses flèches que contraint et forcé....Comme aux feux de Bealltainn. Elle savait à quel point ce qu'il a fait ce jour là l'a bousculé. Il déteste blesser...Alors tuer?! Ce n'est même pas envisageable dans son esprit.
Et, pourtant, pour elle, pour Alma et pour Agnès, il l'avait fait sans hésiter.
Calmes toi Robert ! J'en suis sûr que Lady Douglas va nous parler de ce complot.  Comment pensez-vous procéder Milady ? Pensez-vous que les femmes doivent porter l'armure ?

L'ami de ce "Robert"... La moquerie qu'elle avait senti dans sa voix ne la laissait de glace. C'était à peine perceptible, mais elle avait renforcé sa prise sur son verre en laiton. Croyait-il vraiment que les femmes n'avaient rien à faire ici parce qu'elles étaient...Des femmes? Elle entendu Caoihme parler mais n'en fit pas attention. « Messieurs, croyez-vous réellement que notre cause ne se défend qu’en tuant des anglais ? Si tel est le cas alors elle est perdue d’avance. Nous valons bien mieux que cela. Nous avons des valeurs à défendre, des terres à préserver ! Et vous, vous voulez daigner votre épée contre tout le monde et n’importe qui ? Vous n’avez pas une once de bon sens !  Je rejoins Lady Abercromby. Les femmes ont tout à fait leur place dans ce combat. Et non, elles ne porteront pas l’armure. Là n’est point ma demande. Mais nous avons une retenue qui semble vous échapper. Dois-je vous rappeler le terrible fiasco de votre lamentable tentative lors du bal des princes ?  Et non, vous en déplaise, mais je n’avais pas de plan prédéfini. Nous sommes là pour construire l’avenir de la cause ensemble. » bien envoyé! Pensa t'elle avec un rictus moqueur.
Elle senti son frère revenir à sa place, ce dernier ne se priva pas de donner son point de vue. « Je vous en prie Agnès, à l'avenir, faisait moi part de vos idées avant de les exposer de cette manière. » Moira tendu l'oreille. « Croyez vous qu'il soit judicieux de parler de la place des femmes dans cette guerre à des hommes ivres, et qui plus est sur ce ton? » elle pouffa en pensant que, à vue de nez (mais quelle odeur d'alcool!), oui les hommes sobres devaient être une espèce rare dans cette pièce. « Allons, du calme messieurs. Un peu de tenu. Vous n'avez plus rien à prouver Lord ///, tout le monde ici a conscience de l'étendu de votre force et de votre courage. Vous êtes prêt à mourir pour notre cause, vous êtes prêt à mourir pour l'Ecosse. Et a emporter avec vous tout les Anglais que vous croiserez. Non, le véritable problème n'est pas là et, si je puis me permettre... combien ces mêmes Anglais emporterons de nos frères avec eux? Tous, autant que nous sommes, avons connu un être emporté par la guerre. Un membre de notre famille, un ami, un voisin, ou tout simplement une connaissance. Nos agissements, aussi honorables soient-ils, ne nous ont menés jusque là qu'à l’échec. Désormais, nous devons nous efforcer à voir plus loin. Plus loin que les armes et le sang. Plus loin que les limites que nous nous sommes fixés. Plus loin que les idéaux que nous nous sommes fait sur les hommes... Les femmes ont elles aussi un rôle à jouer. Un rôle, comme l'a énoncé lord Fraser, paré de ruse et de finesse. De retenue et de bon sens. « Agir avec les armes est une chose inévitable, nous en avons tous conscience. Mais agissons intelligemment, astucieusement. Afin de préserver nos terres et nos familles. Et, avant tout, afin de conserver la notion d'humilité dans nos esprits. Nous avons besoin de la subtilité et de la discrétion des femmes, vous le savez tous très bien, alors respectez les comme il se doit, et laissez les intervenir. »


Moira applaudit: Math dha rìribh! elle poursuivit.
Lady Agnès et mon frère ont raison. Il y a plusieurs façons de mener bataille...Et je pense sérieusement que ceux qui pensent que régler le problème ne se fera que par la force ne valent pas mieux que nos ennemis! Et oui, nous, les femmes, avons un rôle à jouer. Une rôle que nous voulons jouer! Et personne, je dis bien personne, ne pourra nous en empêcher!
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Sam 8 Avr - 13:10



Dh'aindeoin có theireadhe
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Le décorum emprunt d’une finesse qui ne sied guère à l’écossais, le fit sourire ; il marqua ses paroles d’un regard grave. Des boissons leurs furent servies ainsi que des mets qu’il ne considéra que brièvement, son attention portée tantôt sur Alistair, algide,  qu’Agnes semblait encline à épouser – les raisons lui échappaient grandement, d’ailleurs -  et l’homme qui l’interpela pour se présenter, déclinant une identité dont il avait déjà ouïe dire, à diverses reprises mais à laquelle il n’avait jamais eu l’occasion d’offrir davantage de considération. La présence d’un MacKintosh à sa table jetant une ombre qui l’incommoda fut vivement mise à mal par ledit Francis Farquharson à qui il offrit un œillade engageante, bien que ses onyx dardèrent des esquisses de suspicion. « Ce sont là des paroles que j’espérais entendre » il se pinça les lèvres et poursuivit : «  Ranald MacDonald » - il hocha la tête, témoignant d’un certain égard ; il était enfin temps que des mesures soient prises. Que les palabres se transforment en actes qui , quant à eux, mèneraient à des résultats probants. En cela, il semblait avoir trouvé une piste à exploiter, peut-être une personne digne avec qui fomenter des stratégies. Restait encore à trouver un terrain d’entente ; s’il existait une cause pour laquelle il n’embrasserait jamais le juste milieu, c’était bien celle qui touchait sa patrie. Il n’acceptait pas l’idée que son engeance grandisse sous assujettissement « Je crains, hélas,  que si les partisans se trouvent en nombre ce soir, peu se montrent probes de confiance » - il prit une pause, pour apprécier les convives qui commençaient à s’empiffrer, Connor, à ses côtés tout dédié aux victuailles. Il retint une remarque et reporta son attention sur le jeune homme auquel il s’adressait. « Mes prunelles se posent sur de parfaits exemples d’arrivisme : jactance malséante et inique ténacité ; cela fait des mois que j’essaye d’étoffer l’inhérence , sans succès ». Sur ces paroles, il accueillit un regard de la jeune Caoimhe, qui répondit à la question du MacKintosh poliment, elle en profita pour mettre en exergue l’avancée de ses pérégrinations. Nulles. Cela n’était guère étonnant, Fergus se comportait comme Cerbère, il protégeait ce qu’il considérait sien avec tant de hargne que le MacDonald se surprit à sourire, de manière fort sardonique. Cependant, l’intervention misogyne de deux ivrognes fit alors tomber une chape de plomb sur l’atmosphère, vivifiant les esprits, échauffant les humeurs, la jeune femme à la chevelure de feu s’adressa à lui, il ne lui offrit rien de plus qu’une mirade sombre. Il se fit violence pour garder ses lèvres scellées, attentif aux arguments amenés par ceux qui se prétendaient dédiés à sa réelle royauté. C’était en des instants aussi dépondérés que les caractères se distinguaient. Il reconnut de l’aplomb au jeune Fraser  et salua intérieurement les paroles d’Agnès Douglas mais celles d’Alistair MacKintosh le firent ciller. Elles n’étaient pas dénuées de bon sens, néanmoins, la finasserie en tout domaine n’aiderait leur cause que s’il était possible d’établir un dialogue avec les tuniques rouges, cela était peine perdue. Après l’intervention de la jeune sœur d’Alistair, il se décida enfin à prendre  parole : «  Mignoter avec les anglais n’est pas le problème de fond , que les femmes interviennent dans l’ombre et réussissent là où les hommes échouent piteusement, non plus. Nous ne sommes pas là pour contester des agissements qui sont déjà effectifs. Palabrer de l’avenir de notre nation, imbibés , n’aide pas à trouver ce qui manque cruellement à notre cause : l’efficience, l’harmonie » - Ranald pencha légèrement la tête sur le côté, excellent orateur, marqua quelques instants qu’il offrit au silence, pour que ses mots trouvent échos. « Si les paroles de mes contemporains n’étaient point privées de vérités, je pense que c’est exactement notre humilité qui nous a conduit là où nous sommes présentement, à la botte des angliches ». Le sang appelait le sang, le combat était inévitable. « Mais, pour arriver à nos fins et épargner le plus d’âmes possible, nous ne pouvons ignorer ce qui nous ravage. Nous devons hiérarchiser nos rangs et distribuer les tâches, avec équité ».
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Lun 24 Avr - 20:34

Je suis prest
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Je crois qu'on a tous en nous un petit espace qui n'appartient qu'å nous, comme une forteresse, notre refuge le plus intime. C'est peut-être notre âme, cette chose qui fait qu'on est soi-même et personne d'autre. C'est un endroit qu'on ne montre à personne, sauf parfois à quelqu'un qu'on aime beaucoup. Diana Gabaldon

Ils étaient nombreux lors de ce diner et Rosslyn était ravie de retrouver des visages familiers. Elle n’était pas vêtue correctement puisqu’elle venait de faire un long trajet à cheval. Rosslyn n’avait pas honte de sa tenue, même si tout le monde était vêtu élégamment. Elle n’était pas ici pour montrer ses belles toilettes et encore moins pour faire la galante. En arrivant, Rosslyn avait été ravie de voir sa cousine Charlotte Sinclair. Elle n’avait pas eu l’occasion de la voir depuis un moment et c’était un plaisir de voir une autre Sinclair sur les terres de Douglas.

« Charlotte, je suis ravie de vous retrouver ici. Tout le monde se porte bien, même si je dois avouer que votre joie de vivre manque à nos lointaines contrées. » Les terres des Sinclair étaient en effet très éloignées, froides, grisonnantes et si son peuple n’était pas joyeux, il y avait bien longtemps que tout le monde aurait fini en dépression. La jeune Charlotte était très douée au piano et souvent elle avait égayé les soirées données par le Laird. Rosslyn ne savait pas jouer du piano et c’était bien une chose qu’elle regrettait quand elle voyait les talents de sa cousine.
Le repas commença avec le discours de Lady Douglas et quelques paroles s’enchaînèrent jusqu’à ce que deux hommes se fassent remarquer en disant qu’ils n’avaient pas besoin de femmes puisqu’elles étaient incapables de porter l’armure. Rosslyn voulut prendre la parole pour répliquer à ces deux hommes, mais lady Abercombry commença en évoquant que les femmes étaient les yeux et les oreilles des hommes. Lady Douglas répliqua ensuite en disant que les femmes avaient plus de retenu et qu’elle pouvait très bien participer à cette révolte sans prendre les armes. Le débat continua avec l’intervention de plusieurs personnes et Rosslyn se leva enfin pour prendre la parole.
« C’est un honneur de participer à ce débat qui veut montrer le courage de chacun de nos clans. Si je peux ajouter quelque chose sur les femmes. Les Écossaises ont toujours été bien plus valeureuses que les femmes anglaises. Si nous le voulons, nous prendrons les armes pour défendre notre cause. Mourir dans l’honneur sera une grande fierté pour chacune d’entre nous et nous nous battrons avec autant de valeur que les hommes. Après tout, ne sommes-nous pas écossais ? Mais là n’est pas la question. Se battre est une chose, mais il nous faut des moyens. Des hommes, des armes. Je nous vois pas, malgré tout notre courage, remporter cette bataille avec quelques valeureux highlanders. Nous avons besoin d’argent. Nous devons contacter notre vrai souverain pour connaître ses ambitions et savoir s’il est prêt à être notre général. Pour notre cause, je souhaite vous prêter ma plume pour écrire et faire imprimer des pamphlets pour notre cause. Plus nous heurterons l’opinion, plus nous recruterons et nous trouverons des personnes prêtes à ouvrir leur bourse pour financer notre cause. » La jeune femme s’installa de nouveau sur sa chaise et attendit que les autres donnent leur opinion sur ses paroles.


Tenue de Rosslyn.
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 25 Avr - 18:38

Alors qu’il mangeait, Magnus remarqua la présence à table d’une jeune femme à la chevelure de feu. Grizel. Mais que faisait-elle ici ? Magnus avait évidemment beaucoup d’affection pour Grizel. Elle était sa première fois, sa plus longue relation. Elle était à elle seule ses nuits les plus douces et ses conversations les plus joyeuses. Cela faisait plus de deux mois que Magnus était revenu d’Angleterre. Et si la douceur de la peau de Grizel lui avait tant manqué, il n’avait toujours pas trouvé le bon moment pour aller lui rendre visite. Peut-être parce qu’il savait que Grizel était une femme intelligente, qu’elle le connaissait depuis qu’il avait quatorze ans et qu’elle devinerait avec plus de facilités certaines choses qu’elle n’était pas censée deviner, pour le bien de tous.

Il ne sut que faire quand le regard de la rousse se posa sur lui. Il n’osa pas lui sourire, il n’osa pas non plus tourner la tête toute de suite car elle ne méritait aucunement son indifférence. Mais il tourna assez rapidement la tête, faisant mine d’avoir été interpellé par quelque chose qui se disait de l’autre côté de la table.

Des hommes s’impatientèrent, en bout de tables, clamant leur désir de tuer des anglais et de se battre pour la cause. Magnus sentit certains regards se poser sur lui quand Agnès Douglas répondit que si leur cause ne se défendrait qu’en tuant des anglais, elle était perdue d’avance. Certains semblaient attendre une réaction de sa part, de lui qui avait vécu parmi les anglais, qui en avait tué 3 et capturé un autre. Magnus arrêta de manger en se sentant observé de la sorte, et alors que l’esprit s’échauffaient. Les interventions se succédèrent, les MacKintosh prirent la parole, le jeune Fraser également…Les Farquharson étaient tous restés assez silencieux depuis le début du repas, et continuaient à l’être. Rosslyn Sinclair revint sur le rôle que les femmes pourraient avoir dans ce combat, annonçant son intention de rédiger des pamphlets.

Financer le combat était une bonne idée, évidemment, car c’était tout à fait nécessaire. Mais Magnus savait qu’il fallait faire preuve de réalisme. L’argent, les anglais l’avaient. Ils avaient aussi des troupes sur-entrainées, fidèles et unies, contrairement aux clans écossais divisés et dispersés. La cause jacobite était une cause perdue. C’était pour cela que Magnus avait serré la main d’un anglais, en acceptant un pacte. La seule chose qu’il pouvait faire pour ces utopistes jacobites, c’était utiliser sa récente notoriété pour tenter de leur rappeler, entre les lignes, les dangers de cette révolte, et son caractère si fortement vouée à l’échec. Mais comment ?
Un homme des branches secondaires du clan Farquharson se leva alors, montra son intention de prendre la parole. Magnus sortit de ses pensées et le regarda, attendant ce qu’il allait dire.

« Financer notre combat est une chose essentielle et les femmes peuvent y contribuer pour aider à convaincre, je suis d’accord. Mais je reviens sur l’idée d’Alistair MacKintosh d’user de leur subtilité. Les femmes ne sont pas utiles sous une armure, ça non. Elles n’ont pas la force des hommes, elles sont trop fragiles. Une bonne façon pour elle d’apporter leur aide à notre cause serait d’infiltrer l’Angleterre. Après tout, Magnus Farquharson ici présent n’aurait il pas pu être plus utile à la cause que jamais encore personne ne l’avait été si son plan d’infiltration des tuniques rouges s’était déroulé sans encombre ? Lady MacKenzie, votre frère n’est pas hostile aux anglais, Lady Abercromby, vous êtes des Lowlands…Alors si vous désiriez vraiment aider la cause au mieux, vous savez ce qu’il faut faire. Le mariage, pour mieux les détruire de l’intérieure, pour nous envoyer toute les informations les plus essentiels. Ce n’est pas avec une armure que les femmes mèneront des combats, mais avec des alliances trafiquées ! »

Un homme d’un autre clan réagit. Il devait être du clan Abercromby ou MacKenzie, Magnus ne savait le dire avec précision :
« Et pourquoi une Farquharson n’épouserait elle pas un anglais, si cela vous parait une si bonne idée ? Au lieu de décider de l'avenir des femmes de NOS clans, occupez vous des vôtres d'abord. Lady Moira Farquharson n’est elle pas toujours célibataire ? »

Magnus regarda immédiatement son frère, si protecteur envers Moira, suite à cette intervention. Celui-ci avait bondit de sa chaise. Francis se levait de table et claquait la porte pour bien moins que cela à Invercauld, ce n’était donc pas inattendu lorsqu'on connaissait la relation de proximité qu'entretenait Francis et Moira, que Magnus avait même soupçonné d'être incestueuse tant elle était fusionnelle.
Le batard se leva à son tour afin de devancer son frère, qui, il le savait, risquer de s’énerver.

« Chers amis ! Ne nous emportons pas, ne nous divisons pas. Ce n’est sûrement pas le but de cette réunion, n'est ce pas ? », dit-il, en parlant bien fort. Il avait dit cela pour calmer les esprits qui s’échauffaient et pour éviter que Francis ne se lance dans une bagarre avec un autre écossais, bagarre qui entrainerait sans doute d’autres conflits autour de la table…Et qui transformerait la réunion en champs de bataille purement « scottisch ».

Il allait se rasseoir pour appuyer sa demande iréniste de retour au calme et invita du regard son frère à faire de même. Francis et Magnus n’avaient jamais été proche, mais ces dernières semaines, ils s’étaient rendus compte, qu’ils ne se détestaient peut-être pas pour autant, finalement.

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    When I came back from England, I had a strange though walking through Invercauld's doors. « Anyway», I though « It is still good to be home». Was it ? Surprised by my own thinkings, I've asked myself. « Is Invercauld my home ? I've never felt at home in Invercauld, have I ? »
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Dim 14 Mai - 19:46



Surprise anglaise
   



L’aiguille perce doucement mais surement le tissu blanc d’un fils vert quand la porte s’ouvre brutalement. Sans aucune hésitation, Elizabeth se lève, prête à accueillir. Il se fait tard, elle est surprise de voir des gens arriver. On la laisser seule aujourd’hui. Le laird est partie deux jours plus tôt, une rencontre avec un autre chef de clan avait-il dit. George l'avait suivit. Agnès s’était faite très agitée, et des gens étaient arrivés sur les terres Douglas. La jeune anglaise n’en connaissait pas la plus part. Et puis, doucement cette après-midi elle s’était retrouvé seule. James et Agnès. Alors en absence de tout le monde, elle se devait, elle, de recevoir les potentiels visiteurs. Seulement, ce n’était pas n’importe qui. Des tuniques rouges. Son sourire se fit grandissant. Des anglais. Mais avant qu’elle puisse prendre la parole, celui qui devait être le capitaine prit la parole.

« Nous souhaitons voir le Laird. Maintenant, sur ordre du Roi. »


La voie était menaçante, froide et dure. Peut-être la prenait il pour une écossaise. Surement, comment en pourrait-il être autrement. Elle releva la tête, comme une fière anglaise.

« Bonsoir Messieurs, soyez le bienvenue. Je suis désolé de vous apprendre que le Laird n’est actuellement pas là. Je crains être la seule ici qui pourra vous être d’une quelconque aide, le domaine est bien vide aujourd’hui. Que puis-je faire pour mes compatriotes anglais ? »

Le grand brun fit une petite moue de surprise. Etait-ce parce qu’elle était anglaise ? Ou bien parce qu’il était déçu de ne pouvoir parler à quelqu’un d’autre. Mais la moue surprise s’effaça très vite, et il s’avança d’un pas.

« Vous êtes anglaise ? Très bien, dans ce cas-là faites votre devoir envers votre Roi. Nous savons de source sure qu’une réunion jacobite se fait actuellement sur ce domaine. Puisque vous avez l’air d’habiter ici vous devez bien savoir où. Amenez nous à cette réunion de traître pour qu’ils fassent face à leur traitrise. »

Les yeux d’Elizabeth s’écarquillèrent. Elle comprenait maintenant pourquoi autant de gens étaient venus. Elles comprenaient pourquoi elle avait vu Agnès et son frère partir vers l’une des maisons les plus éloignés du centre du domaine. Elle comprenait le comportement d’Agnès. Et elle comprenait surtout que face à elle se trouvait un choix effrayant. Bien sûr qu’elle ne souhaitait pas que ce mouvement jacobite prenne de l’ampleur. Bien sûr qu’elle souhaitait faire son devoir envers son Roi. Mais de là à condamner des gens, et beaucoup à ce qu’elle pouvait comprendre. Non. Elle avait des limites. Et George qui n'était pas là.. était-ce une chance? Qu’allait-il lui faire ? Son ventre se noua. Son cœur manqua de battre. Un choix effrayant qu’elle n’était pas prête à prendre.

« Messieurs, le Laird Douglas est fidèle à la couronne, je crains que vous soyez mal informé malheureusement... »

Une main lourde claque contre sa joue, et elle senti du sang couler a la plissure de ses lèvres. Sonné, elle regarda l’homme qui s’était approché d’elle avec une expression de stupeur. Elle eut du mal à comprendre ce qu’il venait de se passer.

«Femme, tu nous fais perdre notre temps. Nous savons que cela se passe ici. Et tu nous y mèneras que ce soit de plein grès ou non. Prenez-la. »

Elizabeth toujours sonné, comprit à peine ce qu’il voulait dire que deux des soldats lui empoignèrent les bras la faisant marcher jusqu’à dehors. Comment avaient ils osés, elle une anglaise ? Comment avait-il pu la frapper.

« Maintenant, quelle maison ? Et tu nous y amèneras, comme tu as pu le voir, je n’ai pas la main leste. »


« Je vous assure Messieurs que je ne sais rien au sujet d’une quelconque réunion. Je ne suis qu’une anglaise fidèle à sa couronne qui a été marié à un écossais. Si je le savais je vous le dirai sans la moindre...

Une autre gifle vint résonner sur sa joue. Ils ne reculeraient devant rien. Comment pouvaient-ils lui faire ça? Elle ne mentait pas. Pas tout à fait. Elle se doutait qu’il avait raison, qu’une réunion se faisait quelque part. Elle se doutait de l’endroit. Mais elle n’en était pas sure et ne voulait pas l’être. Elle ne voulait pas être là. Son Angleterre lui manquait.

« Nous n’avons pas de temps à perdre avec tes balivernes, femme. Où est cette réunion ? »


Elle secoua la tête, signe qu’elle ne savait pas, alors la brute commença à entrer dans les quelques maisons autour d’eux ressortant aussi vite qu’il était rentré. Son visage se fit plus dur et violent au fur et à mesure. Elle observa quelques tuniques rouges parler entre eux, faisant signe à celui qui devait être leur chef de venir les voir. Quelque seconde plus tard, voilà que le responsable du sang qui avait tâché sa robe dorée revenait à la charge.

« Bien, tu te dis fidèle à la couronne mais cela ne t’empêche pas de la trahir quand cela t’arrange. QU’y a-t-il qui te fait peur. Des gens à qui tu tiens sont-ils à cette réunion, une amie, un mari ? »


Trop vite. C’est ce qu’elle pensa quand un « non » très vifs sortit de sa bouche et que le sourire du garde prit place sur son visage. Elle venait de se vendre au diable. La grosse main de l’anglais vint prendre ses cheveux et la tira sans aucune hésitation vers les maisons les plus éloignés. En son for intérieur Elizabeth comprit que c’était fichu. Qu’ils allaient trouver cette maison sans aucune hésitation. Des larmes coulèrent sur son visage, autant pour la douleur que lui infligeait la brute anglaise que pour son inquiétude qui grandissait. James. Agnès. Même les autres, ceux qu’elle ne connaissait pas. Elle souhaitait juste revenir en arrière, disparaître et n’avoir rien à faire avec cette histoire. Empêcher cette réunion. Était-ce de la trahison ? Elle ne sait pas. Elle n’en sait rien, et en même temps, elle n’a pas l’impression de trahir Elizabeth. Elle a plus l’impression d’être trahis. Par son pays, par les anglais. Par ces compatriotes qui n’ont pas hésité à la toucher. Elle marche, se fait tirer sur une distance qui lui parait infini, elle a l’impression que sa joue à tripler de volume, que sa lèvre est inexistante, et que ces cheveux sont en train de se déraciner un peu plus à chaque minute. La nuit est noire maintenant, et soudain une maison avec de la lumière se fait entrevoir. Elizabeth se sait perdue. Elle sait les gens à l’intérieur perdue. Ont-ils mérité ça? Qu’est-ce que les soldats vont faire. Des milliers de questions se posent en elle. Et son cœur se fait lourd à chaque pas. Etait-ce sa faute, si les soldats trouvaient la maison ? Sans aucun ménagement un des soldats pousse la porte avec son pied d’une force inimaginable et le regard d’Elizabeth se fait plein de larme en voyant les gens présent. Elle reconnait Claire Farquharson, elle voit Ranald MacDonald aussi. Et puis James, et Agnès. La douzaine de soldat formait une ligne derrière elle, et tous étaient coincés dans cette maison désormais.

« Au nom du Roi vous êtes tous coupable de trahison à la couronne ! »

C’était un désastre. Elle avait peut-être trahis sa patrie, en ne disant rien ? Mais avait-elle trahis Dieu ? Celui qui l’avait uni au Douglas ? Avait-elle trahis les deux ? Son roi et son Dieu ?

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Mar 16 Mai - 0:14


Je suis prest


En cette nuit de réunion clandestine chez les Douglas, les soldats anglais font leur apparition. Ils sont accompagnés de l’épouse de George Douglas, une anglaise. Et si la demoiselle laisse couler des larmes le long de ses joues, tous les regards se tournent vers elle. Certains plus lourds et plus durs que les autres. Avait-elle le choix ? Est-elle une traitre à sa nouvelle patrie ? Certains doivent le penser.

« Au nom du Roi vous êtes tous coupable de trahison à la couronne ! » furent les mots qui déclenchèrent tout.

Les arrestations peuvaient commencer. Ces seuls mots prononcé par le capitaine des soldats britanniques sonnes le glas pour tous les jacobites réunis et surtout pour ceux qui ne parviendront pas à s’échapper par une porte dérobée ou par un quelconque autre subterfuge à temps. Parce que le capitaine tenait entre ses mains un long rouleau de parchemin avec inscrit le nom de tous les écossais que la couronne soupçonnait. Et l'un de ces noms n'était autre que celui de la maîtresse de maison et instigatrice de cette petite réunion secrète : Agnès Douglas.

Parmi ceux qui se firent arrêter, on dénombre des membres de clans plus ou moins connus.

Explications : Vous êtes libre de choisir de faire parti des membres arrêtés ou non. Mais si vous prenez l'option "arrestation" veuillez en tenir compte par la suite. Répondez après l'intervention d'Agnès.

« Je suis Prest »

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Sam 20 Mai - 23:50

Lady Douglas avait parlait, calmement et distinctement. Puis elle avait attendu que les autres disent ce qu’ils voulaient dire. Alistair alla dans son sens, tout comme Lady Rosslyn Sinclair. Les esprits s’échauffaient un peu mais cela favorisait les discussions et l’émulation, l’imagination. Du moins Agnès le croyait. C’était pour cela qu’elle ne disait plus rien, qu’elle regardait simplement, les us et les autres poser leur idée sur la table des discussions. A ce rythme ils finiraient surement par trouver une idée intéressante, non pas comme celle d’envoyer des jeunes femmes se marier, se vendre à l’ennemi. Agnès s’y refusait surtout si certaines de ses amies étaient proposée comme volontaires.

La jeune femme était sur le point de se saisir de son verre lorsque le bruit de la porte qui claque violement se fit entendre. Un lourd silence s’en suivit et puis ses yeux se posèrent sur les statures de tuniques roues. Mais pire, son regard plein de colère et de haine pire qu’avant venait fusiller la jeune femme qui les accompagnait. Elizabeth Brandon, cette anglaise, cette traitre, elle la renverrait chez elle, si toute fois elle s’en sortait en vie. Elle recula doucement sa chaise et se leva un peu tremblante. Les gardes venaient de dire le chef d’accusation. Elle se tourna vers Alistair, puis vers Moira. « Protégez votre sœur, Alistair, faite le pour moi. » souffla-t-elle entre ses dents. Elle ne pouvait l’exposer davantage au danger. Elle devait trouver un moyen de faire gagner du temps aux autres par n’importe quel moyen. « Vous interrompez un dîner entre amis, messieurs. Puis-je savoir sur quelles affirmations vous nous accusez de trahir la couronne ? Est-ce parce que nous sommes Ecossais ? Allons, voyons messieurs, vous n’allez tout de même point arrêter toute l’écosse ? Cela est parfaitement ridicule. » fit la jeune femme d’un ton ferme et sans appel. Au moins cela était dit. Elle n’allait pas les laisser faire aussi facilement.

« Nous avons des preuves. » lâcha sèchement le capitaine. Agnès fixa d’un regard noir la pauvre Elizabeth avant de ne reprendre. « Laissez donc partir Lady Elizabeth Brandon. Elle n’était même pas invitée à mon dîner. »

Elle n’y croyait pas elle-même. Mais l’homme hocha de la tête et fit signe à ses hommes de libérer la belle-sœur de la maîtresse de maison. Agnès la regarda s’éloigner. « Faites qu’elle soit assez intelligente pour aller trouver George. » pensa l’écossaise. « Bien, maintenant nous pouvons peut-être discuter, entre personnes civilisées, vous ne pensez pas ? »

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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Sam 27 Mai - 18:40



Je suis prest
La passion et les rêves sont comme le temps, rien ne peut les arrêter, et il en sera ainsi tant qu'il y aura des Hommes prêts à donner un sens au mot liberté
Après des kilomètres de voyage, le Laird Farquharson et sa Lady étaient arrivés dans les Lowlands du sud au sein des terres Douglas pour participer, invités par Lady Agnès Douglas (nièce du Laird Douglas), à une réunion décisive sur l'avenir de leur pays.
Les clans jacobites s'étaient mis d'accord pour parler, ensemble, de comment se débarrasser de cette infection anglaise qui grignotait leur belle Ecosse.

Claire était enceinte et avait hésité... Mais, en tant que Lady ET jacobite, elle se voyait mal refuser de venir. C'est ainsi qu'elle était partie, solidement accompagnée par John, vers les terres Douglas. Magnus aussi était venu mais il avait refusé de faire le voyage avec eux et était parti plus tôt.

Dès leur arrivée, ils furent introduits auprès d'Agnès Douglas et Caoihme Abercomby. Pendant la réunion - qui s'était vite enflammée (nourriture et alcool aidant)- elle remarqua Grizel...Qui fit comme si elle ne la connaissait pas. Tant mieux. Il valait mieux pour tous, et surtout pour elles deux, que personne ne soit au courant de leur affaire. Un Lady qui se sert d'une prostituée pour glaner ses informations...Elle imaginait le scandale d'ici. En rajoutant les petits malins - ou les idiots - qui lanceraient des rumeurs comme quoi elle s'adonnait à la passion saphiste. N'importe quoi! Cela ruinerait l'image de perfection qu'elle donnait, l'image "idyllique" de son mariage sans compter la ruine de sa réputation.

Et parlant mariage, elle senti une étrange tension entre Agnès Douglas et Alistair MacKintosh. Cette impression s'accentua quand la Douglas parla d'une annonce importante et en ramenant à jour ses fiançailles avortées suite à l'assassinat de son précédent fiancé. Claire plaignait cette femme...Dieu merci, John avait toujours été en excellente santé et protégé comme le digne futur Laird qu'il avait été. Maintenant, il est un Laird accompli - bien qu'effrayé par sa tâche mais mieux vaut garder cela secret - un mari aimant et un futur père comblé.

La réunion se poursuivit. Au premier abord, Claire préféra garder le silence. Elle écouta les interventions de chacun.
Elle nota l'envie irrépressible des femmes de participer à l'action...Elle allait prendre, elle-même, la parole quand la porte s'ouvrit avec fracas.

Sursautant et plaçant une main protectrice sur son ventre rond, elle se tourna vers la porte et se glaça d'effrois en reconnaissant les Tuniques Rouges des anglais... Et Elizabeth Brandon-Douglas, la Lady dont elle était chargée de "l'éducation à l'écossaise".

« Au nom du Roi vous êtes tous coupable de trahison à la couronne ! »


Son mari se plaça devant elle. D'abord, elle cru qu'Elizabeth avait trahi...Bien qu'à proprement parler, elle avait ouïe dire de la mésentente entre l'anglaise et sa belle-sœur. Elle devinait donc qu'Agnès Douglas ne pouvait pas avoir dit l'existence de cette réunion à l'épouse de son frère. Ce fait éclatant dans son esprit, elle observa le visage effrayé et...Blessé de son "élève". La colère monta dans son esprit. Ces brutes l'avaient frappée! Ils avaient brutalisé une femme! Une femme qui ne savait probablement rien pour arriver à leur fin. Elle murmura: Ainsi sont les méthodes anglaises? Et, après ça, c'est nous les sauvages?
Bien que fâchée contre Elizabeth, elle l'était encore plus envers les anglais qui bouchaient leur seule porte de sortie. Claire Farquharson ne pensait pas qu'il était possible de haïr encore plus quelqu'un.
Ayant constaté qu'ils n'hésitaient pas à brutaliser une femme - et après ça, on disait que c'étaient les écossais les sauvages?! - Claire préféra rester en retrait. Elle craignait qu'un d'eux ne lève sa main sur elle et mette en péril la vie de l'enfant qu'elle portait. Il s'agissait certainement du futur Laird Farquharson. On ne rigolait pas avec ces choses là.

Elle observa la jeune Agnès Douglas répliquer avec jugeote aux anglais tout en réfléchissant à la manœuvre à faire. Il fallait s'enfuir...Et si elle n'y arrivait pas, elle espérait que sa condition de femme enceinte apporterait une certaine protection. Selon les lois, l'enfant n'était coupable en rien des crimes de ses parents et rien n'est fait à la mère tant que ce dernier réside dans son ventre... Discrètement, John et elle s'étaient rapprochés des leurs. En particulier, Magnus, Francis et Grizel. Profitant de l'intention porter sur la nièce du Laird Douglas, elle chuchota: Avez-vous repéré une porte dérobée?
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MessageSujet: Re: Je suis prest [Jacobites rp]   Dim 28 Mai - 9:12



Mini-event : Je suis Prest




Attentive, à l’écoute et silencieuse. Voilà comment on pouvait résumer la présence de Frances à cette réunion jacobite. Plus les discussions allèrent bon train, plus elle se demandait ce qu’elle faisait là. Elle était jacobite et croyait en leur cause, mais même si elle était d’avis qu’ils devaient agir en un bloc et dans la mesure des moyens de chacun, Frances n’était plus si certaine de vouloir agir comme son amie Caoimhe par exemple. Elle était venue pour être informée des actions passées, présentes et futures, mais aussi pour voir ce que faisait feu son jeune frère. Elle le savait désormais et constatait cruellement qu’elle n’y avait peut-être pas sa place, à part pour agir et informer discrètement et dans l’ombre. Ou pour réfugier ceux qui seront blessés. Elle pourrait les cacher et les soigner ou tout simplement mettre à profit la face sombre de la guérison… Cependant, ce dernier point était secret et un atout fort considérable qu’elle n’était pas sûre de vouloir révéler. Pour l’instant, elle préférait garder son don de poison pour protéger sa famille.

Alors que Frances commençait à se lasser des discussions pour savoir qui ferait quoi ou devrait faire quoi, la porte d’entrée s’ouvrit en fracas. Un groupe de tuniques rouges débarquèrent, l’un empoignant les cheveux de celle que Frances reconnu comme étant Elizabeth Brandon. Un silence de plomb s’abattit sur la salle, comme si tout le monde réfléchissait à toute vitesse sur la marche à suivre. Frances ne bougea pas de sa place, ne quittant pas des yeux l’Anglaise. Ou devrait-elle dire ex-anglaise… Elle ne lui faisait pas confiance, mais force était de constater qu’elle avait été maltraitée jusqu’ici. Ce qui pouvait signifier qu’elle avait refusé de dire quoique se soit et de les mener jusqu’ici. Elle avait fait de son mieux… Ce n’était pas suffisant, mais ça ne pouvait être ignoré et on ne pouvait encore moins lui jeter la pierre. Ils allaient devoir faire avec et les soldats n’attendirent pas qu’ils bougent pour commencer à citer les écossais accusaient de haute trahison envers la couronne. Son nom n’y figurait pas. Légère étonnement de la part de la brune, se demandant un instant si la relation de son frère et Laird avec les anglais pouvait y être pour quelque chose…

Pour une fois, Frances ne savait pas si elle devait s’en plaindre ou s’en réjouir. Elle n’eu pas le luxe d’y réfléchir. Pendant que Lady Douglas répliquait avec la tunique rouge, d’autres roses n’écoutèrent malheureusement que leur chef et commencèrent les arrestations. L’un d’entre eux eu assez de courage, de fidèle loyauté envers son supérieur ou de stupidité pour s’approcher de leur table et d’essayer d’arrêter l’un d’entre eux. Il s’approcha un peu trop à son goût de Caoimhe et avant qu’un seul des hommes de leur table ait eu le temps d’agir, Frances se leva, prit son verre de whisky en main et jeta sans ménagement son contenu au visage du soldat, stoppant ce dernier dans son élan.

« N’essayez même pas. »

Il était définitivement hors de questions qu’ils arrêtent l’un d’entre eux et encore moins qu’il traite les écossaises comme ils avaient traité l’une des leurs.

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