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 I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )

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MessageSujet: I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )    Mer 15 Mar - 21:49



Mary & Frances & Kenneth
   Death came around me

U
n son strident passe les portes de ma bouche, écorchant ma gorge au passage. Un cri, c'est un cri qui déchire la nuit. Mon corps se soulève brusquement entre les draps, et je réalise que je ne rêve pas. La douleur me vrille le ventre, et j'y appose mes mains, comme si à elles seules, elles pouvaient guérir. Mais non, je me tords de douleur sur notre lit, et je suis seule, je le sais... Il n'est pas là et je souffre affreusement. Je gémis, je me tortille, et je pousse une autre cri de douleur puissant. Je sais que je l'ai perdu, je sais qu'elle me l'a prit... Je n'arrive pas à le nommer, je me sens dépassée. J'ai la tête qui brûle comme si elle était en feu, et la douleur à mon abdomen, me fait l'effet d'un couteau que l'on plante vivement, encore et encore.

Greer a accourut la première, elle soulève le drap pour regarder s'il ne s'agit pas d'une fausse couche... Elle ne voit pas de sang, elle pose sa main sur mon front et la retire aussi vite. Je la vois sortir, mais ne comprends pas.

"JE SAIGGGNNNEEE... JE SAIIIGGGNNNNEEEE....." Je me mets à hurler. Je tends mes mains vers le vide, et je leur montre le sang de mon entrejambe. Pour moi il est réel, la mort m'a arraché mon enfant. Je pleure rapidement, paniquée par ce qu'il m'arrive et par le peu d'aide que l'on m'apporte, j'ai peur et je me sens tellement seule. "A LLLL AAAIIIIDDDEEEE... ELLE ME L'A PRIT.... ELLLE ME L'A PRRRIIIITTTTTTT" Le cri est étouffé dans les sanglots, je pleure et me raccroche à la première main qui vient à moi. "Elle me l'a prit, elle m'a prit l'enfant... tu entends... regardes... elle... elle..." Je colle la main de Frances à ma joue, et je sanglote contre elle. "Je vais mourir seule... je veux mourir seule... elle me l'a prit..." Ma tête part en arrière et je sombre dans un épais brouillard.

Greer regarde sa maîtresse délirer, il n'y a pas de sang, il n'y a pas de bébé mort, elle ne comprend pas, et d'un coup, elle la voit sombrer, son corps est parcourut de sautillement étranges et terrifiant.

Dans mon brouillard, je n'entends que des voix lointaines et je constate que la mort se trouve devant moi. C'est une femme, une belle femme, vêtue d'un long manteau noir, et je ne distingue que son visage angélique, dans ses bras, elle le porte. Mon dieu, dans ses bras, elle porte mon enfant, mon fils... Et je tente de courir après elle... reviens!

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MessageSujet: Re: I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )    Jeu 16 Mar - 10:21



Event n°3: La mort est sournoise




Quelques heures plus tôt, Frances trouva enfin le sommeil après s’être rafraîchit avec l’eau la plus froide qu’elle avait put trouver, autant dire une eau chaude frôlant la tiédeur. Rien de bien rafraîchissant, mais appréciable face à l’harassante chaleur qui surplombait ce mois de juillet. L’été était suffocant cette année et tout était bon à prendre pour perdre quelques degrés. En s’endormant, Frances pensa à une bonne nuit reposante. Ce fut tout le contraire. Un cri retenti au bout milieu de la nuit et la réveilla en sursaut. Qu’est-ce qui se passait ? On les attaquait ? Il faut dire que depuis l’attaque à Edimbourg et l’arrivée impromptue de la Garde lors des feux de Bealltainn, Frances redoutait que ces derniers débarquent ici, au château familial. Pourtant, elle était en sécurité sur les terres Mackenzie, ses terres. Dans ce cas, pourquoi entendait-elle un autre cri déchirant ? Une voix de femme. Mary ? A part les domestiques, elle était la seule autre femme et c’était elle la plus proche de sa chambre par rapport à celles des domestiques.

N’obtenant certainement pas de réponses en restant cloîtrer sur son lit, Frances se leva pour vêtir rapidement une chemise de nuit au-dessus de sa robe de nuit lorsqu’on vint cogner frénétiquement à sa porte. Elle reconnu la voix de Greer paniquée, venant lui demander secours puisqu'elle était guérisseuse. Mary était souffrante. Sans s’attarder, Frances prit un sac qu’elle sortie d’un coffre de rangement et qui contenait tout le nécessaire urgent de plantes. Elle n’avait probablement pas tout, mais c’était ce qu’elle avait à porté de main. Aux dires de Greer, elle était brûlante de fièvre et aux dires de sa maîtresse elle avait tout de suite vérifié si elle n’avait pas fait une fausse couche. Détail qui surpris et prit un peu de court Frances alors qu’elles parcouraient les couloirs. Sa belle-sœur était-elle enceinte pour avoir une telle peur ? Elle l’ignorait même si elle savait parfaitement les devoirs qui incombaient à toute femme mariée et sans héritier. Frances vérifierait tous ces dires, autant être sûr par soi-même.

Arrivées à la chambre de Mary, cette dernière tint des propos incohérents. Elle était des plus agitée. Instinctivement, Frances posa son sac, vint s’asseoir au bord du lit et lui tendit sa main tentant de la calmer d’une voix se voulant apaisante. Inutile de vérifier sa température comme l’avait fait Greer, car rien qu’en tenant sa main Frances sentit tout de suite que sa température corporel était bien trop élevée malgré la chaleur estivale. Puis il suffisait de regarder Mary pour voir qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Au début, Frances envisagea tout de suite la plus simple des possibilités : la forte fièvre faisait délirer Mary. Elle hallucinait.

« Chuut, chuut Mary. Personne ne t’as rien pris, je t’assure. Tout va bien se passer. Je suis là. Greer aussi. On va s’occuper de toi. Calme-toi. »

Adieu le vouvoiement dans de tels moments. Frances cherchait avant tout à calmer et rassurer Mary. Il fallait qu'elle respire plus calmement et réduire son angoisse. Malheureusement, Mary finit par perdre connaissance. Mettant cela une nouvelle fois sous le coup de la fièvre et des nerfs, Frances laissa Mary allongée, expliqua brièvement à Greer la situation et que pour le moment elle ne préviendrait aucun médecin. Hors de question de laisser un membre de la famille se faire charcuter, elle ne leur faisait absolument pas confiance. Alors qu’elle allait vérifier que Mary n’ait pas d’autres symptômes, le corps de sa belle-sœur se mit légèrement à convulser. Ce n’était pas que la fièvre. Il y avait autre chose. Immédiatement, Frances maintint le corps de Mary allongée pour qu’elle ne se blesse pas inconsciemment en se frappant, en tombant ou même en s’étouffant. Elle veillerait à que ça n’arrive pas, mais si elle voulait pouvoir au moins baisser la fièvre en premier lieu, il allait lui falloir des renforts, car Frances n’aurait pas assez de force pour maintenir Mary si ses convulsions ou ses délires devenaient plus violents. Toutes les possibilités étaient à envisager.

« Greer. Prévenez Kenneth qu’il vienne immédiatement. Réveillez les domestiques et faîtes préparer le plus d’eau fraîche que possible. Il faut absolument baisser cette fièvre. »

Restant aux côtes de Mary, Frances attendit que les convulsions cessent. Ce n’était pas facile à voir, mais il n’y avait pas d’autres choix, elles passaient toutes seules. Lorsqu’elle en fut sûre, Frances lâcha Mary et retira les couvertures, sources de chaleur plus gênantes qu'autre chose. Ensuite, elle récupéra son sac pour chercher l’écorce de saule qui soignait efficacement les fièvres. Surveillant toujours du coin de l’œil Mary, prête à la retenir à nouveau si les convulsions revenaient.

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MessageSujet: Re: I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )    Sam 18 Mar - 11:59



Mary & Frances & Kenneth
   Death came around me

J
e n'ai plus ni la notion de temps, ni d'espace, ni de jour ou de nuit, je me réveille lourdement, avec beaucoup de difficulté. Je me sens courbaturée, comme après avoir courut toute une journée. J'ouvre un œil, mais la lumière du foyer me fait souffrir, je gémis pour signaler la douleur. Je referme mon œil et je tâtonne d'une main, les couvertures, à la recherche d'une présence, et je finis par rencontrer une autre main. Elle est fraîche cette main, et douce, ce ne me semble pas être la main de Kenneth, peut être celle de Greer. Il faudrait que j'ouvre les yeux, pour me rendre compte, un peu mieux de tout cela, mais j'ai peur, j'essaie de parler, mais je m'étrangle, ma gorge est sèche, ma bouche est pâteuse. "hheeeuuuhhhrrrr" je tente d'indiquer de l'eau peut être, à la bonne âme qui est restée près de moi. "O" dis-je alors, en espérant que ce serait comprit comme de l'eau, et pas comme une parole inaudible et incompréhensible.

Je toussote, et je me rends compte de la douleur lancinante qui me vrille les côtes. Je fronce les sourcils, et mes yeux s'ouvrent une nouvelle fois. Je ne distingue pas nettement les choses, ni la personne, mais je reconnais la masse de cheveux longs et noirs. "France..s" Murmurais-je, espérant qu'elle ne m'explique un peu ce qu'il c'était passé là. "J'ai... mal de partout... j'ai... boire...où est il?" Je pensais à mon mari, partit encore sur les routes, partit loin de moi, pour me fuir certainement. L'épouse incapable de tomber enceinte et de donner naissance à un héritier... Je sais que je suis une mauvaise épouse, et pas une vraie écossaise des highlands, c'est pour ça qu'il me fuit certainement. Je n'avais que de la valeur, que dans la dote qui lui a été transmise. Malheur, je suis tellement malheureuse... se rend il compte de cela? Que je suis enfermée dans une vie, que je n'aime guère? Mais je pense à lui, parce que je ne veux pas mourir sans lui avoir dit tout cela.

Je tente de me redresser pour boire un peu d'eau, c'est difficile, la tête me tourne et je me sens tellement fatiguée. Je m'étrangle un peu, mais finis par boire un peu d'eau, deux gorgées tout au plus. Je pose ma tête lourde sur les oreillers, et ma vue s'habitue doucement, et revient à la normale. "Merci... fatiguée, je suis... merci d'être... là." Soufflais-je d'une voix mal assurée, comme quelqu'un qui apprendrait à se servir de sa voix pour la première fois. "Il ne viendra donc pas... je suis malheureuse Frances, tellement malheureuse ici... je rêve de mes terres... de mes amis..."

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MessageSujet: Re: I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )    Sam 25 Mar - 10:52



Event n°3: La mort est sournoise




Tout en écrasant l’écorce de saule dans un mortier avec un pilon, Frances se demanda ce que faisait Greer. Kenneth n’était-il pas dans ses appartements ? C’était vraiment un mauvais moment pour être absent. Même s’il était possible de demander de l’aide physique à un domestique pour maintenir Mary lors de ses délires, la présence de Kenneth ne pouvait pas être remplacée pour Mary qui avait besoin de soutien. D’autant plus que la présence de son frère apaiserait probablement sa belle-sœur. Frances soupira et ajouta d’autres ingrédients à sa concoction qu’elle destinait à Mary pour faire baisser sa forte fièvre.

Au moins, les domestiques réveillés, l’eau froide arriva au grand soulagement de Frances. Plusieurs longues minutes s’écoulèrent sans aucun retour des convulsions. Lorsque Frances termina sa préparation, elle demanda aux domestiques de disposer, mais de ne pas être trop éloignés de la chambre au cas où elle aurait besoin d’aide. On ne pouvait pas deviner quand d’autres convulsions auraient lieu ou bien d’autres symptômes, car pour l’heure, Frances ignorait totalement le mal dont Mary était atteinte. Mais un problème à la fois. S’installant au bord du lit, se trouvait désormais sur la commode la concoction et la bassine d’eau froide. Frances allait utiliser cette dernière lorsque les toussotements de Mary l’indique qu’elle est réveillée. Frances se pencha légèrement pour mieux entendre la faible voix de sa belle-sœur et comprendre qu’elle souhaitait de l’eau. Elle lui donna plutôt la concoction qu’elle avait justement dilué avec de l’eau pour que soit plus facile à ingérer. Frances l’aida et repoussa quelques mèches de ces cheveux en arrière. Même si c’était que deux petites gorgées, c’était déjà ça de prit, mais Frances veillerait à que Mary en boive le plus possible, car il était impératif que sa température baisse.

« Tu n’as pas à me remercier. C’est normal Mary. Reste allongée, tu as besoin de repos. »

Frances ajuste bien les oreillers dans son dos pour installer au mieux Mary. C’est alors qu’elle le mentionne. Elle ne peut réprimer une légère moue de compassion, le cœur serré, comprenant très bien qu’elle parle de son frère. Etre seule parmi eux, avoir tout quitté… D’un geste presque maternel, Frances caressa les cheveux de Mary tandis que de l’autre elle prit une des mains de Mary dans la sienne. Elle n’était pas seule et il fallait qu’elle le sache. Malgré quelques divergences qu’il y avait entre elles et le fait qu’elles ne se connaissaient pas encore vraiment, Frances avait toujours été admirative du courage et de la force de sa belle-sœur ; puis elle appréciait le fait qu’elle veuille apprendre leurs coutumes et s’intégrer au mieux. Elle le désirait sincèrement, sinon elle n’en soufrerait pas. La fièvre ne pouvait pas en être la seule cause.

« Il viendra. Il va venir, je te le promets. Laisse le temps à Greer de le prévenir et lui de venir. »

Frances savait que son frère viendrait, car même s'il était Laird et que le clan était important, la famille passait avant tout. Mary en faisait partie désormais même si ce n'était pas facile tous les jours, surtout pour elle. Frances en avait toujours eu conscience, mais s’en rendait cruellement compte maintenant.

« Ils te manquent... Si tu le souhaites, quand tu iras mieux et que tu auras récupéré des forces, peut-être pourrions-nous rendre visite à tes parents, sur tes terres natales ? Ou du moins Kenneth et toi ? Il faudra voir avec lui, mais je pense que c’est possible. »

Frances préférait ne rien promettre, car tout dépendait des affaires du clan mais aussi de leurs terres et avec l’étouffante chaleur qui s’abattait depuis quelques jours déjà, les récoltes en pâtissaient. Néanmoins, peut-être qu’en fin d’année se sera possible, mais une chose était encore plus sûr désormais. Son frère devait être présent. Venir ici, ne serait-ce qu’au moins une petite heure. Elle était persuadée que ça ferait le plus grand bien à Mary même si ça ne la soignerait pas.

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MessageSujet: Re: I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )    Dim 23 Avr - 21:44



Mary, Frances & Kenneth
   I've dream about a dark knight

L
'été est meurtrier. Chaque jour j'apprends de nouveaux décès sur mes terres. Nous avons enterré le chef palefrenier la semaine passé une bonne il y a de cela deux jours sans parler des métayers. Même mon confesseur est alité maintenant. Dieu me punit-il pour ce que j'ai fait ? pour la mort de Nicholas, pour mon désintérêt pour Mary, pour la mauvaise gestion de mes terres. Seigneur il fallait que cela cesse. Je préférais subir mille morts que de devoir encore enterrer un de mes hommes.

J'étais debout, songeur dans mon bureau, je peinais à trouver le sommeil par une telle chaleur et j'était bien trop tourmenté. Habillé d'une culotte de lin et d'une simple chemise avec un verre de vin à la main je scrutais la nuit qui n'était pas assez fraiche pour refroidir la pierre de Leod Castle. Mon confesseur, avant de ne tomber malade m'a parlé du diable que c'était l'oeuvre du diable qu'il venait prendre les pêcheurs et les emmener en enfer, j'ignore si c'est la vérité maintenant qu'il est lui aussi malade mais en tout cas ce mal me fait terriblement peur, pour Frances, Mary, Ronald et moi. Nous les MacKenzie avions la chance d'être doté d'une constitution solide mais le palefrenier était un MacKenzie lui aussi et l'homme le plus robuste que j'ai connu. Je passai ma main dans ma barbe, songeur alors que Greer entra telle une démente dans mon bureau. Je me retournai brusquement attendant qu'elle s'explique sur cette intrusion.

« P...Pardon My Laird... Je ne vous trouvais guère dans vos appartements.. V..Votre... Lady Mary est au plus mal... elle vous demande My Laird. »

Lança la jeune servante à bout de souffle en posant une main sur son buste pour se reprendre j'avoir traverser le château en courant. Sainte Marie mère de Dieu, pas Mary, non pas comme cela ! Je refusais qu'elle ne meurt ! Nos relation était des plus glacial depuis mon retour d'Aberdeen le mois passé, je l'avais remise à sa place et depuis nous ne nous adressions guère la parole au delà des banalités d'usage. Désemparé, je passais une main dans mes boucles brunes avant de posé mon verre sur le gros bureau en chêne passant devant la petite servante tel un coup de vent, traversant l'aile est du château pour rejoindre les appartements de Mary qui officiellement étaient nos appartements. J'entrai sans me donner la peine de frapper. Frances était déjà à son chevet.

« Faut-t-il que je la porte au lac pour faire baisser la fièvre ou les compresses suffiront ? » demandais-je inquiet à France en voyant la cuisinière arriver avec une bassine d'eau et plusieurs carrés de lin que Frances aime utiliser. Je m'approchai pour m'agenouiller auprès de Mary et pris sa main, celle qui n'était point déjà entre celles de Frances. « ça va aller tu es une MacKenzie tu ne peux pas m'abandonner »

Lâchais-je finalement en levant mes yeux vers son visage plus pâle que de la craie et humide de transpiration.

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MessageSujet: Re: I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )    Dim 23 Avr - 23:50



Mary & Frances & Kenneth
   Death came around me

J
ee m'étais rattachée à un ancrage, celui de la voix rassurante de Frances... Mais soyons honnêtes, je n'étais pas là... comme debout au milieu d'une pièce trop bruyante, avec un brassage incessant de personnes, de danses, d'alcool et de fumée. J'entendais lointainement ce qu'elle semblait me dire, tentait d'apaiser les angoisses d'une mourante. Je connais ça, ma sœur jumelle est morte lorsque j'avais à peine 12 ans, et je lui aies raconté ce qu'elle voulait entendre. Le corps trempée par une fièvre terrible, qui revenait par vague, me nuire... les courbatures me vrillaient un peu plus la résistance... Je marmonnais quelques paroles inaudibles, jusqu'à entendre une voix forte raisonner dans la pièce. On me prit la main de l'autre côté, et j'entendis à peine son murmure, dans la cacophonie de mon esprit. "Je vais mourir, et c'est pour le mieux... enfermée dans cette tour dorée... à la merci d'un clan qui me déteste..." Je me mis à pleurer faiblement, mais les larmes coulèrent sur mes joues. "Je vais rejoindre cet enfant... celui que la mort m'a prit... celui qui comme mes rêves, a échoué sur les rives de l'amer regret..." Je ne parlais avec personne en particulier, j'étais simplement en train de m'absoudre seule, de mes propres pensées et propres pêchers. "ce n'est pas grave... la mort n'est pas grave..." Soufflais-je. "merci Frances... d'avoir été mon seul repère dans le noir..." Ma main dans la sienne lâcha juste prise, pour retomber sur les draps, je voulus lâcher de même de l'autre côté, tournant la tête lentement vers... ce qui m'apparut comme étant Kenneth. "J'aurais aimé que tu sois là... mais je sais que je délire... J'aurais souhaité être tienne pour l'éternité..." Je ne pus pas continuer. "Je suis tellement seule... tellement seule...J'accepte de me livrer à toi, mort... viens chercher ton du."

Nullement certaine que l'on ait comprit mes dernières paroles, je repartis de plus bel dans une abîme dense et sombre. Je ne sais pas combien de temps, de jours, de nuits, de lunes non plus... Mais mon abîme s'épaississait un peu plus chaque jour. Je ne comprenais pas grand chose, les paroles n'étaient qu'un tintement agressif à mon oreille, et je n'arrivais pas à ouvrir les yeux. Juste pas. J'entendais des pas, des portes s'ouvrir, je sentais la différence entre chaud et froid, mais mon corps ne m'appartenait juste plus. Juste plus. Un soir je crois, j'ai perdu beaucoup de sang, un liquide chaud qui coule de mon nez, et puis un gout de métal dans la bouche... Mais depuis le soir, où j'ai invité la mort à me faucher, je n'ai pas reparlé, ni même ouvert les yeux, je me dis juste que la mort est lente. Juste lente.

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MessageSujet: Re: I've dream about a dark knigth - Frances Mac Kenzie ( et Kenneth )    Jeu 11 Mai - 18:00



Mary, Frances & Kenneth
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S
eigneur, pauvre d'elle. Evidemment, j'avais honte, qu'elle parle ainsi devant témoin en plus, même s'il s'agissait de ma soeur. Elle ne manquera pas de me juger c'est certain. Elle aura le tact de ne rien en dire, je le sais, je la connais, mais cela ne l'empêchera point de penser du mal de moi, de mon rôle d'époux que je n'ai pas su tenir correctement. Je gardais sa main moite dans les mienne, priant Sainte Camille, la Sainte patronne des malades. Il fallait qu'on me la rende, je ne supporterais pas de la perdre. Elle était ma femme. J'ai juré devant Dieu de l'aimer et la chérir et bien que ma façon de l'aimer ne semblait point lui convenir, j'avais néanmoins énormément d'affection pour elle et la perdre serait une tragédie pour moi.

« Soyez forte Madame, vous devez vivre, vous êtes une MacKenzie, tenez bon ma douce ! »

Je lui embrassais la main sans cesser de la regarder alors que ma soeur déposait un linge humide sur son front brulant. Elle transpirait, pourtant sa main, celle que je tenais fermement était glacée. Seigneur, faites qu'elle ne meurt pas.

***

Les jours passèrent, je n'ai point quitté son chevet, travaillant, mangeant et dormant près d'elle afin de m'assurer qu'elle restât en vie. Pourtant ce soir-là elle saigna, abondamment et pour moi c'était l'oeuvre de satan, elle n'a guère été blessée pourquoi saignait-elle sinon à cause d'une possession du malin ?! Je me signait rapidement avant de sortir de la chambre en courant

« Faites quérir le prêtre vite ! Vite c'est votre Lady ! »

M'exclamais-je dans le couloir. Il fallait qu'on l'aide que le démon la laisse en paix. Je pense avoir réveiller tout le château de Leod avec mes cris. Mais au moins, je savais qu'un de mes gens était parti à cheval pour aller réveiller le prêtre sans nul doute. Je frappais à la chambre de ma soeur pour qu'elle se réveille.

« Mary, c'est le démon j'en suis certain ! »

Lui dis-je au moment ou elle ouvrait la porte, échevelée et en vêtement de nuit. Je me fichais bien de sortir du lit l'écosse entière. Je revenais auprès de ma douce bien-aimée afin de lui éponger le sang doucement.

« Le prêtre sera bientôt là ma douce, tenez bon ! »

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