AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 325
♛ Chardons en poche : 710
♛ Mon allégeance va à : Fergus Abercromby, mon laird et époux, dont je porte l'enfant.


MessageSujet: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Sam 18 Mar - 14:15

holding in your hands the two halves of my heart


Fergus avait déjà quitté le lit conjugal quand je me réveillais soudainement, en ce jour d’été. Prise de douleurs au ventre, et d’une soudaine nausée, je me débâchais de quitter le lit à la recherche d’une bassine. C’était la première fois que cela m’arrivait, mais ce n’était qu’un symptôme de plus à ajouter aux précédents. Non, je ne craignais pas que cela soit un des symptômes de la prétendue maladie qui semblait gagner du terrain. Des hommes étaient venus rapporter à Fergus plusieurs cas de pathologie semblables dans les clans environnants le notre. Les vomissements semblaient faire partie des symptômes précurseurs. Mais je savais que ce que j’expérimentais à l’instant était dû à autre chose… Depuis un peu plus d’une semaine, j’avais l’impression que ma poitrine se faisait plus lourde et j’étais beaucoup plus sensible aux rares caresses de Fergus en cet endroit. Et puis, surtout, nous étions à la toute fin du mois de juillet et je pouvais donc affirmer ne pas avoir été indisposée depuis deux mois, ce qui était assez significatif.

Une fois la douleur passée, et après m’être recouchée quelques secondes pour reprendre des forces, je me levais et me décidais à me préparer, soit m’habiller et me coiffer. Aujourd’hui, j’annoncerais à Fergus que je portais son enfant.

Notre mariage n’était pas un conte de fée. Je savais que Fergus me cachait des choses, sans doute des aventures passées, peut-être même une histoire qu’il aurait eu poursuivi quand nous nous connaissions, avant de m’épouser. Je ne l’accusais pas de tromperie, mais je me doutais qu’il avait au moins éprouvé des sentiments pour une autre. Je le voyais dans les regards qu’Edwin, son meilleur ami et le témoin de notre mariage, lui lançait. C’était comme une sorte de reproche, à ajouter au fait qu’il n’avait pas apprécié de me voir épouser son ami, quoi qu’il puisse faire comme effort pour essayer de me prouver le contraire. Je devinais que Fergus avait eu quelque d’autre, avait eu un choix à faire, et qu’Edwin aurait préféré qu’il choisisse l’autre femme. Peut-être était-elle une de ses amies proches, ou une personne de sa propre famille, ce qui expliquerait qu’il ne m’apprécie pas. C’était ma théorie.

Si cela m’obsédait parfois, j’avais décidé qu’il ne servait à rien de regarder vers l’arrière. Fergus m’avait épousée moi, et si nous avions eu des débuts difficiles je pensais ne pas me tromper en le disant fidèle envers moi et le serment qu’il avait fait devant Dieu de m’être fidèle. Ce qui s’était passé avant était du passé. J’avais moi-même aimé quelqu’un d’autre, étant encore une toute jeune fille. Je ne pouvais pas le juger et je savais qu’il était plus intelligent de me contenter du bonheur qu’il me donnait déjà plutôt que de voir les toutes petites tâches ou ratures sur le grand et précieux tableau.
La maternité était une chose que j’attendais avec une certaine impatience mais aussi une certaine crainte. Impatience car j’avais déjà pratiquement élevé deux garçons, surtout pour ce qui était du cas d’Alexander, et que cela avait été une très belle expérience. Je me sentais plus proche d’Alexander que Simon ou de Sybil. Il était mon frère, mais aussi presque comme mon fils. Je le connaissais mieux que personne et j’éprouvais toujours en le regardant ce sentiment de fierté. Je savais que j’avais la fibre maternelle et que j’étais en mesure de m’occuper d’un enfant. Crainte, parce que je n’oubliais pas que c’était en donnant la vie à mon frère que ma mère était décédée. Parfois, les accouchements se passaient mal. Aucune femme ne pouvait ignorer cette triste réalité.

Quittant ma chambre, je rejoignis prioritairement la cuisine. J’étais souriante, évidemment excitée à l’idée d’annoncer à mon mari qu’il allait être père. Tomber enceinte si rapidement était une vraie bénédiction. Mes prières semblaient avoir portés leurs fruits. A  table, pas de Fergus ; seule Caoihme se trouvait là.

« Sais tu où est Fergus ? », lui demandais je, me doutant cependant que j’aurais moi-même à le chercher. Quand Fergus s’absentait, il pouvait être n’importe où et ne réapparaitrait que lorsqu’il en aurait envie. « J’ai quelque chose d’important à lui annoncer… », dis je. Mon sourire s’élargit. J’en avais évidemment trop dit, ou pas assez. Etant devenue proche de la sœur de mon époux durant ces derniers mois, et devant la curiosité évidente de celle-ci, je m’approchais et lui confiais tout bas, avec une grande joie. « Je ne devrais pas te le dire avant qu’il l’apprenne mais…Je pense vraiment être enceinte ! »
Je l’ignorais, mais sous peu, ma joie se changerait en cendres dans ma bouche.

_________________
« She's a strong lady »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Mer 29 Mar - 18:46


caoihme

ft.Janet, Fergus et Edwin

chapitre 1

Je suis assise à mon bureau en train de lire les différentes missives.L'une d'elle est de James Douglas. Je lis avec attention sa lettre. Je ne sais quoi lui répondre mais je dois lui répondre. J'ai vu son comportement changé depuis quelque temps, je ne comprends ses gestes. Il ne fait aucun geste déplacés mais je ne sais pas, il y a quelque chose. Il faudrait que je questionne sa sœur à ce sujet … Ou que je décide de l'affronter. Je soupire. Je passe à d'autres missives en tentant d'oublier celle de James.
Je réfléchis à cette question épineuse puis mon ventre crie famine, il est temps pour moi d'aller déjeuner avec mon frère, Janet et peut-être Rose. Je descend les marches des escaliers toujours en pensant à cette missive de James. Pourquoi celle-ci me touche au plus profond de moi-même ? Pourquoi elle ne me rend pas insensible ? Outre son comportement depuis quelques semaines, je ne peux m'expliquer sur le mien vis à vis de cette lettre troublante. Ressentais-je quelque chose pour ce jeune Douglas ? Je l'ignore. Peut-être que je devrais demander un avis à Rose ou à Janet sur la démarche que je dois faire. Peut-être.
Je vois mon frère quitter la table puis il me dit qu'il doit s'occuper de quelque chose. Enfin, je n'ai pas tellement saisi ce qu'il doit faire exactement , je me contente seulement de hocher la tête puis je me dirige vers la cuisine pour retrouver Madame Innes en train de préparer des tartelettes de fruit de saisons. Je lui souris, elle m'en servit une part puis je la déguste à la table.  Après avoir fini de déjeuner, je vois Janet, je lui souris, un sourire amicale.


Janet -  Sais tu où est Fergus ? 


Je fais non de ma tête. En effet, bien que j'avais vu mon frère tantôt et qu'il m'avait dit qu'il devait faire quelque chose, j'ignorais le lieu. Je regarde ma belle-soeur, je lui fais un sourire par la suite.

Janet -  J’ai quelque chose d’important à lui annoncer…  Je vois qu'elle a un sourire qu'il s'élargit.Je lui offre un autre sourire.

Janet - Je ne devrais pas te le dire avant qu’il l’apprenne mais…Je pense vraiment être enceinte !  Me dit-elle tout bas.


Mes yeux brillent à cette annonce. Mon frère sera père. Je ne sais quoi dire pour l'instant, je suis sous le choc de cette annonce. Je bois un peu puis je regarde ma belle-soeur.

Caoihme – Je suis si heureuse pour vous lui dis-je avec un grand sourire. Enfin une belle nouvelle dans notre demeure lui-dis je en la murmurant. Je me lève doucement et je la regarde avec un sourire. Et, j'en suis sûre que mon frère sera heureux d'apprendre la nouvelle ! Je la regarde.

En revanche, où pouvait se trouver mon frère ?  J'espère qu'il n'est pas avec celui qui partage sa couche car j'ai peur que si Janet l'apprend, leur relation changera. Devrais-je dire à celle qui est devenue mon sang et ma chaire que mon frère aime les hommes ? Il me serait impensable de trahir mon frère. Le sang avant tout. Mais, je ne pourrais pas non  plus la laisser souffrir … Je regarde Janet.  

Caoihme – Est-ce que tu as besoin de quelque chose pour les nausées ? Je pourrais te procurer un breuvage pour t'aider à te soulager de ce mal ? Je souris. Je remis une mèche rousse derrière mes oreilles. Désolée, je suis un peu étourdie depuis ce matin. Je l'observe avec un sourire fraternel. Mais avant dis moi, veux-tu que je t'apporte à manger ? Madame Innes a fait des tartelettes, je peux t'en apporter si tu veux ?



caoihmea beautiful lie, the perfect denial
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 571
♛ Chardons en poche : 673
♛ Mon allégeance va à : Aux vrais prétendants !


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Sam 1 Avr - 12:40



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial

A
près quelques mois de mariage, j'avais trouvé un certain équilibre entre honorer mon épouse et lui montrer par mille présents que je tenais à elle et à sa présence dans ma vie et rencontrer Edwin dans des lieu différents à des heures différentes. Je ne tenais vraiment pas à être démasquer, je tenais trop à mes escapades. Edwin me permettait d'être un bon mari pour Janet, c'est un peu ridicule j'en conviens ce d'autant qu'il est extrêmement jaloux du fait que j'ai une épouse. Avant il n'y avait que lui. Mais nous savions tous les deux que ce jour arriverais, d'ailleurs, lui aussi sera prochainement marié et d'après les rumeurs, à une anglaise, le pauvre. J'ai au moins la chance d'avoir une épouse qui partage mes points de vu politiques. Bon en y réfléchissant, je ne connais pas du tout les pensée politique d'Edwin, nous n'en parlons jamais. Sans doute pour éviter d'éventuel conflits. Cela me convient nous ne nous voyons pas aussi souvent que je le souhaiterais je ne souhaites pas gacher ses instants avec des disputes

Ce matin, il étais six heure lorsque je quittais le lit conjugal, nous avions décidé de nous voir très tôt nous risquerions moins d'être surpris et cette fois c'est la grange que je lui avais proposé de me retrouver. Il fallait être imaginatif pour que Janet ne se doute de rien, mais c'était excitant le danger aussi. Je m'habille rapidement et en silence pour ne pas la réveiller. Quittant la maison et rejoignant la grange après avoir rapidement avalé un truc et croisé ma soeur sans rien lui dire. Il était déjà là. Je ne me pose pas de question je le serre dans mes bras, humant son odeur. Il m'avait tellement manqué cela en devient effrayant dès que je suis loin de lui je ne cesse de penser à lui nuit et jour comme s'il habitait mon esprit en permanence. Bien sûr ce n'est pas vraiment le genre de chose à dire à haute voix, en réalité je n'ai pas envie qu'il puisse penser qu'il ai une quelconque emprise sur moi.

« Je suis contant de te voir ! »

Murmurais-je à son oreille avant d'ouvrir la porte en bois de la grange pour le faire entrer et refermer derrière moi. Normalement nous avions largement le temps avant que je me doive de rentrer. Bon j'étais le Laird, je faisais bien ce que je voulais mais en réalité je préférais rentrer plus tôt pour ne pas inquiéter Janet. Une Janet inquiète est une Janet fouineuse.

« Nous devrions avoir au moins deux heures avant que quiconque ne remarque que je suis absence, cela nous laisse un temps considérable pour laisser libre cours à toute sorte de vices »

Lui dis-je avec un léger sourire, en plus l'aube se levait à peine, la grange était alors encore dans la pénombre.

WILDBIRD

_________________


A mhic un de diabhoi. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Sam 1 Avr - 14:46



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial

P
eu après ma dernière visite à Fergus, mon grand retour après le mariage, j'étais retourné satisfait à Fort Williams. J'avais été rassuré quant au fait de ma possession sur la personne de mon amant, et j'avais revu Elizabeth. Ces deux évènements combinés m'avaient redonné foi, un peu, quand bien nous n'aurions aucun avenir, Fergus et moi. Je n'en avais pas plus eu avec Arthur... Etait-ce là mon destin, être un homme sans avenir ? Au moins, j'avais toujours le droit à ces moments... Ces instants volés, rien que tous les deux.

A mon arrivée la veille au soir, j'avais été nettement plus discret, je m'étais dissimulé jusqu'à pouvoir le croiser, attendant des consignes claire, pour éviter le plus possible Janet. Nous nous étions donc donnés rendez-vous le lendemain dans la grange... Si je fus d'abord vexé de devoir être traité comme un animal à dissimuler, je me souvins que finalement, ce n'était pas si loin de la vérité.

Alors, j'avais installé mon bivouac en forêt. J'avais besoin de solitude, pas d'être sur le qui vive. Un bon feu de camp, un peu de viande séchée, et un sommeil bercé par les étoiles. Si j'avais à trouver un véritable avantage dans le fait d'être désormais régulièrement en campagne, c'était le fait de pouvoir dormir dans les lits de verdure, les yeux figés dans l'observation de ces yeux divins. Je les fixais, pour demander pardon au Tout Puissant, et à Arthur.


Arthur qui avait été si bon, si beau, si... mort. Il m'avait hanté, et voilà que revoir Elizabeth avait apaisé son esprit. J'en étais heureux, et je voulais désormais vivre avec lui dans un coin de ma mémoire, tout en vivant ma vie de vivant. Cela pouvait sembler évident de prime abord, mais ça ne l'était vraiment pas en pratique...

Au petit jour, après cette nuit de calme, je me décidai à me réveiller pour aller directement m'abreuver à un ru d'eau, avant de me diriger vers la grange. Je laissai ma monture dans un coin, pour rentrer plus discrètement là où nous devions nous retrouver.

Et j'attendis tranquillement, complètement plongé dans mes pensées.

« Je suis content de te voir ! »

Lorsque j'entendis la voix pleine d'excitation de Fergus à mon oreille, je sursautai légèrement. Je répondis par un léger grognement, encore sous le coup de la surprise, tandis qu'il nous faisait entrer dans cette cachette. Si lui n'avait pas de problèmes pour me dire des choses pareilles, qu'il était content de me voir, ce n'était pas mon cas. Car dire des choses pareilles serait reconnaître à mes yeux que je l'aimais. Et je ne l'aimais pas, non, jamais, à quoi bon ?

« Nous devrions avoir au moins deux heures avant que quiconque ne remarque que je suis absent, cela nous laisse un temps considérable pour laisser libre cours à toute sorte de vices.

_Toutes sortes de vices ? Voilà qui me parle beaucoup. »

Si parler d'amour était tabou chez moi, les vices étaient quelque chose que je pouvais maîtriser sans problèmes. Je fis donc un sourire plein de promesses sur ce qui allait lui arriver ensuite, avant de le prendre dans mes bras. Non pas pour une simple embrassade, mais bien pour le retourner et le plaquer contre un des murs de la grange.

Car si une vision me mettait en appétit, c'était bien la nuque de Fergus, que je m'empressai de libérer de son foulard et de son col d'une main. De l'autre, je me contentai de déboutonner ses vêtements, bouton par bouton. J'allais savourer ces deux heures pleinement, l'abstinence était difficile à présent que je le savais dévoué à mes coups de butoir.

"Ne t'inquiète pas pour ces deux heures, il y a de quoi faire..."


Savourer le passage de mes doigts sur cette peau tannée par le soleil, par le temps, par la vie, c'était comme redécouvrir un délicieux Enfer, surtout lorsque je parvenais à obtenir ce corps contre le mien. Je me damnerais pour pouvoir en disposer plus que deux heures par ci, par là, mais au final, ma damnation n'était-elle pas cette attente ?

Tandis que j'avais libéré le torse de Fergus de cette prison de tissu, j'ouvris ma propre chemise afin de me serrer contre lui, peau contre peau, mes dents se repaissant de la fermeté de son épaule. Ah... En effet, cela pourrait m'avoir manqué. Qu'il était bon de pouvoir à nouveau l'avoir là, ici, où il devrait toujours être.

WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 325
♛ Chardons en poche : 710
♛ Mon allégeance va à : Fergus Abercromby, mon laird et époux, dont je porte l'enfant.


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Sam 1 Avr - 17:13

holding in your hands the two halves of my heart

Caoihme me présenta ses félicitations, à ma nouvelle qui, selon ses mots, ravirait son frère. Je n’en doutais pas ; c’était bien pour cela que j’étais si impatiente d’aller lui annoncer.
Est-ce que tu as besoin de quelque chose pour les nausées ? Je pourrais te procurer un breuvage pour t'aider à te soulager de ce mal ?, me proposa-t-elle.
« C’est gentil à toi de me le proposer, pour les jours à venir, peut-être mais je me sens bien aujourd’hui. Je suis restée un peu plus longtemps au lit, et les douleurs se sont estompées. », répondis je.

« Mais avant dis moi, veux-tu que je t'apporte à manger ? Madame Innes a fait des tartelettes, je peux t'en apporter si tu veux ? », proposa-t-elle. J’ignorais pourquoi elle tâchait de me retenir.
« Non, ça ira Caoihme. Il faut vraiment que je trouve Fergus. », répondis je, avançant déjà à reculons vers la sortie de la pièce, un sourire euphorique au coin des lèvres.

J’avais trop attendu afin d’être sûre de ne pas annoncer une fausse nouvelle. Maintenant qu’il n’y avait plus de doutes possibles, je voulais absolument partager cela avec Fergus, et tout de suite. Je parcourus les couloirs de la demeure à sa recherche. Je croisais une domestique à qui je demandais où se trouvait mon mari. Elle m’apprit qu’il était sorti. Cela ne m’étonnait pas, Fergus était toujours dehors. Relevant les pans de ma robe, je sortais à mon tour, balayant du regard les jardins. Ne remarquant personne, je me dirigeais vers les écuries. Fergus n’y était pas. En revanche, mon cheval soulevait l’une de ses pattes de devant, m’indiquant qu’il y avait un problème. J’étais extrêmement attachée à cet animal, qui m’avait suivi de la demeure de mon père jusqu’à celle de Donald Fraser puis jusqu’ici. Je m’abaissais pour regard. Une sorte de caillou s’était coincée dans sa patte. J’aurais voulu le retirer mais dans un geste brusque, si je lui faisais mal, il risquait de m’écraser la main. Il me fallait donc une pince, ce que je trouverais sans peine dans la grange. Après cela, je pourrais continuer à chercher Fergus. J’amenais mon cheval jusqu’à quelques pas de la grange. Il lui étais difficile d’avancer plus loin. Et là…

C’était comme si on venait de sectionner mes deux jambes d’un seul coup de hache tout en m’arrachant le coeur. Mon sourire s’était effacé en moins d’une seconde. J’avais ouvert la porte et j’avais alors découvert l’horrible vérité. Je n’avais pas crié ; j’étais à vrai dire trop choquée pour parler. J’avais l’impression que j’allais tomber, je ne me sentais plus capable de porter mon propre poids sur mes jambes, je dus m’appuyer sur la porte pour ne pas tomber. Cela la fit grincer et le regard de mon mari et de son « meilleur ami » se posèrent sur moi. J’avais véritablement envie de vomir, ce n’était pas qu’une simple expression. Les larmes me montèrent aux yeux mais j’étais encore trop choquée pour bouger ou pour dire quoi que ce soit. Je finis par baisser les yeux, me refusant à regarder une seconde de plus ce qui se trouvait devant moi. Une première larme alla s’écraser sur la paille. Je me mis à bouger la tête de droite à gauche. A quoi disais je non ? Non, ce n’est pas possible. Non, il n’a pas pu faire une telle chose. Ou plutôt : Non, ne t’approches surtout pas de moi. D’un geste de rage, j’essayais mes yeux. Je revenais enfin à moi. Non, non, non. Qu’il ne s’approche pas de moi. Il fallait que je parte. Tout de suite. La vie que je m’étais construite s’écroulait sous mes pieds, et c’était horriblement difficile de réagir. Mais je n’avais pas le choix ; je devais partir loin, où personne ne me retrouvait jamais. Je ne pouvais demeurer l’épouse d’un sodomite, et encore moins la mère de son enfant. Je reculais tout d’abord lentement, pour ne pas éveiller de soupçons. Je trébuchais alors sur les pans de ma robe que je n’avais pas pensé, cette fois, à relever. Il se trouvait maintenant trop prêt de moi. Il fallait que je cours, vite.

Cette fois, je n’avais pas le temps de penser à la pudeur et aux convenances, j’avais relevé ma jupe le plus haut que je le pouvais, pour être sur de ne pas tomber, et je grimpais sur mon cheval avec tout aussi peu de tenue, ayant remonté ma robe pratiquement au niveau de mes fesses pour ne pas devoir m’y reprendre à trois fois pour monter. J’ordonnais à mon cheval de se mettre au galop, pauvre bête qui souffrait déjà à la patte, et elle m’obéit malgré la douleur.

Mes larmes coulaient maintenant de façon ininterrompues, frappée de plein fouet par le vent. J’avais froid, très froid… Il avait bien sûr fallu que je parle de mon état à sa sœur…Il allait apprendre que j’étais enceinte. Cela se saurait, si j’avortais. Je devrais changer de vie du tout ou tout. Janet Fraser devrait disparaître, de même que l’enfant maudit qui se développait en elle.
Mais évidemment, je ne pensais pas à cela pour le moment. Je ne pensais à rien, à vrai dire. Il y avait juste cette image dégoutante qui obsédait mon esprit et me brisait le cœur. Et dire que j’avais, de nombreuses fois, couché avec lui. Un sodomite… Je me sentais sale, et trahie. Tout, depuis le premier jour, n’avait été que mensonge. J’avais été si naïve, si stupide. Pourquoi n’étais je pas restée sagement avec Donald Fraser ?
J’entendais des bruits de sabots, derrière moi. Fergus me poursuivait maintenant. Fergus, l’homme à qui j’avais donné mon cœur, sans rien attendre en retour, et qui l’avait arraché et serré entre ses mains blasphématrice jusqu’à ce qu’il explose sur mon visage. Ma monture souffrait, mais je n’avais pas le choix ; nous devions le semer.

Soudain, c’est une terrible sensation de chaleur étouffante qui m’envahit. Que m’arrivait-il ?  Ma vue se brouillait. Je me sentais tomber. Je tachais de garder les yeux ouvert et de m’agripper à mon cheval. En vain. Dépourvue de forces, pour une raison que j’ignorais, je glissais finalement du dos de ma monture alors que celle-ci était au galop et je tombais inconsciente. Si Dieu était miséricordieux, cette chute me débarrasserait au moins de l’enfant que je portais. Mais pour l’heure, j’étais allongée dans l’herbe, à la merci de l’homme que j’avais malheureusement épousé. Mon cheval était revenu vers moi, impuissant pour m’aider. J’ignorais ce qui m’attendait. La prochaine fois que j’ouvrirais les yeux, je serais enfermée dans ma chambre…Prisonnière.

_________________
« She's a strong lady »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 571
♛ Chardons en poche : 673
♛ Mon allégeance va à : Aux vrais prétendants !


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Dim 2 Avr - 21:44



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial

Q
ue Dieu me pardonne pour ce que je m'apprêtais à faire. C'était plus fort que toute la volonté du monde. J'avais envie de lui, pire j'en avais besoin ! J'avais croisé Cao à la table du petit déjeuner alors que je m'étais rapidement pris un bannock et m'était éclipsé plus vite que mon ombre. Je souhaitais qu'une chose le rejoindre, tout en me détestant de le faire. Ce combat interne n'aurait jamais de fin, je le savais au fond de moi mais je savais que je pouvait faire taire ma culpabilité lorsque j'étais avec lui c'est peut être pour cela que je continuais sans cesse car cette petite voix était couverte par les battement intrépide de mon coeur.

Après avoir refermé la porte de la grange je n'eus pas vraiment le temps de faire autre chose, il je jeta sur moi, me plaquant brutalement contre le mur de bois, dégageant mon cou pour l'embrasser avec ferveur alors que je tirais la chemise de ses culottes avec un empressement que nous connaissions tout deux très bien l'empressement de nous retrouver lui et moi, moi et lui. Nous avions rarement beaucoup de temps devant nous c'est pourquoi nous avions du mal à prendre vraiment notre temps et à quoi bon finalement nous avions pas spécialement besoin de douceurs nos rapports étaient brutales et cela me convenais ce d'autant que je ne l'étais jamais avec Janet, c'était donc comme un exutoire. Mais un exutoire délicieux, vraiment délicieux.

Ma chemise déjà dans la paille, la sienne ne tardant pas à l'y rejoindre, la porte s'ouvrit la lumière de l'aube nous illumina et une ombre paraissant gigantesque se posa sur nous tel Belzébuth. Mes yeux s'écarquillèrent, terrifié sur l'intruse qui n'était autre que mon épouse.

« Ifrinn ! Jenny ! »

Je repoussais brutalement Edwin enfilant ma chemise avec précipitation alors que Janet se retournait dans un nuage de poussière et de jupon. J'attrapais mon gilet qui était à l'entrée. Elle galopais déjà vers la forêt. Je couru vers l'écurie montai Dona à cru car je n'avais absolument pas le temps de le préparer, un coup de talon dans le flanc et il s'élança à la poursuite de mon épouse.

« JANET ARRÊTEZ VOUS PAR DIEU ! »

M'écriais-je. J'avais moins d'équilibre sans selle, il n'empêche que mon étalon allait vite et son cheval à elle semblait être blessé il courait plus lentement qu'à l'accoutumée. Cela m'arrangeai bien entendu, sauf que il se passa une chose à laquelle je ne m'attendais point. Janet s'effondra comme une pierre dans la bruyère. Je la rejoignis rapidement, descendis de cheval et suréleva sa tête vérifiant qu'elle respirait. Je me sens tellement coupable. Pauvre petit oiseau...

« Pardonne moi ma douce... »

Murmurais-je en la portant pour la mettre sur Dona, je montai à mon tour, la gardant contre moi nous retournâmes chez nous. Je passai devant ma soeur et mon amant sans vraiment faire attention, j'étais inquiet pour elle ! Je la portai jusqu'à ses appartements et l'allongeai sur son lit.

« Ma soeur ! Occupes-toi d'elle elle est tombée de cheval ! »

M'exclamais-je plus brutalement que je ne l'aurais souhaité. Avant qu'elle n'arrive, j'en profitais pour passer une main dans ses cheveux. Lorsqu'elle arriva je me retirai, me retrouvant avec Edwin dans le couloir, que dire désormais ? Je ne savais plus.

WILDBIRD

_________________


A mhic un de diabhoi. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Ven 7 Avr - 11:18



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial

L
e corps de Fergus m’avait tant manqué que j’avais vite retrouvé ma bestialité insatiable, et rien n’aurait pu m’arrêter. J’étais fou, enivré par ces muscles, cette chair, que je n’avais pas l’intention de me stopper.

Sauf que le destin en décida autrement. La porte de la grange s’ouvrit d’un seul coup, sans prévenir. Tandis que je me figeais sur place, j’avais l’impression que le temps faisait de même. C’était Janet qui nous voyait, qui venait d’entrer dans la grange, qui… Oh, par tous les saints, le voilà arrivé, ce moment que je redoutais tant. Elle nous voyait, oh ça oui, elle nous voyait, au vu de l’air de dégoût, de surprise qui ternissait ses traits.

Je n’avais toujours pas bougé lorsque Fergus me repoussa violemment, me faisant tomber dans la paille. Et j’étais tellement choqué, plongé dans mon cauchemar, que j’avais l’impression de ne plus rien voir, de ne plus rien entendre, de… J’avais l’impression d’être mort. Pourtant, j’étais bien là, vivant, sur le point de devoir accepter la punition des Hommes pour mes péchés.

Cependant, au bout d’un moment, j’eus un regain d’énergie, de combativité. Je préférais tuer Janet, et tous ceux à qui elle pourrait parler, plutôt que de laisser cela éclater au grand jour. Je me rhabillai alors, tentant d’être le plus présentable possible. Puis, je me dépêchai d’aller à la demeure Abercromby. J’ignorais où ils étaient partis et je n’avais pas l’intention de parcourir toute l’Ecosse à leur recherche. Par contre… Je pouvais rejoindre Caohime, qui pourrait me donner des informations.

Je la rejoignis d’ailleurs assez vite, à la cuisine, comme je m’y attendais un peu. Si je fus étreint assez rapidement par mon sentiment de culpabilité, je le mis très vite de côté, il y avait plus urgent. Alors je lui demandai, assez brusquement :

« Caohime, avez-vous vus par où sont partis Fergus et… Janet ? »


Je n’eus même pas à attendre la réponse de la jeune fille, quand j’entendis un cheval revenir, puis la porte s’ouvrir à la volée. J’allais me diriger vers l’entrée, déjà dans le couloir, suivi par la sœur de mon amant, quand je le vis arriver avec une Janet inconsciente dans les bras. J’en eus même un véritable sursaut.

Je sentis grandir en moi l’espoir vain qu’elle soit morte, ou sur le point de l’être. J’eus même la résolution de me dire que si ce n’était pas le cas… Que je pourrais l’y aider. Mais je secouai ma tête, non, pas le meurtre, je n’allais certainement pas me rajouter encore un péché. Mais je le suivis néanmoins jusqu’à des appartements – ceux de Janet, certainement – accompagné d’une Caohime qui ne devait certainement pas comprendre ce qui arrivait.

« Ma sœur ! Occupes-toi d'elle, elle est tombée de cheval ! »


Après avoir crié sur sa sœur qui obéit quasi instantanément, Fergus avait fusé hors des appartements, à mes côtés, tandis que j’étais là, pantois, cherchant quoi faire, quoi dire. Je devais être pâle comme un mort, débraillé. J’eus tout de même une pulsion, une idée venue de nulle part : je récupérai la clé à l’intérieur de l’appartement, sur la serrure, et j’enfermai les deux femmes dedans.

« Fergus, je n’ai pas l’intention de faire de toi un veuf, mais par contre… Je refuse qu’elle te dénonce, ou qu’elle te fasse un quelconque mal. Alors quoi que tu en penses, ta femme ne sortira pas de cette pièce, ni maintenant, ni jamais, pas tant que je serai certain qu’elle ne représente aucun danger. Bordel, que s’est-il passé ?! »

Je paniquais totalement, parlant d’une voix forte, tournant en rond avec la clé solidement enfermée dans ma main.

WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas
Invité






MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Ven 7 Avr - 19:15


caoihme

ft.Janet, Fergus et Edwin

chapitre 2

Mon frère allait devenir Père. Le ciel nous offre un cadeau … Un magnifique présent. Je discute avec ma belle-soeur.

Janet -  C’est gentil à toi de me le proposer, pour les jours à venir, peut-être mais je me sens bien aujourd’hui. Je suis restée un peu plus longtemps au lit, et les douleurs se sont estompées. 

Je lui souris. Puis je lui pose d'autres questions.

Janet -  Non, ça ira Caoihme. Il faut vraiment que je trouve Fergus. 

Puis elle me laisse seule. Je reste dans la cuisine en attendant le retour de ma belle-soeur. Allait-elle trouver mon frère ? Si oui … Je prie pour qu'elle puisse voir mon frère mais qu'elle ne découvre pas le secret de mon frère.
Peu de temps après, je vois Edwin.

Edwin -  Caohime, avez-vous vus par où sont partis Fergus et… Janet ?

Je n'ai pas le temps de répondre à ce dernier quand nous entendons un bruit. Par la suite, je vois mon frère avec Janet dans ses bras. Que s'est-il passé ? Je croise le regard de mon frère. Nous le suivons.

Fergus -  Ma sœur ! Occupes-toi d'elle, elle est tombée de cheval ! 

Mon regard change. Je suis horrifiée. En effet, il est possible qu'elle puisse perdre l'enfant. Il arrive qu'une mauvaise chute puisse causer la mort d'un enfant. Puis, je me retrouve seule dans les appartements de Janet. Seule, sans mon frère. Comment faire maintenant sans avoir mon matériel ? Je peste contre mon frère et Edwin qui nous enferment. Savent-ils que j'ai besoin de mes produits pour aider Janet ? Ou sont-ils idiots que je puisse faire sans cela ? Je réfléchis et j'essaye de me calmer. Je trouve dans les appartements de Janet quelques objets, une carafe d'eau, une bassine et un linge. Je décide de remplir un verre d'eau, je l'apporte près de Janet, cette dernière est toujours endormie.  Je remplie également l'eau dans la bassine et j'éponge le front de Janet.
Par la suite, je me lève et je demande à mon frère et à Edwin de m'ouvrir.

Caoihme – Soit vous m'ouvrez soit vous m'apportez mon sac avec mes herbes pour soigner Janet avec mes autres produits. Leur dis-je d'une voix dure.

Oui, à cause d'eux, Janet peut faire une fausse-couche … Il est donc de mon devoir de veiller sur elle et sur l'enfant et pour cela j'ai besoin d'avoir mon matériel. J'attends derrière la porte.

Caoihme – Si je vous le demande c'est que c'est urgent … Fergus, je dois absolument avoir mon matériel pour aider Janet. Dis-je avec détresse dans ma voix. Fergus … Je t'en prie.

Devrais-je lui dire pour son enfant ? S'il le perdait, il s'en voudrait. Je dois protéger mon frère si c'est le cas. Pourquoi ? Il ne doit pas s’enfoncer de plus en plus dans les ténèbres.



caoihmea beautiful lie, the perfect denial
(c) black.pineapple
Revenir en haut Aller en bas



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 325
♛ Chardons en poche : 710
♛ Mon allégeance va à : Fergus Abercromby, mon laird et époux, dont je porte l'enfant.


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Jeu 13 Avr - 18:40

holding in your hands the two halves of my heart


En me réveillant, plus tard, j’étais incapable d’estimer le temps que j’avais passé à dormir ou de deviner l’heure de la journée. Les rideaux étaient fermés, la pièce familière dans laquelle je me trouvais était plus au moins plongée dans l’obscurité. Tout d’abord, je ne parvins pas à me souvenir des derniers événements, ou plutôt, je ne parvins pas à définir s’ils provenaient de mes cauchemars, de mon imagination, ou de la réalité. Mais à mon terrible mal de tête vint s’ajouter progressivement le picotement et la sensation de plusieurs égratignures sur les coudes. Je me souvenais maintenant sans peine être bien tombée de cheval. Les événements qui avaient précédés cette chute étaient donc malheureusement bien arrivés. J’ignorais comment j’étais arrivée jusqu’ici. Sans doute Fergus m’avait il ramenée à ma chambre. Qu’allait-il faire de moi, maintenant ? Je tournais la tête dans mon lit, me rendant alors compte de la présence de sa sœur. Je fermais alors immédiatement les yeux, pour qu’elle me croit toujours endormie. Il fallait que je réfléchisse.

Caoihme était la seule à être au courant de mon état. J’ignorais si elle en avait parlé à son frère, je priais que non si toutefois mon état n’avait pas changé suite à ma chute. Encore une fois, je priais pour que ça soit le cas alors que le véritable cauchemar que je venais de faire me revenait doucement en mémoire, par petite bribes, et me glacait le sang. Cet enfant allait être monstrueux…Je devais m’en débarrasser, si ce n’était pas déjà fait. Tachant de ne pas faire de bruit en bougeant les draps, je glissais lentement ma main entre mes cuisses, ésperant les sentir mouillée par du sang, annonciateur de la fausse couche que j’ésperais. Ce ne fut pas le cas. Déçue de n’être pas, visiblement, débarrassée de ce problème, je sentais à nouveau les larmes monter. Mes yeux devaient être rougis par mes précédents pleurs, je les sentais gonflés.

Je devinais sans peine la raison de la présence de Caoihme. Il était évident qu’on m’avait enfermée. En revanche, j’étais choquée de voir qu’on avait attribué à Caoihme le rôle d’assurer ma surveillance. Fergus ne craignait il pas que je lui dévoile qui il était vraiment ? En tout cas, cette erreur de stratégie était peut être ma seule chance.

Une nouvelle bribe de mon cauchemar me revint en mémoire. L’enfant monstrueux tentait de m’étrangler, après avoir tué toute une flopée de gens de la demeure. Je ne voulais pas mettre au monde cet enfant qui porterait en lui le pêché impardonnable de son père en plus du pêché originel que nous portions tous. J’ouvrais les yeux à nouveau, pour le voir posté à l’autre bout de la pièce, derrière Caoihme. Aux alentours de huit ans, du feu dans les yeux, tel l’Antéchrist, un regard tout sauf innocent pour son jeune âge. Je fermais les yeux à nouveau et reculais dans mon lit, prise de panique. Caoihme ne pouvait plus ignorer que j’étais réveillée. En les ouvrant à nouveau, il avait disparu. Je ne le savais pas, mais ses hallucinations étaient en fait due à toute autre chose ; j’étais malade.

Je me levais alors soudainement. Il fallait que je vérifie si j’étais enfermée. Je tirais sur la poignée de la porte ; c’était bien le cas. Je me tournais vers Caoihme qui s’était levée de sa chaise en me voyant réveillée.  Je m’approchais d’elle et tombais à ses genoux.

« Caoihme, écoutes moi, tu dois m’aider. Ton frère…C’est un monstre. Je l’ai vu commettre un des plus graves pêchés. Tu es la seule à connaître mon état. Tu dois m’aider à me débarrasser de l’enfant que je porte. Je ne peux porter l’enfant d’un sodomite, Caoihme…Ton frère en est un…Je t’en prie, aide moi à m’en débarrasser. Ensuite, je partirais loin de lui. Je ne dirais à personne d’autre ce que j’ai vu. Il ne me reverra plus. Mais tu dois m’aider à faire partir cet enfant monstrueux.», la suppliais je, les larmes aux yeux, en tirant sur sa manche. J’avais dit tout ça sur le ton d’un murmure, craignant d’être entendue au dehors de la pièce. J’avais sans doute l’air d’une folle, mais je n’avais jamais été dans une telle détresse.

J’essayais de retenir Caoihme alors qu’elle se dirigeait vers la porte ; son frère lui ayant sans doute ordonné de le prévenir de mon réveil. « CAOIHME ! RESTE ICI ! », criais je maintenant. « Je suis ta Lady ! Je t’ordonne de rester ! »

C’était la première fois que je donnais un ordre à quelqu’un. Je ne l’avais jamais fait, cela n’était pas dans ma personnalité. Cela prouvait que j’étais vraiment désemparée et en colère. En colère car elle n’avait pas eu l’air étonnée lorsque je lui avais annoncé ce qu’était son frère. Je me sentais d’autant plus trahie. Je l’avais crue mon amie, et elle m’avait laissé épouser un sodomite ?

Je me levais et tentais de lui dérober les clés, ne me préoccupant pas d'être douce et de ne pas lui griffer le bras. Evidemment, cela ne servait à rien. Le bruit que l’on faisait en se débattant alerterait sans doute Fergus. Et puis, quand bien même je passais la porte…Je n’irais pas bien loin. Pas en étant surveillée de toute part. Quand la porte se referma sur moi, je m'en éloignais alors le plus possible. Si ce monstre que j'avais épousé entrait ensuite, je voulais être le plus loin possible de lui pour qu'il n'essaie surtout pas de me toucher.

_________________
« She's a strong lady »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 571
♛ Chardons en poche : 673
♛ Mon allégeance va à : Aux vrais prétendants !


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Jeu 13 Avr - 19:23



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial

Q
uel enfer ! Je l'ai sans doute mérité, je l'ignore mais en tout cas la situation est critique. Récupérer Janet n'avait pas été bien compliqué son cheval boitait. Je l'avais remarqué très vite. Qu'elle tombe ne m'avais que plus facilité la vie bien que cela soit étrange Jenny est une très bonne cavalière et son cheval était presque à l'arrêt. Mais je n'eux point le temps de réellement m'attarder sur ces points que je considérais comme des détails insignifiants par rapport au reste. Elle nous avait surpris lui et moi et pour la première fois depuis Fort William, j'étais terrifié, terrifié à l'idée d'être pendu. J'ai toujours eus peur de la mort ce n'est peut être point très chevaleresque c'est vrai mais c'est ainsi, la mort me terrifie, surtout depuis que j'ai vu mon frère jumeau, mon portrait, se balancer au bout de cette corde le visage violacé et les yeux presque sortis de leurs orbites c'était un spectacle répugnant et je ne doute point qu'il ai énormément souffert " Paix à ton âme mon frère " pensais-je instantanément en revenant à ma maison. Je grimpai les escalier quatre à quatre, mon épouse ne pesant rien. Je passais devant Edwin et allai là déposé sur son lit de jeune fille dans les appartement qu'elle occupait avant nos épousailles. Cao m'avait suivi et je ressortais de la pièce ne m'attendant certes pas à ce que Edwin tire la porte et enferme ma soeur et ma femme dans la pièce.

« Mais que... » Je n'eus pas le temps d'en dire plus qu'il m'exposa ce qu'il pensait. Je pris une profonde inspiration, tout allait trop vite « Je sais pas son cheval boitait j'étais en train de al rattrapé et soudain elle s'est effondrée dans la bruyère je ne lui ai strictement rien fait à par la ramener et... » Je fut interrompu par ma soeur qui nous ordonnait d'ouvrir la porte. « Une minute j'arrive ! » Sifflais-je avant de me retourner vers Edwin « Nous devrons la surveiller... jour et nuit. Ma soeur et elle sont amie et bien que je doute que ma soeur puisse me trahir Jenny est terriblement persuasive et Cao quelques peu naïve encore ! »

Sur ses paroles fort peu encourageantes je courais vers la chambre de ma soeur pour lui apporter sa boite à médecine et la plus apportai refermant la porte dans tourner la serrure, lui demandant de me prévenir lorsqu'elle serait réveillée. J'allais ensuite m'assoir sur le rebord de la fenêtre du couloir près d'Edwin prenant ma tête entre mes mains.

« Seigneur quelle poisse ! » soupirais-je « Je suis désolé de t'avoir entrainé dans cette histoire » soufflais-je finalement en me redressant m'adossant à la fenêtre.

Après de longue minutes qui me parurent des heures, Cao passa la porte m'annonçant qu'elle était réveillée mais pas dans son état normal, agitée et perdue, sans doute cet état était du au choc de la chute. Je jetais un regard à mon amant comme pour y chercher le courage qui me manquait puis sautait du rebord pour entrer dans la pièce.

« Jenny... tu.. tu devrais rester allongée tu as fait une vilaine chute ! »

La voyant à l'autre bout de la pièce je décidait de ne pas m'approcher et lui présenta mes paume de main pour lui montrer que je ne voulais guère lui faire de mal... Mais le mal était déjà fait, je lui avais brisé le coeur et je le savais. Mais elle n'avait pas à avoir peur de moi. Jamais je ne pourrais lever la main sur elle.

WILDBIRD

_________________


A mhic un de diabhoi. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 325
♛ Chardons en poche : 710
♛ Mon allégeance va à : Fergus Abercromby, mon laird et époux, dont je porte l'enfant.


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Jeu 13 Avr - 22:42

holding in your hands the two halves of my heart

Je ne regardais plus Fergus de la même façon. Mon regard était froid, et il était aisé de comprendre qu’il ne m’inspirait plus que dégout. Me souvenir que j’avais partagé sa couche me répugnait. Avant que la porte ne s’ouvre, j’avais essuyé d’un revers de la main mes yeux humides, et c’est la tête haute que je le regardais, que je le jugeais. Je ne voulais pas lui montrer qu’il m’avait fait de la peine. Il ne le méritait pas. Je ne devais avoir l’air forte. J’étais forte. Il ne savait peut-être pas encore que j’étais enceinte, je devais donc la jouer fine. S’il ne me voyait pas comme une menace, si je réussissais à négocier, je pourrais sortir de cet enfermement et trouver quelqu’un pour me faire avorter. Ensuite, je divorcerais. Je déclarerais l’union non consommée, et je l’obligerais à faire de même avec mes menaces de révéler son secret. Puis je repartirais et épouserait celui que mon père choisirait. Pour ne plus jamais revenir. Ou alors, je partirais loin sans même divorcer. Je changerais de vie, je changerais de nom. Je regrettais d’avoir supplié Caoihme, sous le coup de l’émotion. J’aurais mieux fait de faire semblant d’avoir tout oublié. Cela aurait été une meilleure stratégie.

« Jenny... tu.. tu devrais rester allongée tu as fait une vilaine chute ! »

Cela me repoussait de l'entendre m’appeler Jenny, pour essayer de m'attendrir sans doute, alors que ce diminutif était affectueux et que je ne ressentais en cet instant plus rien qui ressemblait à de l'affection pour lui. Et puis...Comme si cela l'intéressait ! Il m'avait menti sans vergogne et se souciait maintenant de ma santé. La belle ironie.
Il avait bien comprit que je ne tolérerais pas qu’il s’approche. Il me présentait pourtant la paume de ses mains en signe de paix. Je demeurais de marbre à ce geste. Froide. La tête haute. Il ne m’avait jamais vue ainsi. Seule Georgina avait déjà eu droit à ce regard et à cette froideur, et encore, là c’était bien plus fort…

« Alors, maintenant je suis ta prisonnière ? Que comptes-tu faire de moi ensuite ?», demandais-je. Me tuer ? Me cacher ? M'enfermer encore ?, pensais je. « Tes gens vont se poser des questions, s’ils ne voient plus leur lady. Mon frère aussi, s'il n'a pas de mes nouvelles », ajoutais-je. J’attendis avant de poursuivre d’être sure que ma voix ne sortirait pas tremblante, à cause de l’émotion que je tachais de masquer. « Il ne faudrait pas que tout cela leur mène à découvrir tes petits secrets, n’est ce pas, Ferguson… » Je lui tournais ensuite le dos. J’avais parlé sur un ton impitoyable. J’avais peut-être encore une chance de me débarrasser de cet enfant. Et pour cela, je devais me donner de la contenance.

_________________
« She's a strong lady »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Mar 18 Avr - 1:02



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial

L
orsque Fergus s'excusa, pour m'avoir entrainé dans cette situation, je m'affaisai complètement. Ce n'était pas de sa faute, j'étais aussi consentant et fautif dans cette histoire. Je ne pouvais pas tout mettre sur ses épaules... J'avais donc mis ma main sur son épaule, pour le soutenir, en attendant que Caohime soigne Janet.

Le temps parut extrêmement long. Je tournais et retournais ce secret en moi, ce secret dont j'étais le dépositaire depuis à peine quelques instants, qui pouvait changer beaucoup de choses en étant tu ou dévoilé. J'avais décidé de le taire si Janet ne se réveillait pas... J'en aurais presque été soulagé, à vrai dire.

Mais malheureusement, Caohime sortit pour dire qu'elle était réveillée, j'étais pris aux tripes. Les problèmes étaient là, réels comme ils ne l'avaient jamais été.

J'en venais presque à regretter d'avoir cédé à mes pulsions.

C'était le pire de mes cauchemars et il devenait réalité. C'était horrible de me rendre compte que je devais à présent payer pour toutes mes erreurs, et c'était Fergus qui serait en première ligne. Nous allions nous retrouver alignés, tous les deux, unis une dernière fois, pendus au bout d'une corde.

Et je n'avais pas pu dire à Fergus ce que Caohime m'avait annoncé avant leur arrivée, cette chose qui empirait les choses. Cette chose qui allait encore éloigner celui que je voulais tant de moi. Cette chose que j'aurais souhaité obtenir, mais que je n'aurai probablement jamais. Et je savais que Fergus le désirait aussi.

Une descendance. C'était le coup de massue que la pauvre Caohime m'avait assené juste après ce qui m'était déjà arrivé. Janet était enceinte, venait de le comprendre le matin même, et cherchait son mari pour le lui annoncer. Et maintenant qu'elle avait fait cette chute de cheval, qu'elle avait découvert qui était réellement son mari, elle pourrait commettre l'irréparable.

Alors que je les observais tous les deux s'envoyer des horreurs à la figure, je fus pris d'une angoisse. Janet n'avait pas la moindre intention d'annoncer quoi que ce soit. Elle allait probablement même faire ce que je pensais... Je ne pouvais pas le permettre ! Quand bien même je haïssais cette femme, quand bien même je suspectais que cette nouvelle les rapprocherait - une fois qu'elle aura avalé la nouvelle... Je ne pouvais pas me taire.

"Fergus !"

Je coupai la parole à tous, attirant l'attention sur moi. Je devais choisir mes mots, ne pas laisser l'amertume et l'envie me noyer, les faits étaient bien trop grave. Alors, je pris le ton que j'utilisais probablement en face de mes subordonnés, lorsque ceux-ci étaient clairement indisciplinés, sans y penser.

"Il me semble que quelque chose a été caché, et il faut immédiatement faire la lumière dessus. Fergus, ton épouse est enceinte. Et je crains que la colère ne lui fasse commettre l'irréparable."

Je lançai un regard coléreux et méprisant à la dite épouse :

"Je maintiens donc ce que je te disais plus tôt, Fergus. Il faut l'enfermer, et la surveiller. C'est absolument nécessaire. Autant pour la sécurité de ta... descendance. Que pour notre secret."

WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 325
♛ Chardons en poche : 710
♛ Mon allégeance va à : Fergus Abercromby, mon laird et époux, dont je porte l'enfant.


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Ven 21 Avr - 1:36

holding in your hands the two halves of my heart


Comment pouvait-il se permettre d’entrer dans leur chambre ? Comment osait-il se comporter de la sorte ? Janet sentit une colère et une haine monter en elle comme jamais encore cela ne lui était arrivé au part avant. Et une envie de vomir...qui l'a saisit aux tripes. Elle était tellement dégoûtée par ce qu'elle avait vu...Elle savait qu'elle n'oublierait jamais une telle image.

« Fergus ! », s’était-il exclamé en faisant son apparition dans la pièce.  « Il me semble que quelque chose a été caché, et il faut immédiatement faire la lumière dessus. Fergus, ton épouse est enceinte. Et je crains que la colère ne lui fasse commettre l'irréparable. »
Oh, ainsi Caoihme l’avait trahie. Encore cette terrible impression d'avoir les jambes sectionnée d'un seul coup. C’était une vérité très amère et décevante à apprendre. Ce matin, elle était impatiente d'annoncer à son mari qu'elle était enceinte. Quelques heures plus tard, c'était l'amant de son mari qui annonçait la nouvelle, devenue une terrible, horrible nouvelle. Janet garda la tête haute alors qu’Edwin lui lançait un regard de mépris. Elle lui renvoya un regard avec plus de mépris qu’il ne sera jamais capable de lui en donner, avant d'avoir à se retourner pour ravaler ses larmes. Elle le détestait de toute son âme.

Elle tourna ensuite la tête vers la fenêtre, ayant maintenu son regard de haine et de mépris sur Edwin jusqu’à la dernière seconde, empêchant ainsi Fergus de tâcher de deviner quoi que ce soit sur son visage à la suite de l’annonce qui venait d’être faite. Elle ne lui avait donnée aucune confirmation, ni par des mots, ni par un regard. Elle se serait bien jetée sur Edwin pour le frapper et l’étrangler jusqu’à ce qu’elle n’ait plus assez de forces dans les bras pour continuer. Cela ne servait à rien. Elle ne ferait pas le poids. Elle devait utiliser d’autres arbres pour blesser, et surtout pour le faire déguerpir loin de sa vue afin qu’elle ne tente pas de l’étrangler là, maintenant, alors que cela serait voué à l’échec. Elle remarqua que la fenêtre était très légèrement entrouverte. Evidemment, il n’y avait pas eu de raison de la fermer, étant donné qu’elle avait été inconsciente plusieurs heures.

« Je maintiens donc ce que je te disais plus tôt, Fergus. Il faut l'enfermer, et la surveiller. C'est absolument nécessaire. Autant pour la sécurité de ta... descendance. Que pour notre secret. »

L’expression prenait tout son sens ; Janet avait l’impression de sentir son sang bouillir dans ses veines, envahissant son corps d’une volonté féroce de frapper, les poings serrés, le visage de celui qui se permettait, là, dans SA maison, après avoir couché avec SON mari, de décider de SON sort à elle. Elle fit volte face, et, articula très clairement, sans pour autant hausser la voix, en foudroyant Edwin du regard ;
« Je vais te dire ce qui est mieux pour ton secret, sodomite.  »Elle regretta presqu'immédiatement d'avoir prononcé ce mot, non pas par crainte d'heurter la sensibilité d'Edwin ou de Fergus, ou non, elle était bien trop en colère pour se soucier de cela, mais parce que ce mot donnait un nom à la chose, la rendait réelle. C'était comme s'il lui avait brûlé la langue lorsqu'elle l'avait prononcé. C'était un horrible mot pour une horrible chose. « Tu ne rentres pas dans MA chambre à l’improviste après avoir couché avec MON mari pour lui dire ce qu’il convient de faire de MA personne. »

Elle se retourna à nouveau et ouvrit la fenêtre. Elle savait que Fergus veillerait à ce détail s’il décidait de l’enfermer ; il n’était pas stupide. Ne pas se servir de l’opportunité de la fenêtre ouverte pour la garder pour plus tard ne servait donc à rien ; elle serait fermée entre temps.

Avant qu’Edwin et Fergus n’aie pu comprendre ce qu’elle faisait, elle ouvrit grand la fenêtre, s’appuya sur le rebord de la fenêtre et regarda son époux. Elle devait montrer qu’elle était forte, et qu’elle ne se laisserait pas faire aussi facilement. C’était une occasion sans doute inespérée pour elle de montrer qu’elle avait encore du pouvoir, qu’ils ne l’avaient pas brisée en milles morceaux comme ils l’avaient fait.

« Il y a déjà du monde, dehors, je vois. Je vois Niel, le marchand de bière, qui nous livre des tonneaux. La servante de Caoihme est dehors aussi. Le palefrenier. Un beau public. », dit-elle. Elle expliqua ensuite très clairement ou elle venait en venir. Oh, non, elle n’était la gentille petite Janet Fraser, pas maintenant. Pas avec eux. Pas après ce qu’il lui avait fait et ce qu’il menacer de lui faire encore. L’enfermer, comme une prisonnière.

« Ferguson, tu as cinq secondes pour faire sortir cet homme de ma chambre ou je hurle ce que j’ai vu, là, à la fenêtre ET n’approchez surtout pas, sinon je saute. », dit-elle. « Cinq secondes. C’est ta seule chance de ne pas dévoiler à tous votre petit secret. », Rappela-t-elle, ne lâchant pas Fergus du regard, attendant qu'il donne l'ordre à son "meilleur ami" de sortir de la pièce.

C’était sans doute la technique qu’on adoptait quand on se sentait terriblement faible, trahie, salie, usurpée, impuissante. Le chantage, la tête haute, une voix claire qui cache les tremblements menaçant de ressurgir. Un regard impitoyable, un ton froid. Oh, non, elle ne voulait pas leur montrer à quel point elle se sentait détruite en cet instant. Elle ne voulait pas leur donner ce pouvoir.

« Quatre… »

Au fond, elle savait sans doute que ce n’était qu’une illusion. Qu’elle n’avait aucun pouvoir dans cette situation, surtout maintenant que Caoihme l’avait trahie. Qu’elle était perdue. Mais...Elle devait se protéger.

_________________
« She's a strong lady »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
♛ Messages : 571
♛ Chardons en poche : 673
♛ Mon allégeance va à : Aux vrais prétendants !


MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Sam 22 Avr - 16:13



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial


B
ien, Janet ne souhaitait plus me voir, je le concevais et étais prêt à l'accepter, pire si elle souhaitait le divorce je le lui accorderais à condition qu'elle me promette qu'elle ne parlerait jamais de ce qu'elle a vu, je suis peut-être naïf mais je lui fait encore confiance. Mais bien entendu je ne lui parlerais de cela que dès l'instant où elle se sera calmée et qu'elle arrêtera de vouloir me tuer de son regard. En plus de son regard ses mots étaient assassins. Cependant, il était hors de question que je perde la face devant elle ou que je m'excuse, pas maintenant, pas encore. C'est trop frais et en tant que mari je devais me montrer ferme en tant que Laird davantage encore.

« Tu n'est pas ma prisonnière Janet. Mais tant que tu ne te seras pas calmée en effet tu ne sortiras pas d'ici et ton frère est encore un enfant ce n'est pas lui qui risque de m'effrayer ! »

Dis-je sur un ton sec. Elle menaçait ouvertement de divulguer mon secret, je ne le lui permettrais jamais même si pour cela je dois... Non je n'ose pas y penser en fait. Je fronçais les sourcils en entendant les gons de la porte alors que j'allais la faire taire. Edwin arriva, et j'eu, comme premier reflex envie de le faire ressortir à coup de pied au cul, sa présence n'allait rien arranger, cependant ce qu'il m'apprit me surprit et je ne pus le cacher. Cela changeait tout ! Je lançai un regard à Janet, toujours de marbre. Mais je ne pouvais que croire Edwin sachant que ce n'était nullement dans son propre intérêt que j'ai un enfant avec elle car je ne la quitterais pas du coup.

Je n'eus pas vraiment la possibilité de réfléchir plus longtemps car mon épouse finit pas exploser de rage contre Edwin, pour ma part je ne dis rien attendant qu'elle se taise, mais elle ne le fit pas, pire, elle ouvrit la fenêtre. Je voulu me jeter sur elle mais me stoppai lorsqu'elle me menaça (encore).

« Edwin, quitte la pièce tout de suite » dis-je fermement en fixant d'abord ma femme puis en tournant la tête « S'il te plait ! » j'articulais un faible merci pour son intervention même si cela n'allait pas nous aider dans l'immédiat. Mais je savais que personne d'autre ne me l'aurait dit je commence même à douter de la loyauté de Caoihme qui était devenue très proche de Janet, je devrais me méfier de tout le monde .

« Janet descends maintenant ! »

Finis-je par dire en me retournant vers elle, elle ne bougeait pas ce qui commençait par m'agacer. J'était prêt à être gentil avec elle voir tendre mais il était hors de question qu'une femme me mène à la baguette si bien que je finis par me jeter sur elle avec rapidité lui agrippai le poignet, le lui tordant légèrement pour qu'elle ne se débatte pas et fermai la fenêtre.

« Il est temps ma chère que tu te reposes ! » Sur ce, je la jetai sur son lit sans grand ménagement.

WILDBIRD

_________________


A mhic un de diabhoi. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   Sam 22 Avr - 21:27



Janet, Caoimhe, Edwin & Ferguson
   A beautiful lie the perfert denial

J
e suis - normalement - un homme droit et intègre, qui accorde une importance vitale à la vérité. Et je n'avais pas hésité très longtemps avant de m'avancer dans cette chambre pour la déclamer. Grossière erreur, si j'avais réfléchi plus longtemps, je me serais rendu compte tout seul qu'ils avaient des choses à se dire entre époux, que ma place n'était clairement pas ici, à me mêler ce qui ne me regardait pas vraiment.

J'allais m'en aller au moment où cette folle furieuse de Janet grimpa sur sa fenêtre ouverte pour menacer Fergus de hurler ce qu'elle avait découvert, voire de sauter. Elle était complètement hystérique et, si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais couru pour la pousser de moi-même. Mais je ne pouvais pas faire ça. Car malgré tout, j'étais toujours dans l'expectative, j'espérais toujours voir Fergus. Alors, tandis qu'elle restait en équilibre précaire sur cette fichue fenêtre, je répondis :


"Vous me reprochez le péché de la sodomie. Fort bien, je reconnais mes torts. Mais le péché du suicide est, me semble-t-il, bien pire. Réfléchissez à deux fois."

Et sur ces simples paroles, je sortis de la chambre, dont je fermai la porte derrière moi, poussé par le compte à rebours et mon amant. Et une fois écarté de tout cela, j'entendis du remue menage derrière la porte, et je me sentis de trop. J'avais toujours été de trop de toute façon, c'était moi le fautif qui se mettait au milieu d'un couple uni par les liens les plus sacrés qui existent.

Enervé, effrayé, perdu, je voulais fuir, partir, loin, là où aucun de ces écossais ne penserait me retrouver, à Fort Williams, sous ma tenue de red coat. Mais j'avais déjà tout abandonné, après avoir tout perdu. Arthur, Elizabeth, ils étaient mes plus grands regrets. J'aurais dû rester auprès d'Elizabeth, la soutenir après la mort d'Arthur. Mais je ne l'avais pas fait, et voilà ce qui lui était arrivé, à ma douce Elizabeth.

Je sentis donc mes pieds se diriger seul vers la sortie. J'avais besoin de prendre l'air, de m'éloigner de la source de mes terreurs devenues réalités, je voulais voir autre chose que ces murs qui semblaient fait du même bois que la potence qui m'attendait. Et je ne parvenais pas à partir, à m'éloigner du danger, là où personne ne me retrouverait et ne saurait de quoi j'avais été coupable.

Je ne croisai personne sur ma route, qui se termina là où tout avait commencé. Je pénétrai dans la grange, qui aurait dû normalement être un lieu pour nous protéger des regards, le temps que nous fassions ce que nous voulions tellement faire, nous unir au corps à corps pour ensuite nous séparer, jusqu'au prochain rassemblement.

Mais le destin, Dieu, le Diable, le hasard en avaient voulu autrement. Et Fergus risquait de payer nos erreurs, nos péchés, par le biais d'un danger nommé Janet.

Je marchai dans le foin dérangé par nos mouvements, et je ne parvins pas à calmer le sanglot que j'avais dans la gorge.

"N'apprendrai-je donc jamais ?..."



WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.   

Revenir en haut Aller en bas
 
A beautiful lie, the perfect denial. - Fergus, Edwin, Caoihme.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Autour des Indiens d'Amérique : Jim Fergus et autres auteurs
» Beautiful agony
» [Hume, Fergus] Le mystère du Hansom Cab
» [Dowd, Siobhan] La parole de Fergus
» Review : The life and times of Mr. Perfect

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FLOWER OF SCOTLAND ♔ :: Les Lowlands :: The North :: ♛ Les Clans du Nord :: ♛ Terres Abercomby-
Sauter vers: