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 You're with me now - ft. Laoghaire

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 26/01/2017
♛ Messages : 184
♛ Crédits : Homme d'arme. Fils illégitime de Laird.
♛ Personnages principaux : A maid as red as autumn with sunset in her hair.






MessageSujet: You're with me now - ft. Laoghaire   Ven 24 Mar - 1:22

Never alone anymore

Juin 1742.
C’était seul que Magnus était arrivé à la réunion rassemblant les jacobites et c’était seul qu’il reprenait le chemin du retour. Il avait une personne à aller voir et il n’avait ni besoin de Claire ou de Francis Farquharson dans les parages pour rendre cette visite. Il devait y aller seul.

Laoghaire était loin d’être la première femme à avoir partagé le lit de Magnus. Il avait perdu sa virginité à l’âge de 14 ans et en avait aujourd’hui 21. Elle était loin, aussi d’être la première femme à avoir aimé le partager, il le savait bien. En revanche, l’essentiel, voir la totalité de ses conquêtes étaient des prostituées ou des femmes de petites vertus et cela pour la simple et bonne raison que Magnus n’était pas un homme à promettre le mariage à une femme pour obtenir d’elle un moment de chaleur et l’abandonner ensuite. Laoghaire, en revanche, n’était pas une femme de petite vertu. Magnus en était persuadé. Dans sa solitude, ne lui avait elle pas confié d’ailleurs le terrible crime qu’elle avait commis, sans le connaitre plus que de raison ?  Il n’était que le deuxième homme qu’elle avait dans son lit, et au vu de l’expérience qu’ils avaient partagés, le premier qu’elle avait accueilli de son plein gré. Elle n’était pas non plus une séductrice manipulatrice essayant de l’attirer dans ses griffes. Ses gestes n’avaient été que sincérité et il avait bien senti, au lendemain de leur relation charnelle, qu’elle se demandait si elle avait eu raison de faire une telle chose. La religion n’était guère clémente avec les femmes qui donnaient leur corps avant le mariage mais Magnus ne comprenait pas toujours la religion. Il n’avait aucun mal à respecter les femmes et à comprendre qu’elles avaient les mêmes besoins que les hommes, satisfaire leurs besoins était d’ailleurs aussi essentiel pour lui que de satisfaire les siens lors de l’acte charnel. Pourquoi Dieu peinerait il à les respecter au même titre, lui ? Peut-être parce que les femmes non mariées qui s’adonnait à la sexualité faisait des batards, et qu’il n’était guère aisé d’être un batard, il est vrai…

Il avait promis à Laoghaire qu’il reviendrait lui rendre visite sur le chemin du retour, après la réunion, pour voir si elle allait bien, et si sa recherche d’emploi avait été fructueuse. Mais les événements avaient durés plus de temps qu’il ne l’avait imaginé et selon ce qu’il avait annoncé à Laoghaire, c’était hier qu’il aurait du passer la voir.

Pendant la réunion, Magnus avait pensé à bien des choses très sérieuse, mais de temps à autre, ses pensées s’étaient inévitablement égarées vers la belle rousse qui avait partagé avec lui  de la bière et de la chaleur. Il devait la savoir en sécurité. Il voulait effacer sa peine et voir un sourire se dessiner sur son visage. Il ignorait pourquoi, mais cela était important pour lui.
Le jeune homme avait bien de quoi penser avec les discussions de la réunion, mais il ne voulait pas s’y attarder sur le moment. Il voulait juste retrouver Laoghaire et s’enquérir de son état. L’embrasser aussi, peut être, si elle le laissait faire, parce qu’il la trouvait magnifique et que la douceur de ses lèvres lui manquait déjà.

Ce soir de juin, son sang ne fit qu’un tour quand il la remarqua à sa longue chevelure rousse, le décolleté plus plongeant qu’une femme raisonnable, à l’entrée d’un bordel de la ville. Elle discutait avec une femme qu’il savait être la maquerelle des lieux, celle-ci avait posé ses mains sur les hanches de la rousse, comme pour vérifier les formes de la jeune fille. Magnus bondit de son cheval. Il n’en revenait pas.

« Laoghaire ! », cria-t-il en s’approchant. Il ne lui laissa pas le choix et l’entraina loin de la maquerelle. « Peux-tu m’expliquer ce que tu es en train de faire ?! » L’envie le démangeait de lui donner de quoi se couvrir, mais il n’avait rien de tel sous la main. Ce n’était pas une façon de se vêtir pour une jeune fille aussi douce qu’elle. « Crois tu que c’est à ce genre de travail que je pensais pour toi en t’offrant mon aide ?! »,  dit il levant les mains vers le haut. De nouveau sans lui demander son avis,  il n’attendit pas et l’entraina par le bras vers son cheval. Il devait bien avoir quelque chose dans son sac pour lui permettre de se couvrir un peu.
Il ne comprenait pas. Il lui avait pourtant dit qu’il reviendrait la voir. Le prenait elle pour un menteur ?

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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Sam 25 Mar - 16:37



Magnus & Laoghaire
   You're with me now

N
on, On est complet. On a besoin de personne. Non, trop chétive ! J'ai passé la semaine à me faire claquer la porte de tous les commerces ou je tentais de postuler. J'avoue que je commençais à désespérer. Pourtant j'étais douée de mes dix doigts, je savais lire et compter chose qui n'était pas forcément très communes pour une femme du peuple. Il se trouve que mon père tenait vraiment à ce que j'ai une très bonne éducation. Après il est vrai que je ne comprenais pas tout et la lecture était laborieuse, mais je savais faire tout cela. J'étais habile, je savait tisser, cuisiner (plus ou moins), servir et j'était jeune et en bonne santé. J'avais du mal à comprendre pourquoi personne voulais de mes services. En rentrant le soir à l'auberge je m'approchais de la tenancière. J'avais compté les jours... Il m'avait dit qu'il reviendrait aujourd'hui, il me l'avais promis. Mais, devinant ce que j'allais demander, la grosse femme secoua la tête vigoureusement, personne n'était là pour me voir.

« Eh ma p'tite » S'écria-t-elle alors que je tournais les talons pour rejoindre ma chambre « Ton bonhomme, il a payer jusqu'à demain donc soit tu payes ta nuit demain soit tu t'en vas »

J'hochais la tête pour lui faire comprendre que j'avais bien compris son avertissement et suis montée, retirant ma robe élimée et me couchant directement en prenant un oreiller contre mon buste. M'avait-il abandonné ? Non je ne peux le croire, non je ne me serait point faite ainsi avoir. Je reniflais faiblement et regardait les flammes dans la petite cheminée, demain je devais trouver une solution, je n'avais pas le choix. J'étais passée devant la maison de Madame Bessie. La maquerelle d'Inverness. Elle n'était pas la seule mais son établissement était celui qui fonctionnait le mieux et une fille comme moi, jeune, mince j'avais des chances pour qu'elle me prenne à l'essai. Cela me donnait clairement envie de vomir mais ce ne serait que le temps d'avoir un peu d'argent et ensuite je partirais vers les Amériques, il parait que là-bas on peut devenir riche en partant de rien. J'aurait peut-être cette chance !

Le lendemain je remis ma robe et pris le peu d'affaire que j'avais et après un petit déjeune consistant je partis. Il était temps d'affronté la réalité Magnus Farquharson n'était qu'un rêve, un rêve qui s'est évanouit aussi vite qu'il était arrivé. Les femmes comme moi ne peuvent attendre indéfiniment sur les attentions d'un homme si elle veulent survivre. Durant la journée j'avais pus récolter un peu d'argent grâce à des soldats anglais qui avaient eut pitié de moi dans ma robe toute froissée et sale.

Le soir venu, je m'étais rendu chez lady Bessie qui m'a d'abord regarder de haut en bas, glissé une main critique dans ma longue chevelure puis attrapa mes hanches constatant que je n'avais jamais eu d'enfant. mais l'entretien s'est arrêté là car une homme, fou de rage se jeta sur moi pour m'éloigner c'était Magnus ! J'était... non en fait je n'était pas du tout heureuse, enfin si mais la premier sentiment c'était de la colère car il me parlait comme si j'était sa femme, que je lui appartenais et ce n'est pas le cas ! Je bouillonnais alors qu'il continuait de crier, détournant même la tête en sentant son haleine.

« Et toi tu avais promis de revenir hier ! Tu n'étais pas là ! »

M'exclamais-je sans trop vraiment réfléchir, la petite fille fougueuse refaisait surface. Cette jeune fille qui rien n'arrêtait, sauf la main d'un homme...

« J'ai fait le tour de la ville personne n'a voulu de moi ! Alors je me prends en main comme tu le vois, je croyais que tu m'avait oublié alors je me débrouillais seul ne me blâme pas pour cela ! »

Voyant qu'il semblait ennuyer de rien avoir à me donner pour me couvrir. Je pris les devant et lui décrocha sa cape pour la mettre sur mes propres épaules. Au fond il m'avait manqué et je suis soulagée qu'il soit de retour. Qu'il ai tenu sa promesse.

WILDBIRD
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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Sam 25 Mar - 21:57

Never alone anymore

Juin 1742.« Et toi tu m’avais promis de revenir hier ! Tu n’étais pas là ! », lui avait reproché Laoghaire.

En effet, il n’était pas là à la date qu’il lui avait promise, mais ce n’était pas faute d’avoir eu envie de vouloir la retrouver. La réunion avait duré plus de temps que prévu, Magnus n’avait pas eu le choix.

« J’ai fais le tour de la ville, personne n’a voulu de moi ! Alors je me prends en main comme tu le vois, je croyais que tu m’avais oublié alors je me débrouillais seule, ne me blâme pas pour cela ! »,
ajouta-t-elle, sûre d’elle. Elle en profita pour lui dégrafer sa propre cape afin de la poser sur ses épaules. La douce jeune femme aux cheveux roux avait un fort caractère que Magnus ne lui soupçonnait pas. Il prit une voix plus douce pour poursuivre, conscient qu’il n’avait peu être pas employé le bon ton.

« La réunion a duré plus de temps que prévu. Je n’ai pas pu venir plus vite et j’en suis désolé. », lui dit-il. Il avait envie de prendre son visage entre ses mains et de gouter à nouveau à la douceur de ses lèvres. Il s’en retint. Il devait réfléchir à une solution pour Laoghaire. A vrai dire, il s’était déjà interrogé lors de la réunion ; Laoghaire avait tout de même tué son mari. Quand bien même aurait elle trouvé un travail de serveuse, qui pouvait prédire si un voyageur un jour ne la reconnaitrait pas comme étant la femme du paysan Sinclair tué ? Elle n’avait pas un visage que l’on oubliait facilement ; elle était trop belle pour cela.  Magnus ne voulait pas la voir pendue en place publique. Il ne voulait pas non plus la voir vendre son corps car elle n’avait rien trouvé d’autres comme emplois. Il fréquentait les prostituées, et savait que s’il était toujours accueilli avec un sourire sincère, c’était parce qu’il était un des seuls clients à leur accorder du respect et que certains, même, leur faisaient vivre un enfer.

« Ne restons pas dehors. », dit-il. Délicatement, il posa une main dans le dos de Laoghaire pour l’encourager à la suivre dans une taverne. Il offrit un regard peu chaleureux au gérant, qui devait faire partie de la longue liste à avoir refusé d’employer Laoghaire comme serveuse. En bon gentleman, Magnus recula la chaise de la table pour permettre à la jeune fille défavorisée de prendre place. Il s’assit face à elle et commanda d’un signe de la main deux bières. Il avait bien une solution à lui proposer, mais ne savait comment formuler les choses. C’était tout de même assez délicat et à vrai dire, cela ne l’enchantait pas car cela ne collait pas non plus avec l’homme qu’il était. Mais il était aussi un batard et savait donc que le regard des gens n’était pas primordial dans la vie. Il planta son regard dans celui de la rousse.

« J’ai peut-être une solution à te proposer. Deux solutions même. Je pourrais essayer d’insister auprès des taverniers, tout d’abord, pour que tu sois engagée. Mais il y a beaucoup de passage ici. En réfléchissant à ta situation, je me suis souvenu qu’au dire de ton mari, je n’étais pas le premier à avoir été accueilli pour profiter des forêts avoisinantes pour chasser. Etre serveuse dans une ville aussi fréquentée que celle-ci augmenterait tes chances d’être un jour reconnue par un voyageur. C’est un petit risque, mais il existe tout de même. Il y a autre chose ; les serveuses ne sont pas toujours bien traitées. Je le sais car ma mère en était une, et sans la protection que mon père lui conférait de loin, je pense que certains hommes malveillants auraient pu tenter de lui faire du mal. Or, je ne suis pas mon père. Je ne suis que son batard. L’influence que j’ai aujourd’hui, je peux la perdre demain. Et je ne voudrais pas que tu en pâtisses si c’est à ma demande que tu trouves un emploi. C’est pourquoi j’ai une seconde solution éventuelle. », dit-il. Il fit une pause. On vint justement les servir à ce moment là. Il attendit qu’ils soient de nouveau seuls pour reprendre.

« Je ne suis pas marié, et aucun mariage ne m’est destiné par mon frère le laird. Cela le ferait sans doute un peu grincer des dents, mais au vu de mes derniers hauts faits, il serait malvenu de sa part d’y opposer son véto… »,
dit Magnus. Il était temps cependant, qu’il en vienne au fait et brise le suspense. « Je pense que je peux te faire entrer dans le clan en tant que ma… « courtisane »... »

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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Dim 9 Avr - 20:49



Magnus & Laoghaire
   You're with me now

I
l est vrai que j'avais un caractère bien trempé avant tout cela et je l'avais dissimulé après mon mariage pour évité de me faire remarquer et éviter les coups par la même occasion. C'était la première fois que je me permettais de répondre à un homme, mais j'étais tellement en colère que je n'ai point pu me retenir. Non mais pour qui se prend-il ? Il arrive en retard sur son beau cheval en mode prince charmant comme si j'allais l'attendre en mourant de faim ? Etre seule m'a permis d'ouvrir les yeux. J'étais certes une femme mariée mais avant cela j'avais des convictions, un but, j'étais forte et indépendante pourquoi ne pourrais pas le redevenir, bien entendu pour cela il me faudrait de l'argent et faire la putain me permettrais d'obtenir une bonne somme d'argent rapidement et de disparaitre. Pourquoi pas les colonies ?

Mais tout cela pour dire que oui il m'a mise en colère, très en colère si bien que je lui avais répondu comme je répondais à mon père à l'époque. Cela dit, je n'étais pas contre une bière et puis il s'était excusé, si bien que je lui pris la main pour le suivre dans l'auberge la plus proche et souris même lorsqu'il tira ma chaise pour que je puisse m'assoir, il fallait le reconnaitre il était très charmant. C'était difficile de rester fâchée contre lui. Je lissais ma robe en finissant par croiser les jambe sous la table avant de relever mon regard bleu vers le sien afin que nous parlions. Il semblait avoir des solutions donc j'étais prête à les entendre.

« En effet, vu comme cela cette première solution n'est pas brillante »

Je n'y avais pas pensé en fait mais il avait raison si quelqu'un me reconnaissait comme étant la veuve Sinclair, je serais vraiment très ennuyée. L'aubergiste nous servis nos chopes bière, je le remerciais d'un signe de tête froid avant de prendre le verre pour en boire une longue gorgée, j'avais soif. Mais sa seconde solution me fit tousser et je reposai le verre sur la table avec un bruit sourd.

« Ta courtisane ? »

Il voulais m'emmener dans les highlands et me présenter comme sa putain ? Il ne voulait pas que j'en soit une mais il comptait me présenter comme telle ? Cela dit il me fallait bien réfléchir car en acceptant, j'allais avoir une chambre avec un lit un feu et je serais protégée le clan Farquharson était connu pour sa sauvagerie et être sous la protection d'un tel clan, je me dis que je ne risquerais vraiment plus rien. Après, le problème, c'est plus le fait que je pense que je ne serais guère reconnu et appréciée une fois là-bas.

« Bien...hm j'avoue que cela ne m'enchante pas vraiment d'être considérée comme telle mais je suppose que c'est une bonne chose, la meilleure pour moi mais... enfin là-bas chez toi comment cela se passera ? Je suppose qu'ils ne seront pas enchantés de me voir arrivé ? »

Demandais-je en me penchant vers lui pour pas forcément que des oreilles indiscrète nous entende. Je faisais tourner mon verre entre mes mains afin d'occuper celles-ci.

WILDBIRD
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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Ven 14 Avr - 7:00

Never alone anymore
« Bien...hm j'avoue que cela ne m'enchante pas vraiment d'être considérée comme telle mais je suppose que c'est une bonne chose, la meilleure pour moi mais... enfin là-bas chez toi comment cela se passera ? Je suppose qu'ils ne seront pas enchantés de me voir arriver ? »

Evidemment, cela était une bien meilleure chose que devoir réellement se prostituer, comme elle l’avait envisagé plus tôt dans la journée.

« John, le laird ne sera pas enchanté, c’est certain, mais il ne pourra pas me refuser cela. Pas après que je me sois fait capturer à sa place pendant un an en Angleterre. Sa femme partage les mêmes points de vues que lui sur à peu près tout les sujets, donc il en sera sans doute de même pour elle. John ne m’a jamais beaucoup apprécié, il ne m’apprécie pas du tout même, et sa femme non plus. Même si, pour ce qui est de sa femme, c’est peut être moi qui est commencé à la trouver insupportable. Mais ils le sont, tout les deux. », commença d’expliquer Magnus.

« Francis a mon âge, c’est le second fils. Il sera sans doute assez indifférent à ton arrivée. Il est indifférent à peu près tout en ce vaste monde. Il supporte très mal John, lui aussi. D’autant plus que celui-ci lui a récemment conconcté un mariage avec une Lowlander. Il n’aime pas beaucoup les Lowlander…Mais il ne te causera pas de problèmes. »


Magnus avait oublié ce détail de caractère de son frère. Valait-il mieux faire passer Laoghaire pour une Highlander ? De sorte à ce que Francis se montre un peu plus courtois avec elle ?

« Moira est très proche de Francis. Elle ne se mêlera pas de ce qui ne la concerne pas, je pense. Tout comme Francis, elle ne te causera pas de tort. », ajouta-t-il. Il avait toujours eu du mal à cerner Moira. Elle avait été tout aussi peu agréable avec lui quand ils étaient enfants, suivant le mouvement lancé par Fiona et John, mais devenue adulte, elle était juste…indifférente et distante envers lui. Elle ne le taquinait plus, mais n’était pas plus chaleureuse pour autant. « Tu pourras même peut être bien t’entendre avec elle, je ne sais trop le dire. Moira est un peu un mystère pour moi »

« Et quant à Lady Fiona…Elle me déteste plus que n’importe qui en ce monde, mais j’ignore comment elle se comportera avec toi. Je pense qu’elle se contentera de te regarder un peu de travers et de faire des remarques sur le fait qu’on voit bien que je suis un batard, à mon comportement.
», terminait Magnus. En réalité, il se trompait. Fiona serait enchantée de la présence de Laoghaire. Ce serait même elle qui pèserait auprès de John pour qu’il accepte sans trop broncher. Si Magnus tombait amoureux d’une paysanne, cela diminuerait, pour ne pas dire détruirait toute la légitimité qu’il était en train de se construire. La haine qu’elle avait pour Magnus ne se répercuterait donc pas sur Laoghaire.

« Tout cela doit t’effrayer un peu, j’imagine. Ma famille ne m’aime pas beaucoup, et l’ambiance n’est pas des plus chaleureuses à Invercauld. Mais tu y seras installée confortablement, bien nourrie, et puis…Tu ne seras pas seule, je serais là. », dit-il, se voulant rassurant. « Tu sais, cela ne m'enchante pas beaucoup non plus. J'ai la réputation d'être correct avec les femmes, ce que j'essaie de toujours être et cela risque de la tâcher. Mais après tout, je n'ai que faire de ce que pense les gens. Je tiens vraiment à t'apporter mon aide, comme je te l'ai promis l'autre soir, et c'est la meilleure solution que j'ai trouvé. La décision est entre tes mains, maintenant »

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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Lun 24 Avr - 23:02



Magnus & Laoghaire
   You're with me now

D
evenir la putain du frère bâtard d'un Laird Highlander... Je n'aurais jamais imaginer en arriver là un jour, non vraiment. Mais en même temps dans mes folles années, jamais je n'aurais cru que mon père, mon papa me vendrait comme une vache à un éleveur de mouton des Highlands. Les Terres Sinclair sont si venteuses en plus de cela...

« Je ferais donc mieux d'évider de croiser le Laird et sa Lady... Pour ton frère s'il n'aime pas les lowlanders ma fois présente moi avec mon nom de femme mariée il ne pourra rien dire et je doute qu'il s'intéresse assez à moi pour me demander ou je suis née. »

Je bus une gorgée de bière. La décision m'appartenait c'est évident mais qui refuserait cette offre ? Magnus me proposait une vie de château par rapport à ce que je vis actuellement, j'aurais peut être même le temps de me confectionner une nouvelle robe qui sait. Rien que de penser à la possibilité de dormir dans un lit de plume, d'avoir une nouvelle toilette, de pouvoir prendre soin de mes cheveux et de ne pas avoir faim, je pouvais dire oui, oui j'acceptais d'être sa courtisane et de l'accueillir dans mon lit autant de fois que cela le chanterait, ou pas finalement car ce n'est qu'un couverture, peut-être a-t-il une femme au domaine qui l'attend. Je ne me vois pas le lui demander dans tous les cas, j'avais depuis plusieurs années appris où était ma place.

« Je te suivrais chez toi. Je ferais en sorte de me faire discrète et de ne pas attirer l'attention c'est promis et puis je n'ai point de blessures, tu es un homme bon mais un homme quand même et un héros de la cause je ne pense pas que les gens voie d'un mauvais oeil que tu puisse avoir une femme qui réchauffe ton lit. Surtout si celle-ci est contante de le faire. »

Dis-je après un moment en comprenant que cette proposition mettait à mal sa réputation. L'autre solution était le mariage. Mais là je dirais non. En étant sa courtisane je n'ai presque aucun compte à lui rendre. Je suis libre de partir si je le souhaite. Si je deviens son épouse je serais de nouveau prisonnière, je m'y refuse. Mais dans ce cas cela signifiait qu'il fallait absolument que je ne tombe pas enceinte, voilà qui est problématique. Il me faudrait envoyer une lettre à Grizel, elle sait, elle, comment prendre du plaisir sans le désagrément que peut être une grossesse. Je suis déjà fille de rien si j'engendrais un bâtard je ne pourrais jamais me le pardonner.

« Je suppose que nous pouvons dès lors boire à cet arrangement et je te remercie d'être revenu et de m'emmener loin d'ici »

Murmurais-je après un instant de réflexion en le regardant dans les yeux, ses yeux ressemblaient beaucoup aux miens, à la différence que les siens évoquait tant de bonté lorsqu'il me dévisageait. C'était une chose si rassurante.

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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Mar 25 Avr - 21:49

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« Je ferais donc mieux d'évider de croiser le Laird et sa Lady... Pour ton frère s'il n'aime pas les lowlanders ma fois présente moi avec mon nom de femme mariée il ne pourra rien dire et je doute qu'il s'intéresse assez à moi pour me demander ou je suis née. »

« Tu ne risques rien. C’est moi le batard, c’est moi qui est un affront vivant à leur famille. En général, je pense qu’ils essaient d’être apprécié de tout le monde. Surtout Claire. », répondit Magnus. « Non, Francis ne s’intéresse pas aux choses qui ne le concerne pas. Et puis, ce qui le dérange surtout, c’est que LUI doive épouser une lowlander. Toutefois, ne crains tu pas qu’en te présentant avec ton nom d’épouse, les risques que quelqu’un fasse le lien avec le décès de…comment s’appelait il encore…Malcolm ? », il attendit confirmation de Laoghaire sur le prénom pour poursuivre. « Oh, je ne laisserais personne te faire de mal, tu es sous ma protection désormais, mais il faudrait peut être réfléchir à ce qui est plus judicieux de faire de ce côté-là, pour éviter les problèmes dont on pourrait se passer. »

Laoghaire prit ensuite la décision de le suivre, ajoutant qu’elle ne pensait pas que les gens feraient d’un mauvais œil le fait qu’il ait une femme qui réchauffe son lit, surtout après ce qu’il avait fait pour la cause. Si elle savait, pensa-t-il.

« Je ne pense pas que les gens voie d'un mauvais oeil que tu puisses avoir une femme qui réchauffe ton lit. Surtout si celle-ci est contente de le faire. », avait-elle dit.

Magnus n’avait pratiquement couché qu’avec des prostituées jusqu’à tout récemment, et pas des masses. Des femmes qui étaient payés pour feindre du plaisir. Si, comme Grizel, à qui il avait été assez fidèle, la plupart d’entre elle étaient sans doute très contente d’avoir un client qui comme lui, se souciait de leur plaisir également et les respectait en tant que femme, il ne pouvait pas vraiment savoir si elles avaient éprouvé une réelle envie de partager sa couche. Laoghaire avait été la première à lui offrir cette certitude, et c’était quelque chose qu’il avait trouvé très agréable.
Le fils illégitime  Farquharson se demanda si sous cette couverture, Laoghaire se sentirait obligée de continuer à coucher avec lui. Evidemment, Magnus n’était pas du tout contre la perspective de continuer cette relation. C’était ce qu’il souhaitait. Mais il ne voulait pas du tout que cela soit forcé.

Magnus réfléchissait à la formulation à employer pour que les choses soient bien claires dans l’esprit de Laoghaire, tandis que celle-ci semblait occupée à penser à la décision qu’elle était en train de prendre pour échapper aux risques d’être retrouvée ou de devoir se prostituer. Le jeune homme se perdit cependant dans le regard de la jeune femme. Elle était sans doute la plus belle femme qu’il avait vue de toute sa vie, elle le déconcentrait facilement.

« Je suppose que nous pouvons dès lors boire à cet arrangement et je te remercie d'être revenu et de m'emmener loin d'ici »
Magnus posa doucement sa main sur la main de Laoghaire, qui allait saisir sa choppe de bière pour trinquer.

« Avant cela, j’aimerais que les choses soient bien claires. Il y a une condition essentielle pour moi à cette proposition que je te fais, Laoghaire. », dit-il, la regardant dans les yeux. Il avait lui aussi baissé la voix, de sorte à ce qu’elle seule puisse l’entendre. « Je te demande d’être honnête avec moi en toutes circonstances et de garder à l’esprit, toujours, que tu n’es pas, à mes yeux, ce que tu prétends être aux yeux des autres. Le terme de courtisane n’est qu’une couverture. Je n’attends pas de toi que tu me rendes ce genre de service qu’une « courtisane » rends, pour me remercier de t’héberger à Invercauld. Ce n’est pas dans cette intention que je t’ai proposé cette solution. Tu ne dois pas prétendre en avoir envie si ce n’est pas le cas. Je dis cela parce qu’il est évident que tu es une femme tout à fait sublime et que j’ai bien sûr beaucoup apprécié notre dernière soirée à deux. Mais si ce n’est pas ta volonté, je ne me permettrais jamais de te forcer à remettre cela. Tu dormiras dans la même chambre que moi, c’est évident, je ne pourrais pas trouver d’autres solutions, mais je ne te toucherais pas si tu ne le veux pas. Je ne suis pas le genre d’homme à forcer une femme.», expliqua Magnus, très sérieux. C’était la vérité. Il ne pourrait jamais violer une femme. Evidemment, il était séduit par Laoghaire et il lui serait difficile de ne pas tenter une approche de temps à autre, en l’ayant constamment dans son champ de vision. Il savait d’ailleurs que si un autre homme se mettait à lui courir après, il serait sans doute jaloux. Mais il voulait que les choses soient claires entre eux, qu’elle ne se sente pas forcée et qu’elle sache qu’elle ne devait pas avoir peur de refuser si elle ne le désirait pas car il n’était pas un violeur, et n’en serait jamais un.

Ayant toujours sa main posée sur la sienne, il attendit un signe ou une parole de sa part, la fixant de ses yeux bleus, afin de s’assurer que tout cela était bien clair pour elle et qu’elle s’engageait à être honnête avec lui. Une fois ce signe ou cette parole obtenu, il retira sa main et leva son verre.
« Dans ce cas, buvons à ton emménagement imminent à Invercauld. », après lui avoir adressé un sourire, il but une grande gorgée avant de reposer sa bière. Il ignorait combien de temps Laoghaire resterait dans la demeure familiale. Mais après tout, ce n’était pas la priorité en ce moment. On verrait bien comment les choses évolueraient. Après s’être rapidement essuyé la bouche, il ajouta :

« Bien…Par contre, je pense plutôt reprendre la route demain. Je ne suis pas pressée de rentrer à Invercauld, je dois encore réfléchir à la manière de présenter les choses à John et puis, j’ai déjà beaucoup  chevauché aujourd’hui. Nous dormirons à l’auberge ce soir, si cela te convient. J’en profiterais pour dire deux mots à l’aubergiste qui n’a pas tenu compte de ma promesse de retour pour payer les éventuels jours de trop, de sorte à ce qu’il se souvienne, pour les années à venir, que Magnus Farquharson est un homme de parole, et que les hommes de paroles n’apprécient pas qu’on se fiche de leurs dires. », expliqua-t-il. « Préfères tu que je réserve une seule chambre ou deux chambres ? »

Evidemment, il essayait tout de même de la sonder sur ce qu’était ou n’était pas leur relation. Désirait-elle sa présence à ses côtés ? Si oui, il accepterait sans doute de partager sa chambre. Désirait elle, comme lui, sa présence et plus encore ? Dans ce cas, même réponse, mais elle lui montrerait peut être un signe de plus, maintenant ou plus tard dans la soirée.
Plus il la regardait, plus il désirait l’embrasser. Mais il cherchait à savoir s’il en allait de même pour elle, afin de ne pas créer une situation embarrassante, même s’il lui avait demandé de ne jamais hésiter à lui dire ce qu’elle pensait ou ressentait. Il savait aussi qu’il était plus difficile pour une femme d’admettre désirer poursuivre une relation hors-mariage. On le pardonnait plus facilement aux hommes qu’aux femmes. Certes, les femmes portaient les enfants, leur fidélité était donc essentielle. Mais prétendre et vouloir faire croire au monde que les femmes ne ressentaient pas le désir que les hommes ressentaient, ou qu’elle n’avait pas le droit de ressentir ce genre de choses, était tout bonnement absurde car pour avoir conversé avec des prostituées, Magnus savait que ce n’était pas le cas.

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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Dim 7 Mai - 9:40



Magnus & Laoghaire
   You're with me now

P
our une fille bien née cette solution pouvait être vécu comme un affront, il l'a presque été pour moi alors que je suis la fille d'un petit propriétaire terrain sur les terres Douglas, nous avions de l'argent, certes et plus que ce vieux porc de Sinclair, mais nous n'étions rien. Ni importants ni influents. J'hochais la tête en émettant un "mmmmph" sortant du fond de ma gorge, un son dès plus écossais. Malcolm Sinclair le gardien de mouton dans son cottage tout au nord du pays. Qui ce souciait encore de trouver son meurtrier, enfin sa meurtrière. Il avait certes des amis mais comme nous ils étaient sans le sous et puis j'ignore si se faire des amis en étant un ivrogne compte vraiment comme une amitié longue et durable.

« Je l'ignore au pire tu n'aura cas me présenter en tant que Laoghaire je ne suis pas certaine que ta famille s'intéressera davantage pour me demander mon nom de famille et si c'est le cas, comme je ne tiens pas spécialement ni à l'un ni à l'autre, je dirais Douglas ainsi il n'y a aucune risque. »

Répondis-je, car en tant que Douglas, j'avais certes fait des vagues mais en tant que rebelle pour la cause en tant que "Doug" le jeune rouquin qui trainait dans les fonds de pub avec un vieux tricorne lui cachant les yeux. Personne n'a jamais fait le rapprochement entre la jeune épouse Sinclair et ce petit rebelle extrémiste. Dieu soit loué. Ayant donc accepté sa proposition, la perspective de pouvoir dormir dans un lit de plume pouvais me faire accepter presque tout. Je lui proposais de porter un toast à cette nouvelle vie qui débutait pour lui et moi, mais avant  cela il posa sa main sur la mienne d'un air si sérieux que l'on aurait pu penser que quelqu'un était mort. Je l'écoutais calmement, c'était vraiment un galant homme.

« Tu es un homme très prévenant et tu te comportes là en véritable écossais » Mon père m'avait dit un jour : "Ma fille un vrai écossais est un homme brave, courageux et parfois même sanguinaire mais c'est aussi un conteur et un poête. Un homme n'est un homme que s'il sait se battre et honorer dans le respect ce qui lui appartient". Magnus m'avait fait pensé à cette phrase. « Très bien je serais honnête avec toi, si tu délaisse mon lit pour guerroyer jamais je ne t'en voudrais, si par contre tu le délaisse pour celui d'une autre femme je serais très jalouse » Dis-je gentiment en lui souriant. J'appréciais cet homme et aussi la liberté qu'il me donnais de n'être que son "amie" et non pas son épouse. J'espérais que ma réponse lui conviendrait. « A Invercauld ! » après avoir bu un longue gorgée je reposais ma pinte en le voyant ce lever. Il nous faudrait plusieurs jour pour arriver là-bas autant ce préserver un minimum.

« Tu peux en prendre une seule »

Je ne pus m'empêcher de sourire, l'aubergiste risque de ne guère apprécier le passage mais au fond de moi je ne pouvais pas m'empêcher de penser. "bien fait pour to gros lard"

WILDBIRD
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MessageSujet: Re: You're with me now - ft. Laoghaire   Jeu 11 Mai - 23:56

Never alone anymore

Juin 1742.
En véritable écossais, avait dit Laoghaire. C’était un peu ironique, au vu des récents évenements. Il n’y avait pas plus écossais dans l’âme et le sang que les Farquharson, en effet. Et Magnus avait tout du jeune homme écossais idéal pour un clan ; bon guerrier, diplomate, proche du peuple,…Mais les Farquharson en avait toujours décidé autrement. Magnus ne répondit rien. Il laissa apparaître un léger sourire poli.

« C’est normal », dit il simplement.

Par la suite, quand Magnus préféra prévenir Laoghaire, afin que leur relation ne soit pas gâchée, qu’il n’était pas le genre d’homme à forcer une femme et qu’il voulait qu’elle soit honnête avec lui, celle-ci lui répondit :

« Très bien je serais honnête avec toi, si tu délaisse mon lit pour guerroyer jamais je ne t'en voudrais, si par contre tu le délaisse pour celui d'une autre femme je serais très jalouse »

Elle avait dit ça avec douceur et en souriant. Cependant, Magnus ne s’était pas attendu à cette réflexion. Elle s’était visiblement plus attachée à lui qu’il ne le pensait, et qu’elle ne le laissait paraitre, pour le prévenir qu’elle serait jalouse s’il voyait d’autres femmes. Magnus avait toujours été un électron libre. Il n’avait jamais été lié par aucun engagement amoureux. Il couchait avec des prostituées ou des femmes de petites vertus, qui couchaient donc elles aussi avec d’autres hommes. Il n’était donc pas question de fidélité, même si concernant Grizel, Magnus avait toujours été un très bon client, qu’on pouvait qualifier de client fidèle.

Magnus avait beaucoup de respect pour les femmes, c’était une évidence. Pourtant, il était clair qu’il espérait que Laoghaire lui soit fidèle et qu’il savait pertinemment que cette relation n’étant pas semblable à ces aventures précédentes, cela lui déplairait de la voir avec un autre homme après ce qu’il avait fait pour elle. Etait ce hypocrite, dès lors, de lui dire qu’il n’attendait rien d’elle, alors qu’il désirait sa fidelité ? C’était paradoxal, mais pas hypocrite à vrai dire. D’un côté, désirant son bonheur, et respectant la gente féminine, il ne pouvait rien exiger d’elle. De l’autre, son désir égoïste était évidemment que leur relation se poursuive, dans l’idéal, mais aussi, encore plus, qu’il ne la voit pas avec un autre homme, car cela serait un véritable affront pour lui et une grande déception étant donné qu’il pensait que leur nuit avait signifié quelque chose pour elle.

Il ne s’était pourtant pas attendu à ce que Laoghaire exprime le même désir égoïste, ce désir de ne pas partager. Il avait peut être inconsciemment pensé qu’elle n’oserait formuler un tel désir, ou y penser. La plupart des femmes n’auraient pas osé le faire, alors qu’ils n’étaient pas un couple aux yeux de Dieu, qu’ils n’étaient nullement engagés et qu’il venait de la sauver de la misère. Au moins, cela prouvait qu’elle avait bien compris qu’elle pouvait être honnête avec lui, sans quoi elle n’aurait su formuler une telle demande.

Magnus n’avait, à vrai dire, pas réfléchi à toutes ces questions. Mais, si c’était inattendu, cela ne semblait pas être très difficile à respecter. Après tout, si Laoghaire souhaitait poursuivre leur relation, ce qui était maintenant certain vu ce qu’elle venait de dire, et il en était très heureux,  il ne voyait pas pourquoi il irait voir ailleurs. Elle avait la beauté et l’esprit. De plus, elle n’était pas payée pour réchauffer son lit, elle le désirait aussi, ce qui rendait la chose plus agréable encore. Et il était attaché à elle, sans aucun doute. En ayant la liberté de fréquenter qui il voulait, il était déjà pratiquement toujours revenu vers la même femme. La fidélité ne semblait donc pas être un concept très difficile à ingérer pour lui.

N’ayant pas su exactement que répondre sur le coup, il s’était contente de rire légèrement.

« Et bien. Me voilà un homme chanceux pour être l’éventuel objet de la jalousie d’une si belle femme. »
, avait dit-il.

Après avoir trinqué à la nouvelle vie de Laoghaire, le sourire aux lèvres, Magnus se leva et proposa à Laoghaire de passer la nuit à l’auberge avant de reprendre la route. Il était ravi de poursuivre cette relation à peine commencée avec elle. Il avait envie de lui donner l’amour qu’elle méritait et qu’elle n’avait pas reçu dans son mariage. Il y avait une connexion entre eux, une connexion saine et bienveillante, une connexion qui lui donnait envie d’aimer cette femme.

« Tu peux en prendre une seule »
, avait répondu Laoghaire, en souriant, au sujet de la chambre.

Evidemment, cela devait lui faire plaisir que Magnus prévoie de la défendre auprès de l’aubergiste. Son mari avait été son bourreau, et Magnus arrivait en protecteur auprès d’elle…C’était un grand changement.
Ayant eu son feu vert par sa réponse au sujet du nombre de chambre à réserver à l’auberge, Magnus lui tendit la main, afin qu’elle la saisisse pour se lever de sa chaise. Une fois qu’elle fut à sa hauteur, il se permit alors, après avoir rangé une mèche sauvage de ses cheveux derrière son oreille, de l’embrasser. Il en avait eu envie depuis son départ vers le lieu de réunion des jacobites, et cette envie ne l’avait pas quittée non plus durant leur discussion.

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