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 Par amour j'irais en enfer { Ranald

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 12/09/2016
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♛ Mon allégeance va à : Au Clan Fraser et à mon père Simon Fraser de Lovat ensuite à mon fiancé Ranald MacDonald, fils du Laird MacDonald


MessageSujet: Par amour j'irais en enfer { Ranald   Mer 12 Avr - 22:46



Ranald & Georgina
   Par amour j'irais en enfer

J
uillet 1742, tout avait été préparé le banquet, les invités ma robe, les fleurs tout était prêt. Père n'était pas enthousiaste mais il m'avait donné sa parole qu'il viendrait. Ranald m'avait convaincue de fêté nos épousailles en plein mois de juillet. Seigneur je regrettait d'avoir cédé sur ce point chaque partie de mon corps était d'une moiteur insupportable et mon corset me collait à la peau.

« Lady Fraser, Lady Fraser un message j'ai un message ! »

J'étais en train de m'éventer comme je le pouvais alors qu'un des pages de mon père entrait tel un dément dans mes appartements, secouant une lettre. Il était essoufflé et me tendit le mot comme s'il s'agissait de la dernière chose qu'il ferait en ce monde. Je la pris et m'empressa de la lire

« Seigneur ! » Mon sang ne fit qu'un tour. Oh non il n'était pas question qu'il se meurt. Je lui avais accordé ma main. J'avais accepté, pire j'avais envie de l'épouser. S'il meurt je me le jure, je le poursuivrais jusqu'en enfer pour le punir de m'avoir fait souffrir. « Qu'on selle mon cheval je me rends sur les terres MacDonald. Prévenez mon père une fois que je serais partie ! »

Dis-je en attrapant ma cape de voyage. Il faisait chaud mais l'Ecosse est un pays plein de surprise, en un rien de temps, l'orage et la pluie peuvent arrivés et tout dévaster.

« Ma chère, veillez sur mon jeune frère comme si c'était moi »

Dis-je a la gouvernante d'Archibald avant de descendre dans la cours pour trouver ma jument prête à galoper. Je devais me rendre au plus vite auprès de lui. Je savais qu'un mal violant sévissait dans le pays. Nous avions reçu un mot de la part de Fergus pour nous annoncé que Janet était alitée certain métayers sont morts récemment dévoré par le démon. Je priais le ciel pour qu'il ne soit pas atteint de ce mal.

J'arrivai en terre MacDonald à la nuit tombée essoufflée et ma bête était a bout de force. Je la laisse au bon soin du palefrenier en précisant que j'étais attendue même si ce n'était pas le cas. Le château somnolait déjà, cela arrangeait mes affaires je dois dire, je n'avais nulle besoin de me montrer aimable avec mes beaux-parents, enfin futur beau-parents. Je gravissait les marches qui me séparait des appartements de mon futur époux. J'était toujours aussi remontée mais cela cachait finalement une grande inquiétude. "Sale tête de cochon d'écossais si tu meurs je le jure je te maudirais " pensais-je en relevant mes jupes pour marcher plus rapidement. Je ne me donnais point la peine de frapper et entrai comme un furie, je n'était point habituée à me montrer douce et délicate.

« J'avais accepté le mariage en juillet et te voilà alité ! » Je fondis sur lui et pris place à son chevet avant de soupirer de soulagement en me rendant compte qu'il était toujours en vie. « Tu me vois très contrariée de te voir dans un tel état de faiblesse ! Comment te sens-tu ? »

Demandais-je avec plus de douceur cette fois. Il faisait toujours aussi chaud, malgré la nuit. Je me relevais donc pour aller ouvrir la fenêtre espérant que l'air nocturne rafraichirait la pièce.


WILDBIRD

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 29/10/2016
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MessageSujet: Re: Par amour j'irais en enfer { Ranald   Jeu 18 Mai - 19:47



Georgina & Ranald
   It’s so much darker when a light goes out than it would have been if it had never shone

C
ela avait commencé par une certaine fébrilité, toujours vespérale comme il avait fini par le remarquer ; Ranald n’avait pas pensé que le mal qui gangrénait les campagnes  finisse par l’atteindre. Dans le déni, il avait continué à préparer son union avec la belle sylphe de Lovat, se réjouissant par avance et essuyant les congratulations, les recommandations, les mises en garde de bougres toujours plus savants qui - avant lui- avaient goûté aux joies que le mariage offrait quotidiennement. S’il allait se soustraire au rang des damoiseaux, il n’avait guère abandonné ses activités qui justifiaient toujours qu’il se rende auprès des amodiataires récolter le fruit du labeur réalisé sur les terres MacDonalds, toujours plus fertiles , toujours plus porteuses de promesses que certains clans limitrophes avaient fort tendance à dénigrer. Il avait tellement insisté auprès de Georgina pour que leur mariage soit célébré au plus vite et en ce mois de Juillet pour que l’ombre ne vienne mordre le tableau ; l’idylle gravée dans le fatum avait connu tellement d’embuches qu’il avait fait en sorte qu’il remporte le duel constant qui prenait forme entre eux et qui ne rendait leurs échanges que plus savoureux. Il avait suffisamment attendu, c’est en se lançant de tels discours qu’il s’était mis en selle, ce jour là, prêt à accomplir une dernière fois son devoir avant qu'il ne cesse d’être individuel pour s’inscrire dans une relation qui ferait appel à un engagement forgé de patience.

Cela avait pris de plus en plus d’ampleur, dévorant ses membres depuis les extrémités qui bientôt s'étaient retrouvés secoués de trémulations, il avait fait une chute du haut de Tempête, à quelques milles de la demeure familiale, à l’orée de bois dans lesquels il aurait pu dégeler sans que personne n’en prenne conscience. C’était sans compter sa monture qu’il avait bien discipliné et avec laquelle il entretenait une connivence qui transcendait l’entendement humain ; c’est donc grâce à Tempête que le jeune homme avait été retrouvé, pliant sous la douleur, conspuant le contenu de son estomac, adossé au tronc d’un arbre, à peine conscient.




(...)



Depuis, à son chevet, se relayaient sa mère, son ancienne nourrice, quelques domestiques qui veillaient à ce que le seau posé à ses côtés soit vidé régulièrement, à ce que la fièvre diminue. Quiconque portant le regard sur lui pouvait remarquer à quel point il était mal en point, lui qui arborait la malice semblait avoir perdu l'élan vital qui le caractérisait tant. Ses yeux exorbités témoignaient d'une déshydratation prouvée par la sécheresse de ses muqueuses. Il n'avait point fière allure mais c'était bien là le cadet de ses soucis car lorsqu'il reprenait conscience, il ne demandait qu'après celle qui était censée s'unir à lui. - Nous lui avons fait porter une lettre, Ranald. Repose-toi. - il espérait bien que ce soit là ce qui avait été fait. Il faisait aussitôt ce qu'on lui demandait, épargnant le peu de force qui lui restait, tombant dans un sommeil de plomb.



(...)



Lorsqu’il sentit un poids en sus du sien , il ouvrit les paupières, accueillant l’étreinte de Georgina avec la satisfaction de la revoir, hélas, à peine eut-elle prononcée quelques mots que revinrent à son souvenir les festivités qui allaient certainement tomber à l’eau. Il grimaça – de fatigue, de douleur, de déception, de mécontentement. Heureusement , elle le voyait là en bien meilleur état , bien qu’il n’était guère prêt à danser la gigue pour autant. « C’est si rassurant de savoir que ce qui te contrarie le plus » - il dut observer une courte pause afin de reprendre son souffle , pour poursuivre « reste le mariage qui se trouve annulé en l’état ». Si le ton employé aurait dû témoigner d’une certaine ironie, il ne fit que montrer que le temps ne se prêtait ni à la plaisanterie, ni aux reproches. De toute façon, derjeau cette feinte contrariété se cachait l’inquiétude, il n’avait pas besoin qu’elle formule ses pensées pour qu’il en prenne compte, réussissant à les entrevoir dans ce regard d’azur dont les cieux l’avaient doté. « Tu ne devrais pas être là » - s’entendit-il avancer, essayant de se contorsionner pour réussir à s’asseoir. Il le fit en deux temps. « Cette plaie qui court les campagnes pourrait se transmettre par l’air » - le fait qu’elle ait ouvert la fenêtre n’allait peut-être pas changer l’incidence de cette maladie. Malgré cela, un sourire ourla ses lèvres. « Je t’épouserais par tous les moyens » - affirma-t-il, comme si son instinct venait de lui raconter l’une des craintes que sa belle pouvait avoir. Il n’avait pas l’intention de mourir , pas avant d’avoir pu lui mettre le grappin dessus.



WILDBIRD
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MessageSujet: Re: Par amour j'irais en enfer { Ranald   Mar 23 Mai - 17:46



Ranald & Georgina
   Par amour j'irais en enfer

J
e ne pensais pas que j’aurais été capable de cela, tout abandonner presque à l’instant après avoir reçu le message me prévenant que mon fiancer se mourait dans une chambre sombre d’un château sombre au fin fond des Highlands. J’avais été légèrement retardée par Archiabld qui avait précisément choisi se jour pour tomber de cheval, d’un cheval qui n’était pas le sien bien évidemment, son poney était doux et très docile. Mon petit frère voulait prouver qu’en réussissant à monter la nouvelle acquisition de Père, il serait un homme accompli. Je me réjouissais qu’il vienne vivre avec moi qu’il puisse voir ce qu’est un homme finalement. Ce n’est pas le jeune Simon qui pourrait lui enseigner cela et Alexander semble se désintéressé de son cadet. Il n’avait de cesse que de parler de Janet et du fait qu’il était étrange de ne pas avoir de ses nouvelles. Pauvre Alexander, il lui fallait grandir, sa sœur chérie était loin maintenant mariée à un homme étrange des Lowlands, je suis pratiquement sûr que c’est un jacobite en plus, mais sur se point je ne dirais rien étant donné que mon propre fiancer est lui-même jacobite, pauvre fou.

La nuit était tombée lorsque j’arrivais enfin au château. Essoufflée, échevelée transpirante, je n’étais guère présentable, mais j’étais certaine que lui serait bien pire. J’étais donc montée sans gêne à l’étage de ses appartements, comme je le pressentais, une chambre sombre, étouffante et puante de maladie. Mon pauvre amour dans quel état tu étais, pensais-je en venant prendre sa main pour lui faire savoir que j’étais arrivée à son chevet, sans oublier de le réprimander bien-sûr de son état. Car sinon il se demanderait si je n’était pas moi-même malade aussi.

« Et le fait que je risque de finir veuve avant même d’être mariée mais tu sais que je serais capable de te suivre en enfer pour te faire revenir ! »

Dis-je avec un petit sourire qui se voulait rassurant, j’avais vraiment peur, oui je ne l’ai jamais vu dans un tel état de faiblesse et je savais que le fléau qui ravageait le pays était dans certain cas mortel, mais pas dans tous, c’est là que je formait mes prières, toutes mes prières.

Ne supportant pas l’odeur de la pièce je décidai d’aller ouvrir grand les fenêtre, respirant à plein poumon l’air de la nuit, l’air pur, l’air qui n’était pas souillé de mort. Il devrait lui aussi en respirer.

« Si Dieu veut que je sois malade être ici pour chez moi n’y changera rien, je préfère être à tes côtés pour t’empêcher de t’en aller… sans moi. »

Je revenais à son chevet prenant place sur son lit cette fois, reprenant sa main avec douceur, douceur encore inconnue dans le couple que nous formions. Notre amour avait davantage été basé sur des chicaneries c’était cela qui nous avait l’un et l’autre séduit, mais l’heure n’était plus aux plaisanteries. J’avais peur, je voulais qu’il sache que je l’aimais plus que ce que je pouvais laisser paraître lors de nos précédentes rencontres.

« Je le sais. Je n’ai envie de n’épouser que toi et tu vas te rétablir. Tu deviendras Laird, je serais ta Lady et nous aurons des enfants ensemble »

Je voulais lui donner du courage, je voulais qu’il se batte qu’il soit mon guerrier Highlander qu’il mate cette terrible maladie et qu’il me revienne

WILDBIRD

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