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 "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
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MessageSujet: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Dim 16 Avr - 17:25

Back to black.

Elle avait passé des jours entiers à dormir. C’était la seule chose qu’elle pouvait faire, enfermée dans une seule et même pièce, et cela lui permettait d’oublier la réalité et de cesser de réfléchir à en perdre la raison.
Ferguson était venu plusieurs fois la voir, mais sa présence n’avait pas été la bienvenue. Puis il avait cessé de venir. Elle avait appris qu’il était tombé malade aussi. Caoihme était la seule autre présence à laquelle elle avait eu droit, la sœur de son époux étant guérisseuse. Janet la laissait faire son travail, mais ne lui parlait presque plus. Elle lui en voulait, évidemment, d’avoir trahi le secret de sa grossesse, empêchant ainsi un avortement secret et un divorce rapidement signé, ce qui aurait été l’échappatoire la plus simple pour Janet.

Quand Caoihme lui avait annoncé que Fergus ne venait plus car il était également tombé malade, elle avait demandé ce qu’il en était d’Edwin. Peut-être avait elle espéré qu’on lui annonce que c’était le cas et qu’il périrait, ce qui l’empêcherait d’entrainer à nouveau son époux dans le pêché. Mais Caoihme avait répondu par la négative. La question que Janet avait posé avait eu un double but ; si Caoihme avait répondu ne pas le savoir, cela aurait signifié qu’Edwin avait quitté les lieux. Comme elle savait qu’il n’était pas touché par l’épidémie, cela signifiait qu’il était toujours dans les parages. Est-ce que cela la mettait en colère ? Même plus vraiment. Elle ne ressentait plus rien à ce sujet. Elle avait été trop blessée, trop déçue, pour pouvoir se faire du mal à nouveau en donnant de l’importance à Ferguson et Edwin.

Elle avait écrit de nombreuses lettres à Alexander, espérant pouvoir les lui transmettre. Elle n’y avait bien sûr pas été autorisée. La maladie l’avait parfois fait passer par des moments de folies. Hallucinations, sensations de chaleur suivies de froid glacial, hallucination de nouveau…Mais elle commençait à se sentir beaucoup mieux. C’est ce que Caoihme avait dit aussi. Etonnamment, elle était toujours enceinte. L’enfant qu’elle portait était résistant. Ni chute de cheval, ni épidémie n’étaient parvenues à le tuer. Cela ne l’enchantait guère, et elle ne voulait toujours pas être la mère de cet enfant. Mais son ventre s’était arrondi. Elle devait être à près de trois mois de grossesse. C’était trop tard pour s’en débarrasser. Elle pouvait toujours espérer qu’il ne survive pas, mais si elle tentait de s’en débarrasser seule, nulle doute qu’elle se tuerait aussi par la même occasion. L’idée méritait d’y réfléchir, toutefois... Mais le suicide était interdit, et elle ne voulait pas salir encore plus son âme. Et puis, de toute façon, on ne lui avait laissé aucun objet coupant à proximité.

La résilience. Ces semaines d’enfermement avait retiré à Janet la force et la volonté nécessaire pour hurler et se battre contre ses geôliers. Elle avait rapidement compris qu’elle ne s’en sortirait pas ainsi, qu’elle devait réfléchir autrement.

Caoihme lui annonça que Fergus désirait venir lui parler. Elle ne l’avait plus jamais vu depuis qu’il était tombé malade. C’était sans doute elle, qui lui avait transmis la maladie ? Froide malgré tout, elle répondit positivement à Caoihme.

« Qu'il vienne. », dit elle. Dans cette chambre obscure, où elle avait été confinée depuis un mois, privée des rayons du soleil, elle l’attendit ensuite, assise sur une chaise proche de son lit.

Tout en s'asseyant, elle avait posé une main sur son ventre, qui s'était un peu arrondi, mais elle l'avait retirée presque aussitôt, comme si quelque chose l'avait brûlée, au souvenir de son état. Elle avait finalement croisé les bras sous sa poitrine, en l'attendant. Fergus constaterait sans doute qu'elle avait grossi et serait ravi qu'elle portait toujours son enfant. Elle savait qu'il voulait cet enfant, il en avait bien besoin comme héritier. Cela la mettait en colère : en fait, elle n'avait servi qu'à ça ; à se faire engrosser. Elle soupira. Elle n'avait même plus la force d'être en colère. Elle était vêtue d’une longue robe noire qui se confondait avec ses cheveux. Depuis la découverte du secret de Fergus, elle ne portait plus que du noir. En deuil de son mariage raté, de ses espérances gâchées. C’était devenu sa couleur.


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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Sam 22 Avr - 16:39



Janet & Ferguson
   Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments

J
'étais venu, trois fois par jours chaque jour depuis l'incident. Je lui apportait ces plateaux repas, faisant même en sorte qu'il n'y ai dessus que ce qu'elle aimait, J'avais été chassé du sanglier, sachant qu'elle en appréciait la chair. Evidemment je n'en disais mots, elle était maligne. Nous ne nous parlions pas. Je lui souhaitais le bonjour, le bonsoir elle n'y répondait point. Rien ne sert d'aller plus loin. Elle me haïssait, au départ j'était certain que cela ne me ferait rien, finalement, elle me manquait. Je me sentais seul sans elle, au point que même si je voyais Edwin, je n'y trouvais pas le même plaisir au point que nous nous rencontrions plus facilement autours d'une bière que dans les écuries. Je me rendais chaque jour à la chapelle. Je priais pour elle, pour l'enfant, espérant qu'il était en bonne santé, je priais pour que mon mariage survive, pour devenir un mari normal.

Puis un jour, je ne vins plus, terrassé par une fort fièvre j'ai du gardé le lit. Angus était là à critiquer mes choix. Il n'avais de cesse que de me tourmenter, là, assis sur le guéridon près de mon lit se curant les ongles avec son poignard. C'était insupportable, j'ai voulu mourir, plus d'une fois que ce cauchemar prenne fin ! Murtagh s'était joins un Angus un soir, il se sentais béni d'être mort et de ne point avoir à gérer ce que je faisait subir au domaine. Angus s'était mit à rire en total accord avec notre ainé.

J'ignore combien de temps cela à duré, une éternité, un jour ? Je sais simplement qu'Edwin est venu me tenir compagnie et que Caoihme venait elle aussi assez régulièrement.

Un matin, j'ouvris les yeux est Angus ainsi que Murtagh avaient disparus, je voyais la fenêtre, la porte de ma chambre, l'armoire. C'était une sensation bien étrange. Je n'avais plus vraiment mal nul part, par contre en me redressant la tête me tourna, j'était faible. J'ignore de quand datait mon dernier repas. Peu importait en réalité car je m'étais réveillé avec une idée. Dieu m'avait épargné, il me laissait un seconde chance, une chance d'être un homme bien, je devais la saisir. J'enfilai donc mes culottes, je ne me sentais pas assez bien pour mettre mon kilt, mes botte et jetai un plaid sur mes épaules, nous étions en août mais j'avais froid, allez comprendre. Il ma fallait à tout prix parler à Janet.

En me voyant hors de mon lit Caoihme faillit sauter au plafond et voulu m'y faire retourner. Hors de question.

« Je dois voir ma femme ! »

Dis-je afin qu'elle m'introduise. Je ne souhaitais pas lui imposer ma présence si vraiment elle ne voulait pas me voir. Mais fut soulager en entendant la voix de mon épouse répondre par l'affirmative à ma requête. Je me redressai pour ne pas lui paraitre trop malingre et entra, la première chose que je vis fut son ventre. Seigneur, dieu soit loué il était vivant !

« J'espère que tu me pardonnera de n'avoir pu d'apporter tes repas pendant un certain temps j'ai été quelques peu... indisposé. Tu as les joues roses, j'en déduis que ta santé et bonne ? »

J'étais entré restant debout attendant de voir si elle m'autorisait à m'assoir en face d'elle. Je souhaitais lui faire part de mes résolutions mais uniquement si elle acceptait plus que des banalités.

WILDBIRD

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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Sam 22 Avr - 18:30

Back to black.

Quand Ferguson entra dans la pièce, Janet remarqua immédiatement qu’il avait l’air très affaibli. Il semblait avoir quelque peu maigri et manquer de sommeil. Elle mentirait en disant que cela la laissait complètement indifférente. Elle était toujours aussi choquée de la trahison et du terrible pêché commis par Fergus. Il n’empêche que, s’il l’avait enfermée, il était venu la voir tout les jours sans qu’elle ne daigne lui parler. Il avait persévéré jusqu’à ce qu’il tombe malade à son tour. Ses petites attentions rendaient difficile l’idée de se dire qu’il était un monstre, bien qu’il soit condamné à l’Enfer en raison de ses actes. Janet avait du mal à oublier les deux mois de mariage durant lesquels il s’était montré le plus charmant des époux. Ca n’avait été qu’une illusion, un mensonge. Et pourtant…

« J'espère que tu me pardonneras de n'avoir pu t'apporter tes repas pendant un certain temps j'ai été quelques peu... indisposé. Tu as les joues roses, j'en déduis que ta santé et bonne ? », s’enquit il.

« Bonne, je ne sais pas, mais au moins meilleure. », répondit Janet. L’enfermement la pesait cependant énormément. Vivre enfermée entre quatre murs, à voir toujours les mêmes objets, les mêmes couleurs, sans sentir la douceur du vent ou la chaleur du soleil, si rare en Ecosse et pourtant présente en ce mois d’aout, était loin d’être une expérience agréable et enrichissante.
Il ne s’était pas assis, et elle devina qu’il avait la délicatesse d’attendre qu’elle lui autorise. Elle hocha la tête en sa direction : « Assieds-toi, je t’en prie. »

Elle avait toujours les bras croisés sous sa poitrine, ce qui indiquait souvent chez une personne que la conversation ne l’enchantait pas tout à fait, et elle gardait une expression tout à fait neutre. C’était sans doute l’image qu’elle voulait donner, car il l’avait blessée plus que n’importe qui en ce monde et qu’elle était pourtant contrainte de vivre sous son toit et de porter son enfant, dont elle avait rêvé maintes fois comme étant un garçon maléfique. Néanmoins, elle eut la gentillesse de lui retourner la question. « Et toi, comment te portes tu ? », demanda-t-elle.

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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Sam 6 Mai - 19:34



Janet & Ferguson
   Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments

E
lle était froide, rien d'étonnant à cela elle devait m'en vouloir énormément et il y avait de quoi bien entendu. En plus de mon affront à notre mariage je l'avais enfermée ici pour son bien certes mais aussi, beaucoup pour le mien, enfin bien, non plus pour ma sécurité. Mais je ne souhaitais plus tout cela. Si Dieu m'a permis de survivre à la maladie il me fallait en être digne et le remercier en respectant mes voeux et en honorant Janet comme je le devais de par mon serment.

Je pris place en face d'elle lorsqu'elle m'y autorisa, m'assoir me fit vraiment du bien je l'avoue, j'étais encore plus faible que je souhaitais l'avouer. Je pris une profonde inspiration et hochai la tête avant de lui sourire, rassurant.

« Je survivrais, je m'estime dès lors bien plus chanceux que bon nombres d'autre gens. »

Répondis-je rapidement car ce n'est pas de ma santé que je voulais l'entretenir, mais d'un sujet davantage important. Je voulais finalement qu'elle ne regrette point que je n'ai pas trépassé.

« Janet si je suis venu pour te voir c'est certes pour m'enquérir de ta santé et celle de l'enfant mais surtout pour te demander ton aide. » Elle serais en droit de ma la refuser vu la situation, bien évidemment mais j'espérais de tout coeur qu'elle n'allait point le faire. Je venais auprès d'elle le coeur ouvert. « Dieu m'est apparu, alors que j'étais sur le chemin de la guérison et je suis persuadé que si je vis encore c'est grâce à sa miséricorde. Je pense donc que je dois vivre désormais en reconnaissance de cette miséricorde. Je souhaiterais donc, que tu accepte de me laisser la chance d'être pour toi le mari que tu mérites. Je ne dis pas que cela sera facile. Je me bas continuellement contre des démons qui mon consume. Mais je souhaite être un homme bon. En tant que mari, père et Laird de ces terres. »

Dis-je calmement en la regardant. Je m'excusais bien entendu mais je ne m'aplatissais pas non plus, j'avais encore mon honneur et j'en avais à revendre, si bien que je n'avais aucun mal à soutenir son regard.

« Il va sans dire que quelque soit ta décision tu es libre d'aller et venir dans le château voir de me quitter si cela te chante... »

Mais si elle le faisait, jamais je ne la laisserais partir en emportant mon seul héritier, nous devrons donc trouver un arrangement. Je n'avais plus envie de me battre. Janet est une femme intelligente, peut être même trop pour son propre bien et je pense que nous pouvons parlementer même dans les moments de crise.

WILDBIRD

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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Dim 7 Mai - 17:40

Back to black.

« Janet si je suis venu pour te voir c'est certes pour m'enquérir de ta santé et celle de l'enfant mais surtout pour te demander ton aide. »

Cela faisait plus d’un mois depuis que Janet avait commencé à se croire enceinte. Alors que les hallucinations et autres symptomes de la maladie qui se répandait dans les terres écossaises, comme une tâche rosacée, apparue sur un coin de son front et qu’elle espérait ne pas garder à vie, s’en étaient allés, les nausées demeuraient. De plus, son ventre s’était un peu arrondi, et sa poitrine lui semblait avoir grossi. Si Janet aurait préféré croire qu’elle n’était pas enceinte, elle ne parvenait pas à se convaincre elle-même. Elle sentait qu’elle l’était. E cet enfant résistait apparemment aux chutes de cheval comme aux maladies et au stress.

« Mon aide ? », interrogea Janet. Elle préféra ne pas réagir à la question de l’enfant, et cette demande d’aide attirait sa curiosité. Quelle genre d’aide espérait il obtenir de sa part, après ce qu’il venait de lui faire subir ? Elle n’était plus sa meilleure alliée, plus maintenant.

« Dieu m'est apparu, alors que j'étais sur le chemin de la guérison et je suis persuadé que si je vis encore c'est grâce à sa miséricorde. Je pense donc que je dois vivre désormais en reconnaissance de cette miséricorde. Je souhaiterais donc, que tu accepte de me laisser la chance d'être pour toi le mari que tu mérites. Je ne dis pas que cela sera facile. Je me bas continuellement contre des démons qui me consume. Mais je souhaite être un homme bon. En tant que mari, père et Laird de ces terres. »

Janet écouta Fergus et soutint son regard, les sourcils haussés. Elle regarda ensuite ses bras croisés au dessus de son ventre. Elle était très croyante, pourtant elle douta ; Était-il possible que Fergus désire réellement changer de vie ?...Probablement. Il avait l’air sincère. Janet réfléchissait. Elle se demanda premièrement si elle pouvait utiliser ça à son avantage, lui faire croire qu’elle acceptait, et s’enfuir. Ceci dit, elle doutait que Fergus serait assez stupide et crédule que pour la laisser quitter le château tant qu’elle serait enceinte. De plus, elle n’avait cessé d’évaluer toutes les possibilités ces derniers temps. La solution qui ne comportait pas d’ennuis majeurs pour son avenir serait de s’enfuir pendant qu’elle était encore enceinte mais pas non plus trop près d’être à terme, d’avorter et de survivre à l’avortement. Les autres possibilités comportaient des désagréments majeurs. Elle restait donc ouverte à la discussion, fatiguée surtout, par tant de lutte et d’enfermement. Elle se demanda donc ensuite si elle aurait un jour la force de laisser Fergus se comportait comme se comporte un époux envers elle, à nouveau. Elle ne pouvait répondre.

« Il va sans dire que quelque soit ta décision tu es libre d'aller et venir dans le château voir de me quitter si cela te chante... »

Janet eut un léger rire. « De te quitter ? » Elle leva les yeux au ciel. « Ce n’est pas comme si les choses étaient si simples. Je ne pense pas que l’Eglise écossaise acceptera d’annuler notre mariage et de le considérer comme nul si je mets au monde un enfant, n’est ce pas ? » Il était donc évident que Fergus parlait d’un arrangement pour qu’elle le quitte à l’avenir, après avoir donné naissance à son enfant. Cela voudrait donc dire partir démarrer une nouvelle vie, sans laisser de traces. Abandonner cet enfant, abandonner son nom, ne plus jamais revoir ses frères, sa famille…Laisser Janet Fraser devenir l’horrible mère qui a abandonné sa famille ou faire croire à tous qu’elle était morte en couches, ce dont Alexander ne se remettrait pas…Alors que Fergus mènerait sa vie sans heurt et garderait intacte sa réputation. « Je devrais fuir, changer de vie, changer de nom, pendant que ta réputation demeurerait intacte et que tu continuerais à mener une vie ordinaire, ici, après que tu m’aies utilisé comme ta poule pondeuse ? Alors que tu es l’un des deux seuls coupables à qui l’on peut imputer cette situation ? ». Janet soupira. « C'est bien de l’avenir dont je rêvais. », dit-elle. De l'avenir qu'il lui avait promis, mentant.

« Ne penses-tu pas que tu es en train de me mentir, encore une fois, Ferguson ? », demanda-t-elle. Elle posa cela sur le ton d'une vrai question, et non d'un reproche. Mais elle ne l’appelait Fergus, et ne voulait plus l’entendre l’appeler Jenny. Le temps des surnoms affectueux étaient pour l’heure révolu. « Pas concernant la deuxième partie, après tout, tu t’es joué de moi depuis le premier jour, tu n’en as donc rien à faire que je te quitte, tant que je te laisse ton fameux héritier, si toutefois il n’est pas déjà mort dans mon corps vu ce que j’ai subis dernièrement. Cependant, j’ai du mal à penser que tu me laisserais errer dans le château à ma guise après m’avoir enfermé un mois entier ici, et connaissant l’ampleur de la crainte que tu nourris à l’égard de ce que je sais de toi. Tu me fais confiance, Ferguson ? Parce qu’honnêtement, ce n'est plus mon cas ; tu as perdu ma confiance. »
Elle n'était plus aussi naive. Elle avait changé. Il l'avait changée. Elle avait...grandi.

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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Sam 13 Mai - 21:48



Janet & Ferguson
   Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments

J
e reste impassible face à la réaction glaciale de mon épouse. Ainsi nous en étions là, par ma faute nous risquions fortement de passer une vie malheureuse et sans amour. Je n'avais pas insisté pour l'enfant mais j'avais remarqué qu'elle avait soigneusement occulté la question. Seigneur, faites qu'elle veille sur lui malgré son aversion pour moi. Cet enfant n'y était pour rien, il était innocent. Je joins mes mains en soupirant, c'était ainsi que je me donnais du courage afin de lui expliquer ma requête. Ce que je fais très calmement. Je voulais lui être fidèle. J'avais énormément d'affection pour cette femme et je souhaite le plus sincèrement du monde qu'elle soit heureuse. Mais je ne pensais pas qu'elle serait si glaciale. Je me redresse légèrement.

« Non.. j'accepterais de t'accorder un divorce avec une excellente pension. Je te l'ai dit je ne veux pas la bagarre. Si c'est ce que tu souhaites je ne discuterais pas et te laisserait partir » Dis-je simplement alors que je la sentais s'énerver. Bien que son ton était égale au mien je sentais qu'elle était agacée. Je tiquais néanmoins lorsqu'elle m'appela "Ferguson" elle savait pourtant qu'il n'y avait que ma mère qui m'appelait comme cela et vu nos relation et son dédain à mon endroit je n'apprécie guère cela. « Fergus, s'il te plait » J'ouvre mes mains, paumes vers le haut d'un air impuissant. « Ma foi Janet tu ne peux pas lire dans mes pensées et j'ignore si cela te suffira si je te dis que je viens vers toi avec un coeur sincère, Dieu m'en est témoin »

J'en avais un peu marre de devoir me justifier, j'avait énormément d'orgueil, elle le savait venir à elle de la sorte était déjà difficile en soit pour moi mais si en plus je dois me mettre à genoux, non c'est hors de question. Je suis prêt à m'excuser pour tenter un rapprochement mais il ne faut pas exagérer.

« Je te fais confiance oui. Tu es mon épouse, et bien que tu me haïsses je sais que pour ce que nous avons été l'un pour l'autre, car je ne t'aurais pas demandé de m'épouser si je ne t'aimais pas, tu ne m'enverras pas au gibet. »

Je suis certain qu'Edwin s'étranglerait s'il savait que je la laissais aller et venir dans le château, mais mes hallucinations m'avait fait prendre conscience que Janet était mon épouse et que je ne l'avais pas bien traitée. Je voulais me racheter, sincèrement je voulais être un bon époux pour elle même si cela me rendrait peut-être malheureux.

WILDBIRD

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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Mer 17 Mai - 23:43

Back to black.
« Non…J’accepterais de t'accorder un divorce avec une excellente pension. Je te l'ai dit je ne veux pas la bagarre. Si c'est ce que tu souhaites je ne discuterais pas et te laisserais partir »

Janet était étonnée. Elle haussa les sourcils, par reflexe, mais sans trop exagérer car elle se rappella rapidement qu’elle ne voulait pas montrer ce qu’elle pensait. Cela n’était pas dans son interêt. Peu d’hommes consentiraient à un divorce si facilement. D’autant plus avec un mariage aussi avantageux, Janet étant tout de même la seconde fille d’un des plus importants Laird d’Ecosse.

Elle ne se posa pas la question de savoir si Fergus était sincère. Elle sentait qu’il l’était. Elle le sentait de plus en plus. Encore une fois, elle préférait ne pas le montrer. Il l’avait bien trop blessée pour qu’elle lui fasse ce plaisir. Une nouvelle question se posait alors ; préférait elle divorcer après avoir mit au monde l’enfant ou tenter de faire fonctionner ce mariage… ?

« Ne penses tu pas que tu en en train de me mentir, encore une fois, Ferguson ? », avait préféré dire Janet.

« Fergus, s'il te plait », dit il. Il ouvrit les mains, paumes vers le haut d'un air impuissant. « Ma foi Janet tu ne peux pas lire dans mes pensées et j'ignore si cela te suffira si je te dis que je viens vers toi avec un coeur sincère, Dieu m'en est témoin »

Janet savait que Ferguson était un homme orgueilleux, bien sûr. Comme tout les hommes, après tout. Il ne serait évidemment pas venu s’il n’était pas sincère. Il ajouta :

« Je te fais confiance oui. Tu es mon épouse, et bien que tu me haïsses je sais que pour ce que nous avons été l'un pour l'autre, car je ne t'aurais pas demandé de m'épouser si je ne t'aimais pas, tu ne m'enverras pas au gibet. »

Le ferait-elle ? Au fond, en effet, elle savait bien que non. Elle ne savait pas si elle voulait toujours rester en sa compagnie, mais elle ne voulait pas non plus sa mort.

« Bien. Sache toutefois que Dieu n’est pas seulement témoin de ce que tu souhaites qu’il observe. Il est témoin de tout. », répondit Janet. L’allusion était évidente. Mais après la trahison que Janet avait subit, il était tout à fait normal qu’elle le mentionne. Elle se servit un verre d’eau avec la cruche installée sur la table qui lui faisait face et en but une gorgée. Elle regarda ensuite distraitement la pièce. Elle prenait son temps pour réfléchir à ce qu’elle allait dire. Elle finit par soupirer, tout en posant le verre sur la table. Sa voix s’était un peu adoucie, mais elle n’avait pas non plus retrouvé le regard tendre et pétillant d’amour qu’elle avait autrefois. « Si tu es vraiment sincère et que tu souhaites vraiment changer, j’imagine que tu ne comptes plus jamais revoir Edwin ? », demanda-t-elle, avec sérieux.

Ce n’était même dit sur un ton de reproche ou autoritaire, juste une question. Au fond, cependant, Edwin était il le responsable de tout ça ? Elle ne savait même pas s’il était le premier. C’était étrange, d’imaginer maintenant chaque homme travaillant dans la demeure, et de se demander ; « Et lui ? A-t-il couché avec mon mari ? »

Si Fergus voulait que Janet lui donne une seconde chance, il était temps d’être honnête avec elle. Toujours sur ce même ton de simple question, elle en posa une autre après avoir eu sa première réponse.

« Cela faisait longtemps, entre vous ? Est-ce que cela datait d’avant notre rencontre ? Etait-il le premier, ou est ce que ton…attirance pour les hommes remontent à plus longtemps ? »

Le ton des piques et des reproches s’étaient éteint. Elle avait fait l'effort de ne pas utiliser de terme blessant pour décrire son...problème. Ce ton avait laissé place à une vraie conversation, pas des plus agréables certes, mais il fallait bien y passer. Elle devait savoir ce genre de choses. Elle devait bien savoir combien de personnes savait qu'elle n'était qu'un outil à procréer, dans cette demeure, qu'elle était cocue, et pire encore. Janet gardait un air indifférent et tâchait de ne pas repenser à ce qu’elle avait vu. Elle devait rester forte. La vie exigeait qu'on le soit.

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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Mer 24 Mai - 22:30



Janet & Ferguson
   Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments

J
e l’avais surprise, j’avais fissuré le masque de « lady parfaite » qu’elle avait décidé de porté depuis notre mariage. Je n’étais pas mécontent de me rendre compte que Janet ressentait encore quelques émotions autres que la colère et le dégout. Evidemment que je lui accorderais un divorce si cela lui chante il est vrai que c’est un mariage des plus avantageux mais je suis Laird et l’avantage, je suis Laird d’un tout petit clan qui me permet en somme de faire ce qu’il me plait, plus ou moins et j’ai décidé que je voulais être heureux auprès de la personne qui partageait ma vie et je voulais avant tout rendre heureuse cette personne, si ce n’est pas le cas, à quoi bon insister, je préfère encore retrouver mon célibat. De plus il faut reconnaître que le fait qu’elle soit une Fraser ne m’a rien rapporter hormis des ennemis. Son père voudrait voir ma tête sur une pique, son frère imagine que je la maltraite sa sœur est aussi glaciale que les Highlands au mois de février et son autre sœur et son autre frère, je ne saurais dire, ils sont plutôt passif cela dit ce ne sont pas mes amis. Ce n’est pas parce qu’ils ne disent rien qu’ils ne pensent pas et qu’ils n’ont pas un avis négatif sur moi, ils n’ont juste pas besoin de l’exprimé étant donné que les autres s’en charge pour toute la famille.

« J’en suis conscient d’où mon désir d’être un bon époux pour toi »

Répondis-je simplement alors qu’elle me mettait en garde sur le fait que Dieu observait tout. Je n’en suis pas certain, imaginez un peu si Dieu devait voir tout le monde en même temps à chaque minute de la journée ? En même temps s’il y a un seul être sur cette Terre qui en serait capable c’est lui. C’est une question théologique intéressante.

« En effet je compte le congédier lorsqu’il reviendra par ici »

Dis-je calmement bien que dire ces mots à haute voix me provoquaient énormément de douleur. Le quitter risquait fort d’être la chose la plus atroce que j’ai eus à fait depuis bien des années.

Je ne pu moi-même pas caché mon étonnement lorsque Janet commença à s’intéressé à ma vie amoureuse avant elle c’est bien la première fois qu’une femme me pose une telle question, c’est bien la première fois tout court en fait. J’étais un peu pris de court.

« Longtemps, tout est relatif mais j’ai connu Edwin avant toi. Je l’ai rencontré au printemps de l’année 1741 avant que je sois emprisonné mais j’ai eus un amant avant lui, un seul Jeremiah son père est un de mes métayers. Il est parti étudier à Edinburgh. Sinon, si tu veux tous savoir je n’ai eus que des amantes. »

Dis-je en m’adossant plus confortablement sur la chaise, non je n’avais pas couché avec la moitié des hommes des Lowlands, j’espère que cela la rassurait, dans le fond j’ai couché avec plus de femmes que d’homme mais j’ai trouvé plus de plaisir avec ces deux hommes là mais cela elle n’a pas besoin de le savoir et je vais bien me garder de le lui dire. Elle semblait plus avenante que lorsque je suis entré je prenais cela comme un bon présage pour la suite de notre union, sinon je suppose qu’elle se serait arrêté au mot divorce et que nous aurions discuter du montant de sa rente et de ou elle vivrait une fois le bébé venu au monde car là était mon unique condition, que mon fils reste avec moi.


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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Lun 29 Mai - 12:03

Back to black.
Fergus expliqua qu’il connaissait Edwin depuis le printemps de l’année 1741, avant qu’il ne l’ait rencontrée elle. Il avait eu un autre amant avant cela, un certain Jeremiah, dont le père est un des métayers de la demeure. En dehors de cela, il n’avait eu que des amantes.

Des amantes…Pourquoi faire ? S’il se plaisait avec les femmes, pour quelles raisons céderait il à ce pêché interdit. Janet n’était pas idiote. Elle comprit aisément que Fergus n’avait couché avec des femmes que dans le but de se convaincre d’être normal ou pour essayer de se guérir. Cela prouvait néanmoins qu’il avait déjà, par le passé, eut une volonté de se guérir. Mais que cela avait échoué…

Cependant, ce qui retint le plus l’attention de Janet était le fait qu’Edwin et Fergus étaient déjà amants avant qu’elle se marie. Cet homme avait été témoin à son mariage. Et dans son dos, il couchait avec Fergus.

« Et il était là à me foudroyer du regard dans son bel habit de cérémonie, imposant sa signature sur les papiers qui scellait notre union de pacotille. Choisir comme témoin cet homme là, Fergus... Etait ce vraiment un affront nécessaire ? Quel manque de respect me réserves-tu encore à l’avenir ? », dit Janet. Elle n'attendait pas de réponse. Elle avait gardait un ton calme, purement descriptif. Plus rien ne l’étonnait depuis ce qu’elle avait vu. « Puisque tu as décidé d’être un honnête homme, pourquoi ne pas me prouver tes bonnes intentions en commençant dès maintenant à renouer avec la sincérité. Etait ce à lui que tu pensais lorsque tu m’embrassais ? Lorsque tu partageais mon lit ? »
S’il n’exprimait pas de réponse orale, elle savait qu’elle trouverait la vérité dans ses yeux. Elle ne le lâchait pas du regard. De toute façon, tout était faux dans cette union, absolument tout. Elle enchaina rapidement. Elle se leva et marcha vers la fenêtre. Close, toujours, depuis qu’elle avait menacé de sauter si Edwin ne sortait pas de la pièce.

« Tu n’as jamais voulu m’épouser, Fergus. Pas une seule seconde. Je n’étais là que pour dissimuler ton secret derrière un mariage en apparence heureux et te fournir l’héritier dont tu avais besoin. », conta-t-elle en marchant. «   J’aurais du le comprendre bien plus tôt. Mais le soir de nos noces, quand je t’ai demandé pourquoi tu m’avais épousé, tu as osé m’affirmer que c’était par amour. », poursuivit-elle, regardant par la fenêtre. « Tu m’as menti un nombre incalculable de fois. Et tu aurais probablement continué à le faire le reste de ta vie si je ne t’avais pas percé à jour ». Elle s’était tournée vers lui et le regardait à nouveau dans les yeux.

« Sois honnête. N’est ce pas là la terrible vérité ? », demanda Janet.

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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Lun 12 Juin - 23:14



Janet & Ferguson
   Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments

E
lle m’avait demandé d’être franc, j’ai décidé de l’être après ce n’est pas de ma faute si la vérité lui déplait. C’est elle qui l’a demandé. Je ne savais pas qu’il était si important de savoir depuis quand je couchais avec Edwin qui s’en soucie puisque j’ai pris la décision à contre cœur, certes, de le quitter. Je devais voir la vérité en face je ne pouvais pas continuer à vivre ainsi dans le pêché. Ma femme était d’une rare beauté elle était enceinte en plus c’est un affront terrible que je lui ai fait subir et je reste convaincu que si j’ai survécu à cette maladie c’est parce que Dieu me laisse une chance de rattraper mes erreurs et la première c’est bien mon désintérêt pour Janet qui était toujours aussi impassible que depuis le début de notre conversation. Ces mots étaient forts et pourtant son ton calme comme si elle énonçait des faits qui ne la touchaient absolument pas. Je me redresse lentement sur la chaise ou je m’étais assis en respirant calmement que pouvais-je répondre de toute façon les faits étaient là Edwin Wemyss, mon amant a été mon témoin de mariage. C’était à l’époque ma façon de lui dire que quoi qu’il se passe il resterait avec moi. Sauf que maintenant tout a changé…

« Pas systématiquement si tu veux tout savoir Janet, cela m’est arrivé oui mais j’ai énormément d’affection pour toi tu es une femme très belle alors non dès fois je n’avais nul besoin de stimuli autre que toi ! »

Lui répondis-je sur un ton las, oui j’en avais marre de se petit interrogatoire qu’elle se plaisait à mener contre moi. En quoi mes réponses peuvent elles bien lui servir à par à lui faire du mal c’est totalement insensé et ce petit jeu ne m’amusait plus.

Elle se leva pour s’approcher de la fenêtre. Je le regardais faire pianotant sur le guéridon proche de moi tout en me demandant si cette mascarade allait durer. Je comprends en un sens que Janet cherche à avoir des explications ma fois c’est assez logique au final mais que cherchait-elle avec ce type de question

« C’est vrai et si tu veux tout savoir c’est ma sœur qui m’y a forcé elle me disait « tu es laird tu dois avoir une épouse » et puis, je t’ai rencontré tu voulais partir loin, tu es intelligente, tu partage mes points du vues politique, tu es belle et de noble naissance qui plus est. Bien que cela m’ai desservi au final car jamais le clan Fraser ne lèvera le petit doigts pour les Abercromby donc finalement… »
Je soupire en levant les yeux au ciel avant de me lever et de m’approcher d’elle. « Oui je t’ai menti un nombre incalculable de fois c’est une certitude pour protéger mon secret, cependant je n’aurais jamais épousé une femme pour qui je ne pouvais avoir aucune affection sincère. Jamais je ne me croira désormais si je te dire que je t’aime mais peut être pourras-tu entendre que je tiens à toi. La voilà ta terrible vérité Janet »

Dis-je avant de m’écarter pour lui tourner le dos. Fermant les yeux je recherchais une paix intérieure depuis longtemps disparue et j’avais le folle espoir que Janet pourrait m’y aider mais plus la conversation avance et plus je me dis que le divorce serait la meilleure des choses.



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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Jeu 15 Juin - 0:54

Back to black.


Janet passa sa main dans ses cheveux, nerveusement peut-être, avant de se retourner vers la fenêtre. Est-ce que cela lui faisait quelque chose de savoir qu’il pensait parfois à Edwin quand ils couchaient ensemble ? A part une blessure dans son orgueil qui la poussait à sourire d’un air indifférent ? Non, même pas. Elle avait eu le temps de réfléchir à tout cela pendant un mois entier, entre ces quatre murs. Elle s’en doutait. C’était triste d’une certaine façon, que cela ne lui fasse pas grand-chose. Cela montrait qu’elle avait renoncé à ce mariage, qu’elle n’avait plus vraiment d’espoir de trouver son bonheur avec Fergus.

Fergus lui expliqua que c’était sa sœur qui l’avait poussé à se marier, en raison de son statut de laird, de son besoin d’héritier. Elle avait été l’opportunité. Même idéaux politiques, fille du Laird Fraser qui ne lèverait pas le petit doigt contre le clan Abercromby avec sa fille lady de celui-ci… Janet eut un léger rire.

« Le clan Fraser dirigé par mon frère, sans doute. Mon père laird du clan, cette possibilité n’est pas à exclure, personne ne sait jamais ce qu’il a dans la tête. », précisa Janet. « Après tout, j’ai défié son autorité pour t’épouser ». Et pour finalement obtenir quoi ? Un mariage foutu.

Fergus lui expliqua qu’il n’aurait pu épouser une femme pour qui il ne ressentait aucune affection et qu’il tenait à elle. Elle eut un léger rictus. Elle voulait bien le croire, mais elle ne savait pas vraiment quoi répondre. Après tout, peut importe ce qu’il ressentait maintenant. Au début, elle n’avait été qu’un objet, une opportunité.

« Pas besoin de jouer dans le romantisme, Fergus. C’est d’accord. »,  dit elle. Elle le regarda à nouveau, décollant ses yeux de la vitre.  Alors qu’il la toisait d’un air interrogatif, elle clarifia. « C’est d’accord, j’accepte de t’aider à vaincre tes démons ».

Que faisait-elle ? Elle ne savait même pas vraiment. Elle était la lady d’un clan, aujourd’hui. Elle devait être forte. Et puis, depuis son plus jeune âge, on ne lui avait jamais promis un mariage heureux. C’était un rêve qu’elle s’était créée de toute pièce. Un rêve qui ne lui était pas destiné. Il était temps d’affronter la réalité. Si ce mariage pouvait au moins être décent, c’était déjà une chose.

« Si tu veux vraiment changer alors…Pourquoi pas. » Elle soupira. « Je n’ai plus rien à perdre à t’aider. Je le ferais. Je te donne une seconde chance d’être…mon mari. C’est un grand effort que je fais, j’espère que tes propres efforts seront à la hauteur du mien. »

Elle ajouta, par la suite. « Mais je te demande d’être honnête. Je veux savoir où cela nous mène, si ce que nous entreprenons pour t’aider fonctionne ou non…Il faudra me parler, et me parler sincèrement. » Elle soupira. « Et si tu cèdes encore à tes démons…Je veux que tu me le dises. Aie la décence de me le dire et de ne pas tenter de me toucher les jours qui suivent. Je ne veux pas de détails. Mais j’ai le droit de savoir. », dit-elle.

La conversation commençait à devenir pesante car Janet désirait sortir de cette pièce, enfin. Elle avait attendu longtemps pour cela, après tout. Elle voyait aussi que Fergus souffrait toujours quelque peu et que retourner à son lit ne lui ferait pas de mal. Mais il restait toujours un détail à régler.

« Je pense que tu devrais retourner à ton lit, maintenant, Fergus. Tu as l'air faible. Et... Si tu pouvais me remettre les clés de la chambre, afin que je puisse enfin profiter du soleil, cela me serait fort plaisant. Il n'y a plus de raison de me garder enfermée, n'est ce pas ? », dit elle. «En revanche, une dernière chose...J'aimerais que tu n'annonces pas encore ma grossesse au reste de la demeure ou à quiconque. Il est encore tôt, cela se voit que j'ai pris un peu de poids mais pas énormément. Etant donné que j'ai fais une chute de cheval et que j'aie été malade, l'avenir du foetus est incertain. Je ne veux pas que tout le monde me regarde avec pitié si je fais une fausse couche. J'aimerais autant que personne ne le sache si cela arrive. Et puis, je pense que c'est mieux pour nous, vu que l'issue de notre mariage est incertaine.»

Janet ignorait qu'en demandant à Fergus d'accepter cela, elle le mettait dans l'embarras et dans une situation impossible car il avait déjà ébruité la nouvelle, notamment auprès de Rose Baker.  Cela ne risquait pas de ravir Janet quand elle le découvrirait...


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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Ven 23 Juin - 13:07



Janet & Ferguson
   Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments

L
’ambiance dans cette chambre était de plus en plus difficile à supporter et c’est vrai que la tête me tournait. Retourner au lit ne me ferait sans doute pas de mal. Elle avait accepté, du bout des lèvres, certes mais elle avait accepté c’est le principal. Elle souhaite que je sois honnête, je pense pouvoir l’être. Si je ne l’avais pas été c’était plus pour lui éviter de souffrir, maintenant que je comprends qu’elle ne ressent plus rien à mon égare il me sera évidemment plus facile d’être franc. De mon côté je ne sais pas vraiment ce que je ressens, son indifférence me blesse un peu, mais en même temps je sais que je l’ai cherché et je ne lui en veux pas. J’ai le cœur brisé une part par sa faute, l’autre par celle d’Edwin, ça en revanche je le garde pour moi, les méandre de mon cœur sont mon jardin secret. Personne pas même Cao n’y a accès.

« Je serais franc avec toi tu as ma parole. » conclu-je la discussion en hochant la tête avant de me lever. Je ne devais vraiment pas avoir une bonne tête puisque même elle me conseilla d’aller m’allonger. Certes, je crois bien que c’est ce qui me ferait le plus de bien. Cependant nous n’en avions pas entièrement finis.

Je fouilla dans mon sporran et lui tendis la clé de sa chambre sans un mot, elle était libre je le lui avait promis. Par contre la seconde partie de sa requête me mis quelques peu mal à l’aise. Je me massai la nuque en soupirant avant de relever la tête vers elle.

« Ta requête est légitime il est encore trop tôt pour savoir si notre fils va survivre, cependant je dois te dire que Rose le sait ce qui monte le nombre de personne à le savoir à trois si je ne nous compte pas dans le lot »

Dis-je d’une voix neutre car je ne pouvais m’excuse pour quelque choses que j’ignorais jusqu’à lors.

« Je n’en parlerais plus par contre et ferais en sorte que cela ne s’ébruite pas. Rose est comme une sœur pour moi je ne pense pas qu’elle soit allé le hurler sur le toit de la maison. »

Dis-je pour faire en sorte de la rassurer un peu. Mais ce qui était fait était fait. J’allais demander à Rose de venir dans ma chambre tout de suite afin de lui demander de garder le silence. Je sais que Cao et Edwin se tairont aussi, Cao car elle connaît la situation et Edwin par orgueil.


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MessageSujet: Re: "Le noir est ma couleur, maintenant. Il sied à mes sentiments." ft. Fergus   Mar 27 Juin - 0:17

Back to black.
Fergus donna sa parole à Janet qu’il serait sincère envers elle et lui tendit la clé de sa liberté. Il lui annonça ensuite, quelque peu mal à l’aise, qu’il avait vendu la mèche à Rose. Evidemment, cela n’enchanta pas Janet. Elle ne connaissait pas vraiment Rose Baker. Personne ne savait vraiment d’où elle venait. Elle pourrait vendre la mèche facilement.

« Cet enfant peut très bien être une fille, tu ne devrais pas te faire de faux espoir », rectifia d’abord Janet, qui était toutefois certaine de porter un garçon en son sein. Cela ne l'enchantait pas car un garçon risquerait sans doute d'hériter de la déviance de son père. Mais elle était persuadée qu'elle portait un mâle.

Il la rassura ensuite sur le fait que Rose n’irait pas discuter de cela à tout le monde. Janet en doutait. Elle haussa les épaules. « On le saura bien assez tôt, malheureusement. J’aurais aimé être consultée avant que mon état s’ébruite, ceci dit. Mais voilà, ce qui est fait est fait. »

Elle n’était pas enchantée et cela se voyait. Cette conversation se terminait finalement sur une mauvaise note. Elle n’avait pas du tout prévu que d’autres personnes soient au courant de sa grossesse, c’était justement ce qu’elle avait voulu éviter. Elle s’était levée, agacée de rester assise. Maintenant qu’elle avait les clés, elle n’avait qu’une envie ; sortir. Elle marcha dans la pièce, ouvrit sa penderie pour en regarder le contenu et puis la refermer pour finalement se tourner vers Fergus.

« Je pense vraiment que tu devrais retourner dans ton lit. »
, dit-t-elle. Devait-elle se proposer pour l’accompagner ? Non, cela serait étrange qu’elle puisse à nouveau sortir directement après leur conversation. Malgré sa forte envie d’aller directement dans les jardins, elle allait devoir attendre un peu elle aussi. Elle l’aida tout de même à se relever, attendit qu’il parte, et décida d’aller se recoiffer afin de patienter avant de pouvoir enfin sortir. Elle avait précisé à Fergus qu’elle serait à table pour le dîner. La vie allait devoir reprendre comme si rien ne s’était jamais passé…

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