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 Oh my mother

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 28/12/2016
♛ Messages : 512
♛ Crédits : Zuz'
♛ Personnages principaux :
Agnès Douglas - Fille aînée de Laird - Jacobite - Catholique - ex-fiancée d'Alistair MacKintosh (toujours amoureuse) - Présentation


Fiona Farquharson - Matriarche du clan Farquharson - tartans déchirés - Catholique - Présentation


MessageSujet: Oh my mother   Dim 18 Juin - 0:40

Agnès revenait des terres des MacKintosh. La belle écossaise rentrait sur les terres de son enfance, les terres Douglas. Mais la jeune femme n’était pas heureuse. Elle avait séjourné chez les MacKintosh pour rencontrer le frère de sa meilleure aime, Alistair. Mais la joie qui avait précédé son départ s’était vite effacée. Une moue terrible avait pris place sur son visage effaçant son sourire. Elle n’avait rien dit mais sa grimace avait bien une cause réelle. Elle avait juste refusé de la donner à son amie et surtout à son frère. Elle n’avait soufflé mot à Alistair, préférant le fuir plutôt que de s’expliquer.

Pourtant, Alistair n‘avait pas laissé indifférente la jeune te belle Agnès Douglas. L’ancienne fiancée de Robert Bruce, le Lowlander gardait le visage du Highlander gravé dans sa mémoire. Et face à son incertitude face à sa demande d’avoir sa main, l’aînée des douglas ne savait plus quoi faire. Et pour dernier recourt, elle ne voyait que sa mère. Mary Doulglas, née Leslie était une mère à la fois stricte et bonne conseillère, la fille devait le reconnaître. Alors la fille Douglas quitta sa chambre après avoir ranger quelques robes. Elle circula dans les couloirs pour rejoindre sa mère dans le salon. Le bruit du tissu de sa robe se faisait entendre alors qu’elle franchissait la porte. Elle s’arrêta un instant, observant sa mère. Sa mère, elle était encore belle, malgré le temps qui avait passé. Mère et fille étaient si différentes mais parfois, un seul geste les rapprochait plus que tout l’une de l’autre, tout comme leur amour de leur famille. Agnès s’avança.

« Mère, j’aimerai vous parler, mère. » fit la jeune femme de vingt-sept ans en s’approchant. Elle lissa nerveusement sa robe. Elle devait lui parler. Elle devait lui dire. Elle se sentait si idiote, si fautive aussi. Avait-elle seulement le droit de mettre ainsi Robert de côté ? Le temp avait passé mais elle avait toujours l’impression que cela ne faisait que quelques mois que le Bruce avait été retrouvé mort au bord d’u chemin. Personne n’avait su ce qui s’était passé. Personne, mais Agnès restait persuadée que c’était là l’œuvre d’Anglais. Elle était aussi persuadée que son cousin John Leslie en savait bien plus qu’il ne voulait bien lui dire. Après tout il était bin dans l’armée du roi. Il devait savoir et s’il ne disait mot, c’était que les Anglais étaient derrière tout cela. Ce ne pouvait être autrement.

« J’aimerai vous parler de mon séjour sur les terres MacKintos, mère. » ajouta la brune comme pour attirer le regard de sa génitrice qui ne l’avait toujours pas regardée.

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MessageSujet: Re: Oh my mother   Mar 27 Juin - 23:58



Oh mother
feat Agnès Douglas
Son ouvrage étendu sur les genoux, Mary tisse sans faiblir. Les aiguilles s'entrechoquent pour former un motif constitué de formes géométriques. Le fil ne s'échappe alors jamais du chat car ce sont des gestes presque mécaniques. Le corps alors occupé, l'esprit divague et diverge vers les événements passés de la journée. La dame du clan Douglas a le regard perdu dans le vide tant l'avortement difficile auquel elle a du faire face, occupe ses pensées.  L'impertinente aiguille abîme alors son index et la perle sanguine coule lentement sur une main déjà pleine de sang. Sa patiente, une jeune femme écossaise n'avait pu supporter de garder en elle la graine plantée par un soldat anglais. Un homme venu s'enquérir d'un tribut non payé par le père. Encore ! Cette histoire, elle l'entend à chaque fois, seuls quelques mots changent. Certaines se souviennent parfaitement du visage de leur agresseur alors que quelque fois ne subsiste que des images précises de la journée où tout a basculé.Elle n'avait jamais remis en cause la présence des anglais sur les terres écossaises. C'était un fait, inauguré bien avant sa naissance et qui sera toujours là à sa mort. Mais, est-ce réellement souhaitable ? Cela peut arriver à tout le monde, du moins à toutes les filles. Elle ne pourrait supporter que sa fille soit souillée de cette manière. Elle voit alors les convictions de son enfant comme un étendard que l'on agite et qui brille de milles promesses. Un Roi écossais pour les écossais. Peu importe qu'il soit un tyran ou pas, au moins on l'aura choisi.

La mère n'entend alors pas l'appel de sa fille pourtant pressant. Mary chérit Agnès de tout son coeur mais cela l'a rendu particulièrement sévère envers elle. Elle ne veut pas que celle-ci fasse les mêmes erreurs qu'elle a jadis faite notamment dans le domaine de l'amour et de sa future vie conjugale. Ces erreurs ne transparaissent pas vraiment dans sa vie actuelle car elle et John ont noué un lien spécial. Mais, Mary ne se fait pas d'illusion : elle a eu beaucoup de chance. L'opprobre de son père aurait pu la mener à un autre homme beaucoup moins attentionné. C'est pourquoi Mary s’investit énormément dans le choix du futur époux de sa fille. Un anglais l'aurait éloigné bien trop de la maison et le mariage aurait forcément été malheureux alors qu'un lowlander permettait de renforcer les liens entre les différents clans. Toutefois la mort du promis d'Agnès avait été une choquante nouvelle et qui avait retardé la machinerie. Elle n'était pas peu fière d'avoir suggéré cet homme à son mari puisqu'il semble avoir touché d'une certaine manière le coeur de sa fille. Non pas à la manière dont l'amour le ferait certes, mais la nouvelle de sa mort l'avait fortement atterré. Pour autant, cela n'avait pas duré longtemps : sa fille est une femme magnifique bénéficiant à la fois des traits de sa mère et de la stature altière de son père. Elle s'était alors rendue chez les Mackintosh, séjour dont Mary n'avait pas encore eu de nouvelle. Au même moment, la voix d'Agnès fit écho à sa propre pensée. Mary se tourna alors, lissant sa robe dans un mouvement automatique. Un sourire bienveillant éclaira son visage.

<< - Venez me conter tout ça ma chère enfant. J'espère que votre voyage s'est bien passé.>> dit-elle en tapotant le siège à côté du sien.

Cela faisait bien longtemps que Mary n'avait pas voyagé en-dehors des terres Douglas. Pensivement, elle ajouta alors :
<< - Peut-être voyagerai-je avec vous la prochaine fois.>>


Il y aurait bien une prochaine fois n'est-ce pas ? Alistair semble être un homme très raisonnable et on ne tarit pas d'éloge sur son apparence.
© FRIMELDA
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Fiona Farquharson - Matriarche du clan Farquharson - tartans déchirés - Catholique - Présentation


MessageSujet: Re: Oh my mother   Ven 30 Juin - 0:09

Agnès se tenait droite en attendant que sa mère ne l’autorise à poursuivre. Mary Douglas quitta son ouvrage et lissa sa robe. Ce geste fit sourire la jeune femme. Mère et fille ne s’entendaient pas toujours mais il y avait des gestes qui les rapprochaient. Ce fut alors d’un pas hésitant que la jeune femme marcha jusqu’à l’assise que lui proposait sa mère. Elle s’installa confortablement et le plus élégamment possible. Mary Douglas voulait savoir comment son séjour sur les terres MacKintosh s’était passé. Agnès baissa les yeux. Sa mère avait été d’accord pour qu’elle le fasse. Elle avait même presque encouragé ce séjour, su moins sa fille le pensait. Mais comment alors lui dire qu’il ne s’était pas tout à fait dérouler dans la joie et la bonne humeur. Alors la brune resta muette. Elle ne recouvrit l’usage de la parole que lorsque sa mère émit l’hypothèse d’un voyage en sa compagnie chez les MacKintosh. « Je ne sais pas mère, je ne sais pas. » souffla la demoiselle entre ses dents mais assez fort pour que sa génitrice l’entende.

Oui, depuis le premier jour de son séjour, Agnès Douglas se demandait réellement s’il y aurait un autre voyage. Elle n’en avait d’ailleurs pas spécialement envi. Mais le trouble qui l’habitait devait tout de même être partagé avec quelqu’un de confiance. Et qui d’autre cela pouvait être hormis sa mère. Après tout, Agnès restait sa fille et il est toujours agréable de se confier à sa mère, sa protectrice, celle qui vous aime plus que tout. L’Ecossaise soupira légèrement et enfin parla. « Le voyage en lui-même s’est bien passé. C’est en arrivant là-bas que… » commença la jeune femme pas très sûre d’elle-même de devoir finalement dévoiler la vérité. Agnès se leva, fit quelques pas, se tordit les doigts des mains et joua avec une mèche de ses cheveux comme elle le faisait si souvent quand elle était gênée.

« Que cela ne s’est pas si bien passé. Ô mère si vous saviez… un cauchemar, un véritable cauchemar éveillé. » Ses mots étaient durs. Mais ils étaient hélas bien à la hauteur de la peur et du désarroi qui s’était emparée d’elle à cet instant. Les yeux clairs de la fille vinrent chercher du réconfort auprès du regard maternel et protecteur de Lady Mary Douglas. Jamais depuis la mort de Robert Bruce, Agnès n’avait autant ressenti e besoin d’être soutenue et comprise par celle qu’elle voyait comme un modèle.

Agnès alla se rasseoir et finalement baissa le ton de sa voix. « J’ai cru voir un fantôme, mère, un fantôme. Mais les fantômes n’existent pas réellement… n’est-ce pas ? » fit la jeune femme qui tentait de s’en persuader elle-même. Non les fantômes n’existaient pas et pourtant son visage. Il était si troublant, si inattendu aussi. De toute façon personne n’aurait pu s’attendre à cela. Alors forcément, Agnès avait trouvé une parade pas très polie mais très efficace : la fuite en avant. Et si cela ne marchait pas et bien a meilleure défense restait l’attaque. Mais fort heureusement, l’indomptable Agnès Douglas n’eut pas à en arriver là.

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