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 Kill the girl and let the woman be born - Ouvert à Sybil, Georgina & Alexander Fraser.

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MessageSujet: Kill the girl and let the woman be born - Ouvert à Sybil, Georgina & Alexander Fraser.   Mar 20 Juin - 16:25

Kill the girl and let the woman be born


Depuis son départ pour les terres Abercromby au début de l’année, Janet n’avait pas revu son père. Elle avait bien revu son frère à plusieurs reprises, ainsi que sa sœur Sybil et sa sœur Georgina, ne figurant pourtant pas sur la liste des invités, lors de son mariage le 28 mai 1742.
Entre temps, Janet avait changé. Surtout ces derniers mois. En ce jour du 30 aout 1742, et après avoir chevauché près d’une journée en compagnie de Rose Baker, qui n’avait pas vraiment eu le choix et du fils d’un serviteur, qu’elle avait payé pour les accompagner, sachant que partir pour un si longue chevauchée uniquement accompagnée d’une femme n’était ni bien vu, ni prudent. De plus cela paraitrait suspect. Janet avait toutefois laissé un mot à Fergus pour lui expliquer qu’il n’avait pas à s’inquiéter, qu’elle était partie voir sa famille, malgré son interdiction, mais qu’il n’avait rien à craindre au sujet de son secret et qu’il ne devait pas venir la chercher sous peine d’attirer les questions.

Quand Janet arriva aux portes de la demeure qui l’avait vue grandir, elle reconnut les gardes qui la reconnurent aussi. Pourtant, elle ne se lança pas dans les familiarités. Elle demanda qu’on l’annonce à son père en tant que Lady Janet du clan Abercromby. Et lorsqu’elle se trouva devant son père, qu’elle n’avait plus revu depuis qu’il l’avait vendue en mariage à Donald Fraser, elle n’avait plus l’air de la gentille et douce Janet. Son père pouvait maintenant trouver en elle quelque chose qui faisait grandement défaut à son fils aîné et qu’il retrouvait chez Georgina. Une aura charismatique, une force de caractère percevable à plusieurs mètres à la ronde. Janet annonça le but de sa visite ; revoir ses frères et sa sœur. Et oui, elle avait bien précisé sa sœur, au singulier. Cependant, elle ajouta qu’elle espérait qu’étant donné les liens familiaux qui liaient les deux clans, elle osait espérer que leurs relations seraient pacifiques et amicales. Certes, son père n’avait jamais consenti à cette union. Pourtant, les choses étaient maintenant ce qu’elle était.

Simon Fraser avait eu l’air impressionné par ce que sa fille était devenu, par son courage de venir sans son époux ici, sans craindre qu’il ne la retienne prisonnière. Mais cela l’agaçait sans doute au plus haut point également. Après tout, Janet avait défié son autorité. Comme s’il ne s’agissait pas d’un père et de sa fille mais de deux personnalités politiques, la discussion se poursuivit avec Janet qui rappela à son père qu’il était le bienvenu sur les terres Abercromby si d’aventure il devait y être de passage. Le vieux renard, comme on l’appelait ne pu toutefois s’empêcher de demander comment cela se faisait il que la jeune mariée qu’elle était voyageait déjà seule. Telle la lady qu’elle était, Janet se contenta de répondre : « La sœur de mon laird et époux est sur les terres Farquharson actuellement et je ne voulais plus attendre de venir rendre visite à ma famille. Ma belle-sœur partie, moi également, mon époux était contraint de rester. Il doit toujours y avoir un Abercromby sur les terres Abercromby ». En désignant Fergus comme son laird et en s’exprimant ainsi, Janet prouvait une fois encore qu’elle ne se remettait plus à l’autorité de son père, qu’elle faisait désormais partie d’un autre clan, même si elle était née Fraser et Highlander.
Après cet échange froid entre le père et sa fille, Janet eut l’autorisation de se diriger vers les jardins, où, par ce beau temps, était censé se trouver la fratrie. Cette autorisation qui lui était donnée prouvait à son tour que Simon Fraser reconnaissait qu’elle faisait partie d’un autre clan et qu’elle n’était plus chez elle ici.

Cette rencontre fit tout de même réfléchir Janet au sujet de son mariage ; elle avait acquis un statut particulier. Elle était devenue la lady d’un clan, un petit clan des Lowlands, mais un clan tout de même. En tant que tel, son père ne pouvait plus décider de sa vie. En dehors de son mari, personne n’avait d’emprise sur elle et étant donné ce qu’elle savait sur son mari, il ne risquait pas de se montrer étouffant avec elle. En d’autres termes, ce mariage lui offrait un certain pouvoir. Si elle finissait par divorcer de Fergus, elle ne serait plus rien. Elle redeviendrait une Fraser, mais une Fraser ayant déjà été mariée. Alors, son père serait libre de la faire épouser le premier venu, voir de se venger de l’affront qu’elle lui avait fait par une alliance pire que la précédente. Une autre solution serait de disparaitre sous un autre nom, si Fergus ne parvenait pas à se défaire de ses démons, et de commencer une vie parmi le peuple. Mais cette solution n’avait rien d’évident…Et en était ce une ?

Avançant dans les jardins, Janet commença à se demander si, malgré le terrible pêché de Fergus, il ne valait pas mieux qu’elle demeure sa femme. Mais qu’en pensait Dieu ? Elle se demandait aussi si elle devait annoncer sa grossesse à son frère et à sa sœur Sybil. Elle ne voulait pas l’annoncer à son père, en cas de fausse couche, mais pouvait elle en parler à son frère et à sa sœur ? Et le voulait elle ? Il y avait bien d'autres choses dont elle aurait voulu parler. Mais elle ne le pouvait pas...

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MessageSujet: Re: Kill the girl and let the woman be born - Ouvert à Sybil, Georgina & Alexander Fraser.   Mar 20 Juin - 18:58


Kill the girl and let the woman be born

❝ Tu as été déshabillé du nom de ton père pour celui de ton mari !  ❞

Un jour de plus qui démarre. En ce avant-dernier jour d'un mois d'été où le soleil est roi au dessus de nos têtes, j'avais démarré ma journée en me rendant dans la chapelle. Mon chapelet en main, je prononçais en murmure des paroles en latin puisqu'il s'agissait de la langue officielle de ma religion : Chrétienne Catholique. A vrai dire, je n'ai rien contre les protestants à condition qu'ils ne cherchent pas à me faire abandonner ma religion. Dieu nous dit dans la bible qu'il faut savoir être tolérants... Malheureusement, cette guerre de religion a mis ôter la vie de notre reine bien-aimé, Mary Stuart, reine d’Écosse et de France avant que son premier Mari, François Ier, ne meurt. Puis elle est ensuite revenue en Écosse pour faire valoir son titre et son autorité. Mais les protestants n'ont rien de mieux que de massacrer nos voisins entraînant ainsi sa chute. Mais tout cela remonte à il y a bien longtemps et Mary Stuart fait désormais partie de notre histoire. Levée depuis les alentours de 6 heures du matin, j'ai du m'occuper de mon courrier. Il faut dire que je communique beaucoup par courrier avec des clans ennemis au mien pour ne pas citer Kenneth mais je me fiche de l'avis de mon père ou de ma sœur. Pour ce qu'ils me respectent de toute façon, je ne vois pas l'intérêt de faire quoique ce soit pour faire plaisir à mon père puisque je ne suis qu'un fantôme pour lui. Habillée de manière élégante, je salue joyeusement les personnes que je croise alors que je me rends à la chapelle familiale. Il est vrai que je risque de croiser un autre membre de ma famille mais qu'importe, je ne suis pas en « guerre » avec tous. Parfois, la présence d'Alexander et de Simon Junior me manque mais je dois aussi admettre qu'ils sont désormais suffisamment grand pour s'occuper d'eux même si je veille toujours dans un coin. Après il reste Archibald qui est presque toujours avec Georgina alors je préféré les laisser. Ma première sœur aînée a développé une autre facette d'elle depuis qu'elle en prend soin. Mais je n'arrive pas à comprendre ce qui a pu se passer pour qu'elle laisse Père décider de jeter ainsi Janet aux pâturages. Je pensais la comprendre et la connaître mais il n'est pas impossible qu'elle ne soit qu'une inconnue pour moi. Il faut dire qu'elle n'a jamais véritablement porté attention à la benjamine que je suis et j'ai appris à vivre avec la tare familiale sur les épaules.

Marchant dans le jardin, je sers mon chapelet fermement dans mes mains en continuant à prononcer des paroles en latin et que Dieu m'en fasse témoin. Je n'ai jamais manqué de respect au Seigneur de toute chose et à celui qui me guide dans mes moments les plus troubles et obscurs de ma petite vie. Car oui, je n'ai que dix-neuf ans et je ne suis pas marié. Cependant, avec la perfidie de mon père, je crains le pire depuis ce qui s'est passé avec Janet même si je suis heureuse qu'elle ai trouvé chaussure à son pied avec son époux actuel. Bien sûr, je ne suis pas au courant de ce qui se passe entre eux. Une fois arrivée à la chapelle, j'entre avant de m'arrêter devant l'immense croix où je me mets à genou. Ayant un réel respect pour le Seigneur, je ferme les yeux et je m'adresse à lui en silence. Fermant les yeux, je parle en latin mais à voix basse pendant que je me recueille auprès de lui. Lui, l'être unique représenté par le Pape Benoit XIV aussi surnommé le « Pape des Lumières ».
Restant là-dedans pendant au moins plusieurs heures à me confesser sur mes craintes, mes peurs et mon ressenti, je me décide à laisser mon véritable seigneur en paix. Le remerciant de sa bonté et de sa patience, je décide de me lever afin de quitter la Chapelle. Mais alors que je tenais mon chapelet à la main, je me heurte à quelqu'un qui avait l'air pressé de me rejoindre. Celui-ci tombant sur le sol, une servante le ramasse en s'excusant d'innombrables de fois. La remerciant, je tente de la calmer afin de comprendre ce qui se passait. Sourire sur le visage, elle m'annonce que ma sœur, Janet, est arrivée à la demeure. Que c'est une bonne nouvelle. La remerciant, je place mon chapelet autour de mon cou et je quitte précairement les lieux. Oui, j'avais hâte de la revoir.

En même temps, comment ne pas avoir hâte de la revoir après tout ce temps. La dernière fois, c'était à son mariage auquel elle m'avait invité et elle m'avait même demandé de devenir son témoin. Ce fut un immense honneur pour moi et j'avais bien entendu accepter. Je ne voulais pas manquer ça. Car oui, elle est ma seconde sœur aînée mais elle est la membre de la famille la plus proche et nous nous racontions absolument tout. Levant le bas de ma longue robe, je me mets à courir vers le jardin. A un moment donné, je finis par apercevoir sa silhouette. Presque comme une enfant de cinq ans, je l'interpelle avec un immense sourire sur le visage.

« - Janetttttttttt ! »

Comme autrefois... A l'époque où Janet avait endossé le rôle de Mère lorsque notre véritable mère a perdu la vie. Oui, c'est elle qui a terminé mon éducation et je l'ai aidé comme j'ai pu. Courant vers elle, je finis par venir la serrer contre moi tendrement. Il est vrai qu'en théorie, elle n'est plus une Fraser, elle est ma sœur et elle le restera toujours. Calant ma tête à côté de la sienne, je ferme les yeux le temps de la serrer dans mes bras de jeune adulte. Bon d'accord, ce n'est pas vraiment ce qu'on attend de moi mais toute la maisonnée savait que j'ai été très proche d'elle. Oh oui, j'en suis ravie. Après une minute, je finis par la lâcher avec un sourire sur le visage. Depuis son départ, j'avais du mal à avoir un véritable sourire mais lorsqu'elle est présente, c'est autre chose. Je finis par prendre ses mains en la regardant de plus près.

« - Mon Dieu, Janet. Comme je suis heureuse de revoir ton visage. Tu m'avais réellement manquée ! Comment tu vas ? Et ton mari ?»

Je ressemblais à une gamine dont c'était l'anniversaire. Mais il est vrai que depuis son mariage, je ne l'avais pas revu. Je la trouve sublime en femme mariée. Père l'a donc autorisé à venir nous voir. C'est déjà un bon début et je me dis que Père est peut-être moins horrible que je ne le pense. Cependant, je me méfie toujours autant de lui. N'étant pas encore mariée, je m'attends à avoir une belle surprise un jour et je doute qu'elle sera bonne pour moi. Mais pour le moment, il semble me tenir tranquille. Georgina, je lui adresse à peine la parole et le temps nous force à nous éloigner. Malheureusement. Cependant, je ne peux pas faire grand chose face à toutes les situations alors je prends mon propre chemin...

crédit (c) Chaussette

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Dernière édition par Sybil Fraser de Lovat le Sam 1 Juil - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kill the girl and let the woman be born - Ouvert à Sybil, Georgina & Alexander Fraser.   Ven 23 Juin - 13:05



La famille & Georgina
   Kill the girl and let the woman be born

J
’ai peur, je suis de retour sur ma terre natale, j’avais laissé Ranald prendre soin de lui, je crois que la crise était passée mais je ne pouvais pas m’empêcher de m’inquiéter. Au delà du fait que j’en étais éprise, chose que je cache à tout le monde, c’était la mariage de l’année qui se préparait, je le considérais comme tel. La première fille, la fille préférée du vieux renard unissant à jamais les clan Fraser de Lovat et MacDonald de Clanranald, c’était un coup de maître pour le vieux renard qui est haït de tous et c’est moi seule qui l’ai orchestré. En fait je suis ravie d’avoir pu le manipuler, pour la première fois depuis ma naissance il a accepté une de mes décisions Sinon il perdait la face car au delà d’une rancune personnel contre le clan MacDonald cette union est tout simplement parfaite. Mais pour qu’elle ai lieu il vaudrait mieux que l’épousé ne meurt pas, pas avant le mariage. Normalement il ne devrait rien en être, Ranald est d’une constitution solide, c’est un Highlander et lorsque je l’ai quitté il se portait bien mieux. Il n’était cependant pas entièrement remis et c’est ce « pas entièrement » qui me laissait une petite inquiétude au fond du cœur.

Ce matin je m’étais apprêtée à l’aide de ma servante, serrant mon corset plus fort que d’habitude, ainsi j’avais l’impression d’étouffer mes angoisses. J’avais attendu que Sybil quitte la chapelle pour m’y rendre et prier le Seigneur d’épargner Ranald et de veiller à ce qu’il se remette. De faire en sorte que Archibald soit grand et fort et qu’il fasse honneur au clan. J’ai prié pour Alex et Sybil également car malgré tout ce que vous pouvez penser, tout ce que j’ai dit les concernant je les aime ils sont mon sang, ma chair. Jamais je ne voudrais sincèrement leur mort, même Simon Jr, enfin si lui j’ai voulu le tuer une fois mais je me suis ravisée et puis personne n’a besoin de le savoir, je me suis repentie pour ces pensées impures.

Dans l’après-midi, ma servante vint me trouver dans la bibliothèque, je n’étais pas dans le jardin comme les autres simplement parce qu’ils ne voulaient pas me voir et je n’y tenais pas non plus. De plus le soleil m’indisposait au plus haut point. Je détestais l’été. J’était donc assise contre une meurtrière me délectant du moindre petit souffle d’air lorsque Moira me rejoignis m’annonçant que ma sœur était en visite qu’elle venais d’arriver, qu’elle s’était entretenue avec mon père mais que d’après ce qu’elle a pu entendre elle avait spécifié ne point vouloir me voir.

« Garce »

Sifflais-je contre la fente dans le mur. Je remerciais ma domestique, lui permettant de se remettre au travail. Alors comme cela petite Janet ne souhaitait pas me voir, elle venait chez moi et se croyait dispensée de me saluer ? Je refermai mon livre avec plus de brutalité que je ne l’aurais cru et le posai sur la table avant de me levant. Soleil ou pas soleil tant pis je reste sa grande sœur ! J’attrapai mes jupons pour dévaler les escaliers en colimaçons qui menaient à la tour de la bibliothèque puis sorti dans le jardin de Beaufort Castle. Ce ne fut pas difficile pour les trouver. Sybil se mit à brailler ce qui m’énerva encore plus. Dans le fond j’étais blessée et vexée qu’elle ne veuille pas me voir. J’arrivais vers elles, droite, le visage fermé comme à mon habitude.

« Je vois que nous avons une invitée surprise bienvenue Janet, j’espère que la chevauchée n’as pas été trop éprouvante »

Dis-je d’une voix amicale mais pas trop non plus après tout elle ne souhaitait pas me voir faut-il le rappeler !



WILDBIRD

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Everything could happen between now and never. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
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MessageSujet: Re: Kill the girl and let the woman be born - Ouvert à Sybil, Georgina & Alexander Fraser.   Mer 28 Juin - 16:07

Kill the girl and let the woman be born


C’est avec plaisir que Janet serra dans ses bras sa petite sœur Sybil qui s’était ruée vers elle le sourire aux lèvres. Evidemment, Sybil lui avait beaucoup manqué. Tout comme Simon et Alexander.
« Mon Dieu, Janet. Comme je suis heureuse de revoir ton visage. Tu m'avais réellement manquée ! Comment tu vas ? Et ton mari ?»

« Bien, très bien. »,  mentit Janet. Elle n’allait pas gâcher ses retrouvailles en exposant ses problèmes. Elle savait que Sybil s’était sûrement inquiétée de la savoir malade et qu’elle devait plus que rassurée en la voyant sur pied. Si la maladie n’était pas la seule chose que Janet avait affronté ces derniers temps, elle savait elle aussi qu’elle pouvait s’estimer très heureuse d’y avoir survécu. Cela n’était pas le cas de tout le monde, paysans ou riche seigneur. Elle ne gardait de l’ergotisme qu’une très légère tâche sur le front, qui s’estompait cependant avec les jours qui avançaient. « Je suis complètement guérie de l’ergotisme et mon mari semble tiré d’affaire également. J’en remercie le Seigneur. », dit-elle.
« Et toi comment vas-tu ? », lui demanda Janet. « Tu m’as beaucoup manqué… »

Sybil devenait chaque jour un peu plus ravissante. Janet se demandait si elle avait pensé au mariage, si elle aimerait épouser quelqu’un en particulier plutôt que quelqu’un d’autre. Car, en tant que fille de laird, elle n’échapperait pas à servir une alliance.
Alors que Sybil et Janet se retrouvaient, Georgina arriva à proximité, sortant de la maison, derrière elles.

« Je vois que nous avons une invitée surprise bienvenue Janet, j’espère que la chevauchée n’as pas été trop éprouvante »
Georgina était plus froide que Sybil, ce qui n’était pas étonnant. Janet s’était retournée vers elle en entendant des pas.

« Merci Georgina. Non, au contraire, cela m’a fait du bien de monter à nouveau mon cheval. Et le temps s’y prêtait magnifiquement. », répondit elle simplement. Elle ne se laissa pas impressionner et  garda elle aussi un ton mesuré. Elle était toujours en froid avec Georgina, cela n’avait pas changé. Mais elle avait aussi gagné en maturité et en statut. Après tout, elle était maintenant la lady d’un clan.

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MessageSujet: Re: Kill the girl and let the woman be born - Ouvert à Sybil, Georgina & Alexander Fraser.   Sam 1 Juil - 18:10

Kill the girl and let the woman be born
Il ne s'est pas passé une seule journée sans que je ne pense à elle. Elle qui a été ma mère, ma sœur mais aussi ma meilleure amie. Même encore aujourd'hui, malgré la distance, j’espérais au fond de moi que notre lien soit toujours aussi fort. Serrant donc Janet dans mes bras avec son approbation, je suis réellement contente de la voir. Au moins, Père ne l'a pas chassé de la maisonnée et j'espère que Georgina ne le prévoit même pas. Car cette fois, c'est moi qu'elle va entendre. Et si elle ne m'a jamais vu en colère, elle risque de ne pas apprécier les quatre vérités que je risque de lui cracher à la figure tel un serpent libérant son venin après l'avoir mordu. Gardant par la suite ses mains avec les miennes, je l'écoute. Elle a toujours été la mère que je n'ai jamais eu depuis la mort de notre mère. Je ne l'oublierais jamais et elle reste ma sœur ainée. Oui, je dis bien une car malheureusement, Georgina, je ne sais plus comment la considérer. Comme ma sœur ? La lady du clan ? Un coup, c'est l'un et après c'est l'autre... Sans oublier que ces derniers temps, nous nous sommes à peine adresser la parole avec Georgina. La faute à qui hein ? Certainement pas la mienne...

Oh que oui, je suis rassurée sur le fait que Janet soit debout et surtout en pleine forme. Je me suis inquiétée d'apprendre qu'elle avait été touché par l'ergotisme. Mais la savoir guérie est à mes yeux une excellente nouvelle et je lâche un soupir de soulagement avant de faire un signe de croix avec ma main droite lorsqu'elle dit remercier le Seigneur. Toutes mes prières ,ou presque, étaient pour elle et mes amis. Je ne voulais pas croire en leur mort et je voulais qu'ils vivent. Tous les deux ! Janet me demande alors comment je me porte. Ma foi, je n'ai pas à me plaindre vu que je n'ai pas été touchée par l'ergotisme mais je sais que de nombreuses personnes ont été frappés par ce fléau comme mon amie et épouse d'un autre ami qui est malheureusement en guerre inutile avec mon clan. Clan qui ne serait peut-être jamais le mien. Plus le temps passe et moins, je me sens dans mon élément. Même dans ma demeure natale. A croire que je peux faire confiance à personne au sein de Beaufort Castle... Avec les années, j'ai appris à me méfier car même si je me fiche d'eux, il n'est pas impossible que des servantes soient payées pour raconter tout ce qui se passe au sein de mes quartiers.

Par ailleurs, je suis revenue il y a à peine deux jours de mon séjour secret dont je n'avais parlé à personne. Je suis aller voir des amis de longues dates en qui j'ai confiance avec Alexander. J'avais ce besoin d'aller les voir et de me rassurer sur l'état de sa dame. Par ailleurs, c'est lui qui m'en avait donné l'idée. Idée que j'ai trouvé excellente sur le moment. Et puis, cela a fait plaisir à Alexander d'aller voir une certaine personne. Mon père et sa paranoïa peut parfois me surprendre mais s'il avait seulement idée de ce qui pouvait se passer parmi ses murs. Ou alors, c'est moi qui le devient ? Je ne suis même pas sûre de ça... Seul le temps me le dira pour être honnête. Je ne lâche pas ma sœur du regard et je lui réponds enfin.

« - Je me porte merveilleusement bien et je n'ai pas été touché par l'ergotisme.  »

J'allais dire autre chose mais la voix de Georgina se fait entendre et je vis Janet se retourner. Pour ma part, je lève simplement les yeux vers elle avant de faire une brève révérence. De toute façon, comment pouvais-je la voir autrement. Elle est la Lady du clan même si les rumeurs vont de bon train. Par ailleurs, c'est justement l'ami précieux que je suis aller voir qui m'en parler pendant un échange épistolaire. J'en avais déjà entendu parler mais je suis mal placée pour la juger là-dessus même si je n'ai encore personne dans ma vie. Je reste silencieuse mais je reste aux côtés de Janet au cas où. Cela peut péter à peu près n'importe quand avec ses deux là alors je préfére être la zone tampon comme on dit

Codage par Libella sur Graphiorum


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