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 Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
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MessageSujet: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Lun 3 Juil - 22:19

Dark winds, dark words.


Après un enfermement d’un mois et une fugue vers les Highlands, où elle était restée le temps de quelques jours pour rendre visite à sa famille, Janet était de retour dans les Lowlands. Toujours enceinte, et d’un enfant dont le cœur semblait bien battre, la jeune lady tâchait de reprendre une vie normale en compagnie d’un mari dont elle n’ignorait plus les secrets. Si Fergus avait sans doute paniqué pour son secret et pour sa peau en la voyant disparue, Janet avait respecté le mot qu’elle lui avait laissé avant de s’en aller. Elle n’avait rien dit, cela n’était pas le but de sa visite auprès de sa famille. Mais elle ne voulait pas être traitée davantage en prisonnière, de quelques manières que ce soit. Elle lui avait prié de ne pas la rejoindre, s’il ne voulait pas que les choses paraissent suspectes. Oh, évidemment, Fergus avait mérité cette panique soudaine. Il lui avait fait subir bien pire en lui offrant une vision de son corps dans les bras  d’un homme nu.
Janet était sortie pour récupérer un corset d’une forme particulière et adaptée qu’elle avait commandé chez le tailleur, fin et situé directement en dessous de la poitrine, il ne compresserait pas son ventre. Car en effet, son ventre avait commencé à grossir de manière plus difficilement camouflable en suivant la mode des corsets en vogue et le temps n’était guère à la fourrure. Si Janet avait découvert sa grossesse à la fin du mois de juillet, elle était en vérité enceinte depuis le début du mois de juin, ce qui expliquait cette prise de poids. A quatre mois de grossesse, elle approchait de la moitié.

La jeune fille avait réfléchi longuement. Divorcer, comme Fergus lui proposait, après avoir donné naissance à un enfant, serait très mal vu. Divorcer, même si elle perdait l’enfant entre temps, signifiait aussi retourner sous l’autorité de son père. Elle l’avait fait comprendre à Fergus en fuguant et elle savait qu’en connaissant son secret, elle en avait d’autant plus le pouvoir, elle était son propre maître ici. Et puis, Fergus n’était pas du genre à traiter de mauvaise manière sa femme, malgré l’humiliation qu’il lui avait faite subir avec sa déviance. Elle ne savait pas si elle parviendrait à l’aider suffisamment pour qu’il guérisse, cependant elle tâchait d’y croire. De croire qu’il était possible de faire fonctionner ce mariage et de sauver son époux de la damnation. Quant à ce qui se passerait si cela ne fonctionnait pas, elle préférait ne pas y réfléchir pour l’instant. Elle avait déjà eu son long de malheur.

L’enfant, de plus, semblait bien tenir à la vie. Janet avait petit à petit cessé de rêver de lui tel l’Antéchrist, même si la peur qu’il soit un garçon, et qu’il hérite de la déviance de son père l’obsédait encore. D’autant plus qu’elle était certaine, au fond d’elle, de porter un garçon. En tout cas, Janet avait donc fini par annoncer sa grossesse au grand jour, après son retour des Highlands, il y a quelques jours de cela.

Alors qu’elle revenait avec le corset en sa possession, franchissant la cour intérieure, elle remarqua immédiatement que quelque chose n’allait pas. Les gardes n’étaient pas à leurs postes habituels, personne ne s’affairait dans la cour comme de coutume. Quand elle franchit les portes de la demeure, elle remarqua un attroupement de servante dans la cuisine et le batard du clan Farquharson à table devant une cruche d’eau, discutant avec des travailleurs de la demeure. Une servante ramassé des morceaux de verres de ce qui semblait être un vase brisé. Il y avait du y avoir du raffut. Mais enfin, qu’est ce que cet homme faisait ici ?, se demanda d’emblée Janet. Fergus le détestait, à tort peut être mais néanmoins. Janet savait que Caoihme était partie sur les terres Farquharson et devina donc que cela devait avoir un rapport avec elle. Elle pensa tout d’abord aux anglais ou aux gardes de l’ancienne tradition catholique qui la prenait pour une sorcière. L’avait il capturée.

« Sir Farquharson. »,
dit Janet, d'une voix claire, pour signaler sa présence, passée inaperçue.
L’homme se leva immédiatement et inclina la tête. Il se trouvait tout de même dans sa demeure, même si le clan Abercromby était petit.
« Lady Abercromby. »

« Que s’est-il passé ici ? », demanda Janet. Mais avant qu’elle n’aie obtenu plus comme réponse que l’air contrit de Magnus Farquharson, elle avait déjà posé une autre question. « Où est mon mari ? »

C’est une servante qui répondit à la place de Magnus, présente aux services de la maison depuis longtemps. « Le laird est dans sa chambre, my lady. Il nous a demandé de vous dire de le rejoindre dès votre arrivée. » Janet remarqua les yeux rougis de la dame. Mais elle ne resta pas plus longtemps. Elle préférait apprendre de quoi il était question de la part de Fergus, et voir s’il allait bien, aussi. Elle n’était pas indifférente à son sort malgré la froideur dont elle avait pu faire preuve pendant son enferment et les jours qui avaient suivis.

« Bien. », répondit-elle, tenant toujours le paquet qui contenait le corset entre ses mains. « Faites en sorte que monsieur Farquharson ne manque de rien en mon absence. », ajouta-t-elle. Ce dernier la remercia d’un regard et d’une inclinaison légère de tête, avec toujours ce même air désolé.
Janet monta les escaliers en prenant tout de même soin de soulever sa robe, (étant enceinte, il n’était guère le moment pour elle de faire une mauvaise chute) , et arriva rapidement à la porte de la chambre qu’elle partageait avec son époux. Elle frappa tout de même, mais plutôt pour prévenir de sa présence que pour demander une autorisation. « Fergus ? », dit-elle, pour qu’il reconnaisse sa voix. Et elle entra ensuite.

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MessageSujet: Re: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Jeu 20 Juil - 8:54



Janet & Fergus
   Dark winds, dark words

J
'étais un peu blasé depuis quelque temps, les femmes dans cette maison faisaient bien ce qui leur passaient par la tête sans me le demander. Il est vrai que je suis un homme compréhensif mais je déteste diner seul, choses qui m'est arrivé bien des fois alors que ma petite soeur avait pris la décision de traverser l'Ecosse pour accoucher Lady Farquharson et Janet qui avait voulu aller voir sa famille et depuis son retour elle est toujours dehors que fait elle je n'en sais rien je ne le lui demande pas, je crois que je préfère l'ignorer.

Octobre était arrivé et avec lui le vent d'automne, tout le monde se préparait à affronter l'hiver. Je trouvais que Caoimhe prenait un temps considérable pour revenir. Evidemment nous correspondions mais les lettres prennent toujours un temps fou à être acheminée. Quand elle va revenir je vais l'enfermer dans sa chambre afin qu'elle s'occupe aussi un peu de sa famille, donc moi en fait. Elle me manquait. Janet était sortie ce matin, je ne me souviens plus pourquoi, mais pour quelque chose de très important qu'il lui tenais à coeur. A nouveau, je me retrouvais seul, assis comme un idiot dans la salle à manger à lire des missive administrative quand soudain, l'on frappa à la porte. Cela devait être un métayer. Je suis très proche de mes gens et ils savent qu'il pouvaient venir à chaque instant s'il avait un problème.

« Mais qu'est ce que... »

M'exclamais-je très surpris de découvrir le bâtard des Faquharson, un menteur, tricheur selon moi, puis je vis la charrette derrière lui avec une masse recouverte d'un drap blanc, un linceul. J'ai compris. Une des femme Farquharson avait du donner son linceul à ma soeur, elle n'en avait pas, pas encore. La tradition voulait que la jeune femme commence à la broder pour son mariage. Elle n'avait même pas encore été promise. Ma gorge se resserra brutalement et je me poussais pour que Farquharson entre.

« La cuisine.... sur votre gauche... à manger, à boire.... vous aurez »

J'avais du mal à parler. Je m'approchais alors de la charrette, le coeur compressé dans ma pointrine alors que j'effleurais sa main, sa toute petite main.

« Rupert, Daniel ! Transportez-là au sec le temps que Janet revienne.

Aboyais-je sur un jeune palefrenier et un garçon de ferme qui étaient dans la cour. Je rentrai et montais immédiatement à l'étage ouvrant la porte de la chambre de ma soeur. C'tait un cauchemar, j'allais me réveiller. Pas elle ! Elle était le phare qui me guidait dans la brume, la douceur même. Elle était gentille et serviable. nous étions quatre, avant. Voilà une bien cruelle punition pour mes pêchers. Vivre en voyant les miens s'éteindre un par un sans que je puisse faire quoi que ce soit. Submerger par la rage et le chagrin mon poing alla s'écraser contre le mur dans un bruit sourd et sinistre alors qu'une douleur lancinante ce mit à me tirailler les articulations. Assis sur son lit je me pris la tête entre les mains en balançant mon coeur d'avant en arrière, finissant par avoir l'impression d'étouffer dans cette chambre. Pourquoi je l'ai autorisé à partir ? En quelque enjambée rapide je quittais cet endroit qui me donnais la nausée pour rejoindre ma propre chambre. Je la traversais à grands pas pour ouvrir la fenêtre bien grand et respirer l'air vivifiant de l'automne tout en regardant le jardin et la "cabane aux fées" de ma petite soeur, laissée à l'abandon depuis le temps. On avait le droit d'y entrer mais seulement si on laissait nos armes à l'extérieur, sauf une fois, lorsque je suis revenu de Fort William. Cette fois-là elle m'a laissé tout garder mais elle m'avait aussi prévenu que je ne devrais pas en faire une habitude. Ce fut la dernière fois que je suis allé dans la cabane aux fées. Les larmes étaient là pour ma main ou la perte, peut être les deux, mais elles refusaient de tomber. J'avais l'impression d'être un petit garçon. tout ce que je voulais c'était pouvoir pleurer dans les bras de ma mère. Je n'avais plus de mère, je n'avais plus personne et j'étais un homme. Il me fallait faire face, lui dire adieu et continuer. Sauf que Janet arriva. Je ne me retournai pas, tenant ma main meurtrie dans l'autre, observant toujours la cabane. Je l'entendis s'approcher doucement. Elle en avais le droit, elle était chez elle après tout. Moi qui depuis des semaine je râle car je me sens délaissé et maintenant je n'aspire qu'à une chose la totale solitude. Quelle ironie...

« Elle... elle avait même pas encore son... propre linceul... »

Lâchais-je avant de m'effondrer, en pleurant comme un enfant et devant mon épouse en plus... Je devais pas avoir belle allure en tout cas, assis sur le sol contre le mur à pleurer toutes les larmes de mon corps pour elle et pour eux ceux que je n'ai pas pleuré quand ils sont parti car je devais être celui qui console. Maintenant, je n'ai plus cette obligation... tout le monde est parti...


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MessageSujet: Re: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Jeu 27 Juil - 10:07

Dark winds, dark words.


En entrant dans la pièce, Janet vit Fergus s’effondrer. Assis à même le sol, il s’était mis à pleurer toute les larmes de son corps après avoir parlé de Caoihme au passé. Janet avait alors comprit de quoi il s’agissait. Elle n’eut pas besoin de lui poser la question. Dans sa famille proche, la jeune femme n’avait perdu que sa mère, et cela avait été une terrible épreuve. Mais comme Fergus, elle avait du rester forte ; pour Sybil, pour Simon, et pour Alexander, qui était né dans le sang et les larmes sans n’avoir rien demandé. Il était difficile d’imaginer la douleur de son mari. Il avait perdu deux frères, ses parents, et maintenant sa sœur. Comment Janet réagirait elle si elle venait à apprendre la mort de Simon, d’Alexander et de Sybil ? C’était tout simplement inimaginable.

Janet avait été libérée de son enfermement depuis moins d’un mois seulement. Elle était ensuite rapidement partie sur les terres de sa famille et elle n’était de retour que depuis deux jours. Autrement dit, elle n’avait pas beaucoup parlé à Fergus dernièrement. A table, elle faisait l’effort nécessaire pour donner l’impression que tout allait bien entre eux. Elle endossait le rôle de lady du clan avec grâce et élégance. Inutile de laver son linge sale aux yeux de tous. Mais du reste, il est vrai qu’elle avait tâché d’éviter Fergus. Elle avait diné en sa compagnie, elle l’avait accompagné plusieurs fois à la messe et avait prié en lui tenant la main pour qu’il soit guéri du mal qui le poussait à pêcher de la sorte. C’était le seul contact physique qu’ils avaient eu depuis qu’elle avait retrouvé le plaisir de pouvoir se promener librement dans le château et à l’extérieure. Il faut dire qu’il était encore un peu tôt ; cela ne faisait que deux semaines environs. Janet avait été sincère lorsqu’elle avait dit à Fergus qu’elle acceptait de l’aider. Mais la trahison était encore trop fraîche dans sa mémoire pour qu’elle entreprenne de le toucher ou de lancer une véritable conversation de sa propre initiative. Si Fergus faisait le premier pas, elle suivait. S’il se mettait à la toucher à nouveau, elle ne broncherait pas et elle ferait son devoir. Mais cela n’était pas encore arrivé, et sans doute désirait elle que cela n’arrive pas de si tôt puisqu’elle s’absentait si souvent.

La deuxième fille de Simon Fraser était restée quelques secondes là, debout, accusant le choc de la nouvelle. Puis, sans rien dire, elle avait déposé son paquet contenant le corset qu’elle avait acheté sur la commode la plus proche et elle s’était approché de Fergus. Elle était triste, elle aussi. Elle avait aimé la petite sœur de son mari, même si elles ne s’étaient pas quittées en bon termes. C’était bien triste. Caoihme était partie, maintenant, et il n’y avait plus de réconciliation possible. Cependant, Janet comprit que c’était à elle d’être forte, en ce moment, comme lorsque sa mère était décédée. Elle souleva les pans de sa robe et s’assit doucement par terre, en soutenant son ventre arrondi, aux côtés de Fergus. Elle glissa son bras autour du dos de son époux, sans un mot. Elle avait compris que Caoihme était morte. Elle ignorait comment mais avait compris que le temps n’était pas aux questions.  Lentement, elle attira ensuite son époux vers elle pour lui offrir son étreinte. Ce geste était bien plus significatif qu’on pouvait le croire. Janet montrait à Fergus qu’elle était là pour lui, que lorsqu’elle avait accepté de demeurer sa femme malgré ce qu’elle avait découvert, ce n’était pas que des mots. Cela signifiait aussi qu’il comptait toujours pour elle. Comment pourrait-il en être autrement ?

Elle le laissa pleurer dans ses bras sans dire un mot pendant quelques instants. Elle se souvenait avoir fait de même avec Sybil, lorsque leur maman s’en était allée. Elle avait huit ans à l’époque. Sybil venait d’avoir six ans. Puis, elle lui avait dit qu’elles allaient surmonter ça toutes les deux, qu’il le fallait ; pour Simon, qui n’avait que trois ans, et pour le petit Alexander.

Pour la première fois depuis des plus d’un mois, Janet embrassa Fergus, sur le front, tentant de le calmer. Elle n’avait pas spécialement réfléchit à ces gestes. Elle avait su qu’il avait besoin d’elle et qu’en ce moment, cela était plus important que la fierté. Elle avait su qu’elle devait être là pour lui et l’avait été, sans doute car elle voulait l’être. Fergus restait son mari. En dépit de tout ce qu’ils venaient de vivre, elle ne pouvait être insensible à son chagrin. Elle tenait toujours à lui, sans quoi elle l’aurait déjà dénoncé pour son pêché.

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MessageSujet: Re: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Dim 13 Aoû - 19:11



Janet & Fergus
   Dark winds, dark words

J
e n'étais pas un homme heureux, non si je regarde ma vie, je ne fais pas ce que je rêve de faire, j'ai du endossé des rôles que je n'ai jamais désiré, Laird, révolutionnaire, époux... Je n'aspirais pas à tout cela. Je voulais une vie simple et paisible avec un petit lopin de terre des amis, ma famille. Je n'ai jamais imaginé que l'avenir de mon nom retomberais un jour sur mes épaules. Pourtant c'est bien le cas, je suis le dernier Abercomby, pour le moment. J'ai peur et je me sens seul. En tout cas jusqu'à ce que Janet ne me prenne dans ses bras, un geste d'une tendresse inouïe auquel je ne m'attendais pas étant donné nos rapports quelques peu froid depuis plusieurs mois. Je posai ma main sur son bras qui m'entourait les épaules et posais ma tête sur son épaule. Elle sentais bon.

« Il nous faudra organiser des obsèques pour tous les métayers et le faire rapidement avec l'humidité ambiante »

Dis-je après plusieurs minutes en redressant la tête, redevenant maître de mes émotions, enfin plus ou moins. Dans tous les cas il fallait bien que je finisse par me reprendre. J'étais un homme et le laird de ces lieux, je ne pouvais guère montrer mes faiblesses.

« Elle en a toujours fait qu'à sa tête » je tournais la tête vers Janet. « Je lui avais prié de ne point partir... Cela n'aurait peut être rien changer cela dit, je l'ignore je n'ai guère de connaissances en ces choses-là. »

Cela semblait idiot de parler ainsi alors que Janet n'avait rien demandé, mais parler d'elle me faisait du bien. Ma soeur était une force de la nature une vraie écossaise, une femme libre et avide de davantage. Elle rêvait en grand et s'imaginait qu'elle pourrait changer les chose à la force de ses bras. Je l'admirais pour cela. C'était peut être complètement irréaliste mais sa vision de la vie était plus joyeuse et plus douce c'était une parcelle de bonheur qui illuminait notre demeure. Maintenant le château sera bien terne car il est vrai que ni Janet ni moi n'étions des gens très heureux malheureusement. Mais il est vrai que j'avais manqué à mes devoirs de ne point lui demander comment elle se portait.

« Comment vas-tu Madame ? Ton voyage ne t'as point trop fatiguée j'espère ! »

Il est important de noté que je ne lui ai point demandé ou elle s'est rendue Janet Fraser Abercomby était libre de faire ce qu'elle souhaitais et je prenais sur moi de ne point trop l'importuner. Tout ce que je souhaitais c'était qu'elle ne se mette pas en danger et qu'elle se ménage pour l'enfant.


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MessageSujet: Re: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Lun 14 Aoû - 15:56

Dark winds, dark words.

Fergus avait fini par se redresser, tâchant de se remettre dans le rôle qui lui incombait. Le rôle de Laird de ces lieux.

« Il nous faudra organiser des obsèques pour tous les métayers et le faire rapidement avec l'humidité ambiante. »
, avait-il déclaré. Il s’était levé pour se donner de la contenance. Janet lui tendit la main pour qu’il l’aide à en faire de même, étant donné, qu’enceinte, il lui était difficile de se relever seule après s’être assise par terre. Janet pris ensuite place sur le bord du lit. Il n’avait pas besoin de fuir son regard pour qu’elle ne puisse voir ses larmes ou de se tenir bien droit alors que l’univers semblait s’être écroulé sous ses pieds. Pas devant elle. Janet n’avait pas épousé que le Laird. Elle avait aussi épousé l’homme derrière la fonction. Deux serments la liait à lui ; celui de loyauté envers le Laird, et celui du mariage. Elle étai la seule personne devant qui il n’était pas obligé de jouer le rôle qui lui incombait. Et il en allait de même pour elle.

« Elle n’en a toujours fait qu'à sa tête Je lui avais prié de ne point partir... Cela n'aurait peut être rien changé cela dit, je l'ignore, je n'ai guère de connaissances en ces choses-là. »,
dit Fergus.

« Comment est-ce arrivé ? », demanda Janet. Elle n’avait pas encore eu la moindre précision sur les circonstances de la mort de sa belle-sœur.
Après lui avoir expliqué ce qui s’était passé, Fergus changea immédiatement de sujet pour s’enquérir de la santé de son épouse, lui demandant si son voyage ne l’avait pas trop fatiguée. On ne pouvait pas vraiment parler de voyage. Elle était simplement partie acheter un corset plus adapté à sa nouvelle morphologie, après tout. Cependant, il est vrai qu’afin d’éviter d’être toujours dans le lit matrimonial quand son époux se serait réveillé, elle était partie de très bonne heure dans la matinée et en avait profité pour vagabonder à cheval. Il était évident que Janet était gênée à l’idée de partager le même lit qu’un homme qu’elle savait infidèle et pire, attiré par les hommes. Elle redoutait le jour où il lui demanderait à nouveau de pouvoir la toucher. Préférant ne pas devoir affronter ce moment pour l’instant, elle avait donc veillé à passer le moins de temps possible dans le même lit que Fergus. Et pourtant, elle ne le détestait pas.

La jeune femme comprenait bien que Fergus tâchait uniquement de se donner de la contenance devant elle. En réalité, il ne devait avoir aucune envie de s’encombrer de politesse ou de l’entendre raconter sa journée au village le plus proche. Il venait d’apprendre le décès de sa sœur. Elle lui répondit tout de même.

« Je me porte bien. Je suis allée chercher un corset adapté à ma morphologie actuelle que j’avais commandé il y a quelques jours. »,
expliqua-t-elle. Etant donné qu’elle avait annoncé sa grossesse officiellement, quelques jours auparavant, à l’ensemble de la maisonnée, il n’y avait plus de raison de la cacher. Souriante et resplendissante lorsqu’elle avait reçu, avec Fergus, les félicitations et vœux de bonheur de leurs serviteurs et sujets, Janet avait pourtant prétexté une forte fatigue pour pouvoir quitter la table plus tôt que Fergus et ne pas avoir à aller se coucher en même temps que lui. Elle se leva et s’approcha de son époux. Elle n’était pas insensible à la solitude dans laquelle il vivait, même si elle la partageait en raison de son infidelité.

Elle se plaça devant lui, plus proche qu’elle n’avait coutume de le faire depuis ce fameux jour qui avait creusé entre eux une froide distante. Elle le regarda dans les yeux. Janet Fraser était en train de faire un choix. Un choix important. Celui d’être l’épouse en plus de la Lady. Malgré la trahison. Malgré la douleur. Elle avait déjà fait ce choix, en réalité, quand elle avait décidé de laisser une chance à Fergus. Mais il se matérialisait plus que jamais dans son attitude actuelle. Elle leva lentement la main pour replacer derrière l’oreille une mèche de cheveux, humide de larmes, qui tombait sauvagement devant le regard de son mari. Elle pouvait sentir qu’il désirait baisser les yeux, par honte. Par honte de ce qu’elle avait vu de lui. De son terrible pêché. Quel immense pouvoir cela lui donnait sur lui…Et pourtant, elle renonça à l’utiliser.

« Je vais m’occuper de l’enterrement. », déclara-t-elle. Elle lui retirait ce poids. Ce n’était pas discutable. C’était une décision arrêtée.

Sa main était descendue, de ses cheveux à son torse. Elle le frôlait à peine. Elle pensa à se détourner car cela n’était pas évident. Cet homme devant elle l’avait humiliée comme personne ne l’avait fait. Elle trouva pourtant le courage nécessaire de faire un pas de plus. Elle prit son visage entre ses mains et l'embrassa.

« Tu n’es pas seul. », dit-elle, dans un murmure, alors que ses lèvres se trouvaient encore proche des siennes.

Puis, elle sentit le besoin de se détourner. C’était à elle de devoir se donner une certaine contenance pour ne pas se sentir ridicule après avoir offert des gestes d’amour et de soutien à l’homme qui l’avait humiliée. Cela n'avait pas été facile. Embrasser un homme qui avait embrasser un autre, alors que cela était pêcher, était gênant. Cela demandait une forme de courage particulière.

« Je vais voir si Sir Farquharson n’a besoin de rien. », dit elle, comme prétexte, s'apprêtant à ouvrir la porte.

Si Fergus voulait à son tour faire un pas, dire quelque chose, quoi que ce soit, c’était maintenant ou jamais.

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MessageSujet: Re: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Sam 2 Sep - 22:35



Janet & Fergus
   Dark winds, dark words

J
'offris une main secourable à Janet une fois sur mes deux pieds afin de l'aider à faire de même je me doutais que sa condition devait grandement l'handicaper. Je mentirais si je disais que je pouvais comprendre ce que mon épouse pouvait ressentir, face à sa grossesse mais aussi face à la situation de notre couple et notre situation familial actuel. Je mentirais aussi si je disais que je n'avais pas besoin d'elle. Elle et le bébé c'était désormais pour eux que je vivais pour eux que j'allais me battre. L'idée même qu'elle puisse me quitter maintenant m'était insupportable. J'avais beau faire le paon Janet me regardait avec ce regard pénétrant comme si elle sondait mon âme. Au final pourquoi faire semblant elle sait tout de moi à présent. je suis un homme faible succombant au plaisir et wqui ne parviens guère à retenir son chagrin.

« Le mal qui nous a affaiblis l'a emportée, d'après Farquharson la Lady l'avait attrapé avant la naissance de son enfant. Notre soeur est tombée malade peu de temps après et cela n'a pas duré longtemps avant qu'elle ne s'en aille. »

Résumais-je à Janet alors qu'elle me l'avait demandé, je n'avais guère eu davantage de détail, mais sincèrement je n'en avais pas demandé non plus. J'avais fait exprès de parler de notre soeur et non de ma soeur. Afin d'accentué nos lien familiaux, malgré notre mariage peu heureux pour le moment. Janet était mienne et j'étais sien elle faisait partie de ma famille au même titre que Caoimhe. J'étais cependant ravis de parler de sa journée, enfin si l'on peu être ravis dans ce genre de situation. Ravi n'était peut être pas le mot, mais je sentais toute la douleur du monde sur mon coeur et parler d'une chose plus légère était agréable.

« J'ignorais que tu avais fait une telle commande, mais, j'ose croire qu'ainsi tu te sentira plus libre et que tu même coup l'enfant grandira dans les meilleures conditions qui soit. »

Je l'avais fait souffrir, j'en était totalement conscient mais son bien être et celui de notre enfant était une chose très importante, si ce n'est la plus importante dans ma vie. L'enfantement peu couter la vie et si une telle chose devais arriver -Seigneur faites que cela n'arrive pas !- je voulais que Janet n'ai manqué de rien durant les mois de sa grossesse, il est vrai que je n'étais pas très au courant des choses à faire ou à offrir aux femmes dans une telle condition, ce que je lu donnais c'était ma bourse la plupart du temps.

C'était un geste infime que celui de déplacé une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, mais c'était la première fois qu'elle le faisait depuis ce fameux jour. Ce parole presque plus que ces geste me firent me sentir incroyablement soutenu, ce n'était peut être pas grand chose pour elle, je ne sais pas, mais pour moi, j'avais l'impression qu'elle venais de m'ôter une pierre du coeur.

« Je crois que je ne vais pas insister du contraire. »

Avouais-je en relâchant un peu les épaules et du même coup la pression que je m'étais mise en me relevant. Plus surprenant encore, ma belle brune m'embrassa. et me murmura une parole forte de sens. Je su dès lors que sa décision était prise, elle ne partirait pas, elle resterais près de moi malgré la douleur que je lui ai infligée consciemment. Voyant après cette douce étreinte qu'elle fuyait mon regard, je lui pris doucement le menton pour lui lever la tête.

« J'ignore ce que je peux faire pour te remercier d'être là, d'être mon épouse, de me soutenir. Je sais que mon amour t'importe peu par contre je te jure de veiller sur toi, sur notre famille, jamais tu ne manquera de rien et je compte m'employer à te rendre le plus heureuse possible. »

Pour moi cela coulait de source mais je m'étais rendu compte que je ne le lui avais jamais vraiment dit. Maintenant c'était chose faite. Je me fis également une autre promesse : Agir comme un homme et ne plus lui mentir en assumant mes éventuels écarts qui je l'espère n'arriverons pas, bien que dans un tel instant un petite part de moi voudrait prendre ma plume et écrire à Edwin. Au delà du fait qu'il était mon amant, il était aussi mon ami.


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MessageSujet: Re: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Dim 3 Sep - 15:18

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Fergus retint Janet et l’encouragea à le regarder dans les yeux.
« J'ignore ce que je peux faire pour te remercier d'être là, d'être mon épouse, de me soutenir. Je sais que mon amour t'importe peu par contre je te jure de veiller sur toi, sur notre famille, jamais tu ne manqueras de rien et je compte m'employer à te rendre le plus heureuse possible. »
Janet ignorait honnêtement si elle allait pouvoir être heureuse dans ce mariage, bâti sur un mensonge. Cependant, elle était la lady d’un clan, la mère d’un futur Laird. Elle n’avait pas vraiment le loisir de s’interroger sur son bonheur personnel. De intérêts importants étaient en jeu. Sans être naïve pour autant, elle adressa un sourire à Fergus. Elle avait envie de croire qu’il la rendrait heureuse, sincèrement. Elle n’était tout simplement plus aussi crédule que lorsqu’elle avait épousé.

« Tu peux honorer ta promesse, comme j’honore la mienne. », dit-elle gentiment. Elle faisait bien évidemment allusion à la promesse que Fergus lui avait faite de tenter de changer et de ne plus céder à des tentations interdites. Janet lui avait elle promis de se taire au sujet de son secret et de l’aider à vaincre ses démons. Autrement dit, elle lui avait promis d’être son épouse malgré tout ce qui s’était passé.
« Je ne veux pas que le père de mon fils soit privé du salut éternel. », ajouta-elle. Elle avait posé une main sur son ventre.
Elle vit Fergus ouvrir la bouche pour parler et l’interrompit avant qu’il puisse poser la question qu’elle avait deviné qu’il poserait. Pour la première fois depuis ce fameux jour où Janet avait découvert le secret de son époux, elle lui permit de toucher le ventre dans lequel grandissait son héritier. Elle prit en effet la main de son époux pour la poser sur son ventre.

« Je sais que c’est un garçon. Je le sens. Ne me demande pas de t’expliquer comment, mais j’en suis certaine. »


Ce garçon qu’elle portait, elle avait tant souhaité qu’il quitte son ventre. Il était né d’un mensonge, il était le fils d’un homme qui couchait avec d’autres hommes. Elle avait rêvé de cet enfant sous des traits monstrueux, comme ceux de l’Antéchrist. Les premières semaines, elle avait souhaité le perdre ou pouvoir s’en débarrasser.

Mais finalement, blâmer cet enfant pour les erreurs de son père ne reviendrait il pas à faire ce que son propre père, Simon, avait fait avec Alexander ? Le blâmer pour la mort de sa mère, dont il n’était nullement responsable ? Elle avait toujours cette crainte que son enfant soit atteint du même mal que son père. C’est pourquoi elle avait tant espéré qu’il s’agisse d’une fille, sachant pourtant intérieurement que ce n’était pas le cas. Mais ce n’était pas que le fils de Fergus. C’était son fils aussi. Elle devait être là pour lui et faire de son mieux pour que justement, jamais il ne soit confronté aux mêmes démons que son père.

Janet hocha la tête avant que Fergus ait pu articuler une nouvelle question. Oui, elle était sûre. Et ce garçon devait être fort pour avoir survécu à une chute de cheval et à l'ergotisme dont elle avait été atteinte.

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Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby
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