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 Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
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MessageSujet: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Lun 3 Juil - 22:19

Dark winds, dark words.


Après un enfermement d’un mois et une fugue vers les Highlands, où elle était restée le temps de quelques jours pour rendre visite à sa famille, Janet était de retour dans les Lowlands. Toujours enceinte, et d’un enfant dont le cœur semblait bien battre, la jeune lady tâchait de reprendre une vie normale en compagnie d’un mari dont elle n’ignorait plus les secrets. Si Fergus avait sans doute paniqué pour son secret et pour sa peau en la voyant disparue, Janet avait respecté le mot qu’elle lui avait laissé avant de s’en aller. Elle n’avait rien dit, cela n’était pas le but de sa visite auprès de sa famille. Mais elle ne voulait pas être traitée davantage en prisonnière, de quelques manières que ce soit. Elle lui avait prié de ne pas la rejoindre, s’il ne voulait pas que les choses paraissent suspectes. Oh, évidemment, Fergus avait mérité cette panique soudaine. Il lui avait fait subir bien pire en lui offrant une vision de son corps dans les bras  d’un homme nu.
Janet était sortie pour récupérer un corset d’une forme particulière et adaptée qu’elle avait commandé chez le tailleur, fin et situé directement en dessous de la poitrine, il ne compresserait pas son ventre. Car en effet, son ventre avait commencé à grossir de manière plus difficilement camouflable en suivant la mode des corsets en vogue et le temps n’était guère à la fourrure. Si Janet avait découvert sa grossesse à la fin du mois de juillet, elle était en vérité enceinte depuis le début du mois de juin, ce qui expliquait cette prise de poids. A quatre mois de grossesse, elle approchait de la moitié.

La jeune fille avait réfléchi longuement. Divorcer, comme Fergus lui proposait, après avoir donné naissance à un enfant, serait très mal vu. Divorcer, même si elle perdait l’enfant entre temps, signifiait aussi retourner sous l’autorité de son père. Elle l’avait fait comprendre à Fergus en fuguant et elle savait qu’en connaissant son secret, elle en avait d’autant plus le pouvoir, elle était son propre maître ici. Et puis, Fergus n’était pas du genre à traiter de mauvaise manière sa femme, malgré l’humiliation qu’il lui avait faite subir avec sa déviance. Elle ne savait pas si elle parviendrait à l’aider suffisamment pour qu’il guérisse, cependant elle tâchait d’y croire. De croire qu’il était possible de faire fonctionner ce mariage et de sauver son époux de la damnation. Quant à ce qui se passerait si cela ne fonctionnait pas, elle préférait ne pas y réfléchir pour l’instant. Elle avait déjà eu son long de malheur.

L’enfant, de plus, semblait bien tenir à la vie. Janet avait petit à petit cessé de rêver de lui tel l’Antéchrist, même si la peur qu’il soit un garçon, et qu’il hérite de la déviance de son père l’obsédait encore. D’autant plus qu’elle était certaine, au fond d’elle, de porter un garçon. En tout cas, Janet avait donc fini par annoncer sa grossesse au grand jour, après son retour des Highlands, il y a quelques jours de cela.

Alors qu’elle revenait avec le corset en sa possession, franchissant la cour intérieure, elle remarqua immédiatement que quelque chose n’allait pas. Les gardes n’étaient pas à leurs postes habituels, personne ne s’affairait dans la cour comme de coutume. Quand elle franchit les portes de la demeure, elle remarqua un attroupement de servante dans la cuisine et le batard du clan Farquharson à table devant une cruche d’eau, discutant avec des travailleurs de la demeure. Une servante ramassé des morceaux de verres de ce qui semblait être un vase brisé. Il y avait du y avoir du raffut. Mais enfin, qu’est ce que cet homme faisait ici ?, se demanda d’emblée Janet. Fergus le détestait, à tort peut être mais néanmoins. Janet savait que Caoihme était partie sur les terres Farquharson et devina donc que cela devait avoir un rapport avec elle. Elle pensa tout d’abord aux anglais ou aux gardes de l’ancienne tradition catholique qui la prenait pour une sorcière. L’avait il capturée.

« Sir Farquharson. »,
dit Janet, d'une voix claire, pour signaler sa présence, passée inaperçue.
L’homme se leva immédiatement et inclina la tête. Il se trouvait tout de même dans sa demeure, même si le clan Abercromby était petit.
« Lady Abercromby. »

« Que s’est-il passé ici ? », demanda Janet. Mais avant qu’elle n’aie obtenu plus comme réponse que l’air contrit de Magnus Farquharson, elle avait déjà posé une autre question. « Où est mon mari ? »

C’est une servante qui répondit à la place de Magnus, présente aux services de la maison depuis longtemps. « Le laird est dans sa chambre, my lady. Il nous a demandé de vous dire de le rejoindre dès votre arrivée. » Janet remarqua les yeux rougis de la dame. Mais elle ne resta pas plus longtemps. Elle préférait apprendre de quoi il était question de la part de Fergus, et voir s’il allait bien, aussi. Elle n’était pas indifférente à son sort malgré la froideur dont elle avait pu faire preuve pendant son enferment et les jours qui avaient suivis.

« Bien. », répondit-elle, tenant toujours le paquet qui contenait le corset entre ses mains. « Faites en sorte que monsieur Farquharson ne manque de rien en mon absence. », ajouta-t-elle. Ce dernier la remercia d’un regard et d’une inclinaison légère de tête, avec toujours ce même air désolé.
Janet monta les escaliers en prenant tout de même soin de soulever sa robe, (étant enceinte, il n’était guère le moment pour elle de faire une mauvaise chute) , et arriva rapidement à la porte de la chambre qu’elle partageait avec son époux. Elle frappa tout de même, mais plutôt pour prévenir de sa présence que pour demander une autorisation. « Fergus ? », dit-elle, pour qu’il reconnaisse sa voix. Et elle entra ensuite.

_________________
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MessageSujet: Re: Dark winds, dark words. ft. Ferguson Abercromby   Jeu 20 Juil - 8:54



Janet & Fergus
   Dark winds, dark words

J
'étais un peu blasé depuis quelque temps, les femmes dans cette maison faisaient bien ce qui leur passaient par la tête sans me le demander. Il est vrai que je suis un homme compréhensif mais je déteste diner seul, choses qui m'est arrivé bien des fois alors que ma petite soeur avait pris la décision de traverser l'Ecosse pour accoucher Lady Farquharson et Janet qui avait voulu aller voir sa famille et depuis son retour elle est toujours dehors que fait elle je n'en sais rien je ne le lui demande pas, je crois que je préfère l'ignorer.

Octobre était arrivé et avec lui le vent d'automne, tout le monde se préparait à affronter l'hiver. Je trouvais que Caoimhe prenait un temps considérable pour revenir. Evidemment nous correspondions mais les lettres prennent toujours un temps fou à être acheminée. Quand elle va revenir je vais l'enfermer dans sa chambre afin qu'elle s'occupe aussi un peu de sa famille, donc moi en fait. Elle me manquait. Janet était sortie ce matin, je ne me souviens plus pourquoi, mais pour quelque chose de très important qu'il lui tenais à coeur. A nouveau, je me retrouvais seul, assis comme un idiot dans la salle à manger à lire des missive administrative quand soudain, l'on frappa à la porte. Cela devait être un métayer. Je suis très proche de mes gens et ils savent qu'il pouvaient venir à chaque instant s'il avait un problème.

« Mais qu'est ce que... »

M'exclamais-je très surpris de découvrir le bâtard des Faquharson, un menteur, tricheur selon moi, puis je vis la charrette derrière lui avec une masse recouverte d'un drap blanc, un linceul. J'ai compris. Une des femme Farquharson avait du donner son linceul à ma soeur, elle n'en avait pas, pas encore. La tradition voulait que la jeune femme commence à la broder pour son mariage. Elle n'avait même pas encore été promise. Ma gorge se resserra brutalement et je me poussais pour que Farquharson entre.

« La cuisine.... sur votre gauche... à manger, à boire.... vous aurez »

J'avais du mal à parler. Je m'approchais alors de la charrette, le coeur compressé dans ma pointrine alors que j'effleurais sa main, sa toute petite main.

« Rupert, Daniel ! Transportez-là au sec le temps que Janet revienne.

Aboyais-je sur un jeune palefrenier et un garçon de ferme qui étaient dans la cour. Je rentrai et montais immédiatement à l'étage ouvrant la porte de la chambre de ma soeur. C'tait un cauchemar, j'allais me réveiller. Pas elle ! Elle était le phare qui me guidait dans la brume, la douceur même. Elle était gentille et serviable. nous étions quatre, avant. Voilà une bien cruelle punition pour mes pêchers. Vivre en voyant les miens s'éteindre un par un sans que je puisse faire quoi que ce soit. Submerger par la rage et le chagrin mon poing alla s'écraser contre le mur dans un bruit sourd et sinistre alors qu'une douleur lancinante ce mit à me tirailler les articulations. Assis sur son lit je me pris la tête entre les mains en balançant mon coeur d'avant en arrière, finissant par avoir l'impression d'étouffer dans cette chambre. Pourquoi je l'ai autorisé à partir ? En quelque enjambée rapide je quittais cet endroit qui me donnais la nausée pour rejoindre ma propre chambre. Je la traversais à grands pas pour ouvrir la fenêtre bien grand et respirer l'air vivifiant de l'automne tout en regardant le jardin et la "cabane aux fées" de ma petite soeur, laissée à l'abandon depuis le temps. On avait le droit d'y entrer mais seulement si on laissait nos armes à l'extérieur, sauf une fois, lorsque je suis revenu de Fort William. Cette fois-là elle m'a laissé tout garder mais elle m'avait aussi prévenu que je ne devrais pas en faire une habitude. Ce fut la dernière fois que je suis allé dans la cabane aux fées. Les larmes étaient là pour ma main ou la perte, peut être les deux, mais elles refusaient de tomber. J'avais l'impression d'être un petit garçon. tout ce que je voulais c'était pouvoir pleurer dans les bras de ma mère. Je n'avais plus de mère, je n'avais plus personne et j'étais un homme. Il me fallait faire face, lui dire adieu et continuer. Sauf que Janet arriva. Je ne me retournai pas, tenant ma main meurtrie dans l'autre, observant toujours la cabane. Je l'entendis s'approcher doucement. Elle en avais le droit, elle était chez elle après tout. Moi qui depuis des semaine je râle car je me sens délaissé et maintenant je n'aspire qu'à une chose la totale solitude. Quelle ironie...

« Elle... elle avait même pas encore son... propre linceul... »

Lâchais-je avant de m'effondrer, en pleurant comme un enfant et devant mon épouse en plus... Je devais pas avoir belle allure en tout cas, assis sur le sol contre le mur à pleurer toutes les larmes de mon corps pour elle et pour eux ceux que je n'ai pas pleuré quand ils sont parti car je devais être celui qui console. Maintenant, je n'ai plus cette obligation... tout le monde est parti...


WILDBIRD

_________________


A mhic un de diabhoi. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
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