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 Twentieth Anniversary [Mini-évent]

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 03/05/2017
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MessageSujet: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Sam 8 Juil - 21:14

Twentieth Anniversary in Peace. Happy Birthday, my Daughter !
Aujourd'hui est un jour spécial puisque nous sommes le 14 octobre de l'an 1742. En effet, avec l'accord de mon père, chose très étonnante, je pouvais organiser mon vingtième anniversaire et j'avais tout organisé. Je refusais toutes actes de violence ou d’offenses vis-à-vis de mes invités. Aussi loin que cela puisse paraître, je suis quelqu'un de pacifiste et je ne tiens pas à avoir ma fête gâchée par un acte de barbarie. J'avais mis un moment pour décider mon père et ma sœur. En fait, tout est passé par elle vu que mon père refusait de me voir à chaque fois. Ce qui complique forcement ma relation avec lui. Mais il est de notoriété publique que je ne le porte pas dans mon cœur. Cependant, je suis encline à m'adresser à lui  parler pour ce jour. J'ignore si cela lui fera plaisir ou pas mais qu'importe. Il s'agit là d'un jour particulier. Autant dire que je suis toute excitée par la soirée qui s'annonce plutôt excellente. J'avais tout organisé et pour une fois que mon père me laisse faire... Debout de bonne heure, je suis aller à la chapelle pour prier à ce que cette soirée se passe bien. Je voulais vraiment profiter de ce jour sans qu'on ne vienne faire n'importe quoi. Je n'ai jamais levé les armes contre qui que ce soit, même pas mon père que je ne porte pas dans mon cœur.

Après une heure à la Chapelle, je la quitte afin de peaufiner les détails de la soirée. Le jardin était superbement décoré et il ne restait plus que des détails. Pour une des rares fois, j'avais le sourire. Une fois que les préparatifs étaient terminés, je n'avais plus qu'à me rendre au cimetière afin de rendre un hommage à ma douce mère. Je me rappelle encore d'elle et elle était très douce. Margaret Grant était son nom avant que mon père ne l'a prenne pour épouse. Je me souviens d'elle comme étant une femme ayant toujours le sourire et toujours heureuse... Même le jour de sa mort lorsqu'elle a accouché de mon petit frère, Alexander... Je me souviens de tout et je la garde près de moi avec ces souvenirs heureux et agréable. Et c'est à sa mort que mon père est devenu différent... Même s'il n'a jamais prêté attention à moi ou à mes autres frères et sœurs. Il n'avait des yeux que pour Georgina qui est la Lady du clan... J'aurais tant voulu que ma relation avec elle soit si différente mais je ne peux rien faire contre la volonté de mon père. J'ai donc prié pour tout le monde.

Le soir arrive rapidement et j'avais hâte qu'elle commence. Je me devais d'accueillir mes invités en provenance d'un peu partout en Écosse. Janet, son époux, mon ami et sa femme du clan MacKenzie., les Douglas, et tant d'autre. Bien sûr, il y avait des consignes données afin de respecter le havre de paix que je tente d'instaurer dans Beaufort Castle le temps des festivités. Surveillant les arrivées depuis une fenêtre de la demeure, une de mes domestiques vient me signaler qu'il était l'heure de me préparer. Souriante, je garde mon chapelet en main et dit une dernière prière et je voulais croire que ma soirée d'anniversaire se passerait le mieux du monde. Bien sûr, les gardes du château avaient eux aussi reçu des instructions précises. Ce soir, je dirige Beaufort Castle comme je l'entends et je ne prévois pas de mettre les gens dehors, même pas mon propre père. J'aime profondément ma famille mais la voir aussi déchirée ne me fait pas plaisir. Seulement, je ne peux pas aller à l'encontre de la folie de mon père. Après avoir terminé ma prière, je retourne dans mes appartements afin de me préparer. Je savais exactement comment m'habiller et je file me laver car même si le temps n'est pas aussi beau que durant l'été, il fait encore chaud par journée. Me prélassant un petit moment, je lâche des soupirs et j’espérais du fond de mon cœur que cela se passerait bien.

Une fois propre, je m'avais plus qu'à enfiler ma tenue de la soirée. J'avais opté pour une magnifique robe dans les tons clair blanc et orange. Bien sûr, je devais aussi me parer de bijoux ainsi que me coiffer. Cette soirée était la mienne. Me laissant coiffer par mes suivantes, je reste dans mon petit nuage avant qu'on ne m'indique que cela semble être terminé. Cheveux remontés, je portais une tresse faisant le tour de ma tête tandis que le reste était enfermé dans un filet avec diverses perles. Je le mettais rarement car cela appartenait à ma mère mais aujourd'hui est un jour particulier alors je lui dois au moins ça. Une fois prête, j'invite mes dames à s'habiller en conséquence en les autorisant à se joindre à la fête. Quittant alors mes quartiers, je finis par rejoindre le jardin où j'ai préparé tout ça avec la complicité de mes serviteurs ou plutôt ceux de ma famille.

Le jardin était bien décoré et j'avais hâte de croiser tout le monde. Après tout, il s'agit là de mon vingtième anniversaire alors je voulais que tout se passe bien et que mon père n'essaye pas de foutre sa merde avec les autres clans. Ce soir, ce n'est pas l'heure de la politique ou des alliances... Ce soir est un jour de paix et de fête. Je n'ai pas peur de sympathiser avec les autres clans puisque j'ai déjà dans mes liens le laird du clan MacKenzie et son épouse. Depuis les hauteurs de mes quartiers, j'observe les lieux alors que je finis par descendre rejoindre tout le monde. Je suis d'ailleurs déjà étonné par le nombre de présents pour l'occasion. Souriante, je rejoins tout le monde avec le cœur léger...
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Dernière édition par Sybil Fraser de Lovat le Mer 12 Juil - 21:42, édité 1 fois
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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 05/10/2016
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Mer 12 Juil - 21:19

Don't grow up, it's a trap.


« Je n’ai pas le cœur à festoyer, Janet. Je n’y arriverais pas. »

Janet l’avait compris. Cela faisait plus d’un mois que le batard du clan Farquharson était venu leur annoncer la mort de Caoihme des suites de l’ergotisme, rapatriant le corps par la même occasion. Après avoir perdu ses parents et ses deux frères, Fergus perdait alors le dernier membre de sa famille qui lui restait. Il ne lui restait plus que son épouse, qu’il avait trompée, et l’enfant qu’elle portait.

« Ce n’est rien, ma sœur comprendra. »


La lady du clan en était à son cinquième mois de grossesse bien qu’elle ignorait en vérité depuis quand exactement elle était enceinte. Cependant, elle ne voulait pas renoncer à prendre la route et rater l’anniversaire de sa petite sœur, qui devait déjà bien assez souffrir de son absence sur les terres Fraser.

Une fois apprêtée, avec l’aide d’une servante, Janet rejoignit les écuries où elle retrouva deux hommes d’armes de la demeure, qu’elle avait réclamés pour l’accompagner dans son voyage. Son père saisirait sans doute l’occasion de faire une remarque sur l’absence de son mari et sur le fait que depuis son mariage, elle n’avait jamais « osé » l’amener au château. Qu’il fasse. Janet n’était pas facilement impressionnable et savait se taire devant de telles remarques, ne fusse que par diplomatie. Elle était aujourd’hui la lady d’un clan et devait veiller à sa bonne entente avec les autres clans, dont celui au sein duquel elle avait vu le jour.

Après plusieurs heures de trajet à cheval pour rallier les Highlands et les terres du comte de Lovat, Janet aperçut enfin le château de son enfance. Sa petite sœur grandissait, et même si elle lui paraissait être encore trop jeune pour se marier, Janet se demandait si cela ne figurait pas dans les projets de son père. Elle ne souhaitait pas, pour Sybil, une alliance telle que celle que son père lui avait contractée en premier lieu. Elle se demandait si Sybil avait un jeune homme dans son cœur ou un prétendant qu’elle appréciait plus qu’un autre. Elle savait que c’était le cas d’Alexander, sous le charme de la jeune sœur du laird MacKenzie. Si les deux clans étaient ennemis depuis longtemps, Janet voulait le bonheur de son frère, qu’elle avait élevé, et était prête à défendre une alliance entre les deux familles. Oh, elle ne pouvait rien faire à tout ça côté Fraser. Elle n’était plus vraiment une Fraser, son père lui faisait bien comprendre. En revanche, elle savait qu’elle pourrait peut être tenté de convaincre le laird MacKenzie, si Alexander en formulait la demande et désirait épouser Frances. Le laird MacKenzie ne devait pas beaucoup apprécier la personnalité très engagée politiquement d’Alexander, en revanche, elle savait qu’il aimait sa sœur et voulait son bonheur. Et Janet, pour avoir élevé son jeune frère, pourrait lui dire qu’il n’y avait pas plus gentleman que lui. Sans compter qu’après tout, il était deuxième par ordre de succession à Simon Fraser Sr, ce qui n’était pas rien.

Après avoir laissé sa jument au bon soin du palefrenier des lieux, qu’elle connaissait très bien et après avoir salué quelques domestiques qui l’avaient évidemment reconnue, Janet rejoignit les jardins où l’on était censé fêter sa sœur. La lady du clan Abercromby, qui avait fait disposer le paquet contenant le présent pour sa sœur sur la table prévue à cet effet, en était maintenant à son cinquième mois de grossesse. Elle devait porter des corsets plus fins et moins serrés car son ventre s’était évidemment arrondi. Une des servantes l’avait remarqué et avait osé demander ce qu’il en était. Janet avait répondu avec le sourire qu’elle ferait une annonce plus tard à ce sujet. Sybil, en revanche, était déjà au courant. Janet lui avait fait part de cet événement lorsqu’elle était venue dans les Highlands au début du mois de septembre, en secret.

Elle commença à saluer ceux qui se trouvaient déjà sur les lieux des festivités, mais aucun membre de la famille ne se trouvait encore à proximité, dehors. Un domestique vint, dans le même temps, lui présenter un verre de vin sur un plateau d’argent, qu’elle accepta. C’est alors que sa sœur apparut, descendant les marches qui menaient au jardin dans une sublime tenue. Elle leva son verre en sa direction en la voyant, lui souriant. Cela faisait près de deux mois qu’elles ne s’étaient plus vues.

« Et voilà la reine du jour ! »
, s’exclama Janet, à l’intention générale, attendant que Sybil arrive jusqu’à elle pour la saluer plus dignement.

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Mer 12 Juil - 21:53



Tous & Algernon
   Happy Birthday little girl

L
e mot fête avait toujours le don de me mette d'excellente humeur, toujours. J'aimais la musique, la danse, les belles choses, les banquets, j'adorais plus que tout les grandes réceptions. Sauf celle de ce soit à vrai dire. J'étais assi à mon bureau les mains croisées fixant le vide et laissant mon esprit vagabonder jusqu'à ce qu'une voix grave me sorte de ma torpeur et me face sursauter comme jamais

« Non de dieu Scott ! Manifestez-vous bon sang j'ai failli avoir une attaque »

Dis-je prestement à mon valet nègre, qui était devant moi, toujours avec sa tête impassible. J'ai cessé de lui demander de paraitre plus gai, cela le rend effrayant. Je me suis accoutumé à son humeur lunatique.

« J'ai frappé My Lord, vous n'avez point répondu j'eus peur que vous ayez décidé de faire une bêtise, non pas que cela me dérangerais mais je me retrouverais dès lors sans emplois. Comme je vous le disais My Lord, je crains qu'il faille vous préparer, l'heure avance et nous ne voudrions point être en retard chez votre Dame n'est-ce pas ? » Je le regardais un peu ahuris. Sérieusement cela ne lui ferais rien si je venais à disparaitre ? Ingrat qu'il est ! Je fis une moue courroucée en levant le nez bien haut. « J'ai pris la liberté de vous préparer l'ensemble vert pomme, vous l'affectionnez il me semble »  Ce bougre me connaissait bien  cela en devenait déstabilisant !

« Bien pusiqu'il le faut et puisque vous ne m'aimez pas assez pour me sortir de ce mauvais pas je vais me changer de bonne grâce. »

Dis-je sur un ton des plus théâtral avant de rejoindre mes appartements privé pour changer de vêtement, laissant mon uniforme de l'armée au placard cette fois pour me présenté à Beaufort Castle sous le nom d'Algernon Ransom 11ème comte de Ellesmere et futur mari, ce dernier titre m'enchante que fort moyennement  mais on ne dit jamais non au vieux renard si on tient à sa réputation .

« L'heure tourne My Lord »

« Raah Scott il suffit qu'elle idée de vous avoir affublé d'une montre ! Je viens ! »

Je sortis du Fort correctement vêtue potant une queue de cheval nouée avec un ruban accordé à mon manteau. Comme évidemment le temps était  exécrable, Scott me tendit une cape et un tricorne. Je l'en remerciai puis montais mon cheval, me mettant en route. Comme toujours mon valet me suivait. Je n'allais nulle part sans lui. Il était mon ombre dans tous les sens du terme. Scott n'arrêtais pas de marmonner contre la pluie et le fait ue nous aurions du partir plus tôt, qu'il aille au diable. Rien ne se passerais d'intéressant tant que je ne serais point arrivé. Et puis je n'ai pas à me plier au moindre désirs de cet homme je suis un lord anglais de haute naissance, je lui fais limite une fleur en épousant sa fille, bien que j'eusse préférée Janet mais à mon grand damne celle-ci est déjà prise par un fou furieux rouquin. C'est bien triste une si jolie fleur elle aurait été parfaite dans un jardin anglais.

Nous arrivions enfin à Beaufort Castle, je démontai et laissai mon cheval au palefrenier avec une petite pièce, car je ne suis pas un radin comme tout le monde se prête à le penser. Plusieurs personnes étaient déjà là Dont les filles Fraser. Le vieux renard n'étant point encore là, je me dirigeais donc vers Janet et Sybil.

« Mesdames c'est un honneur d'être ici et de pouvoir partager ce moment si important dans votre vie » J'avais baisé la main de Janet en premier puisqu'elle était théoriquement plus élevée socialement que Sybil (chose qui ne va guère durer) et me suis ensuite tourné vers cette dernière  embrassant également le dos de sa main et sortant de ma poche un petit sac de velours renfermant un bracelet « Pour votre anniversaire ma chère. »

Etant déjà venu ici plusieurs fois pour discuter de nos affaire avec le Seigneur de ces lieux tout le monde voyait qui j'étais même si sans l'uniforme j'avais une allure tout à fait différente.

WILDBIRD

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Be my Gest !
Every time I close my eyes I can touch the colors around me Suddenly I realize everything I thought was impossible is here And my heart sings in a world so incredible And everything burns much brighter ♠ BLUEBERRY
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Jeu 13 Juil - 12:28


  Sujet Commun

  Twentieth Anniversary

 

  Un sourire narquois étira lentement le coin droit des lèvres du vieux renard. Du haut des fenêtres de ses appartements, il contemplait avec appétit le ballet incessant d'abord des serviteurs pressés par le devoir d'accomplir leur mission correctement, ensuite des invités s'engouffrant un à un au sein de Beaufort Castle... rebaptisé pour l'occasion par le Laird -et pour lui-même seulement- en « gueule du loup ». Tous se jetaient joyeusement et volontairement dedans. A cette pensée, il laissa s'échapper un petit rire sarcastique, se délectant d'avance de cette soirée qui ne serait que le théâtre de sa toute dernière mise en scène politique. Pauvre Sybil. Si naïve, si innocente... et si stupide. Décidément, Simon sr. se demandait comment il était possible que Dieu et la nature aient tellement raté sa descendance. En dehors de Georgina, sa progéniture se révélait chaque jour un peu plus catastrophique, et chacun pour des raisons différentes. Tout était la faute d'Alexander, qui avait privé de mère le reste de sa fratrie. Tout venait de là... Des enfants avaient besoin d'une mère pour les guider ; se trouvant seul, Simon avait fait ce qu'il avait pu, mais diantre, il ne pourrait jamais se mettre dans la peau d'une femme. Alexander avait apporté la malédiction sur cette famille, et à présent, le vieux laird devait faire avec et redoubler de finesse et d'intelligence pour maintenir ses alliances et garder à distance ses ennemis. Les filles servaient à ça. Elles étaient de jolis pions à placer sur l'échiquier du pouvoir, un mariage permettait de consolider une alliance ou bien d'en former une nouvelle. Il avait échoué avec Janet, il ne commettrait plus la même erreur avec Sybil.

Sybil. Sybil, Sybil, Sybil... Dieu que cette enfant pouvait être idiote. Comment avait-elle pu penser qu'il autoriserait une fête où elle serait libre d'inviter qui bon lui semblait... sans qu'il n'en retire un quelconque intérêt ? Le connaissait-elle si peu ? Il était vrai qu'il ne lui avait jamais accordé la moindre importance, et ils devaient peut-être échanger trois mots dans l'année, tous ne relevant que de l'étiquette et la simple bienséance. En même temps, quel intérêt y avait-il à lui donner plus d'attention ? Elle n'était ni particulièrement jolie, ni particulièrement intelligente ou amusante... Elle n'était qu'une fille parmi tant d'autres et s'était même mise sous la coupe de Janet, suivant le moindre de ses pas et prenant, comme elle, ses frères sous son aile. Quelle conversation intéressante était-il possible d'avoir avec elle ?... Soupirant avec une lassitude agacée, le laird du clan Fraser commença à s'habiller. Une tenue sombre et sobre. Les fanfreluches et les couleurs n'étaient que pour les prétentieux et les coquets. Lui ne voulait qu'imposer le respect, voire la peur. Il avait une réputation à tenir... ainsi qu'un rôle à jouer ce soir. Il se frotta les mains, pleinement satisfait de lui-même et de ses idées, et quitta sa chambre pour se mêler à la foule.

Le vieux renard se faufila parmi les invités déjà présents, ne se donnant même pas la peine de saluer ceux qui ne l'intéressaient pas, et ne faisant que des signes de têtes de reconnaissance à ceux qu'il appréciait. Mais pour l'heure, la seule chose qu'il désirait était de trouver Sybil. Rien ne l'amuserait davantage que de la voir rayonner en toute innocence avant que le couperet ne tombe sur son joli cou, au moment opportun. Demandant à un serviteur s'il savait où se trouvait sa fille, il fit marche vers les jardins. Et il s'arrêta net, en haut des marches, en voyant se dérouler sous ses yeux un spectacle aussi délicieux qu'il était cruel. De nouveau, un sourire sardonique s'épingla sur son visage. Sybil était avec sa sœur Janet, mais surtout avec Ransom en personne, qui lui tendait un présent. Décidément, tout était parfait. Simon descendit lentement les marches, un regard perçant se posant sur chaque membre du trio. Pauvre Sybil... Si elle savait.

« Bienvenue à Beaufort Castle, lord Ransom, c'est que vous devenez un habitué de la maison, mon cher... » Simon plongea un regard complice dans celui du lord anglais. Il était venu à plusieurs reprises, notamment pour négocier la promesse de mariage. Il s'était montré récalcitrant, mais le Laird Fraser avait su trouver les bons... « arguments » pour le convaincre. Sybil n'était pas encore au courant, mais elle le serait au cours de cette soirée, et Ransom était justement présent pour cela. « J'espère que mes gens vous ont bien traité. »

Ses yeux se portèrent sur sa cadette, Janet. Il la dévisagea quelques secondes, sans jamais se départir de son sourire énigmatique. Elle avait changé. Il avait déjà pu le remarquer quelques mois plus tôt. Elle semblait à présent entourée d'une aura charismatique, et bien qu'il ne pouvait lui pardonner l'affront qu'elle lui avait fait, un début de respect naissait au creux de son inconscient. « Lady Abercromby. C'est un bien long voyage que celui des Lowlands aux Highlands... J'espère que vous n'êtes pas trop fatiguée. Il serait dommage que vous ne profitiez pas de la soirée. » Il aimait lui rappeler ce qu'elle avait quitté et le mépris que cela lui inspirait, quand bien même aujourd'hui, il y voyait un intérêt non négligeable.

Et enfin, il se tourna vers Sybil. Rien ne lui vint. Qu'il était difficile soudain de s'obliger à la remarquer, lui qui avait passé son temps à l'ignorer. « Joyeux anniversaire, ma fille, profites bien de cette soirée, qui sait quand tu auras l'occasion d'en organiser une similaire. Et prends soin de ce filet de perles... ta mère le chérissait plus que tout, il s'agissait d'un cadeau de mariage... »

AVENGEDINCHAINS
 

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the old fox

   beware of him.


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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Jeu 13 Juil - 23:40



Tous & Georgina
   Twentieth Anniversary

C
ette fois, je n'ai rien dit, ni à père ni à Sybil. Je ne commettrat pas l'erreur deux fois. J'avais tenté de défendre Janet lorsque notre père voulu lui faire épouser le vieux Donald Fraser. Je crois que c'était Donald. Résultat Janet me hais et Père a cessé de m'entretenir pendant plusieurs semaines. En apprenant les plans qu'il avait pour Sybil j'ai simplement hoché la tête. Ainsi soit-il... De plus Ransom est un bon parti c'est un comte il possède des terres outre atlantique et à Londres. C'est de loin le meilleur mariage des trois lorsqu'on y pense. Ma petite soeur va devenir comtesse alors que je ne serais que Lady comme Janet. Mais pour une fois cela m'est égale, je me suis fortement attachée à Ranald et je sais qu'il m'aime sincèrement. En soit cela me suffit.

« Georgie il y a plein de gens en bas tu viens ? »

Archibald mon petit frère adoré était arrivé comme une bombe dans mes appartement alors que ma femme de chambre terminais de lassé le corset de ma robe rouge. Comme toujours j'avais envie d'être merveilleuse, de ressembler à ma mère en fait. Je me tourne vers mon petit frère et lui donne une épingle à cheveux ornée d'un chardon en argent avec une améthyste et un saphir.

« Tu m'aide pour la touche finale ? »

Le garçon me glissa l'épingle dans mes cheveux relevés, j'en profitais pour l'embrasser tendrement avant de me lever. Il était temps de fêter l'anniversaire de ma toute petite soeur. Sincèrement je voulais qu'elle passe une bonne soirée avant l'annonce fatidique. En arrivant dans la salle de bal, je pris une coupe de vin regardant autours de moi. Ou diantre était passé ma famille ? Il y avait bien Simon vers la fenêtre mais qui ce soucie de lui  il à le charisme d'un mollusque. J'ai cessé de vouloir l'assassiné, cela ne veux pas pour autant dire que je l'apprécie. Je trouve  injuste que tout ce que Père a construit à la sueur de son front lui tombe dans la bouche comme cela. Il n'a de toute façon pas les épaules pour assumer une telle charge, le clan court à sa perte. Alexander ferais sans doute un meilleur Laird, même si en toute franchise j'aimerais grandement hériter de ce patrimoine.

Mes yeux se promenant sur l'assistance, je vis de l'agitation dehors, ma curiosité piquée au vif je me dirigeais vers les jardin ou se trouvais Sybil et Janet, évidemment et Lord Ransom, plus étonnant, ainsi que Père.

« Papa ! Vous êtes très élégant ce soir ! » Je m'adressais toujours à mon père en premier  lorsqu'il était présent car dans une foule on ne voyait que lui. « Monsieur le Comte d'Ellesmere quelle joie infinie de vous revoir parmi nous, le voyage fut-il agréable depuis la garnison ? » Après quelques banalités Je regardais Sybil puis Janet. « Ma soeur, je suis profondément contante que tu aie pu organisé cette fête c'est un excellent moyen de réunir la famille mais je te conseille de ne pas rester dehors trop longtemps ne délaisse pas tes invités »

Oui jusqu'à nouvel avis la fête se déroulait à l'intérieur de château point dans les jardin et je trouve cela fort impolis lorsqu'on est la maitresse de cérémonie de s'absenter de la sorte. Tous ces gens sont venu pour elle (oui enfin presque).

« Ton époux n'est pas des nôtres ce soir Janet ? »

Osais-je demander d'une voix toute mielleuse  en apportant mon verre à mes lèvres, me délectant du liquide rouge sombre qu'il contenait.

WILDBIRD

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Ven 14 Juil - 14:31

Twentieth Anniversary
Mini - évent

Pour la première fois depuis quelques semaines, Moira se résolu à partir de chez elle. Elle n'avait eu guère le cœur à voyager... Son cœur était en deuil.
Moira repensait tout doucement à ce qui s'était passé ces derniers mois.
Au mois de Juin, sa meilleure amie - et future belle-sœur - s'était retrouvée arrêtée et emprisonnée à Fort-William pour avoir organisé une réunion jacobites...Savoir son amie emprisonnée avait été une déchirure, surtout qu'elle s'était vue avec l'obligation de s'enfuir. Agnès ayant demandé à Alistair de la mettre à l'abris. Depuis, Moira ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle avait abandonné sa meilleure amie.
Mais ce qui avait été la pierre jetée dans la marre, ça avait été d'apprendre ce drame qui s'était déroulé sur les terres Farquharson. Caoihme Abercomby. Sa douce et chère amie. Elle si juste, si plaine d'empathie avait été sur les terres du Laird John Farquharson et de sa femme, Claire, si proche d'accoucher dans l'optique de l'aider quand la délivrance viendrait...
Malheureusement, Caoihme n'est jamais revenue d'Invercauld Castle.
Elle était morte. Caoihme avait contaminée par l'ergotisme et avait laissé la vie.

Moira en avait été inconsolable et n'était plus sortie de chez elle jusqu'à ce jour. A l'exception, pour communiquer ses condoléances à Fergus et à Janet; pour partager leurs souffrances aussi. Le Laird Abercomby avait perdu le seul membre de sa famille avec qui il partageait un lien de sang.
Alistair l'avait soutenue - lui aussi souffrait. Il n'avait plus vu Agnès depuis cette réunion - et, pour la consoler, il lui avait même offert un animal de compagnie, un chien qu'elle avait nommé "Eoghan". Ce nom signifiait "Cadeau des dieux". Ce petit animal avait réussi à la conquérir et à aller mieux même si elle restait fragile.

Pendant des semaines, elle n'était plus sortie de chez elle, sauf quelques balades avec Eoghan dans les environs, à la grande inquiétude de ses proches qui ne reconnaissaient même plus leur voyageuse aveugle. Puis une lettre du clan Fraser leur était parvenue. Le clan Fraser conviait les MacKintosh au vingtième anniversaire de Sybil Fraser, fille du Laird Fraser. Moira avait hésité puis, encouragée par son frère et ses parents, elle était partie pour se faire une toilette pour ces festivités et acheter un cadeau pour la jeune Sybil.

C'est ainsi que vêtue d'une robe dans les tons de beige, d'un chapeau noir et rouge - son carlin sur les genoux - elle s'était dirigée vers les terres Fraser en compagnie de sa famille. En arrivant, Alistair l'informa qu'il y avait déjà beaucoup de monde. Voilà qui pourrait l'aider à se changer les idées.
On l'aida à descendre du carrosse et elle pu - tenant Eoghan dans un bras et sa canne dans une main - déambuler parmi les invités. De ses oreilles affinées, elle entendu un échange entre la reine de la soirée, Janet, leur père, un homme qu'elle ne connaissait pas et l'aînée du clan Fraser.

« Ton époux n'est pas des nôtres ce soir Janet ? »


Mais quel subtilité cette remarque! Pensa t'elle. C'était on ne peut plus bas.
Elle se décida à venir en aide à Janet - et, au passage, offrir son cadeau à Sybil - Moira se manifesta en se raclant la gorge et en se dirigeant - grâce aux sons - vers le groupe. Alistair, l'accompagnant au pas, dit: Bonsoir, merci de nous avoir invité pour cette fête! tandis que Moira, saluant tout le monde au passage, se tournait vers Sybil: Joyeux anniversaire, Sybil! et en lui tendant son cadeau: un assortiment d'épingles à cheveux. Excusez-moi mais j'aimerais m'entretenir seule à seule avec Lady Abercomby. Puis-je vous l'emprunter? dit-elle d'un ton à la fois poli et prudent. Elle connaissait le caractère de Simon Fraser. Elle avait entendu parlé de ce tempérament de feu digne d'un souverain tyrannique et n'avait aucune envie de le froisser. C'est pourquoi elle s'attardait à lui parler avec le plus grand respect.
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☆☆☆ Profite de chaque minute de ta vie, sois heureux maintenant. N’attends pas pour te faire plaisir. Souviens-toi que le temps est vraiment précieux. Chaque minute que tu passes avec ta famille et tes amis doit être appréciée et savourée.
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Sam 15 Juil - 10:36

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Janet venait de saluer sa sœur en l’étreignant et de lui souhaiter un bon anniversaire, lui précisant qu’elle avait déposé son cadeau sur la table, quand Algernon Ramson arriva vers elle. Janet se demanda ce qu’il faisait là. Il n’était surement pas un des invités de Sybil, elle imaginait qu’il avait sans doute été convié par son père, le vieux renard.

« Mesdames c'est un honneur d'être ici et de pouvoir partager ce moment si important dans votre vie. »

« Lord Ramson. Je ne m’attendais pas à vous voir ici en ce jour, quelle surprise. », répondit Janet, souriante. Le jeu de taquineries et de renvois réciproque de petits piques discrètes étaient toujours de rigueur entre eux. Lord Ramson la salua comme l’on saluait une lady de son rang. Janet savait très bien que Ramson la trouvait à son gout et qu’il ne dirait certainement pas non à la dérober à Ferguson le temps d’un soir. Mais elle préférait s’en amuser que de l’éviter comme une gamine effrayée.

L’anglais offrit son cadeau à Sybil. Il s’agissait d’un sublime bracelet. C’est à ce moment que Lord Simon Fraser fit son apparition dans une tenue sombre et sobre à la fois, ce qui lui correspondait parfaitement. Il salua d’abord son invité, Algernon, avant de se tourner vers Janet, préférant l’appeler  par son titre officiel que par son prénom, bien qu’elle soit sa fille. Il était aisé de comprendre qu’il n’avait toujours pas accepté l’affront qu’elle lui avait fait en désobéissant à son autorité pour prendre en main elle-même les rênes de sa vie. Oh, s’il savait combien elle avait déchanté depuis
longtemps…Mais non, justement, il ne le saurait jamais, au grand jamais. La jeune fille n’avait jamais pu se confier à son père, cela n’allait certainement pas commencer maintenant. Si sa mère avait été en vie, les choses auraient peut-être été différentes. Mais depuis sa mort, Janet avait eu à élever deux garçons, le premier délaissé par son père, le second détesté par celui-ci. Elle était celle qui devait écouter les plaintes et se montrer rassurante, pas celle qui se plaignait. Elle n’en avait pas eu le loisir. Sauf peut-être, parfois, avec Georgina. Mais leur relation avait bien changé depuis. Et puis, Janet était trop digne pour afficher ses problèmes. Elle devait donner l’impression que tout allait bien, se comporter comme le clan attendait que se comporte sa lady, être une figure de stabilité et de force et gardait fermement le pouvoir qu’elle avait obtenu sans risquer de le compromettre en raison des actions de son mari.

« Lady Abercromby. C'est un bien long voyage que celui des Lowlands aux Highlands... J'espère que vous n'êtes pas trop fatiguée. Il serait dommage que vous ne profitiez pas de la soirée. »

Janet hésita. Devait-elle répondre par « Père » ou suivre le ton qu’il avait donné ? En réalité, elle s’était attendue à ce qu’il l’appelle Janet, et que ce soit elle qui lui fasse l’affront de l’appeler ensuite par son titre, afin de montrer qu’elle n’était plus sous son autorité. Il l’avait devancée.
« Père. », C’était sans doute stupide, mais Janet n’avait plus envie de suivre le ton donné par son père, même pour ce type de détail. Il l’avait vendue comme du bétail à un senior alcoolique et dégoutant qui l’aurait trompée plusieurs dizaines de fois par mois alors qu’elle était sa fille. N’était il pas tout aussi subtil de lui rappeler qu’elle était sa fille alors qu’elle était mariée à un homme qu’il n’avait nullement choisi ? Qu’elle était sa fille et qu’il n’avait plus aucun pouvoir sur elle ?

Janet sourit. Elle avait bien sûr compris l’allusion de son père. Le clan Abercromby étant très majoritairement jacobites, les gens n’y parlaient pratiquement que le gaélique, portaient fièrement leurs tartans et…On s’y croyait donc presque dans les Highlands.

« Vous savez que j’ai toujours aimé les promenades à cheval, ce ne sont pas quelques heures de routes qui vont m’effrayer. Et puis, je gravirais des montagnes pour venir voir ma petite sœur. », dit-elle avant de se tourner vers Sybil et de lui jeter un regard complice.

Alors que Simon Fraser souhaitait son anniversaire à Sybil, Janet prit le temps d’observer les invités. Elle remarqua quelque chose d’étrange. Sybil avait elle eu le loisir d’inviter qui elle voulait ? Cela ne ressemblait pas à leur père de lui laisser cette liberté. Janet chercha alors du regard Alexander pour lui poser la question. Si quelqu’un pouvait sentir quand le vieux renard préparait un mauvais coup, c’était bien Alexander. Au lieu d’apercevoir Alexander, c’est Simon Jr que Janet aperçut, observant la foule de la fenêtre. Elle aimait beaucoup son frère malgré son caractère plus timide et réservé qu’Alexander. Elle ne s’inquiétait pas de son avenir en temps que Laird. Simon Jr et Alexander étaient inséparables. Simon saurait être doux quand Alexander était trop dur et Alexander lui conseillerait d’être plus dur quand celui-ci serait trop doux. Ils étaient complémentaires et régneraient ensemble, n’en déplaise à Georgina, car c’était Simon l’héritier.
Janet lança un regard encourageant à son petit frère ainsi qu’un sourire. Elle savait que Simon n’aimait pas les bains de foules et pour cause ; son père s’attelait à lui briser sa confiance en lui jour après jour. Mais, Janet, elle, était fière de ce qu’il était, et le serait toujours. Il était comme un fils pour elle, en plus d’être un frère. Après tout, elle l’avait élevé.

L’épouse du Laird Abercromby ne remarqua pas immédiatement l’arrivée de sa sœur aînée, qu’on ne pouvait pourtant pas rater au vu du rouge vif qu’elle portait. Georgina avait adressé un mot à chacun avant de s’adresser à elle, en dernier lieu, et sans même prendre la peine de la saluer.
« Ton époux n'est pas des nôtres ce soir Janet ? »

Comment avait-elle pu un jour être amie avec Georgina ? Janet se le demandait bien en la regardant aujourd’hui. La petite pique qui voulait sous entendre un mariage qui battait de l’aile était à peine discrète. Cependant, Lady Abercromby ne se laissait pas, ou plus, déstabiliser pour autant.
« Georgina, bonjour à toi. Tu es tout à fait ravissante. », commença-t-elle, souriante, pour faire remarquer, en passant, que sa sœur n’avait même pas daigné la saluer. Après tout, ce n’était pas à elle d’en avoir honte. Elle restait polie malgré l’affront et c’était tout à son honneur. Elle était la lady d’un clan, après tout. Elle le devait. « Et non, mon époux ne sera pas des nôtres malheureusement. Il s’était préparé à venir mais ne s’est  finalement pas senti capable de m’accompagner. Comme vous le savez peut-être, mon époux a perdu sa petit sœur il y a un peu moins d’un mois, des suites de l’ergotisme. Elle était en visite chez les Farquharson et avait aidé Lady Farquharson a mettre au monde son fils quand elle a attrapé la maladie. C’était le dernier membre de sa famille proche qu’il restait à Ferguson. Il est profondément en deuil et passe son temps à prier pour le salut de sa sœur. Il n’avait pas le cœur à la fête, comme vous le comprenez. Pour ceux qui ont eu l’occasion de rencontre Caoihme Abercromby lors de mon mariage, vous avez sûrement remarqués à quel point ils étaient proches, tout les deux…Je ne peux que comprendre sa peine. Je serais moi-même effondrée s’il arrivait quelque chose à Sybil. En tout cas, il m’a demandé de te présenter des excuses pour son absence, Sybil, et te souhaite malgré tout un très joyeux anniversaire. », répondit Janet.

C’est alors que les MacKintosh apparurent afin de souhaiter un bon anniversaire à Sybil. Moira MacKintosh, la sœur aveugle d’Alistair, que Janet ne connaissait pourtant pas très bien, demanda pourtant à lui parler seul à seul, ce qui la surprit.

« Excusez-moi mais j'aimerais m'entretenir seule à seule avec Lady Abercomby. Puis-je vous l'emprunter ?
», avait-elle demandé poliment.
« Oh, bien sûr. », répondit Janet, ne sachant cependant pas du tout à quoi s’attendre. Elle avait déjà vu Moira à certaines occasions mais n’avait jamais beaucoup discuté avec elle. Elle se demandait vraiment pourquoi la jeune femme voulait lui parler. Sachant qu’elle était aveugle, Janet lui signala qu’elle se trouvait près d’elle en posant sa main sur son dos, afin de l’entrainer plus loin comme la jeune femme le désirait.

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Sam 15 Juil - 13:07

J'ai un profond respect des dates d'anniversaires, Ces portes que le temps dispose autour de nous, Pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères, Et permettre au passé de voyager vers nous. (@ Yves Duteil //BEERUS)
Twentieth Anniversary
☆ Mini - évent ☆

Certaines personnes disent que Claire Farquharson n'a pas de cœur...
Hormis pour son mari et son fils.
Il n'y a rien de plus faux. Elle a simplement appris à s'en servir à bon escient. Pour se préserver, être à la hauteur de la tâche qu'on lui destinait depuis l'enfance... Pendant des années, cela lui avait amplement suffit et elle croyait être sur la bonne voie... Moins on a de cœur, plus on peut se concentrer sur notre devoir, la raison qui nous a poussé à venir au monde.

"N'aime personne d'autres que ton mari, tes enfants et tes parents..."c'est ce qu'on lui avait enseigné et, sa vie durant, elle s'en était tenue au point de craindre de s'attacher aux autres. Résultat des courses? Ses rapports avec Francis, le frère légitime de son mari, pourrait être plus cordiaux, ceux avec Magnus, le bâtard du clan, étaient aussi froid que de la glace et elle n'a fait aucuns efforts pour arrondir les angles pour montrer qu'elle était une épouse fidèle aux idéaux de son mari. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle n'a rien dit de ce qui pouvait être le tréfonds de sa pensée quand John avait pris la décision de marier son cadet à Sorcha Wemyss en sachant pertinemment que Francis haïrait cette idée et qu'il aurait préféré des fiançailles avec une Highlander - et, mieux, une Farquharson, comme son Laird!
Ses rapports étaient beaucoup plus positifs avec Fiona, sa belle-mère, qui lui avait enseigné les bases de ce que devait savoir une Lady de clan. Claire l'appelait même "Mère" en privé. Avec Moira Farquharson, la cadette du clan, les contacts étaient cordiaux mais sans plus... Juste ce qu'il fallait pour entretenir une bonne entente entre membres féminins du clan. Après tout, ne lui avait-on pas appris que le plus corrosif étaient les disputes au sein d'une même famille?


Voilà ce que fut sa vie. Une vie de contrôle, de raison, de dignité, de réputation. Pendant des années, cela lui avait convenu. Elle était devenue une épouse, une Lady appréciée par la plupart de ses gens et avait consolidé sa position en tombant enceinte.

Mais ses certitudes s'étaient retrouvées envolées quand Caoihme Abercomby, la cadette du Laird Abercomby, avec qui elle avait sympathisé avait été invitée à Invercauld Castle pour aider Claire a accouché. La Lady appréciait énormément la jeune femme...Au point qu'elle avait décidé, sans réel accord de son clan, de demander à la rouquine de devenir la marraine du nouveau né. Elle avait attendu ce jour avec impatience!...Mais ce jour tourna au cauchemars!
Sa délivrance fut douloureuse. La douleur, la chaleur lui faisaient tourner la tête puis arriva des hallucinations toutes aussi effrayantes les unes que les autres lui apparurent.
Sans avoir réellement consciente, elle resta alitée pendant plusieurs jours entre folie et lucidité, entre sommeil et éveil. Elle ne se réveillait que pour se nourrir et se rendormait tout de suite, le sommeil lui épargnant les immondes visions qui la harcelaient. Quand elle ne faisait pas de cauchemars...Ce ne fut qu'à son réveil, quelques semaines plus tard, quand sa fièvre fut baissée, qu'elle apprit qu'elle avait accouché d'un fils. Liam. Elle en fut heureuse mais ce bonheur fut de courte durée.

Claire demanda si Caoihme Abercomby était toujours au château et si elle pouvait venir la voir. C'est là que son bonheur prit un goût amer. dans sa bouche. On lui annonça que la jeune rouquine était décédée. Elle avait contracté l'ergotisme et en était morte... Le corps avait été rapatriée chez les siens. Claire en fut malade et ce fut pire quand on lui annonça que ses malaises d'avant accouchement n'étaient finalement dus à sa grossesse délicate mais qu'elle avait contracté le mal ardent et que ce fut la raison de son inconscience.
On lui annonça aussi que son fils, Liam, son futur Laird, était né de constitution fragile. Probablement à cause de la maladie.  


pendant des jours, elle fut hantée par la culpabilité. Elle avait beau savoir que l'ergotisme avait l'air de se propager par l'air, Claire s'imagina qu'elle avait contaminé Caoihme et que c'était sa faute si elle était morte! De plus, le fait de savoir que Liam était de constitution fragile parce qu'elle était, elle-même, enceinte quand elle tomba malade, n'arrangeait rien. Il lui fut longtemps avant de se ressaisir.
Finalement, en signe de consolation et d'apaisement entre les clans, elle demanda à Fergus Abercomby de devenir le parrain de son fils. Ce dernier accepta sa proposition, par souvenir de sa sœur.

Puis, un jour, elle alla mieux - ça fait mal de réaliser qu'on a un cœur! -  et commença à avoir envie de sortir. Puis arriva l'invitation à l'anniversaire de Sybil Fraser, fille du Laird Fraser! Claire arriva à pousser tout le monde à y insister en proclamant que ce serait impoli en tant que représentants du clan de ne pas y aller. Et tant pis si elle était encore fragile! C'était leur devoir et elle en avait besoin!
C'est ainsi que le clan Farquharson parti en direction des terres Fraser. Elle passa le trajet dans son carrosse, son poupon bien aimé sur ses genoux bien emmitouflé dans ses couvertures, à regarder le paysage défiler devant ses yeux. Elle ne cachait pas sa joie de sortir après la maladie et le "deuil". Même si elle était nerveuse...C'était sa première apparition publique, n'ayant pas assisté à la présentation de son fils aux divers clans, depuis sa guérison et elle savait que le clan Fraser était lié à Janet Abercomby, belle-sœur de Caoihme. Elle craignait donc la réaction de cette dernière en la voyant "oser" apparaître en public comme si de rien n'était.  


Pourtant elle su mettre ses craintes de côté quand on lui annonça leur arrivée à la demeure du clan Fraser. Ayant peur de trébucher, elle confia Liam à sa domestique pour sortir. Claire observa pendant qu'elle lissait sa robe pour empêcher l'apparition de plis disgracieux sur sa robe blanche et verte claire. Elle avait aussi opté pour un chignon bas, un maquillage léger et seulement le collier offert en cadeau de mariage par John comme accessoire.
Au bras de son mari, elle se mêla à la foule. Claire repéra Janet Fraser -
accompagnée par une jeune blonde - à quelques mètres mais préféra éviter de la saluer, pour l'instant.

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Liam, my son. Et plus mon cœur tremble, plus je me sens guérie: j'ai cru entendre le miracle de la vie ce jour où tu as crié! Moi j'ai compris que j'allais t'aimer comme ce n'est pas permis. Ma plus belle œuvre aujourd'hui c'est toi. by Wiise
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Sam 15 Juil - 22:50



Tous & Kenneth
   Twentieth Anniversary

J
'avais reçu le carton d'invitation pour l'anniversaire de Sybil Fraser il y a déjà plusieurs semaines. J'avoue que j'avais hésité car je savais qu'en m'y présentant cela pourrait être assez mal vu en sachant toutes les discordes qui existent entre nos clans respectif. Clairement le vieux renard ne sera pas ravis me voir en sa demeure. Mais en même temps j'avais beaucoup d'affection pour sa fille qui fêtait en ce soir du 14 octobre son vingtième anniversaire. Je savais qu'elle comptait sur ma présence du coup, j'ai enfilé mes vêtements de sortie. Mon beau kilt avec ma chemise blanche un gilet de soie et une veste aubergine. J'avais déjà acheté un présent pour la belle sans savoir encore si j'allais m'y rendre, au pire je le lui aurais envoyé, mais comme je m'étais décidé je retournais à mon bureau, ouvrant le tiroir de gauche pour en sortir une plume d'oie et du papier à lettre. Cela pouvait sembler ridicule mais c'est ce qui nous liait, des lettres je trouvais cela donc des plus adéquat. De plus j'étais certain que la jeune Lady serait couverte de bijoux, J'emballais donc très soigneusement la plume et le papier et les glissait dans mon sporan avant de monter mon cheval sous la bruine d'automne.

J'arrivais alors que le soleil disparaissait derrière la ligne d'horizon. Il commençait à faire froid, le vent s'était levé mais la pluie avait cessé depuis quelque temps déjà. Je démontais et laissait les palefreniers de Beaufort Castle, prendre soin de lui après lui avoir flatté l'encolure. Je levais les yeux vers la majestueuse demeure ou autrement appeler, la tanière du vieux renard. Je pris une profonde inspiration et gravis les escaliers me rendant directement dans la salle de réception.

Directement en arrivant, je regardais autours de moi cherchant la reine de la fête des yeux. Je ne la vis point, par contre Il y avais Simon Fraser junior, le petit Archibald et Alexander que je saluais d'un signe de tête. Je savais qu'il avait des vues sur ma soeur, pour l'instant je n'ai pas pris de décision à son sujet. Je pense qu'il faudrait que nous nous rencontrions en privé qu'il me fasse part de ses intentions. Pour l'instant nous ne nous sommes jamais entretenu d'homme à homme. Mais j'avoue que l'idée que ma soeur vive dans ce château me plait très moyennement.

« Un verre Monsieur ? »

Je fus ramené sur terre par la voix douce d'une des servante du vieux renard, portant un grand plateau avec des verres de vin. J'en pris un en la remerciant. Je vis alors arriver le laird Farquharson et sa femme et son bébé ? Quelle étrange idée que de prendre un bébé à une telle soirée. Cela dit ce n'est point mes affaires. Je m'adossais alors contre une grande fenêtre, attendant que Sybil apparaisse afin que je puisse lui souhaiter tous mes voeux et lui offrir mon cadeau à l'occasion de cet anniversaire très spécial.
WILDBIRD

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Dim 16 Juil - 12:08

J'ai pris le temps de me préparer et j'étais prête ou presque à la soirée que j'avais organisé moi-même.  J'étais un peu stressée mais tout aussi impatiente de voir comment elle va se passer. C'est alors que j'entends la voix de ma sœur alors que je termine de descendre les escaliers du jardin. Je tourne alors la tête evrs lui et un immense sourire apparaît sur mon visage de jeune fille. Oui, je suis jeune mais je suis en âge de me marier. La dernière fois que je l'ai vu, c'était il y a deux mois où elle m'avait annoncée sa grossesse. J'allais devenir tante. Cela m'a fait pliais et du coup, un autre petit être s'était ajouté dans mes prières quotidiennes. Après avoir terminé de descendre ce qui me permettait de rejoindre le jardin, je m'approche de ma sœur avec ce même sourire qu'il y a deux mois. Sa présence m'a toujours fait plaisir et je ne peux pas le nier, je suis toujours triste lorsqu'elle n'est plus à Beaufort Castle. Mais je comprends aussi qu'elle a maintenant une autre vie qu'elle doit mener avec son époux. Cependant, je pense qu'elle est partie trop vite et comme mes frères s'éloignent, j'ai l'impression d'être aussi seule que jamais. Pour moi, son titre n'a aucune importance car elle reste ma sœur même si elle ne porte plus le nom de Fraser de Lovat. Je le serre alors dans mes bras avec un sourire franc et honnête. En cette journée, je me fiche des salutation digne ou non pour ma sœur. Je ferme les yeux en lui murmurant que je suis réellement heureuse de la revoir. Je remercie alors silencieusement le Seigneur tout puissant de m'avoir accordé sa présence en ce jour si spécial.

C'est alors qu'une voix se fait entendre. Lâchant ma sœur, je garde le sourire et je tourne la tête avant de réaliser que la personne qui venait d'arriver. Me rendant compte qu'il s'agissait du Commandant de la Garnison de Fort-Williams, je finis par faire une révérence puisqu'il est Comte. Je l'avais croisé à plusieurs reprises dans la demeure mais je ne me suis jamais demandé pourquoi. Inclinant ma tête, je me relève lorsqu'il baise ma main puis il sort de sa poche un petit sac me le donnant en main propre. Je montre un sourire avant de prendre la parole.

« - Je vous souhaite à nouveau la bienvenue à Beaufort Castle et je vous remercie pour votre présent, Monsieur le Comte. J'espère que la soirée sera à la hauteur de votre amusement ! »

Je ne suis pas quelqu'un aui refuse les Anglais vu que cette fête est censé être sous le signe du pacifisme à mes yeux. Cependant, je m'interroge quand même sur la personne qui l'a invité à ce jour. Je ne me rappelle pas. Cependant,, ce n'est pas grave. Le clan Fraser de Lovat est un clan qui a accepté leur présence alors je ne vais pas aller à l'encontre de la décision de mon père. Bon d'accord, je ne le porte pas dans mon cœur mais je n'ai pas le droit de bafouer ses décisions. Voilà ce qu'est mon triste sort en tant que dernière fille d'un Laird complétement fou et qui perd probablement la boule. Je glisse alors le sac dans un autre sac en forme de « bonbonne » que se trouvait autour de mon poignet. J'avais prévu le coup et par la suite, je l'ouvrirais en même temps que les autres. Pour le moment, c'est l'heure des festivités. En parlant du loup, voilà que le vieux renard se manifeste et je fais la même chose qu'avec mon interlocuteur. Gardant la tête droite, j'attends qu'il s'adresse à moi avant de me relever. Bien sûr, je reste de marbre mais une phrase concernant le Comte me fait tiquer. Je sois loin d'être bête et je sais qu'il me prépare quelque chose. Mais la question que je me pose est quelle est cette surprise ? Je l'ignore mais je ne préfères pas savoir. Puis je porte mon regard dans le sien avant de rétorquer presque immédiatement à l'égard de mon père.

« - Je vous remercie de m'avoir autorisé à organiser cette soirée... Cependant, je vous demanderais humblement de ne pas causer de tourment placé sous le signe du pacifisme, My Laird ! »

Que puis-je dire d'autre ? Les mots sont mes seules armes et malheureusement , je le saurais au cours de la soirée. Le fait de ne pas savoir ce que sont ses projets sur moi. Cependant, je garde le sourire et je m'apprêtais à laisser mon père et le Comte discuter entre eux. Ce qui pouvait se dire ne me concernait probablement pas et ils n'en parleraient pas devant moi. Vient ensuite Georgina pour qui j'ai déjà un peu plus de sympathie que mon père. Inclinant ma tête en raison de son titre de Lady du clan Fraser, je garde malgré tout le sourire avant de lui répondre.

« - Bonsoir Georgina. Ne vous inquiétez donc pas pour mes invités, je comptais laisser notre … Laird avec Monsieur le Comte pour aller les rejoindre à l'intérieur. »

Le ton était aussi neutre qu'avec celui que j'avais utilisé pour prendre la parole et répondre à celui qui n'a plus réellement sa place et qui ne l'a jamais eu pour être honnête. Il m'a ignoré pendant vingt ans et il daigne m'adresser la parole. Qu'il n'espère pas que je laisse passer ça ou que je laisse croire qu'il a toujours été un père pour moi. Ce n'est pas vrai. J'avais de nouveau le sourire en voyant Georgina. Alors que je m'apprête à rejoindre l'intérieur du bâtiment, j'entends la pique de Georgina ainsi qu'une fois beaucoup plus douce. Me tournant vers cette voix, j'affiche de nouveau un sourire et je remarque la petite tête blonde d'une des cousines du Laird MacKintosh. Celle-ci me tend alors mon cadeau et je les prends avec le sourire. Il s'agit d'épingles à cheveux en assortiment. Je lui souris et je la remercie fortement rangeant alors les épingles dans le sac en forme de « bonbonnière » afin que celui-ci avec avec le bracelet que le Commandant de la Garnison m'avait un peu plus tôt.

« - Merci  de votre présent et de votre présence, Lady MacKintosh. J'espère que celle-ci vous conviendra ! »

Par ailleurs, elle venait de demander si elle pouvait emprunter Janet. Je me tourne alors vers elle tandis qu'elle répond à chacun des invités venus nous rendre hommage. Je garde le sourire et j'avais utilisé une voix chaleureuse en accueillant Moïra comparé à celle pour mon père. Mais je vais faire abstraction à tout ça. J'écoute la raison de l'absence de mon beau-frère et je la comprends tout à fait. J'avais aussi eu la nouvelle et j'avais pleuré une amie et une présence vu qu'elle était la meilleure amie d'Alexander. Par ailleurs, j'ai du le consoler à plusieurs reprises. Je m'adresse alors celle que je considère comme ma véritable sœur tout en la regardant.

« - Je comprends tout à fait. Alexander et moi-même avons été profondément attristé par la perte de Caoihme. Il n'a rien à excuser et tu lui transmettra mes sincères condoléances de ma part ! »

Oui, j'en ai pleuré pendant plusieurs jours mais cela ne s'est probablement pas su car je restais discrète. En tant que dernière fille du Laird Fraser, je me devais de me montrer forte même si ce n'est pas réellement moi. Janet me disait toujours que quoi qu'il arrive, je devais rester forte et ne jamais montrer mon ressenti. Pourtant, c'est plus fort que moi... C'est alors que Janet s'extirpe  et je vais en faire pareil. Accordant une révérence, je finis par m'excuser auprès du Laird, Georgina et le Comte.

« - Si vous voulez bien m'excuser, mes invités doivent m'attendre à l'intérieur. Je vous souhaite une agréable soirée, Monsieur le Comte ! »

Je me redresse et je fais quelques pas en arrière avant de m’éclipser. Une fois que j'ai le dos tourné, je lâche un soupire avant de reprendre une certaine contenance. Je ne devais pas me laisser démonter le moral par mon père. Je marche alors en direction de l'intérieur afin de ne plus le voir. Je parle de mon père bien sûr. C'est alors que j’aperçois les époux Farquharson et je m'empresse d'aller les saluer. M'arrêtant près des époux, je me devais de les féliciter pour la naissance de leur fils. Montrant un sourire, j'incline ma tête en guise de respect avant de prendre la parole d'une voix chaleureuse.

« - Bienvenue à Beaufort Castle, Lord et Lady Farquharson. Avez-vous fait bon voyage ? »

Puis je tourne mon regard vers la dame habillé en blanc et vert claire. Je suis quand même contente de voir du monde autre que la sphère de mon père. Elle est tout sauf bénéfique... Loin de là. Plus, je m'éloigne et mieux c'est pour moi et ma santé. A croire que mon père est complètement fou avec les années.

« - Recevrez mes sincères félicitations pour la naissance de votre fils, Lady Farquharson. J'espère que vous vous portez pour le mieux avec votre fils ? »

C'est quand même le minimum. Je joins mes mains l'une dans l'autre et je me tiens droite comme on me l'a appris. Je suis peut-être la troisième fille du laird mais on m'a appris la bien-séance et comment se comporter en société. Après, c'est de mon initiative alors c'est à moi d'être vigilent et prudente dans mes propos. J'avais demandé à mon père de se tenir tranquille mais je ne sais pas s'il va s'y tenir. C'est peut-être un peu ce que je crains. Cependant, je suis prête à agir en conséquence s'il y a débordement. Je ne tiens pas à avoir cette soirée gâchée par des idées débiles de mon géniteur. Car finalement, il n'est rien d'autre que ça. Posant mes yeux sur les époux Farqharson, je reste souriant et je patiente un peu avant d'aller prendre des nouvelles de mes autres invités se trouvant à l'intérieur du château.
Codage par Libella sur Graphiorum

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Dim 16 Juil - 13:41

Twentieth Anniversary
Mini - évent

Aussitôt arrivée, Moira croisa les membres du clan Fraser dont Sybil, la Reine de la soirée. Elle en profita pour saluer tout ce beau monde et offrir son cadeau à l'organisatrice de la fête.
« - Merci  de votre présent et de votre présence, Lady MacKintosh. J'espère que celle-ci vous conviendra ! »

Moira sourit en réponse à Sybil, contente que le présent - les épingles à cheveux - plaisent à la demoiselle. Certaines étaient en or, d'autres en argent et décorées par des petits brillants formant des fleurs, des étoiles et des petites fées de toutes les couleurs.
Elle ne savait pourquoi mais Moira avait la sensation qu'elles iraient à la perfection à la jeune femme, même si elles ne se connaissaient que fort peu.

Ceci fait, ayant devinée la présence Janet Fraser-Abercomby, elle demanda si elle pouvait parler à cette dernière. Elle devina sans peine la surprise de la jeune Lady: elles ne se connaissaient que fort peu et avaient que rarement conservées...Jamais en privé! Pourtant Moira sentit le besoin de lui parler.
« Oh, bien sûr. » Répondit la jeune femme enn mettant son bras dans son dos pour lui signaler précisément où elle était.
Les deux jeunes femmes s'éloignèrent donc de l'attroupement, prévoyant de les rejoindre un peu plus tard.

Une fois suffisamment loin et certaine que personne ne les entendraient, Moira s'arrêta et dit, poliment: Je m'excuse de vous avoir arrachée à votre famille, Lady Abercomby...Mais j'avais une question à vous formuler. Elle prit une pause de quelques minutes avant de demander: Comment cela se passe au sein du clan depuis...Depuis... Un sanglot failli apparaître dans sa voix et elle porta une de ses mains à sa bouche tout en déglutissant: Excusez-moi, Caoihme et moi étions très proches...J'ai encore du mal à réaliser ce qui s'est passé.
Moira tachait de se souvenir de tout les bons moments qu'elles avaient passées ensemble. Leur rencontre, leurs différentes discussions. Leur voyage ensemble à Londres... Comme Agnès, Caoihme a été une des premières à la considérer, et dès la première fois, comme autre chose comme une femme aveugle. Comme si cette cécité était la seule chose qui pouvait la définir. Pour ça, elle en ressentait une profonde reconnaissance pour Caoihme ainsi que du respect.
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Dim 16 Juil - 14:25

C’était la mi-octobre de l’An 1742. Fiona Farquharson était maintenant presque totalement remis de sa maladie. L’ergotisme l’avait touchée dès la mi-juillet et la matriarche du clan Farquharson avait dû rester alité jusqu’à la mi-septembre. Après de fortes crises de folie, les fièvres avaient été moins fortes. La lionne des Highlands avait tout de même mis plusieurs mois à complètement se remettre. Et malgré sa guérison récente, Fiona avait tenue à faire le déplacement jusqu’aux terres Fraser. Quelques jours avant la date fatidique, Fiona avait organisé une grande réunion de famille. Evidemment, il y avait eu ses deux fils ainsi que la jeune mère, Claire en compagnie de son tout jeune garçon. Mais la personne qui comptait le plus pour la matriarche était sa fille Moira. Parce que lors de cette réunion, Fiona annonçait son départ pour les terres Fraser et également sa décision d’emmener sa fille, Moira. John, Francis et Claire sauraient donc dû être les seuls Farqhurason sur leurs terres et elle ne voulait aucun problème. Quant au bâtard de son époux, elle se moquait bien de savoir s’il était convié ou non. Mais c’était sans compter sur le caractère de sa belle-fille qui insista pour venir avec son fils Liam. Fiona tenta de la convaincre que c’était une erreur. Liam était encore bien jeune, jeune trop jeune et sa santé fragile n’était que peu compatible pour un voyage hors des terres Farquharson. Mais à son plus grand dam, John finit par décider de venir avec eux. La lionne des Highlands exprima toute sa colère en se murant dans un mutisme qui n’annonçait rien de bon. Le silence était parfois pire que les cris. La rage mûrissait et couvait dans son être.

Et ce fut une Fiona rageuse et la mine renfrognée qui monta sur son cheval. Elle vivante, elle ne monterait pas à bord de ce carrosse en compagnie d’une femme capricieuse comme l’avait été sa belle-fille. Elle ne décrocha pas un mot de tout le voyage. Elle chevauchait à côté des hommes comme la lady qu’elle avait toujours été. Un voile sombre passa devant ses yeux. Son fils aîné, son aîné, celui en qui elle avait tant d’espoirs venait de la décevoir au plus haut point. Jamais il n’aurait dû céder face à Claire, jamais et maintenant, en silence, la Farquharson priait le seigneur de protéger son petit-fils. Vêtue de rouge et portant une croix discrète sur la poitrine, Fiona Farquharson mit pied à terre en arrivant devant la demeure des Fraser. Et alors qu’elle laissait son fils et sa belle-fille faire comme bon leur semble, elle se dirigea bientôt vers la jeune Sybill Fraser. Vingt ans, sa fille Moira fêterait bientôt les siens, elle aussi. Elle se tenait d’ailleurs aux côtés de sa mère.  « Joyeux anniversaire, lady Sybill. » fit Fiona en souriant pour la première fois depuis son départ des terres Farquharson. « Tenez, ceci est pour vous. » ajouta-t-elle en lui tenant une petite boite en bois sculpté. A l’intérieure une magnifique broche ouvragée d’un chardon tout écossais. Puis elle laissa son fils et Claire échanger quelques mots avec sybill Fraser.

Fiona, elle, se rapprocha du Laird Fraser. « Laird Simon Fraser, voilà une belle fête d’anniversaire en perspective. » commença d’abord lady Fiona Farquharson. Elle posa son regard tout autour de l’homme et reconnu un invité bien singulier. Sa bouche s’étira en une légère grimace en reconnaissant un anglais. Elle aurait pu dire quelques mots bien sentis sur e copinage qui semblait croître entre le Laird du clan Fraser et les anglais. Après tout, les Fraser avaient rejoint la couronne anglaise là où les Farquharson l’avait combattu. Mais en ce jour de fête, ce n’était certes pas le moment. « Un anglais dans vos invités ? Cela annoncerait-il une grande nouvelle ? Je doute que sa présence soit totalement anodine. » fit, observatrice la lionne des Highlands.
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Mer 19 Juil - 20:20


  Sujet commun

  Twentieh Anniversary

 

  Fraser détourna rapidement le regard de sa benjamine. Il ne lui avait adressé la parole que pour feindre une politesse qu'il se devait de respecter : qu'aurait dit le comte d'Ellesmere s'il avait vu son futur beau-père ignorer la fille qu'il comptait donner en épousailles ? Mais Simon n'attendait aucune réponse et se précipita d'effacer de sa vue le visage de Sybil une nouvelle fois. Aucun intérêt. Il entendit à peine les quelques mots qu'elle lui rétorqua : juste un bruit dans le vent, il crut vaguement entendre le mot « pacifisme », mais le balaya bien vite de son esprit alors que le renard concentrait toute son attention sur sa cadette, Janet, dont le regard s'était illuminé. Il pouvait parfaitement voir les rouages de son petit cerveau se mouvoir. Il l'avait piquée, et elle réfléchissait au meilleur moyen de lui rendre la pareille. Janet s'était révéler plus rusée et spirituelle qu'il ne l'avait imaginé, et bien qu'il avait tenu à lui montrer qu'elle n'était à présent qu'une étrangère en ces lieux, il appréciait les joutes verbales qui se profilaient à l'horizon dans le futur... « Père. » Le laird serra la mâchoire pour retenir un sourire amusé. La nouvelle lady Abercromby semblait aimer le jeu des contraires. Très bien. « Vous savez que j’ai toujours aimé les promenades à cheval, ce ne sont pas quelques heures de routes qui vont m’effrayer. Et puis, je gravirais des montagnes pour venir voir ma petite sœur. » Simon haussa un sourcil et lâcha un soupir dédaigneux, montrant par là-même le fait qu'il trouvait cette dernière phrase passablement ridicule. Soit. Il se garda bien de répondre, il préférait se réserver pour la suite de la soirée.

Un rictus de fierté se dessina sur le visage du vieux renard alors que Georgina se frayait une place de choix parmi leur petit groupe improvisé au dehors. Elle rayonnait, comme toujours, une aura de dignité et de grandeur émanant de son port de tête altier et de ses gestes sûrs mais précis. Pourquoi fallait-il que ses incapables de fils héritent du titre et des terres, quand une femme aussi imposante et intelligente existait et comprenait réellement comment il fallait diriger ce clan ? Quel gâchis. Simon se contenta de sourire au compliment que son aînée lui fit, l'admirant distiller des petites gouttes de poison dans des paroles pourtant banales et d'apparence anodine. Il était si fière d'elle... Et il ne voulait pas se l'avouer, mais il était également fier de Janet, sa répartie et son flegme étaient parfaitement maîtrisés. Il l'écouta débité son discours sur l'absence de son si « cher » époux, mais sans réellement prendre attention aux détails. Il la voyait surtout garder son calme et sa dignité pour expliquer une situation délicate et qui ne duperait personne. Mais ils furent tout d'un coup interrompu par le raclement d'une gorge et l'apparition d'une jolie blonde accompagnée de son guide : Moira MacKintosh était aveugle. Elle voulut s'entretenir avec Janet, pour une raison des plus mystérieuses et cela sembla étonner la lady elle-même. Elle murmura d'une voix douce quelques mots visiblement à l'intention du maître des lieux : « Excusez-moi mais j'aimerais m'entretenir seule à seule avec Lady Abercomby. Puis-je vous l'emprunter? » Janet n'attendit pas son autorisation pour accepter et la suivre, mais le vieux grincheux qu'il était ne put s'empêcher de marmonner : « Je vous l'offre même si vous voulez... »

Simon profita de ce petit interlude pour s'écarter légèrement du groupe, se demandant s'il devait rentrer tout de suite dans la salle de réception ou bien attendre de pouvoir échanger quelques mots discrets avec Algernon Ransom. Et alors qu'il balayait des yeux les invités amassés dans la grande salle, il vit Kenneth MacKenzie et son regard se rembrunit. Sybil était décidément une bien sombre idiote. Inviter des MacKenzie, mais quel affront ! Simon sentit son sang bouillir dans ses veines et ses poings se contractèrent subitement à en faire blanchir les jointures... Mais la silhouette familière d'une femme remarquable se découpant dans l'embrasure de la porte le ramena à des sentiments plus mesurés et plus amènes. Fiona Farquharson l'avait repéré et le laird décida de la rejoindre à l'entrée de la salle, un sourire complice flottant sur ses lèvres.

« Laird Simon Fraser, voilà une belle fête d’anniversaire en perspective. » La matronne contemplait la foule à l'intérieur de Beaufort Castle avec un œil aussi vif que celui du plus fin des faucons, repérant sans doute déjà quelques visages inamicaux. « Lady Fiona Farquharson, quel plaisir de vous voir ici ! Tout le mérite en revient à Sybil, j'en ai bien peur, je n'ai fait que lui donner carte blanche... ». Pour le moment, songea t-il. Son plaisir était réel, une femme de cette carrure avec un caractère aussi bien trempé était un véritable joyau pour l'Ecosse. Ils n'étaient certes pas toujours d'accord, mais ils étaient toujours parvenus à trouver des terrains d'entente. Et une chose était sûre, ils étaient fait du même bois.

« Un anglais dans vos invités ? Cela annoncerait-il une grande nouvelle ? Je doute que sa présence soit totalement anodine. » Oui, vraiment du même bois, pensa Simon, qui ne put contenir un petit ricanement accompagné d'un rictus des plus énigmatiques. Ses yeux de glace pétillaient de malice alors que Fiona semblait avoir percé le secret de son manège. « Pourquoi faut-il que vous soyez si clairvoyante ma chère amie ?... Du vin ? » Arrêtant une servante passant avec un plateau de verres, il en attrapa deux et tendit une coupe à son interlocutrice, un sourire facétieux accroché à sa bouche. Cela l'amusait grandement de voir que la lionne s'intriguait. Cela voulait dire qu'il avait réussi son coup et que l'annonce, quand elle tomberait, serait aussi fracassante qu'un verre s'éclatant au sol. Il l'observa, longuement, plantant son regard froid et perçant dans celui de la lady, son demi sourire sibyllin toujours épinglé sur son visage. Oh il allait répondre, mais il faisait monter le suspense. « Et pourquoi pas un anglais dans mes invités ? Quoi de plus naturel, d'autant qu'il s'agit du général de Fort William... Puisqu'ils sont partout, autant essayer d'en tirer de quelconques avantages... » Le laird du clan Fraser porta sa coupe de vin à ses lèvres et se délecta quelques instants du breuvage capiteux. « Sa présence n'est évidemment pas anodine, ma chère lady Fiona... Mais vous n'en apprendrez la raison que tout à l'heure, comme les autres... » Un éclat d'espièglerie teintée de malice passa dans son regard d'acier, et Simon se pencha à l'oreille de Fiona avant de susurrer : « Il n'y aura pas de passe-droit... Même pour vous ma lady Farquharson. Il me faut conserver la surprise intacte. »



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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Jeu 27 Juil - 15:13

Don't grow up, it's a trap.


« Je vous l'offre même si vous voulez... », avait osé dire Simon Fraser lorsque Moira MacKintosh avait demandé à emprunter Janet pour lui adresser quelques mots en privé.

« I am not yours to give anymore, Athair.* », avait répondu Janet, souriante, sur le ton de la plaisanterie avant de se détourner. Elle ne cherchait pas à couvrir son père de honte, c’est pourquoi elle répondit avec le sourire, comme si cela n’était rien de plus que de l’humour. Mais elle comptait bien sur lui pour comprendre ce que cela signifiait. Il l’avait vendue tel du bétail à Donald du clan Fraser. Mais elle n’était plus à vendre, ni vendue. Elle avait pris son destin en main, ne lui en déplaise.

« Je m'excuse de vous avoir arrachée à votre famille, Lady Abercomby...Mais j'avais une question à vous formuler. Comment cela se passe au sein du clan depuis...Depuis... Excusez-moi, Caoihme et moi étions très proches...J'ai encore du mal à réaliser ce qui s'est passé. »
, lui avait demandé Moira MacKintosh, au bord des larmes.

« Rassurez-vous, je comprends. »
, répondit Janet. En réalité, elle comprenait à moitié. Janet avait elle aussi été très affectée par la mort de Caoihme mais elle tachait de garder ses émotions pour un cercle plus restreint et privé. Elle avait toujours du se montrer forte en public, et depuis qu’elle était la lady d’un clan, elle mettait toute sa maitrise d’elle-même à l’ouvrage pour paraitre forte en toute circonstances. Elle n’en tenait pas rigueur à Moira, voyant que ce n’était pas controlé. Mais elle ne savait pas vraiment comment répondre à cela. « Et bien…Caoihme laisse un profond vide au sein de notre demeure et dans le cœur de son frère tout particulièrement, c’est indéniable. Elle était très appréciée des gens de nos terres, elle était une très bonne guérisseuse… Sa mort est une perte très difficile à surmonter pour tout le monde, mais surtout pour le Laird. En tout cas, elle ne sera pas oubliée. Elle était dans le cœur de beaucoup de gens. », expliqua-t-elle, tentant de terminer sur des paroles rassurantes. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle pouvait dire d’autre. Elle comprenait en effet que Moira MacKintosh, amie de Caoihme, aie été affectée par l’annonce de ce tragique décès. Cependant, la rassurer en disant que tout allait bien serait mentir. Elle ne savait pas ce que la jeune femme espérait entendre mais il était difficile d’en dire plus. La perte d’un autre proche est toujours une épreuve. Elle sentit, cependant, qu'il fallait qu'elle rajoute quelque chose. « Je savais que vous étiez proches, Caoihme m’avait parlé de vous. Elle vous aimait beaucoup. Vous avez été une précieuse amie pour elle, j’en suis certaine. », ajouta-t-elle en posant une main sur l’épaule de Moira, afin de la consoler. La mort n’est jamais une chose aisée à appréhender.
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* Je ne suis plus à vous pour que vous puissiez me vendre, Père. J'ai choisi d'écrire ma phrase en anglais dans mon texte non pas pour indiquer un changement de langue dans la conversation, puisqu'ils discutent déjà en anglais théoriquement, mais parce que la traduction française de ce que je voulais exprimer est beaucoup moins claire et significative que la version anglaise. Voilà voilà. :)

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Jeu 27 Juil - 22:46

Une fois les salutations faites, Lady Farquharson et le renard conversèrent. La discussion arriva bien vite au sujet de l’Anglais qui visiblement était invité pour l’anniversaire de la jeune Sybil. Un anglais, décidément le renard réservait bien des surprises. « Le mérite vous reviens aussi. Accepter une telle fête avec des gens que vous n’appréciez guère n’est point chose aisé. La venue des MacKenzie ne vous enchante pointe, je me trompe, Laird Fraser. » fit d’un air observateur la matriarche du clan Farquharson. Et puis finalement, ce n’était pas si observateur que cela. Chacun savait ici que les Fraser et les Mackenzie n’étaient pas en parfaite amour.

Fiona soutint le regard du renard. Ce pouvait-il qu’elle ait descellée un secret, un manège. Quoi qu’il en fût, le renard se mit à ricaner. Elle, trop clairvoyante, elle avait toujours su être une femme observatrice. Parce qu’on l’avait élevée pour qu’elle le soit. Une femme observatrice sait manipuler le monde qui l’entoure. Elle sait connaître les signes avant-coureurs de crises et de larmes et elle sait les limiter à la sphère privée. « C’est une qualité que j’ai eu coutume à cultiver mon cher Simon Fraser. » commença la belle brune. Puis il lui proposa du vin qu’elle accepta en souriant. « Espérez-vous que mon esprit s’embrume ? » railla la matriarche du clan. Puis enfin il répondit et cette fois Fiona Farquharson perdit son sourire si lumineux. Oui les anglais étaient partout et cela, elle le supportait que difficilement. « Ce n’est point parce qu’ils sont partout qu’il faut en plus les invités dans nos fêtes mon cher. Bientôt ils voudront que nous fêtions les anniversaires comme ils ont coutume de le faire. » Fiona fi tune pause et puis reprit d’un ton sec. « Nous somme en Écosse ici, my Laird ! »

Mais si sa réaction témoignait de son cœur profondément jacobite, elle ne pouvait nier que dans le fond, le Laird Fraser avait raison. Il faudrait bien que l’Ecosse fasse avec les anglais. Fiona but une gorgée. Et finalement, sa curiosité fut presque satisfaite par la réponse du Laird du clan Fraser. En plus de cela, elle avait vu juste. Rien n’était anodin lorsqu’il s’agissait d’Anglais. On ne pouvait les invités uniquement par pure sympathie. Ou alors c’était que les hôtes étaient eux-mêmes anglais. Mais ici, nous étions en Écosse et les anglais faisant des fêtes anglaises n’étaient point nombreux. Mais il n’en dit pas plus. Il voulait garder la surprise intacte. Alors Fiona Farquharson sourit. « Vous piquez ma curiosité plus que de raison, mon cher Laird Fraser. Mais je dois vous avouez que ma présence n’est point non plus tout à fait anodine. Vous vous en doutez sûrement. Je ne quitte les terres Farquharson que lorsque cela est nécessaire. Sinon j’aurai poliment décliné l’invitation très charmante de votre fille. » fit taquine la lionne des Highlands. Parce que oui, elle n’était pas venue sans aucunes arrière-pensées. Fiona ne laissait rien au hasard. Jamais, elle calculait tout, même ses déplacements. Et cette fois encore, une idée avait germé dans son esprit et celle-ci concernait évidement les Fraser sans quoi elle ne serait jamais venue ici. Elle aurait presque préféré laisser sa chère belle-fille y aller seule avec son fils et John. Mais ce n’était pas le cas. Elle était là et bien là et un fin sourire s’afficha à nouveau sur le visage de la Lionne des Highlands. Cette fois, c’était elle qui voulait susciter le questionnement dans l’esprit du vieux renard. Les rôles allaient peut-être bientôt s’inverser. Et cette simple idée procurait une délicieuse sensation dans le corps de la matriarche du clan Farquaharson.
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Jeu 3 Aoû - 0:34

Je me tenais toujours debout auprès des époux du clan Farquharson avec qui j'avais entamé une conversation. Ce n'était que quelques mots mais c'était toujours ça à prendre. Les félicitant de nouveau, je m'excuse auprès d'eux afin d'aller saluer mes autres invités. Alors que je venais de les saluer, j'entends une voix que je n'avais pas souvent l'occasion d'entendre. Je sais que mon père et elle se connaissent mais cela s'arrête là. Lui faisant face, je lui souris tandis qu'elle me tend un cadeau d'anniversaire. Autant dire que je ne m'attendais pas à tout ça. Le but de cette fête était de rassembler du monde autour d'une période de paix. J'avais prévenu mon père que je ne tolérerais pas un seul faux pas de sa part. Je me fiche bien de ce qu'il peut bien penser car je ne lui ai pas demandé mon avis sur les personnes que je voulais inviter. Je suis une pacifiste dans l'âme et je sais que ces guerres stupides mènera vers la chutes des clans en faveur de l'Angleterre. A croire que les Écossais sont pires que les Anglais... Mais je sais que c'est grâce à cette guerre que les satanés Tuniques Rouges sont parvenus jusqu'à nos contrées... Par ailleurs, il y en a au moins un et je sais que je ne l'ai pas invité... Ce qui veut dire que mon père a quelque chose derrière la tête et je pense savoir. Par tous les dieux... Il semblerait que ma dernière lettre à mon ami semble se réaliser... J'aurais du me douter et je ne préfères pas avoir de conclusions hâtives. Cependant, je vais prévenir Janet que je ne l'ai pas invité... Ouvrant la magnifique bois magnifiquement sculpté et j'observe la broche.  Il est vraiment magnifique. Refermant la boite, je l'a range dans la bourse qui se trouve à mon poignet avant de lever les yeux vers la nouvelle grand-mère et la belle-sœur de Claire. Leur faisant une petite révérence, je ne tiens pas à être impolie vis à vis de ces deux Lady.

« - Je vous remercie pour ce présent, Lady Farquharson et je vous souhaite la bienvenue au sein de la demeure du clan Fraser de Lovat. Profitez bien de la soirée ! »

Me redressant, j'affiche un sourire à l'encontre des deux femmes en face de moi avant qu'elles ne partent ailleurs.  Je la regarde s'éloigner et je remarque bien que la plus âgée des deux est rejointe par mon père. Détournant le regard, je soupire un moment et je ferme les yeux afin de reprendre le contrôle. Rien que de penser à cette idée me met en colère mais je ne dois pas montrer que cela m'affecte... Je connais suffisamment mon père pour savoir qu'il faut s'attendre à tout... Il n'est pas surnommé le Renard pour rien mais je ne suis pas dupe. Secouant ma tête un moment, je finis par me déplacer de nouveau dans la foule afin de saluer mes invités. Pour la plupart, ils sont invités par mes soins et tout particulièrement mon ami Kenneth. Quoi qu'en dise mon père, je suis proche de lui et j'espère bien que la soirée va bien se passer avec lui. Car mon père ne le supporte pas et je ne cherche pas la guerre. Loin de là. Je veux que tout se passe bien pour une fois. Je ne veux pas de ces disputes gamines pour une histoire de territoire qui ne nous appartient de toute façon plus depuis que les Anglais sont arrivés... Je suis une écossaise dans l'âme et ma loyauté va au Roi James Stuart même si je ne peux pas agir directement. Pour le moment, je me tiens au courant... Regardant autour de moi, je finis par rejoindre ma sœur et je me permets de lui souffler une phrase. Je suis certaine qu'elle va vite comprendre ce qu'il en est.

« - Je n'ai pas invité le Comte à la réception... Père prépare quelque chose qui ne va pas me plaire... »

Je pose ma main sur son bras et je l'a regarde un moment avant d'hocher la tête. Je lui montre un sourire et je dépose un bisou sur la joue en souriant malgré tout. Je savais que je n'allais pas aimer le moment où il allait prendre la parole. Pour le moment, je devais penser à autre chose. Maintenant que j'ai dis à Janet la réalité, je finis par me séparer d'elle. D'un pas décidé, je marche en direction de mon ami Kenneth. J’espérais du plus profond de mon cœur qu'il allait venir. Il était adossé une fenêtre et un doux sourire apparaît sur mon visage alors que je m'approche de lui. Il semble ailleurs alors je pose une main sur son épaule. Je me montre devant lui avec mon sourire habituelle à peu de chose près.

« - Bonsoir Kenneth ! »

Je penche la tête avant de retirer ma main sur l'épaule. Bien sûr avec mon expressivité naturel, je le serre dans mes bras puisqu'il est une personne cher à mon cœur. Peut-être la seule vraie personne en dehors de Janet, Alexander et Simon pour qui j'ai une profonde amitié et affection. Cela fait plusieurs semaine que je ne l'avais pas vu mais je brûlais d'envie de discuter seul avec lui, loin de toutes ses oreilles indiscrètes. Je ferme un moment les yeux tout en reprenant la parole.

« - Merci du fond du cœur d'être venu malgré les différends avec le Laird. Cela me fait réellement plaisir de vous voir ici ce soir ! »

Puis je le lâche et je reste en face de lui alors qu'il allait probablement faire comme tout le monde, à savoir m'offrir mon cadeau d'anniversaire. Mais je n'ai pas organisé tout ça pour les cadeaux. Je ne manque de rien vu que je suis la dernière fille d'un clan riche et ancestral. Je n'ai jamais rien eu besoin puisque mon père s'est assuré de ça...A moins que cela soit Georgina ? Allez savoir... Et je ne préfère pas penser. C'est une mauvaise idée car je risquerais de me fâcher. Déjà que j'ai peur du plan de mon père vu qu'il y a des invités non désirés dans le lot... Et rien que d'y penser, cela me fait frisonner. Mais je me concentre sur Kenneth qui a toute mon attention. Il est le Laird d'un clan ennemi et alors ? Je n'ai pas honte de cette amitié profonde qui me lie à lui.

« - Votre épouse ne s'est pas jointe à vous pour l'occasion ? »

Il est vrai que je ne l'ai pas encore vu. Mais peut-être qu'elle se repose de l'ergotisme qui l'a frappé ? Allez savoir mais je suis réellement ravie qu'elle se rétablisse. Il est vrai qu'on a beaucoup de différences mais j'apprécie nos échanges car c'est un moyen de débattre librement entre épouse. Et puis, elle sait que je suis toujours prête à lui accorder une oreille attentive lorsqu'elle en a besoin. Par ailleurs, je me retourne et j'attrape un verre en remerciant le domestique qui se promène dans la salle de réception avec le plateau afin de contenter tout le monde. Les tables étaient déjà prêtes et il n'était pas encore l'heure de diner même si le début était prometteur. Puis je me souviens que j'avais oublier les mondanités importantes même pour mon ami qui a fait l'effort de venir malgré la guerre ouverte entre nos deux clans. Mais elle ne vient pas de moi... Forte heureusement.

« - Vous avez fait bon voyage ? Comment vous portez-vous ? »

Je préfère discuter avec lui simplement sans me soucier de rien. De toute façon,  je ne compte pas laisser mon père faire ce qu'il veut pendant la soirée que j'ai organisé. C'est hors de question. S'il n'avait pas confiance, il n'avait pas à me donner carte blanche mais je sais que si je l'avais laissé faire, je me serais ennuyé en raison des invités qui auraient été différents de tous ceux présent. Un peu à l'image de ce que je voulais pour l’écosse... Une écosse libre et tolérante... A peu de chose près bien entendu. Verre en main, je bois une petite gorgée en gardant le sourire.

« - Comment se porte Mary ? »

Il n'y a pas de mal à demander. Surtout qu'on s'est connu par son intermédiaire. Je le sais aussi heureux dans son mariage et c'est quelque chose que je respecte. Profondément. Mais je sais par Mary qu'il est difficile par moment pour elle de savoir ce qu'il recherche. Comme je connais Kenneth depuis de nombreuses années, je tente de l'aider afin que tout se passe pour le mieux dans son mariage. Le comble de tout ça, c'est que je ne le suis pas... Mais cela ne saurait tarder...
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Dim 13 Aoû - 22:38



Tous & Algernon
   Happy Birthday little girl

L
'ambiance était très bon enfant ma futur épouse semblait mettre un point d'honneur à vouloir mettre de côté toutes les querelles enfin presque toute car nous n'avons pas besoin d'être devin pour se rendre compte que à l'intérieur même de la famille tout semble aller de travers. Le ton qu'ils emploient pour se parler est cordial mais empeste l'hypocrisie et les joute verbales son incessantes. J'adore cela et me dire que je pour m'amuser avec Janet Abercomby plus souvent me remplis de joie, après tout je deviendrais bientôt son beau frère. voilà qui sera amusant. Georgina quant à elle c'est la même que son père, je ne me risquerait guère de l'ennuyer d'une quelconque façon enfin tant qu'elle ne vient pas sur mon terrain bien entendu. Pour le reste des gens présent dans notre petit groupe c'est à dire la jeune femme blonde arrivée en dernier qui ne semble guère voir, je ne la connais pas. J'esquissais un sourire à la réponse du vieux renard quand la jeune aveugle demanda si elle pouvait "emprunter" Lady Abercromby. Cet homme est décidément très intéressant, antipathique au possible mais intéressant.

Finalement, notre petit groupe se sépara et je proposai à la lady du clan Fraser de la raccompagner à l'intérieur, son père s'étant éloigné Janet étant partie avec la demoiselle blonde et Sybil étant allé saluer ces invités.

« J'espère Madame que vous m'accorderez une danse » Dis-je à Georgina en lui baisant la main une fois arrivé dans la salle de réception. Simple formule de politesse. Je me fichais bien qu'elle le veuille ou non, j'aurais bien autre occasion de la faire tournoyer.

Finalement je décidais de rejoindre le Seigneur de ces lieux après avoir pris un verre de vin et avoir analyser les invités présent. Je ne les connaissais de loin pas tous. Simon était accomapgné d'une dame d'un âge certain, je ne l'avais jamais rencontrée mais je devine qu'il doit s'agir d'une femme importante dans les Highlands. Je m'incline devant elle avec un sourire de plus charmeurs pour la saluer.

« Milady, veuillez excuser mon impétuosité mais il me faut m'entretenir avec le laird si vous me le permettez »

J'avais bien entendu attendu un moment opportun pour me présenter à eux. Il se trouve que je ne savais point quand le vieux renard souhaitait faire la grande annonce et afin de pouvoir être prêt je souhaitait être mis dans la confidence. Mais sincèrement j'espérais qu'il n'attendrait point le dessert, cette soirée en deviendrait ennuyeuse.

« Milaird, je sais que vous souhaitez garder le secret mais puis-je simplement vous demander quand cela sera fait ? »

Demandais-je discrètement alors que nous nous étions quelques peu éloigné

WILDBIRD

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Mar 15 Aoû - 18:36


  Sujet Commun

  Twentieth Anniversary

 

  « Le mérite vous reviens aussi. Accepter une telle fête avec des gens que vous n’appréciez guère n’est point chose aisé. La venue des MacKenzie ne vous enchante point, je me trompe, Laird Fraser. » Le renard afficha un sourire forcé, contractant fortement sa mâchoire, serrant soudain sa coupe de toutes ses forces et laissant passer toute sa haine dans son regard glacial. Un coup d’œil aurait pu suffire à laminer tous les MacKenzie présents ce soir. « Ce n'est un secret pour personne, ma lady,  ce clan composé de hyènes n'a guère su s'attirer ma sympathie depuis ma jeunesse. » Son ton était tranchant, son maintien, raide comme un piquet et une aura terrifiante se dégageait de lui. Mais en une fraction de seconde, il se détendit, reprenant ses manières faussement affables et ostentatoirement mielleuses. Il avait un plan, et un rôle à tenir, et tout ceci méritait ses monumentaux efforts de voir réunis sous son toit toute la lie de la société écossaise. « Ma très chère lady Fiona, n'attribuez pas au mérite ce qui revient de droit à la manœuvre rusée. N'oubliez pas que renard rime avec roublard, et vous savez aussi bien que moi que ce surnom ne m'a pas été donné par hasard ». Longtemps, il resta fixé dans le regard intelligent de lady Farquharson, transmettant dans ses prunelles polaires tous les mots qui lui était impossible de prononcer en public. Elle comprendrait, il le savait. Elle comprendrait qu'il n'avait fait cela que par pur intérêt personnel, elle le perçait bien trop à jour, et il ne souhaitait pas se cacher d'elle.

« Espérez-vous que mon esprit s’embrume ? » Railla la lady alors qu'il lui tendait une coupe de vin. Cette réflexion le fit sourire et il ajouta galamment quelques mots : « Je sais qu'il s'agit là d'une chose impossible à accomplir, en bonne écossaise que vous êtes, ce n'est pas l'alcool qui vous fera perdre la raison. » Ils passaient tous deux un bon moment, mêlé de joutes verbales et de bien-séance guidée par le respect mutuel. Mais s'il y avait bien un sujet sur lequel ils n'étaient pas d'accord, c'était celui des anglais... Enfin, pas d'accord, la réponse était bien plus complexe que cela. Simon aimait passionnément son écosse et il était profondément jacobite... mais ce qu'il aimait par dessus tout était sa sécurité et celle de son clan. Et si pour cela il fallait passer quelques pactes démoniaques, il n'en avait cure. Le principal était d'avoir toutes les cartes en main pour pouvoir jouer la bonne passe au moment opportun. « Je ne puis qu'être en accord avec vous ma lady Farquharson au sujet de la présence étrangère... Cependant, je pense qu'il faut connaître intimement son ennemi pour pouvoir espérer le battre un jour... » Ses yeux d'un bleu clair pétillaient de malice alors qu'il prononçait ces paroles. Ce qu'il disait, il le pensait, mais il pensait également qu'il fallait jouer de mille et un subterfuges pour ne pas froisser certains écossais d'importance. Lady Fiona en faisait partie et il savait que cette phrase sibylline la satisferait. Mais au fond, qui savait où serait l'ennemi le jour J ? Peut-être ne serait-il pas celui qu'on croit, et Simon avait déjà montré qu'il était prêt à trahir l'écosse pour son bien personnel.

Mais la discussion avait tourné, la lionne des Highlands ayant découvert que le vieux laird Fraser de Lovat tramait quelque chose. Et il avait voulu la titiller plus que de raison, la faisant d'autant plus languir pour connaître la solution du mystère. Mais voilà que la noble matriarche tentait d'inverser les rôles, balayant d'un revers de main l'énigme dévorante que le Renard pensait avoir posée. La belle femme brune insinuait à son tour qu'elle n'était pas là pour la célébration d'un anniversaire totalement insignifiant pour elle, mais bien pour une tout autre raison, qu'il devinait évidemment bien plus importante... Un demi sourire étira ses lèvres fines, dévoilant une dentition parfaite, rappelant celle d'un carnassier. Luisant d'une nouvelle étincelle diabolique, le regard de Simon se planta dans celui de son accompagnatrice, tentant de la sonder. « Il est vrai que j'ai été agréablement étonné de vous voir ici après ce que vous avez récemment traversé, mais sans doute étais-je entièrement dévoué à mon propre projet secret pour ne pas avoir saisi le réel sens de votre présence. » Il marqua une pause, la contemplant intensément. Que voulait-elle ? Voilà une chose qu'il n'avait pas du anticiper et en lui se mêlait la honte de ne pas avoir prêté attention à ce détail et le profond respect qu'il ressentait pour cette femme de la même trempe que lui. « Serez-vous plus clémente que moi en me dévoilant le vrai motif de votre venue ? Je dois humblement m'avouer à mon tour piqué dans ma curiosité, et s'il y a bien une chose qui me dévore plus sûrement qu'un feu, c'est l'envie de tout savoir. » Il souriait, sachant qu'il avait affaire avec une femme d'exception qui pourrait tout aussi bien décider de le laisser languir, pour le prendre à son propre jeu.

Mais soudain, une ombre élégante au maintien parfait rejoignit les deux compères, les interrompant poliment avec le plus de déférence possible. « Milady, veuillez excuser mon impétuosité mais il me faut m'entretenir avec le laird si vous me le permettez » « Ma lady Farquharson, je vous présente le comte d'Ellesmeere, le général Algernon Ransom. Il semble que le sujet soit d'importance, je reviens vers vous le plus rapidement possible... et peut-être connaîtrez-vous mon secret bientôt... » Il leva sa coupe vers elle avant de se détourner et de suivre Algernon à l'écart. « Milaird, je sais que vous souhaitez garder le secret mais puis-je simplement vous demander quand cela sera fait ? » Simon laissa s'échapper un ricanement qui frôlait la moquerie. « Vous semblez bien impatient mon cher, cultiver le secret ne vous plaît guère ? Moi cela m'amuse fortement. » Il porta son verre à ses lèvres, dégustant quelques secondes le vin fort qui lui piquait les papilles. « Il se trouve que j'avais prévu de rassembler tout le monde d'ici quelques minutes, je n'ai pas de raison de faire durer plus avant le mystère... » A dire vrai, le vieux renard souhaitait surtout jouer les trouble-fêtes, et le faire au dessert n'aurait aucun sens. Mieux valait frapper alors que les festivités battaient leur plein, avant même que chacun ait pu réellement profiter de ses victuailles. Ils auraient ensuite de quoi cancaner toute la soirée. De le critiquer. De le craindre en comprenant qu'il étendait sa toile d'araignée sur tout le territoire... et autour de toutes les loyautés. Il s'assurait une certaine immunité, peu important le résultat des complots et autres guerres intestines qui se livraient en Ecosse et jusqu'en Angleterre. Terminant d'une longue gorgée son verre, il claqua des doigts pour appeler une servante, posant sans ménagement sa coupe sur le plateau qu'elle portait. « Allons faire parler toute la société écossaise, venez ! »

Ni une, ni deux, le laird fendit la foule agglutinée en direction d'une petite estrade sur laquelle reposait le fauteuil dans lequel il s'asseyait pour recevoir les membres de son clan et leurs doléances. Il y grimpa d'un saut de biche qui contrastait avec son âge avancé. C'est qu'il était encore agile, le vieux bougre ! Il fit monter à côté de lui Algernon, et s'empara d'une canne qui reposait à côté du fauteuil. Il frappa le sol de plusieurs coups tonitruants, cherchant à attirer l'attention et à faire régner le silence. « Un peu de silence s'il vous plaît, mes chers convives ! » Il continua de frapper quelques coups jusqu'à obtenir ce qu'il voulait. De son regard astucieux et machiavélique, il embrassa la salle bondée de monde. Ici buvaient joyeusement à ses frais certains de ses ennemis de toujours, des jacobites fanatiques qui lui en voulaient plus que de raison et des abrutis sans nom dont il ne se souciait même pas de retenir les rangs et les clans. Pour une personne qu'il appréciait, il y en avait le quadruple qu'il ne pouvait pas voir en peinture. Cette pauvre Sybil... Il était chaque fois un peu plus affligé par son manque de jugeote. Mais un sourire retors naquit sur ses lèvres. Il allait déguster le moment où il verrait tous ces imbéciles se choquer du mariage qu'il avait négocier. Que diraient ces fanatiques jacobites qui se permettaient de le juger quand ils verraient la gentille et pacifique Sybil devenir comtesse d'Ellesmeere, un des plus beaux partis de la couronne anglaise ? Il s'en frottait déjà les mains.

« S'il vous plaît, le repas va bientôt commencer, et j'espère que vous apprécierez ce que nous vous avons concocté. Mais avant de lancer le dîner, j'aimerais remercier le général Ransom, 10e comte d'Ellesmeere d'avoir accepté mon invitation ce soir. Les temps sont difficiles, mais je crois qu'il est important de montrer que les highlanders ne sont pas des sauvages, et j'espère, mon cher comte, que cette soirée vous le prouve. Accueillons le général comme il se doit. » Simon applaudit quelques instants, attendant que tout un chacun en fasse de même. Ils furent timides, mais personne n'osa contrarier le maître des lieux. « Nous sommes tous réunis ici pour célébrer cette occasion particulière qu'est le vingtième anniversaire de ma chère fille, aussi, je souhaite qu'elle me rejoigne pour vous dire quelques mots à tous. N'est-elle pas, après tout, la reine de cette fête ? Sybil, viens très chère... Ne fais pas attendre tes invités... » Simon la cherchait du regard, s'apprêtant déjà à savourer la mine horriblement sceptique et méfiante que sa benjamine allait lui offrir...

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Mer 16 Aoû - 0:16

Don't grow up, it's a trap.

Alors que Janet tentait comme elle le pouvait de consoler Moira MacKintosh, abattue par la mort de Caoihme, Sybil revint vers elle et pose une main sur son bras. Elle lui souffle une phrase à l’oreille. Janet écarquille les yeux en entendant ce que sa sœur lui déclare.
« - Je n'ai pas invité le Comte à la réception... Père prépare quelque chose qui ne va pas me plaire… »
« Quoi ? C’est Père qui l’a invité ? »

Sybil se contenta d’embrasser sa sœur sur sa joue et de retourner à ses invités. Elle a apprit à se montrer forte. Mais Janet aurait préféré qu’elle n’ait pas à utiliser ce talent trop vite. Sa sœur était encore bien trop jeune…
Coincée auprès de Moira alors que Sybil s’éloignait, Janet regarda autour d’elle. Simon avait enfin décidé de se joindre à la foule, malgré son aversion pour ce genre de chose. Janet se dressa sur son chemin alors qu’il passait. Elle n’oublia pas de le saluer comme il se devait, mais leur étreinte fut plus brève qu’elle l’aurait été si Janet n’avait pas été si préoccupée. Elle ne prit pas le temps de demander à Simon comment il allait, ayant impérativement besoin de comprendre ce que son père trafiquait.

« Simon, tu sais ce que prépare Père ? »
« Quoi ? », répondit son jeune frère, surpris par l’inquiétude visible de sa sœur. « Non, je ne sais pas. Que se passe-t-il ? »
« Pourquoi Lord Ramson est-il invité ? »
« Lord Ramson ? Il vient souvent ici, Janet. Enfin surtout ces derniers temps, il a beaucoup discuté avec Père… », expliqua Simon.
Janet craignait malheureusement d’avoir compris. Donald Fraser venait souvent discuter avec Père, lui aussi, peu avant qu’elle apprenne qu’il l’avait vendue tel du bétail à cet homme.

« Lady MacKintosh, je suis sincèrement désolée mais je dois impérativement retrouver mon père. Je vous laisse en compagnie de mon frère, Simon. », expliqua Janet. Elle ne pouvait laisser Moira seule, mais Simon, malgré sa timidité, pourrait la raccompagner jusqu’à son frère Alistair. Et puis, il devait bien apprendre à se montrer sociable. Il allait être Laird un jour.

Janet se précipita vers Algernon Ramson. Il se trouvait comme par hasard en compagnie de son père, Simon Fraser. Bientôt, ils se frayèrent un passage dans la foule et Janet eut à jouer des coudes pour parvenir à les suivre.
« Un peu de silence s'il vous plaît, mes chers convives ! »
Simon Fraser était monté en compagnie d’Algernon sur l’estrade où Janet s’était plutôt attendue à voir Sybil prendre place à l’occasion de son anniversaire. Elle ne pouvait plus les rejoindre. Janet agrippa le bras de Georgina au premier rang devant l’estrade.
« Que se passe-t-il ? », interrogea-t-elle. Mais bien sûr, elle n’obtiendrait aucune réponse de sa sœur ainée. Son regard en disait pourtant suffisamment. Et Janet était certaine d’avoir compris. Elle n’attendit même pas la réponse et poursuivit son chemin.

« S'il vous plaît, le repas va bientôt commencer, et j'espère que vous apprécierez ce que nous vous avons concocté. Mais avant de lancer le dîner, j'aimerais remercier le général Ransom, 10e comte d'Ellesmeere d'avoir accepté mon invitation ce soir. Les temps sont difficiles, mais je crois qu'il est important de montrer que les highlanders ne sont pas des sauvages, et j'espère, mon cher comte, que cette soirée vous le prouve. Accueillons le général comme il se doit. » avait dit son père.

Alors que tous se sentaient obligés d’applaudir l’anglais, Janet, qui avait lâché Georgina, s’approchait des escaliers à gauche de l’estrade. Elle devait faire quelque chose pour empêcher son père de rendre officielle une erreur comme celle là. Sur son chemin, elle croisa une servante apportant un nouveau plateau de coupe de vin. Janet en saisit deux avant que cette chance ne lui échappe.

Sybil montait sur l’estrade pour rejoindre son père quand Janet, qui avançant à sa suite, lui murmura une instruction.

« Parle. Fais-moi gagner du temps avec Père. », lui avait-elle glissé. Son inquiétude pour sa sœur était cachée derrière un sourire destiné à tromper la foule. Elle gravit les marches à la suite de sa sœur pour rejoindre Algernon et son père, en retrait par rapport à Sybil qui devait s’exprimer, et leur offrir une coupe de vin, le sourire aux lèvres. Bien sûr, son père savait qu’elle avait compris. Elle n’était aucunement attendue à gravir ces escaliers. Oui, elle avait compris. Et dès qu’elle fut de dos à la foule, ce qui était très impoli mais elle penserait à ses manières plus tard, tendant les coupes aux deux hommes, son sourire disparut. Elle avait envie de lui jeter la coupe à la figure, de lui hurler dessus pour avoir manigancé une telle chose mais elle n’était guère en position de force. Elle doutait de pouvoir le faire changer d’avis, et elle lui exprimerait son ressenti à propos de cette décision plus tard, mais pour l’heure, tout ce qu’elle espérait pouvoir faire, c’était éviter à sa sœur de voir son anniversaire être gâché et tourner en humiliation publique.

« Père, Lord Ramson. Je vous en prie, changez vos plans. J’ai moi-même une annonce à faire, je peux donc rattraper les choses immédiatement. Ne faites pas cela maintenant. C’est son anniversaire. Laissez la profiter. », dit Janet. Elle n’appréciait guère de se mettre en position de faiblesse devant son père, alors qu’elle était devenue une lady et qu’elle n’avait plus à le faire. Cependant, il s’agissait de sa sœur. Elle savait cependant, au fond d’elle, qu’il était impossible de faire changer d’avis Simon Fraser quand il avait pris une décision. Georgina pouvait peut-être le faire mais c’était un privilège dont elle seule disposait. Malgré l’odeur de l’échec qui se faisait déjà sentir, Janet n’aurait pas pu rester les bras croisés. C’était sa petite sœur. Elle devait au moins essayer de la préserver d’une telle douche froide. Janet soutint le regard d’Algernon Ramson plutôt que celui de son père. Ramson avait toujours essayé de la séduire, par amusement. Et pour la première fois, elle était en position de faiblesse devant lui, lui demandant quelque chose.

Elle finit par se retourner, souriante, alors que Sybil s'exprimait, pour que cela ne paraisse pas trop suspect. Elle s’éloigna du centre d’attention de l’estrade, descendant même la première marche. Préférant ne même pas adresser un regard à son père, elle soutint cependant celui de l’anglais, insistante.

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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Mer 16 Aoû - 21:01



Tous & Algernon
   Happy Birthday little girl

J
ouer à ce petit jeu ne me déplaisait pas il pouvais encore durer mais je souhaitais en être informé. Mais cela ne ressemblait point à Fraser. Cet homme est assez cruel avec ces enfants, sauf la redoutable Georgina. Il serait trop facile d'annoncer nos fiançailles en fin de soirée après Sybil n'aurait point à faire bonne figure, car je suis prêt à parié qu'elle ne sera pas ravie d'apprendre notre mariage prochain, c'est plutôt dommage d'ailleurs nous allons plutôt bien ensemble. Même si je la trouve trop lisse et trop sage à mon goût j'espère qu'elle ressemblera plus à ses deux soeur avec le temps, j'aime les joute verbales et les jeux de pouvoir. Une femme docile est bien vite inintéressante, même si elle est ravissante.

« C'est un honneur de faire votre connaissant Milady »
Dis-je à l'adresse de Lady Farquharson avant de lui baiser délicatement la main. D'après ce que je savais, c'était une sacrée femme, une sorte de Simon Fraser au féminin si j'ose faire une telle comparaison.

Finalement et après avoir salué la lionne des highlands, Simon et moi nous tinrent à l'écart afin que je puisse lui exposé ma question, cela le fis sourire, cela m'aurait étonné autrement. « Vous savez bien que si, mais vous me connaissez j'aime savoir comment les choses se déroulement. » Lui répondis-je simplement avant de boire une gorgée de vin. Sa réponse ne pu que me satisfaire, au moin je pourrait mangé l'esprit apaisé, lorsque je mange en étant tendu je digère mal et pas conséquent dors très mal et lorsque je dors mal, il semble que je ne sois pas facile à vivre c'est en tout cas ce que m'a dit mon valet un jour, "vous êtes exécrable Monsieur, la nuit n'a-t-elle point été bonne" sale nègre qu'il est et pourtant je lui autorise à me parler de la sorte. Il faut dire que nos conversation sont distrayantes au moins.

Je suivis finalement le laird sur l'estrade, rien de plus normal après tout j'étais son invité personnel. Je restais en retrait les bras dans le dos, celui-ci bien droit. Les applaudissements de salut furent très timide, mais c'était impressionnant comme Simon Fraser imposait son autorité sur ces gens même les MacKenzie. Le Laird applaudissait aussi. Puis le Laird fit monter ma chère future épouse, c'est alors que les choses se mirent à bouger. En effet je vis lady Abercromby se déplacer allant voir son ainée qui secoua la tête négativement puis elle monta sur l'estrade presque en courant, venant en face de nous, tournant le dos à l'assistance. Personnellement je ne voulais pas spécialement être mêlé à toutes ces histoires et je pense qu'être bien vu par Simon Fraser était davantage important.

« Ma chère je crains qu'il ne soit trop tard pour cela »

Dis-je simplement. Je souhaitais que cela soit expédié et que nous puissions festoyer. J'était bien entendu désolé de ne point plaire à Janet qui était une femme des plus charmante mais dans le fond je ne décidais rien. Simon avait tout orchestré depuis des semaines et je ne pense pas qu'il sera enclin à changer ses plans.



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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Ven 18 Aoû - 19:19

Twentieth Anniversary
Mini - évent

La tristesse était encore là... Evidemment...Comment pouvait-on se remettre aussi facilement de la mort d'une amie? En arrivant à la fête d'anniversaire de Sybil Fraser, elle avait tenu à parler à la grande sœur de cette dernière: Janet Abercomby.

Elles n'étaient pas proches. D'ailleurs, il n'était pas faux de considérer que sans Caoihme et Fergus, Moira et Janet ne se seraient même pas adressées un regard. Pas dans les mêmes circonstances en tout cas.
Même si cela devait encore meurtrir son coeur, Moira tenait à savoir ce qu'il se passait dans le clan Abercomby et si Ferguson supportait la mort de sa sœur. Elle était sa seule famille... Le destin avait été cruel envers lui. Entre ses parents et sa fratrie en plus de ses rêves, le Laird Abercomby avait du revoir toute sa vie. D'ailleurs, elle ne fut pas surprise d'apprendre qu'il n'était pas présent. Elle aussi avait quelqu'un qui partageait son sang, qui avait les mêmes parents...Si jamais elle perdait Alistair, elle n'aurait jamais réellement su s'en remettre et n'aurait jamais eu le cœur à la fête...Ni aux voyages. D'ailleurs, lui aussi avait été frappé par l'ergotisme. Heureusement, robuste et endurant de nature, il s'en était remis.


Après avoir demandé à Janet de la suivre pour lui parler en privé - elle n'entendit même pas la remarque de cette dernière son paternel - et, une fois éloignées, elle lui parla. Moira ne pu terminer sa phrase, le chagrin était trop grand. Eoghan, sentant son chagrin, gémissa et se mit à lui lécher le menton en guise d'apaisement. Souriant un peu, elle le caressant tandis que Janet la rassurant en lui disant qu'elle comprenait sa réaction. « Et bien…Caoihme laisse un profond vide au sein de notre demeure et dans le cœur de son frère tout particulièrement, c’est indéniable. Elle était très appréciée des gens de nos terres, elle était une très bonne guérisseuse… Sa mort est une perte très difficile à surmonter pour tout le monde, mais surtout pour le Laird. En tout cas, elle ne sera pas oubliée. Elle était dans le cœur de beaucoup de gens. » Sans attendre, Moira rajouta: Elle avait grand cœur et une âme noble. Plus que certaine personne. A notre première rencontre, elle avait fait taire les harpies qui parlaient dans mon dos quand elles ont su que j'étais aveugle.
D'autres m'auraient laissée être leur proie. Caoihme a fait ce que beaucoup n'aurait pas fait...Dans un sens, je suis heureuse qu'elle s'en soit allée après avoir aidé quelqu'un.

Dit-elle. Avant de partir, Caoihme lui avait envoyé une dernière lettre que sa mère lui avait lu. Dans cette dernière, elle lui annonçait qu'elle partait quelques temps de chez elle pour se rendre dans les Highlands du nord sur les terres Farquharson pour aider Lady Farquharson à accoucher. Puis, quelques temps plus tard, on annonça au monde que Caoihme Abercomby était décédée sur les terres Farquharson. Lors d'un de nos moments ensemble, elle m'avait annoncé qu'elle voulait trouver un remède contre ma cécité. Elle voulait que je vois le monde comme elle voyait, voir comme il était magnifique. Je savais que cela n'était pas possible...Mais qu'elle prenne tellement à cœur mon état m'avait fait plaisir. « Je savais que vous étiez proches, Caoihme m’avait parlé de vous. Elle vous aimait beaucoup. Vous avez été une précieuse amie pour elle, j’en suis certaine. »
Elle sursauta quand elle senti une main sur son épaule mais sourit: je suis ravie que nos sentiments étaient partagés. Dites à Fergus qu'il a mon soutient ainsi que celui du clan MacKintosh.

Sybil arriva près des deux jeunes femmes. « Quoi ? C’est Père qui l’a invité ? » Moira plissa ses paupières. Que se passe t'il? Elle formula sa question à haute voix: Il y a un problème?
Elle entendit Janet parler avec un de ses frères d'une voix grave et soucieuse avant que cette dernière revienne vers elle.« Lady MacKintosh, je suis sincèrement désolée mais je dois impérativement retrouver mon père. Je vous laisse en compagnie de mon frère, Simon. » Janet les laissa seuls. Laissant Moira au bon soin de Simon Jr tandis que de loin, elle entendu Simon Fraser faire une annonce: « S'il vous plaît, le repas va bientôt commencer, et j'espère que vous apprécierez ce que nous vous avons concocté. Mais avant de lancer le dîner, j'aimerais remercier le général Ransom, 10e comte d'Ellesmeere d'avoir accepté mon invitation ce soir. Les temps sont difficiles, mais je crois qu'il est important de montrer que les highlanders ne sont pas des sauvages, et j'espère, mon cher comte, que cette soirée vous le prouve. Accueillons le général comme il se doit... Nous sommes tous réunis ici pour célébrer cette occasion particulière qu'est le vingtième anniversaire de ma chère fille, aussi, je souhaite qu'elle me rejoigne pour vous dire quelques mots à tous. N'est-elle pas, après tout, la reine de cette fête ? Sybil, viens très chère... Ne fais pas attendre tes invités... » Une annonce? Totalement dans le brouillard, elle fut reconduite auprès de son frère. Mais que se passait-il que diable?!
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MessageSujet: Re: Twentieth Anniversary [Mini-évent]   Lun 21 Aoû - 20:21

Lady Farquharson le savait. Les MacKenzie n’étaient pas ceux que le Lord Fraser aurait voulu voir. Et elle comprenait un peu il y avait de ces clans que l’on ne souhaitait jamais croiser. Pour Fiona Farquharson, c’était les Campbell. Jamais elle ne pardonnerait au Lord Campbell d’avoir trahi aussi violement l’Écosse. Evidemment, le clan Fraser était aussi un allié du clan Campbell, mais Fiona ne saurait l’expliquer, elle passait outre les actions passées du vieux renard. Peut-être parce qu’il avait toujours eu le respect et le bon sens de ne point affiché, du moins devant elle, autant ces liens avec l’Angleterre. Et puis Fiona le soupçonnait aussi de ne soutenir l’Angleterre uniquement dans le but de préserver son clan, chose qu’elle comprenait évidemment.

Fiona rigola lorsqu’il rappela sa comparaison avec le renard. Et lorsqu’il planta son regard dans le sien, Fiona su. Tout ceci n’était qu’une pure mise en scène pour un acte bien lus grand, bien plus important. Une scène restait à jouer et elle serait grandiose à n’en point douter. Alors elle ne chercha plus davantage. En revanche elle sourit alors qu’il lui faisait remarquer que comme toutes femmes écossaise, l’alcool n’était pas près de lui faire tourner la tête. « Vous avez raison, mon cher. Mais je ne suis guère dans mon état normal. J’ai bien peur que ma récente maladie n’ai affaibli pour quelques mois mon métabolisme de fer. » fit cependant remarquer Lady Farquharson d’un ton parfaitement sérieux. Et il resta ainsi lorsque l’anglais arriva sur le tapis. Elle fronça les sourcils et fixa Lord Simon Fraser. « Si nous ne les avions pas laisser s’installer ici, nous n’aurions pas à nous battre pour les bouter hors de notre belle Écosse. » répliqua sèchement la Lionne des Highlands. Décidément, ils ne s’entendront jamais à ce sujet. Mais elle commençait à comprendre là où voulait en venir le Laird.

Mais comme pour changer de sujet, Lady Fiona Farquharson livra des bribes des intentions qui l’avaient poussé à venir ici. Et elle avait fait mouche. Simon fraser semblait avoir été piquer dans sa curiosité. Mais la conversation tourna court lorsque ce maudit anglais s’approcha d’eux. Il la salua d’un baise main que Lady Fiona eut du mal à supporter. Elle aurait bien voulu la retirer sèchement mais elle s’était retenue pour faire bonne figure. Simon le présenta comme étant le comte d'Ellesmeere, le général Algernon Ransom. Fiona eut un frisson. Un général, un rictus se figea sur son visage et puis elle réussit enfin à esquisser un maigre sourire. « Monsieur le Comte, faites, faites je vous en prie. » fit la Highlander. Et alors qu’ils s’éloignaient tous les deux, Fiona rappela auprès d’elle sa fille. « Moira, regarde bien le fils du laird Simon Fraser. Regardez-le bien, mon enfant. Ceci est important. » fit la mère qui amenait doucement mais sûrement son unique fille sur le chemin qu’elle lui traçait.  « Mère, il est plus jeune que moi. » fit remarquer la jeune Moira. Fiona sourit comme elle n’avait jamais souri à aucun de ses fils. « Cela importe peu. Et puis vous aurez l’avantage d’être plus âgé, plus mûre. » ajouta la mère confiante.

Puis son attention fut enfin attirée par la demande du Laird Simon Fraser qui se mettait maintenant en avant avec le comte.  Fiona planta son regard sur le Laird Fraser lorsque ce dernier se mit à applaudir la venue de l’Anglais. Et au bout d’un moment, Fiona se résolu à claquer ses mains les unes contre les autres. Il invita ensuite sa fille à les rejoindre. Ce fut à ce moment que Janet Abercromby en profita pour se faufiler auprès de son père. Fiona ne loupa rien trop impatiente qu’elle était de connaître le fin mot de l’histoire. Parce qu’après cela, elle pourra amener sa propre proposition au Laird Fraser. « Mon cher Laird Fraser, Monsieur le comte, Lady Sybil Fraser ne faites plus attendre ainsi vos invités. Je crains que ces derniers ne soient guère patients et il me semble que vous avez une annonce importante à faire. » fit la Lionne des Highlands en souriant. Elle rapprocha un peu plus Moira comme pour la lier à sa volonté.
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