AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 26/01/2017
♛ Messages : 184
♛ Crédits : Homme d'arme. Fils illégitime de Laird.
♛ Personnages principaux : A maid as red as autumn with sunset in her hair.






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Mar 15 Aoû - 0:21

Death is at the end of the journey

A
près la surprise, voir le choc, Magnus Farquharson accueillit la gifle de sa belle-mère avec le sourire. Un sourire qui cachait une profonde vexation, en réalité, mais le batard de la famille Farquharson avait appris qu’il valait mieux sourire à toute les humiliations. Leur montrer que cela te touche, c’est les encourager à continuer.
« Imbécile ! », l’avait insulté Fiona Farquharson. « Prendre la place de frère de laird ne t’autorisait pas à courir la gueuse. »

Se prenait-elle pour sa mère ? Un rôle qu’elle avait toujours refusé d’endosser pour elle ? De plus, il n’avait pris la place de personne. Il était né frère de laird et c’était son père lui-même qui l’avait invité à vivre à Invercauld. Il n’avait jamais rien demandé à personne.

« Mais je ne me serais pas retrouvé dans les bras de cette femme, en Angleterre, si je n’avais pas estimé que ma place de frère de laird m’imposait de me faire capturer à la place de notre futur Laird afin de préserver sa sécurité, n’est ce pas ? Infâme batard que je suis. », répondit Magnus. C'était la vérité. Il avait fait pour John ce que John n'aurait jamais fait pour lui et Fiona le savait très bien. Il s’esquissa une révérence hypocrite et s’éloigna de sa belle-mère, n’ayant aucune envie de rester plus longtemps à ses côtés.

Il entendit Simon Fraser applaudir le geste de « fermeté » de Fiona mais préféra ne pas y répondre. Simon Fraser était un homme éminemment important dans les Highlands et possédait une répartie redoutable. Il était aussi le genre d’homme qui ne se préoccupait pas des opinions que ceux qui lui étaient inférieurs en rangs avec de lui. Celui que l’on appelait le vieux renard eut cependant le bon sens de soutenir que Magnus n’avait visiblement rien à voir dans cette histoire de crime.

Ce qu’il entendit ensuite le surprit davantage. Claire Farquharson prenant sa défense face à Fiona Farquharson ? John et Claire semblaient se mettre la matriarche à dos un peu plus chaque jour. Si Magnus ne pu s’empêcher de sourire mentalement à l’humiliation que subissait ainsi Fiona à son tour, il aurait préféré que le clan Farquharson, qu’il s’agisse de lui ou de Fiona, ne soit pas sali par la honte de la sorte. La famille Farquharson ne l’avait jamais vraiment accepté lorsqu’il était adolescent, pourtant, Magnus ressentait tout de même un étrange sentiment d’appartenance à Invercauld, au fond de lui. Sans compter Francis, dont il se rapprochait de jour en jour. Oh et Francis serait furieux d’apprendre que Claire avait osé contredire Fiona en public…

« Laissez-moi passer. », ordonna Magnus aux gardes qui se trouvaient devant la porte, qu’il avait finalement atteint et qui venaient de lui bloquer le passage. Après avoir été humilié par Laoghaire et le manque de confiance qu’elle lui témoignait en public, puis par la gifle de Fiona, le dernier fils Farquharson s’était décidé à sortir. Cette comédie orchestrée par un irlandais sorti de nulle part avait assez duré. Le batard n’avait même pas regardé si Laoghaire était restée là où elle était ou si elle l’avait suivi. Il se sentait trahi par le manque de retenue dont elle avait fait preuve en public. Il se souvint de sa triste visite chez les Abercromby, lorsqu’il avait du annoncer la mort de Caoihme à Ferguson, le laird du clan. Janet, son épouse, n’avait pas fait le moindre commentaire allant à contre-sens par rapport à son époux. Pourquoi diable ne pouvait-il pas avoir droit au même respect ? Après tout, il avait tout donné à Laoghaire et lui avait toujours été fidèle sans qu’aucun serment ne les lie.

Les gardes refusaient de le laisser sortir, en raison des ordres du maître de maison, qui avait accordé sa confiance à cet étranger pour la résolution de cette affaire sordide. Magnus s’impatienta.

« Je vous demande de me laisser passer. Tout de suite. Si vous croyez que parce que vous êtes deux, vous parviendrez à me retenir, je peux vous assurer que vous vous méprenez. », dit-il.

C’est alors que l’irlandais annonça qu’il avait découvert qui était l’assassin. Magnus écarquilla les yeux en entendant le nom de la prétendue coupable. Georgina Fraser ? La fille de celui qui un peu plus tôt, avait applaudi la honte qui lui avait été infligée par Fiona ? Et bien… La roue tournait rapidement, aujourd’hui.


_________________
    xxx xxx
    MAGNUS, from the latin « great » | the lucky bastard
    When I came back from England, I had a strange though walking through Invercauld's doors. « Anyway», I though « It is still good to be home». Was it ? Surprised by my own thinkings, I've asked myself. « Is Invercauld my home ? I've never felt at home in Invercauld, have I ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 10/03/2017
♛ Messages : 196
♛ Crédits : Lady Farquharson
♛ Personnages principaux :
« Fide et Fortitudine »





MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Mar 15 Aoû - 1:09

Lady Farquharson fixa le bâtard de son époux alors que celui-ci rappelait qu'il s'était retrouvé en Angleterre uniquement parce qu'il s'était fait capturer pour protéger John. Cet événement, Lady Fiona s'en rappelait très bien.

Simon Fraser avait salué l’acte de la Lionne. Alors que sa propre belle-fille réagissait avec une attitude qui déplut fortement à la Highlander. « Taisez-vous donc Claire ! » siffla-t-elle entre ses dents. « Ce n’est pas son statut que lui reproche notre inspecteur irlandais mais bien la dispute qu’il a eu avec la victime. » lâcha-t-elle furieuse. Sa main ne rencontra pas la joue de sa belle-fille mais e n’était pas l’envie qui la démangeait. Mais Fiona s’était retenue et avait alors posé son regard sur l’inspecteur attendant la suite. Et elle ne fut pas déçue. Beaucoup de surprises l’attendaient.

Mais lorsque le nom de la coupable tomba, la Lionne des Highlands fixa froidement Simon Fraser puis l’Anglais et enfin la coupable elle-même, Georgina Fraser. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Elle ne pensait pas la jeune femme capable d’un tel geste. Mais personne ne savait encore le mobile de son acte. Et elle était bien décidée à le connaître un jour ou l’autre. Et lorsque les hommes se saisir de la Lady Fraser, elle ne put qu’acquiescer aux dires de l’Anglais. Oui, il s’agissait d’une noble dame, on ne pouvait pas la traiter comme une vulgaire paysanne. Mais ce qui interpela le plus Fiona Farquharson fut l’attitude de la sœur cadette de Georgina Fraser. Elle s’approcha alors discrètement d’elle laissant derrière elle sa belle-fille. Quelques mises au point seraient nécessaires à leur retour au château du clan Farquharson, tant pour Magnus que pour Claire qui semblait remettre en cause ses actions. Et cela, la vieille Lionne avait du mal à le laisser passer. Autant Claire était l’épouse du laird actuel, autant Fiona en était la mère et elle comptait bien garder sa place de matriarche encore longtemps que cela plaise ou non. Et en tant que matriarche elle avait parfaitement son mot à dire au sujet du comportement du fils bâtard de son époux que ce dernier avait fini par lui imposer.

Arrivée à la hauteur de Sybil Fraser, Lady Fiona Farquharson posa une min douce et délicate sur son épaule. « Ne vous inquiétez pas trop, ma chère. Votre sœur peut compter sur beaucoup de monde. » Beaucoup de monde, y compris la lionne qui, si elle n’avait encore eu l’occasion de réellement converser avec le vieux renard, comptait bien amener un jour ou l’autre sur la table des discussion son projet d’avenir pour les deux clans. Alors elle s’empressa de rejoindre Simon Fraser père et lui souffla à l’oreille. « Laird Fraser, soyez assuré que le clan Farquharson vous soutiendra et vous aidera autant que faire se peut. » Oui Fiona était bien décidée à aider le vieux renard dans n’importe laquelle de ses entreprises. Elle savait pertinemment que Simon fraser père avait mis beaucoup d’espoir en sa fille aînée et la voir maintenant emmenée en prison était la dernière chose à laquelle aurait aimé assister.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Jeu 17 Aoû - 11:25


  Cluedo

  Samhuinn's Ghosts are alive

 

  « Nous savons tout deux que ce pauvre fou soutient la cause Stuart Papa. Elle vendait des informations... » Elle avait été entraînée à ne laisser rien paraître et le laird devait avouer qu'elle avait toujours excellé dans cet art de la dissimulation... Son regard rivé sur le banquet, Georgina continuait de sourire, soufflant ses aveux comme elle aurait expirer un soupir. A son tour, le renard dut rassembler tout son contrôle pour ne pas trahir son ébahissement. Si des soupçons avait commencé à pointer dans son esprit, il avait espéré au fond de lui qu'il se trompait et que sa fille adorée s'empresserait de lui donner une toute autre explication. Mais la révélation lui fit l'effet d'une douche froide. Son regard glacial se fit pierre et son visage se figea en un masque indéchiffrable. Lorsqu'elle leva le regard vers lui, il se contenta de la dévisager. Elle essayait de donner le change, camouflant sa panique naissante sous un rire factice et un trait d'esprit artificiel. « Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas là d'ailleurs, il est tout de même notre hôte mais le jour ou Ranald saura recevoir il neigera au mois d'août. » « Contiens-toi, ce n'est pas le moment de rire... », cracha le vieux laird tout en examinant la salle de sa mine hermétique. Ce n'était pas le moment d'attirer les regards vers eux. « Laisse moi réfléchir... Tout n'est pas perdu, je ne pense pas que quelqu'un d'autre t'ait vue, et des femmes brunes ici, il y en a à foison. Il suffit de détourner les soupçons vers quelqu'un d'autre. » C'est alors que Simon se rappela de sa rencontre de la soirée, avec cette belle femme brune, de toute évidence inconnue. Oui, c'était un bon plan qui ne ferait de mal à personne... et tout le monde serait plus enclin à accuser une étrangère. Mais alors que le Fraser cherchait dans la foule cette femme mystérieuse, il vit cet insupportable irlandais se rapprocher dangereusement d'eux. « Tiens ta langue et laisse moi faire », lui murmura t-il.

« Est-ce vrai, Madame que vous avez assassiné cette pauvre femme parce qu’elle en disait trop à votre goût ? » L'inspecteur fixait Georgie d'un regard accusateur, et enchaîna avant même d'attendre la moindre réponse : « Au nom de la couronne je vous arrête pour le meurtre de la pauvre Mary Jenkins, Servante en cette demeure auprès de Lord MacDonald. » Le sang de Simon ne fit qu'un tour et une rage contenue s'empara de tout son être, lui donnant un air tout à fait redoutable. Pourtant, il comptait garder sa dignité et un calme apparent, refusant d'apporter de l'eau au moulin de cet étranger en lui offrant une réaction trop violente qui serait plus suspecte qu'autre chose. « Monsieur, le comte -mon futur gendre- a raison. Maîtrisez-vous et rappelez-vous vos bonnes manières. Vous n'avez pas le droit de porter de pareilles accusations sans aucune autre forme de procès à une lady de la haute société écossaise. Je me demande qui de nous est vraiment sauvage présentement... » Ses yeux d'acier transperçaient l'irlandais, la menace flottant dans ses iris claires. Algernon intervint à ce moment, allant dans le sens du laird et tâchant de modérer les ardeurs de ses hommes. « Un peu de descence messieurs, il ne s'agit point là d'une simple paysanne c'est une lady. Je suis sûr que My Lady acceptera de venir avec nous sans y être forcée ! »

Simon jeta un coup d'oeil à Georgina. Elle était digne quoique nerveuse. Tout allait très vite dans sa tête et tous les plans se bousculaient dans son esprit aiguisé. Quand elle le regarda, il hocha brièvement la tête, lui donnant son accord. « Ma fille n'a aucune raison de refuser de vous suivre, ce n'est pas une criminelle. Je ne sais pas d'où vous sortez qu'elle a tué cette pauvre fille qui ne manquera à personne, mais je suis sûre que j'obtiendrai votre pardon quand la vérité éclatera... » Simon planta de nouveau son regard tranchant dans celui de l'infâme inspecteur. « Quand vous aurez fini de perdre votre temps, peut-être vous demanderez-vous à qui profite réellement le crime, et quelle personne cette Jenkins servait. Mais, rappelez-moi... était-elle au service de Ranald MacDonald et de sa famille, ne vivait-elle pas dans cette demeure... ou bien était-elle au service de ma fille qu'elle n'a dû croiser qu'une ou deux fois lors de rares visites ici sans jamais y prêter attention ? » Que Georgina ait trempé dans ce meurtre lui importait peu, ce qu'il fallait maintenant était de faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre. Et il savait que sa fille n'aurait jamais agi de cette façon si elle n'avait pas été entraînée dans cette histoire. Tout était la faute de ce Ranald et il était vital à présent que tout un chacun se rende compte que si elle avait fait la moindre chose, c'était pour lui, uniquement pour lui. Pourquoi diable avait-il cédé aux demandes capricieuses de son aînée ? Se marier par amour ! La belle affaire ! L'amour est un faiblesse, et Georgie en faisait les frais aujourd'hui. Il se maudissait pour sa mollesse, lui aussi avait laissé parler son cœur, dans le seul but de rendre sa fille heureuse.

Alors que tous les yeux étaient rivés sur Georgina et les hommes qui l'encerclaient, lady Farquharson s'approcha discrètement de Simon. « Laird Fraser, soyez assuré que le clan Farquharson vous soutiendra et vous aidera autant que faire se peut. » Le renard baissa le regard, partageant un instant empli de reconnaissance avec cette femme d'exception. Entre écossais, il était nécessaire de se soutenir. Il posa une main sur le bras de la lionne des Highlands : « Je n'en doute pas une seule seconde et je vous remercie profondément. » Il reporta son regard sur la scène d'horreur qui se déroulait sous ses yeux et souffla entre ses dents, pour que seule lady Fiona l'entende : « Il faut retrouver cet imbécile de Ranald, à tout prix. » Puis il lança, plus fort, à l'attention de tout le monde : « Je demande à accompagner ma fille, je ne vous laisserai pas tourmenter une jeune femme sans défense. »

AVENGEDINCHAINS
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Lun 21 Aoû - 17:47



EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »
Le crime ne visite pas les chaumières ; on y trouve sur une table étroite des mets innocents. Dans l'or on boit le poison.
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
Plus jeune, elle ne se serait jamais permise de répondre à Fiona Farquharson. Parce que, en tant que future belle-fille, elle était - en quelque sorte - au service de cette dernière... Surtout que, même avant de s'appeler Claire Farquharson, elle faisait déjà partie du clan même si elle n'en portait pas le nom. Elle devait donc respect et obéissance envers sa Lady... Mais, maintenant, c'était différent. Elle était devenue la Lady du clan.

De plus, maintenant, certaines situations lui étaient devenues insupportables. Sa maladie avait, semble t'elle, ouvert d'autres perspectives, d'autres points de vue. Toujours est-il qu'elle commençait à devenir cette soirée longue...Ce n'était pas ce qu'elle avait prévue et tout ce qu'elle voulait, à présent, était rentrée à Invercauld, ramener son fils dans son couffin brodé et se lover dans les bras de son mari. John lui manquait affreusement... Ce fait pouvait prêter à sourire car si ils se sont mariés, au départ, ce n'était pas par amour mais pour préserver le sang de leur illustre famille. Mais le temps faisant son oeuvre, ils avaient fini par s'aimer.

Pour retourner au présent, Fiona avait - bien sur - pris extrêmement mal sa remarque au sujet de la bâtardise de son beau-frère, Magnus. « Taisez-vous donc Claire ! » siffla-t-elle entre ses dents. « Ce n’est pas son statut que lui reproche notre inspecteur irlandais mais bien la dispute qu’il a eu avec la victime. » Elle ne dit rien mais n'en pensa pas moins. Claire y croyait qu'à moitié. Bien sur, la dispute pouvait être un mobile...Mais vu le nombre de fois qu'elle-même avait mis en colère Magnus - comme le fait qu'elle avait pu mangé à la grande table alors que lui mangeait avec les serviteurs, jadis - elle serait déjà morte! Le côté cartésien de sa belle-mère l'énervait au plus au point mais Claire garda son sang-froid. Son fils dormait et elle ne voulait pas le réveiller. Du coin de l'oeil, elle observa Magnus qui demandait aux gardes de le laisser passer. Il voulait partir et elle fut tentée de le suivre quand l'Irlandais accusa Georgiana Fraser, l'aînée des enfants du Laird Simon Fraser.

Elle soupira d'énervement. Du calme, Claire! Du calme. Reprenant peu à peu ses esprits, elle rejoignit Laoghaire et lui dit: Mademoiselle, voulez-vous profiter de mon carrosse pour rentrer à Invercauld? puis elle s'adressa à Fiona. J'espère que vous me pardonnerez de prendre congé en cet instant mais ce château n'est plus un lieu pour un enfant et j'aimerais ramener notre futur Laird, Liam, chez nous. Leur clan était peut-être allié au clan Fraser mais, en ce moment, c'était la mère en elle qui parlait. Puis finalement, elle dit à Magnus: Nous accompagneriez-vous?

code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas
Invité






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Lun 21 Aoû - 21:33



Tous & Laoghaire
   Samhuinn's ghosts are alive

L
a soirée ne se déroulait pas vraiment comme je l'aurais souhaité déjà parce que en plus de Fiona, Claie Farquharson nous accompagnais, bien que j'ai pu avoir beaucoup de sympathie pour Fiona, Magnus m'a toujours dit de me méfié de Claire si bien que avec les semaines elle m'était paru finalement comme très antipathique. Elle était responsable de la mort d'une jeune fille, venue pour l'aider, après tout alors qu'elle n'avait rien eu du tout. C'est très injuste. Ensuite, bien que la soirée avait vraiment bien débuté elle se dégrada puisqu'une morte fut découverte. Et là sincèrement le fait que Claire soit-là était devenu le cadet de mes soucis car en effet Magnus, mon Magnus, l'homme que j'aimais fût accusé d'avoir fricotté puis tué cette fille, cela, évidemment me mis dans tous mes états, sachant que j'avais un peu bu déjà, je n'ai pas hésité à l'accusé publiquement, chose que je n'aurais guère du faire et je m'en suis rendue compte en voyant sa réaction, mais il était trop tard les mots étaient sortis. Sur le moment je croisais les bras, en boudant comme une enfant.

Cependant, les choses se gâtèrent davantage. Fiona, la lionne frappa Magnus après que l'irlandais l'ai ouvertement accusé. Choquée d'être au première loge, je mis une main devant la bouche, les yeux exorbités. Seigneur mon pauvre amour ! Cependant suite à ce que j'avais dit et suite à cette gifle, je n'osai point me rapprocher de lui, préférant le laisser accuser le coup, bien que j'eus réellement envie de le prendre dans mes bras, de le protéger en quelque sorte.

Mais tout ce passa si vite après cela, Georgina Fraser fut alors accusée après Magnus. Son pèe pris sa défence ainsi que le commandant anglais, je ne comprenais plus rien, Magnus, lui s'en alla me laissant toute seule. Je regardais autours de moi, un peu perdue, je remarquais rapidement que sans lui je me sentais larguée au milieu d'un océan de requins. Je voulu alors le rejoindre rapidement, sauf que non, Claire m'interpela. Pardon ? Rentrer avec elle ? Hors de question, sérieusement, pourquoi voulait-elle rentrer avec moi ? Je n'ai aucun lien avec elle et puis elle déteste Magnus, elle est son ennemie, alors elle est la mienne aussi.

« Euh, je m'excuse Milady, mais Magnus et moi sommes venu à cheval, veuillez m'excuser il me faut le rejoindre. »

Je lui fis une petite courbette car après tout elle restait tout de même une lady et moi je n'étais qu'une gardienne de mouton au final mais une gardienne de mouton habillée de velours et de soieries. Je relevais ma robe et me précipita vers la porte par laquelle mon Magnus était parti. Je le retrouvais, seul sur le perron alors que la pluie tombait par petites gouttes froides.

« Magnus, je... pense bien que tu ne souhaite point discuter ou être avec moi mais je pense que nous devrions rentrer... Claire souhaite que nous rentrions avec elle dans son carrosse. »

Il était évident que je ne le souhaitais pas. Mais je ne suis pas certaine que j'aurais le cran de rentrer seule donc si Magnus voulais rentrer avec sa famille, je rentrerais avec lui. Mais après la gifle, cela m'étonnerais grandement que mon homme veuille se retrouver dans un espace si confiné avec elle et sa "belle-soeur".
WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 26/01/2017
♛ Messages : 184
♛ Crédits : Homme d'arme. Fils illégitime de Laird.
♛ Personnages principaux : A maid as red as autumn with sunset in her hair.






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Ven 25 Aoû - 0:16

Death is at the end of the journey

S
i Laoghaire ne pouvait le soutenir publiquement, sans qu’il n’ait pourtant commis une erreur, pourrait-elle le soutenir lorsqu’il en commettrait une ? Ou plutôt, lorsque son erreur serait révélée ? Magnus avait quitté la pièce méditant sur son rôle dans cette vaste comédie, dans cette guerre qui n’en était pas vraiment une car il la savait déjà perdue d’avance, dans ce clan qui n’avait autrefois jamais voulu de lui, dans cette Angleterre qui prétendait l’accueillir à bras ouvert.

Il pleuvait, comme le soir où il avait rencontré Laoghaire. Mais la pluie et l’Ecosse est une union de longue date. La pluie laisse rarement le soleil s’approcher de sa précieuse terre. La pluie est possessive avec l’Ecosse. Et les Ecossais y sont habitués.

La rousse vint d’ailleurs le rejoindre.

« Magnus, je... pense bien que tu ne souhaites point discuter ou être avec moi mais je pense que nous devrions rentrer... Claire souhaite que nous rentrions avec elle dans son carrosse. »

Magnus avait été surpris par le comportement de Claire. C’était bien la première fois que celle-ci prenait sa défense devant lui. Il n’allait pas s’en plaindre, mais avouait ne pas comprendre. Et maintenant, voilà qu’elle l’invitait à voyager dans le carrosse ? Magnus ne s’était jamais imaginé voyager de la sorte. Il était fils de serveuse, ce n’était pas là sa place. De plus, Magnus était le genre d’homme qui préférait faire les choses lui-même. Il ne se voyait pas demander à quelqu’un de guider des chevaux pour lui alors qu’il pouvait très bien lui-même monter à cheval et voyager d’un point à un autre sans problèmes.

Cependant, tous ces détails n’entrèrent même pas dans sa réflexion. Ce soir, Magnus n’avait plus vraiment envie de devoir se montrer sociable, ni avec Claire, encore moins avec John, et avec personne d’autres en fait. Il préférait monter son cheval, seul, devant, ou derrière le reste du groupe, loin des bavardages et du bruit. Seul avec lui-même.

« Tu peux dire à Claire que c’est une aimable invitation, mais que je préfère voyager seul ce soir. Tu peux aller avec elle, si tu préfères. », répondit Magnus, d’un ton neutre et quelque peu blasé.

D’ordinaire, il aurait déconseillé à Laoghaire de trop s’approcher de John et de Claire. Mais il n’avait même plus envie de s’en préoccuper ce soir, trop déçu par le peu de soutien qu’elle lui avait témoigné.

Il n’attendit pas vraiment de réponse et se dirigea vers les écuries qui avaient été ouvertes aux invités, pour récupérer sa monture. Elle pouvait le suivre ou rester, il ne dirait rien dans un cas comme dans l’autre. Qu’elle fasse ce qu’elle veut. Il ne lui courrait pas après mais ne la chasserait pas non plus. Il resterait de toute façon seul avec lui-même, silencieux, qu’il soit entouré par d’autres cavaliers ou pas. Il en avait décidé ainsi.

_________________
    xxx xxx
    MAGNUS, from the latin « great » | the lucky bastard
    When I came back from England, I had a strange though walking through Invercauld's doors. « Anyway», I though « It is still good to be home». Was it ? Surprised by my own thinkings, I've asked myself. « Is Invercauld my home ? I've never felt at home in Invercauld, have I ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 10/03/2017
♛ Messages : 196
♛ Crédits : Lady Farquharson
♛ Personnages principaux :
« Fide et Fortitudine »





MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Lun 28 Aoû - 23:36

La lionne des Highlands avait suivi toute l’affaire avec attention. Elle s’était presque empressée d’aller assurer le Laird du clan Fraser de son soutien. Parce que oui, depuis l’anniversaire de la jeune Sybil Fraser, Fiona voyait les fraser comme des alliés et bientôt plus que cela. Mais elle devait finir de négocier tout cela avec le vieux renard. Elle ne serait pleinement satisfaite que lorsque tous ses petits arrangements seraient derrière elle. Simon Fraser était un homme de parole mais Fiona était une femme prudente. « MacDonald réapparaitra bien plus vite que vous ne le pensez je suppose, Laird Fraser. » souffla Lady Farquharson entre ses dents. Et alors qu’elle voyait au loin Magnus essayer de sortir, elle fut soustraite à cette vision par la voix de Claire. Enfin ! Dieu soit loué elle voulait rentrer avec Liam. « Ce ne fut jamais un lieu fréquentable pour un bébé, petite idiotie » pensa Fiona en plantant son regard dans les yeux clairs de sa belle-fille qui avait enfin le bon goût de quitter ce château et cette scène de meurtre.

Mais si la matriarche du clan parvint à retenir au bord de ses lèvres la précédente phrase, la suivante sortit tout aussi tranchante. « Futur, tant qu’il est encore en vie. Alors faîtes donc, faîtes, ma chère. » Parfois, Fiona se faisait peur elle-même. C’était typiquement le style de phrase qu’aurait pu prononcer sa défunte mère. Et c’était bien cela qui lui faisait plus peur. De devenir un jour l’être qu’elle aurait dû être selon les volontés de sa très chère mère. Jane l’avait façonnée à son image comme le potier façonne à sa guise un objet en argile. Jane voulait faire de sa fille un être froid, calculateur et terriblement dangereux. Et parfois, Fiona se disait que sa mère avait réussi. Ses propres craintes, il n’y avait que dans le regard de Moira qu’elles s’envolaient au loin. Moira, sa fille, sa princesse, elle avait cette même aptitude que la Lionne à percevoir au-delà des apparences. Elle était bien la seule à entrevoir derrière les épais nuages noirs qui assombrissaient le cœur de sa mère, une fine lueur, une douce chaleur émanant d’un cœur qui ne bat plus qu’au ralenti. Un feu presque éteint, trop mélancolique pour qu’elle puisse le dévoiler au grand jour de peur que la flamme ne s’éteigne à jamais. Et pourtant, tant d’amour, il y avait tant d’amour. Alors oui parfois elle avait peur d’elle-même, peur de ce qu’elle pourrait faire pour protéger son clan.

Alors laissant Claire à ses propositions, elle se rapprocha une derrière fois du Laird du clan Fraser. « Mon cher ami, je ne vous retiendrai pas plus longtemps pour accompagner votre fille. Mais sachez que j’aimerai vous voir prochainement à Invercauld ? Nous avons, je crois à parler de notre avenir en commun. » Oui, Fiona avait vaguement dévoilé le sujet de sa venue lors de l’anniversaire de Sybil Fraser. Il était temps de converser et montrer enfin l’étendue de son plan qui elle le sait, plaira sûrement au renard. Puis elle se retira enfin. Elle passa les lourdes portes de la demeure. Sous la pluie, elle rejoignit sa propre monture. Et sans même se soucier de qui que ce soit, elle reprit la route vers ses terres. Elle n’était peut-être pas venue seule, mais elle repartirait seule. Elle laissait Claire en proie à ses stupides crises de conscience envers le bâtard de son époux. Un bâtard qui ressemblait un peu trop à son goût à son géniteur. Et si tout le monde pensait que Fiona détestait Magnus pour ce qu’il était, un bâtard. Cela n’était pas totalement vraiment. Fiona Farquharson détestait bien plus ce qu’il représentait à ses yeux, la trahison de son époux, bien plus que son statut. En sommes, elle l’aurait bien plus accepté s’il n’avait pas été le fils de son époux. Un époux qui préférait courir les servantes, fraîches et disponibles lorsque sa femme était indisposée par un début de grossesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Ven 1 Sep - 17:04



EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »
Le crime ne visite pas les chaumières ; on y trouve sur une table étroite des mets innocents. Dans l'or on boit le poison.
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
« Futur, tant qu’il est encore en vie. Alors faîtes donc, faîtes, ma chère. » Inconsciemment, Claire resserra son emprise sur son fils. Elle ferait tout pour que son Liam survive à son père, elle s'en faisait la promesse.

Claire se passa de lâcher un commentaire même si elle s'avouait bien que le caractère de la lionne des Highlands était difficile...Et cela ne s'améliorait pas avec l'âge! Malheureusement...
Ayant invité Laoghaire et Magnus à profiter de son carrosse, elle entendit la réponse de la courtisane de son beau-frère. « Euh, je m'excuse Milady, mais Magnus et moi sommes venu à cheval, veuillez m'excuser il me faut le rejoindre. »

La Lady se doutait que la maîtresse de Magnus se méfiait d'elle. Ce dernier ne s'était certainement pas privé de lui raconter sa vie à Invercauld suite au décès de sa pauvre mère dont le traitement de faveur dont Claire bénéficiait alors qu'elle n'était encore qu'une simple promise sans réel contrat. Elle sourit et répondu: Il n'y a pas de problème! Sachez, néanmoins, que j'attendrais quelques instants avant de partir

Tandis qu'elle partait pour rejoindre son carrosse et le cocher qui allait avec accompagnée de sa servante, Claire observa Laoghaire rejoindre son amant. Elle atteignit rapidement son carrosse et, alors qu'elle montait, elle demanda au cocher d'attendre quelques minutes.

Claire soupira quand son dos entra en contact avec les coussins placés sur le dossier. Doucement, elle plaça Liam - endormi - dans son couffin à ses côtés et l'observa en se disant qu'elle était heureuse d'être devenue mère.


code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 12/09/2016
♛ Messages : 636
♛ Crédits : En cours.
♛ Personnages principaux :

Georgina Fraser + Fille ainée du laird + Pro anglaise + Amoureuse de Ranald MacDonald.


Fergus Abercromby + Laird de clan + Jacobite + Marié mais avec des tendance homosexuelle.



MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Sam 2 Sep - 21:01



Tous & Georgina
   Samhuinn's ghosts are alive

J
e du me retenir pour ne pas me défendre lorsque des hommes en rouges, homme de mon futur beau frère tentèrent de m'agripper. J'avais alors regardé Algernon qui tenta de temporiser. Je me débattis légèrement remettant mon corset correctement.

« Je ne suis coupable de rien, cependant comme l'assure Monsieur mon père, j'accepte de vous suivre si cela peut calmer vos émois, mais ne me touchez plus ! »

Dis-je sur un ton plutôt agressif, prenant le temps de remettre de l'ordre dans ma coiffure, masquant à la perfection mon angoisse et aussi laisser du temps à mon père afin qu'il trouve une solution, je lui faisais confiance, il me sortirait de là. Pas gratuitement c'est certain, il y aura un prix à payé et je suppose que ce sera mon mariage, mais il ne m'abandonnera pas, je le savais. Je suis sa fille après tout celle qui reste à ses côté qui bois pour ainsi dire toutes ces paroles et qui le défend toujours face aux attaques du reste de la fratrie. Le Seigneur de Lovat, avait pris la décision de chargé l'absent du jour, je n'ai rien à dire à ce sujet, il n'est pas là ce qui me rend triste, je me sentais au final abandonnée par l'homme que j'ai voulu sauvé, avec ces secret, il me remercie par une cruelle absence ! Je me sentie lus tranquille lorsque mon père annonça qu'il m'accompagnait, sans demander l'autorisation d'ailleurs. Je levais la tête, redressais les épaules, pris ma jupe afin de la relever pour quitter la salle aussi dignement que possible.

« Que dois-je faire ? »

Murmurais-je en appartée à mon père alors que nous montions dans une voiture en direction de Fort William. Seigneur mais pourquoi est-ce que j'avais fait cela, pourquoi avais-je accepté ce mariage d'amour. Au final il aurait été plus simple d'attendre que mon géniteur me choisisse un époux et que j'oublie cet amour qui finalement ne m'a mené qu'à de gros ennuis. J'ai été bête, j'ai laissé mon faible coeur de femme prendre le dessus sur le pouvoir, la sécurité et le confort d'un bon mariage. Quelle idiote, une pauvre petite fille idiote ! Je lissais ma robe en soupirant, espérant que mon cher beau-frère n'allait pas me faire dormir dans une cellule comme ces prisonniers écossais.

WILDBIRD

_________________


Everything could happen between now and never. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Sam 16 Sep - 18:09


  Cluedo

  Samhuinn's Ghosts are alive

 

  « Je ne suis coupable de rien, cependant comme l'assure Monsieur mon père, j'accepte de vous suivre si cela peut calmer vos émois, mais ne me touchez plus ! » Pleine de sa superbe toute écossaise, Georgina semblait retrouver ses esprits et ses habitudes princières qui ne souffraient guère qu'on la malmène comme la dernière des paysannes. En silence, Simon montra son approbation à sa fille, d'un furtif mouvement de tête et d'une œillade complice. Voilà qui était l'attitude à adopter pour écraser ces chiens et imposer le silence aux racontars et rumeurs qui ne tarderaient pas à fuser dans toute la région. Se montrer digne, toujours, en toutes circonstances. Ne jamais se laisser faire mais faire croire que l'on n'a rien à cacher en se soumettant volontairement à la plus insultante des situations. Lentement, elle s'offrit le temps de remettre sa coiffure en ordre et de défroisser les plis de sa jupe, lui laissant le temps de mettre en place les rouages d'une ligne de conduite à suivre. Il avait alors ordonné qu'on le laisse l'accompagner, son ton n'autorisant pas la moindre contradiction quand bien même cet imbécile d'irlandais oserait porter une objection à cette décision. Il avait de toutes manières l'appui muet mais puissant du comte d'Ellesmere et général de la garnison de Fort William. En un mot comme en cent, Simon jouissait d'une certaine immunité dont il ne comptait pas se priver de disposer. D'un air impénétrable, il laissa passer devant lui les soldats encerclant sa chère fille, épiant le moindre geste déplacé dans le but de pouvoir éventuellement s'en servir plus tard. Jamais il ne laisserait âme qui vive toucher à sa Georgina impunément.

Alors qu'il observait le convoi insolite d'un regard implacable, il entendit la voix savoureuse de lady Farquharson monter à ses oreilles dans un chuchotement indécelable : « Mon cher ami, je ne vous retiendrai pas plus longtemps pour accompagner votre fille. Mais sachez que j’aimerai vous voir prochainement à Invercauld ? Nous avons, je crois à parler de notre avenir en commun. » Le renard tourna la tête d'un mouvement imperceptible, regardant Fiona du coin de l'oeil. Son regard était indéchiffrable et l'acier de ses prunelles claires lui conférait une aura plus terrifiante que jamais. Pourtant, un hochement de tête infime accompagné d'un sourire presque invisible pour un œil inhabitué témoigna de la discrète reconnaissance qu'il éprouvait pour la Lionne des Highlands : malgré ce contretemps fâcheux, elle était bel et bien déterminée à ne rien changer à ses plans d'alliance. « Cela fait bien longtemps que je n'ai chevauché sur vos terres sauvages et j'aurai grand plaisir à vous rendre visite. J'ai grand hâte de continuer notre conversation pleine d'avenir... » Sans plus rien ajouter de plus, le vieux Laird Fraser suivit l'abominable cortège qui emmenait son héritière, bien décidé à ne pas la laisser seule une seconde avec ces barbares.

« Ôtez-vous de mon chemin, je vais aider moi-même ma fille à monter. » Sans ménagement et sans se préoccuper des regards assassins que lui lançaient certains gardes anglais, Simon se fraya un passage jusqu'à la voiture convertie en prison pour quelques heures de voyage. D'une main impérieuse, et le regard empreint de férocité, il fit monter Georgina sur la première marche. Dans un murmure aussi léger qu'il avait été rapide, la belle brune lui demanda ce qu'elle devait faire. « Nie, tout simplement et arrange la vérité. Reste toi-même, n'en fais pas trop. Plus tu resteras proche de la réalité plus tu seras crédible. Pour le reste, laisse-moi faire. » Il avait sifflé entre ses dents, chacun de ses muscles crispés pour contrôler le moindre de ses mouvements. Un mensonge n'était jamais aussi plausible que lorsqu'il avait un soupçon de vérité, il suffisait simplement de passer sous silence les détails tendancieux et de modifier légèrement certaines actions. Et jamais, jamais, il ne fallait jouer un autre rôle que le sien. C'était sonner le glas de sa fraude.

Sans un mot de plus, le vieux renard grimpa dans le carrosse à la suite de Georgina, maintenant un mutisme obstiné tandis que deux soldats montaient à leur tour. Une pièce dangereuse se jouerait bientôt et plus que jamais, la finesse et la prudence étaient de rigueur.

AVENGEDINCHAINS
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   Mer 20 Sep - 19:43



Ranald p.o.v
   Samhuinn's ghosts are alive

L
orsqu’il arrivait encore à se bercer d’illusions, celles qui constantes lui permettaient de supporter les cacades paternelles, il prétendait estimer celui dont il avait hérité des traits, c’était chose essentielle pour survivre aux rappels incessants d’une association étroite avec l’ennemi anglais. Ranald ne se leurrait pas suffisamment, il voyait clair -à travers tous les prismes,à partir de n’importe quel angle -  les agissements de son père ne trouvaient jamais ni indulgence, ni pardon à ses yeux. Il pouvait évoquer diverses raisons, il pouvait les formuler à voix haute et défendre celui auquel il succéderait, il manquait toujours la conviction, ses mots prononcés ne vibraient jamais de force , ni même de sincérité. Il abhorrait l’idée d’adresser ne serait-ce que la parole à ces maudites tuniques rouges et voilà que la folie s’était abattue sur la demeure familiale ; aux festivités annuelles de Samhuinn , quelqu’un avait jugé bon de convier quelques grivetons simplets pour tirer profit des réjouissances  qui allaient se tenir sur ses terres, sous sa maisonnée, avec ses proches, ses gens, ses amis, ces personnes qui ne méritaient guère d’être les réceptacles de l’aversion viscérale des centaines d’irréductibles qui n’allaient certainement pas éprouver de gêne à rouler le clan dans la boue, une fois encore. « Est-ce bien nécessaire, père ? » - Ranald , premier du nom, n’avait même pas daigné répondre, il n’offrait d’égard aux agissements de son fils que lorsqu’ils disposaient les siens. Il avait été décrété que sa présence à cette fête était essentielle, ipso facto, indiscutable ; quand bien même s’était-il évertué à clamer que son état physique fragilisé par le mal qui avait gangréné les campagnes ne lui permettrait pas d’honorer la racaille de sa présence. C’était peine perdue, il était bien conscient de ne passer que pour un pleurnichard alors, il allait plastronner et donner le change, il n’allait certainement pas se départir de son masque placide – malgré tout le mépris que cette mascarade allait lui inspirer. Et en sus de tout cela, il allait devoir faire montre d'aménité envers celui qui allait devenir son beau-père et pour lequel il ne ressentait rien d'autre que de la pure méfiance.

(...)

Dès que la silhouette de sa bien aimée s’était dessinée sous son regard, il n’avait pas un seul instant hésité à la rejoindre, de toute façon, la journée s’était déroulée sous le signe des brimades et des remarques déplacées, qu’il avait essuyé avec bonhommie. Il avait particulièrement guetté cette venue, en faisant semblant de rien ; il y avait toujours une discordance entre ce qu’il acceptait de montrer, à la vue de tous et ce qu’il gardait au fond. Ranald n’était pas homme à verbaliser, plutôt secret, si les choses ne lui étaient pas quémandées, il ne déclarait jamais de lui même. Une faute d’éducation, la fierté viciée des highlands, sans aucun doute. Il l’avait accueilli , lui volant un baiser insolent sous le regard du vieux renard ; effronté comme à son habitude et bien loin de se soucier de ce qui pouvait bien se passer dans son crâne. Il avait promis une balade à Georgina, il ne fallait donc pas perdre de temps. Elle lui avait manqué et les occasions de se voir n'étaient pas si foisonnantes que ce que l'on aurait pu penser. Il avait fait quelques efforts, pour se montrer plus présentable, plus digne de sa sublime cavalière: des efforts qui - à l'évidence - lui avait beaucoup coûté. Il détestait son accoutrement et maudissait la coquetterie qu'il considérait sui generis aux femmes.

(...)

Décidément, le peuple avait jugé bon d’accéder à la dernière frivolité MacDonald et s’était donc pressé afin de faire ripaille (et surtout picoler) en la compagnie de ceux qui versaient le sang même de l’engeance du pays ; ce constat avait eu le don d’accentuer la sensation innommable qui ne l’avait pas quitté depuis son retour de la balade. La proximité de sa fiancée, délicieuse, n'avait pas lénifié pour autant son ressenti. Il avait fait mine d’entamer une conversation, mais un message délivré à l’oreille par  nul autre que son acolyte de toujours, Connor, l’avait obligé à quitter la compagnie de Georgie pour rejoindre un invité surprise, qui d’après les dires de son compagnon, l’attendait dans le couloir menant à l’étage. Il s’était excusé auprès de sa belle, ne manquant pas d’effleurer son visage de sa paume, pour s’engager aussitôt derrière les lourdes portes , restées grandes ouvertes ; les déguisements avaient certes le don de porter à confusion mais, ils ne dissimulaient guère l’odeur fétide du traitre en embuscade. Un commissionnaire avait été détaché par une personnalité fort importante du mouvement jacobin, qui à l'évidence avait choisi la pire soirée pour se manifester, témoignant de ce fait d'un minutage laissant à désirer. « C’est ce que j’appelle « Se jeter dans la gueule du loup », Connie » - avait sifflé Ranald, furieux. Dépêchant son compagnon , l'affectant d'une mission : garder un œil sur sa famille, Georgina comprise.Il était loin de se douter des évènements qui allaient suivre et de leur enchainement pour le moins  désastreusement funeste.

(...)

« Sur le champs ? » incrédule, Ranald avait considéré l’idée de suivre l’inconnu au point de rendez-vous, il lui avait énoncé les conditions. L’héritier MacDonald s’était emporté, avait empoigné l’individu au collet pour le plaquer contre le mur. Face à la surprise teintée de terreur qu’il avait pu lire dans le regard du messager, il s’était radouci et avait  accepté de considérer la requête. Il avait fallu qu'il réfléchisse. Quitter des festivités auxquelles il ne désirait même pas assister n’allait pas lui poser problème, en revanche, abandonner sa future épouse, en proie à la convoitise , cela, il allait le faire à regret. Il avait fallu qu'il le fasse vite, qu'il agisse avant que sa conversation n'attire les oreilles curieuses. Après avoir jeté un dernier regard vers la grande salle, où il avait vu Georgina passer quelques salutations, il avait pressé le pas. Peut-être allait-il amener une pierre à l'édifice que son propre père s'employait à détruire en buvant comme un soulard, riant à gorge déployée aux facondes anglaises.

(...)

A une heure avancée de la nuit, lorsqu’il avait entrepris de regagner son domaine, c’est un Connor affolé qui l’avait accueilli, à quelques mètres de la boisée qui encadrait les terres. Il lui avait fait part de la nouvelle, sans fioriture enrobant l’acidité d’une réalité à laquelle il avait échappé mais, qui n’avait pas laissé indemne sa Lady. « Il faut que je la vois » - avait-il argué, repoussant son ami et forçant le passage. « Ce serait vraiment stupide, surtout venant de toi. Ne réagis pas sous l’impulsion du moment. M’est d’avis qu’il faut d’abord attendre d’en savoir plus » - attendre d’en savoir plus ? Ce qu’il avait découvert suffisait amplement à dépeindre l’humiliation que Georgina avait subi et, l’état dans lequel elle devait se trouver à cet instant là, enfermée dans un cachot puant. « Je t’en prie, Ranald » - il avait jeté un œil aux jointures jaunies de Connor dont les joues étaient rosies par l’effort. Attendre, non, il n’était pas homme à attendre. Pas homme à rester les bras croisés pendant que sa femme subissait l'impensable où qu'elle ait pu se trouver.

Il ne pouvait même pas rejoindre sa demeure car ce maudit Simon Fraser s'était arrangé pour que le blâme retombe en partie sur lui. Le bruit courait qu'il était contraint de témoigner auprès de ceux qu'il haïssait car il avait réussi, hélas, à briller par son absence.

WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »   

Revenir en haut Aller en bas
 
EVENT 4 « Samhuinn's ghosts are alive »
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Alive - the final evolution
» [salon] Japan Event... à Clermont-Ferrand !!!
» Movie and Comic Event (18 au 19 Septembre 2010)
» Movie-Event (Allemagne)
» Event Horizon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FLOWER OF SCOTLAND ♔ :: Les Highlands :: The North :: ♛ Les Clans du Nord :: ♛ Terres MacDonald-
Sauter vers: