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 J'ignore si je peux [Algernon]

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 03/05/2017
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MessageSujet: J'ignore si je peux [Algernon]   Mar 15 Aoû - 0:02

Peut-être qu'un pas en avant ...

22 octobre 1742

J'avais eu mes vingt ans il y a peu et le moins qu'on puisse dire, c'est que mon père avait tout gâcher en annonçant publiquement mes fiançailles avec le Général de la garnison anglaise de Fort Williams. Je dois admettre que cette idée ne me plaît pas mais Janet et Mary m'avait convaincues d'essayer de faire connaissance avec celui qui allait devenir dans quelques mois mon époux. Honnêtement, j'y est réfléchis un long moment et il est vrai que je fais pâle figure alors que j'ai dis à mon père que ma fête d'anniversaire était sous le signe du pacifisme si je ne fais pas l'effort d'essayer de faire connaissance. Il faut dire que lorsque la nouvelle est tombée, j'ai peut-être eu une réaction excessive. Du coup, je lui ai envoyé une missive en lui disant que je venais lui rendre visite. Je ne savais pas si cela lui ferait plaisir mais je devais faire l'effort. Et puis, je fais ça pour que mon père me lâche aussi la grappe. Peut-être appréciera-t-il que je prenne l'initiative de rendre visite à mon fiancé ? Allez savoir finalement. Et puis, je ne vais pas aller le voir juste pour lui dire cela.  Je ne suis pas prétentieuse comme il peut l'être ou peut-être Georgina. Oh non, cela ne fait partie de moi. Je ne suis pas comme ça. Je n'ai peut-être que vingt ans mais je sais exactement ce que je suis. Ma sœur aînée, Janet, n'a pas été qu'une mère, elle m'a aussi appris à découvrir qui j'étais et comment j'étais. Elle ne m'a pas initiée aux plaisirs de la chaire et cela n'est franchement pas de mon intention dans l'immédiat et contrairement à d'autres, je n'ai jamais eu d'amant dans ma vie. Je suis donc vierge de toute relation. A vrai dire, je les ai toujours repoussée estimant que j'avais le temps d'y penser et mon père a de toute façon fini par me trouver l'époux parfait à ses yeux. Bon d'accord, j'admets que son titre est tout aussi intéressant mais c'est peut-être ça le problème avec mon père... Il ne pense qu'à ça. C'est tout pour ses intérêts personnels et rien d'autre... Même si je sais que je ne suis qu'un vulgaire objet.

Alors que le jour du départ était arrivé, je me trouve dans mes appartements en train de faire ma valise. Je n'avais prévenu personne et je ne comptais pas le faire. Je ne voulais qu'une chose, m'échapper d'ici même si la perspective de faire connaissance avec mon fiancé ne me rassure pas vraiment. En fait, ce qui ne me rassure pas, c'est de devoir filer vers la forteresse de Fort-Williams. Mais tant pis. Ce qui est dit doit être respecté. Et je suis une Dame de parole. Je ne dis jamais rien pour que cela finisse au fond d'une trappe. Loin de là... La noblesse Écossaise coule dans mes veines et je compte bien montrer que je ne suis pas un monstre qu'on prétend dire sur les écossaises. Je ne suis pas Anglaise et je n'y connais peut-être rien à la bourgeoisie anglaise mais il va bien falloir que je m'y mette un jour ou l'autre. Et  comme je ne peux rien faire pour annuler ce mariage, je n'ai pas d'autre chose que de me faire à cette idée... L'idée d'être une noble anglaise dans quelques mois et de perdre mes origines. En effet, je serais déshabiller de mon nom écossais pour prendre celui de mon fiancé anglais. Dans le fond, peut-être qu'il n'est pas aussi terrible qu'on décrit les Anglais. Allez savoir. Peut-être, ai-je un espoir de bien m'entendre avec lui. Je dois admettre que ce serait bien car peut-être que je vivrais mieux loin des inquiétudes permanentes sur ma propre famille. Surtout que je sais qu'à l'instant même où je serais mariée, je ne serais plus un membre de la famille Fraser de Lovat... Mon père aura le même comportement avec moi qu'avec Janet. Finalement, peut-être qu'il vaut mieux que cela soit pour une bonne raison. Mais ma religion m'oblige à rester vierge jusqu'au mariage. Je suis quelqu'un de pieuse et je suis prête à le prouver .

Mon sac prêt, je demande à l'une de mes servantes de m'aider à le descendre pour le repartir sur ma jument. Je ne suis pas une adepte de la calèche et je préfère chevaucher comme un homme.  Je prends soin d'elle et elle veille sur moi. Avec elle, je n'ai pas peur car je la monte régulièrement et je savais exactement quoi faire. Je ne compte pas traîner ici. Je prends alors une longue cape qui va me servir à me protéger du vent qui se montre mordant et ce ne serait pas la première fois que je pars de cette façon. Mon père et Georgina ont l'habitude maintenant. Et de toute façon, ils seront tous les deux débarrasser de moi sous peu. Dans le fond, j'avais hâte de quitter cette famille très particulière. Alors je devais tout faire pour m'entendre avec mon fiancé même si cela ne sera pas très facile... Au début du moins. Je suis une étrangère pour lui et pour l'Angleterre et je sais que mes origines vont probablement me faire défaut même après mon mariage. Ne levant même pas les yeux vers Beaufort Castle, je remercie tout le monde et je leur souhaite une agréable journée avant de quitter le château sans regret. Mettant ma capuche, je me mets en route vers Fort Williams où devait m'attendre Algernon puisqu'il était prévenu de mon arrivée.

Il ne m'a fallu que quelques heures pour atteindre la cité fortifiée  se trouvant au Sud ouest d'Inverness, la Capitale des Highlandes. Non, je suis fière de mes origines mais c'est ce que je vais devenir qui m'inquiète quel que peu. Mais finalement, que puis-je faire hormis subir... depuis toujours, Janet me disait que les femmes n'ont pas le choix et qu'elles doivent représenter leur clan et servir leur mari avec leur présence. Désormais trop tard pour faire marche arrière, j’achève ma route. Arrivant devant le fort, je retire ma capuche et je me présente comme étant Lady Sybil Fraser de Lovat. Je ne voulais pas enfoncer le couteau dans la plaie et je suis du genre modeste. Bien sûr, j'attends un moment avant que la garnison ne m'ouvre la porte. Les remerciant, je finis par entrer dans la forteresse avec ma jument qui trottait calmement. Je ne voulais pas causer de problèmes et j'étais même un peu intimidée par la présence de tous ses hommes qui semblent être sous les ordres de mon fiancé... L'Angleterre doit réellement tenir à l’Écosse pour envoyer autant d'hommes sur place... Une fois qu'on m'a guidé, je dépose le pied au sol et je marche pour confier ma jument au palefrenier. Je suis calme mais pas très rassurée. Il n'est pas impossible que mon fiancé ne soit pas bien loin.  
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MessageSujet: Re: J'ignore si je peux [Algernon]   Mar 15 Aoû - 10:03



Sybil & Algernon
   Un tête à tête

I
l était tôt, j'étais encore assis à mon bureau, le regard fatigué et un verre de vin posé près de moi. Scott arriva tel le sournois nègre qu'il est et évidemment je ne l'ai point entendu.

« Monsieur une missive venant du clan Fraser » avait-il dit d'une voix monocorde. Comme la plupart du temps je sursautais puisque je ne l'avais pas entendu arrivé. Il m'est peut-être dévoué mais je le soupçonne de vouloir le tuer avant l'heure.

« Non de dieux SCOTT ! Apprenez à frapper. » Soupirais-je en le regardant avec un léger sourire entre nous c'était une relation très particulière  je pense que nous avions quelques affection l'un pour l'autre et pourtant nous étions si différent qu'il était impossible que nous puissions nous entendre. « Merci ! ah et va dire au cuisinier que j'ai faim je veux de la viande » Il hocha la tête sans rien dire et s'en alla.

J'ouvris le pli m'attendant à un message du laird. Mais non c'est une écriture bien plus charmante et féminine que je découvris. Georgina ? Pour en avoir le coeur net je baissai les yeux sur la signature. Sybil ! Tiens donc, voilà quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Il allait donc falloir que je prépare son arrivée. Voilà bien une chose qui ne m'enchantait pas, mais la voir en revanche ne me déplaisait pas elle était plutôt jolie, un peu fade peut-être mais jolie.

***

Le jour de son arrivée j'avais fait en sorte que le Fort soit nettoyé bien sûr, n'oublions pas que le Fort est aussi une prison il m'étais donc difficile de le transformer ne palais, cependant, j'avais, enfin Monsieur Scott avait réservé pour elle une bien coquette chambre (d'après ses dires) dans le village avoisinant vu qu'il semblerais qu'elle souhaite rester plusieurs jours.

Etant en poste il m'était difficile de me vêtir autrement qu'avec le tenue rouge mais peut importe, je trouvais l'uniforme de l'armée anglaise fort beau. Madame MacKenzie, ma domestique écossaise me proposa du thé je lui préférai du whisky. Non pas que j'étais stressé de son arrivée mais je craignais que son séjour ne me soit ennuyeux et soit le prémisse d'une vie morne et sans saveur.

« Monsieur le comte, une calèche arrive ! »

M'informa alors l'un de mes soldat. Je soupirai, finissant mon verre, jetant un dernier coup d'oeil à mon reflet avant de quitter mes appartements afin d'aller accueillir ma douce promise. Je fis ouvrir les portes et attendis patiemment que la jeune dame arrive. Lorsque la calèche s'arrêta, je m'avançais et alors que le valet de pied ouvrait la porte je présentais ma main à la jeune dame afin de l'aider à descendre.

« Madame, je vous souhaite la bienvenue à la garnison de Fort William ! »

Dis-je d'une voix mielleuse avant de lui baiser la main.

« J'espère que vous avez fait bon voyage ! »

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MessageSujet: Re: J'ignore si je peux [Algernon]   Mar 15 Aoû - 13:35

J'avais fait bon voyage et mes fiançailles avec lui ne m'avait pas encore attiré des ennuis. Tout le monde n'apprécient pas les Anglais. Personnellement, depuis que je sais que je suis fiancée à un anglais, je vois peut-être les choses différemment. Je les ai toujours vu comme étant les envahisseurs mais finalement, les Tuniques Rouges ne font qu'obéir à leur roi tout comme un écossais l'aurait fait avec son véritable roi. Après son véritable roi dépend des allégeances des différents clans. Je sais que mon père a préféré suivre le roi anglais plutôt que de suivre l'héritier légitime de la famille Stuart. Après tout, chacun est libre de faire ce qu'il veut. Cependant, je n'ai pas le même avis que mon père ou ma sœur aînée, Georgina... Mais à leur différence, je me préserve de le dire ouvertement et encore moins en présence de celui qui va devenir mon époux d'ici quelques mois. Je devais donc me faire à l'idée. Personne ne s'attendait à ce que je prenne la décision de tenter une approche entre mon fiancé et moi mais il faut bien commencer quelque part. Autant dire que je me suis demandée comment il pouvait être en privé. Dans le fond, il n'est pas désagréable à regarder et j'ignore même son âge. Mais dans le fond qu'importe son âge, on ne m'a jamais demander mon avis et je devais faire bêtement ce qu'on me dit. Je ne porte pas mon père dans mon cœur mais il est Laird et en tant que tel, je dois lui obéir... Que cela me plaise ou non...

J'avais donc attendue en observant autour de moi. Autant de Tuniques Rouges concentrés en un seul endroit. Cela fait presque peur. En ce qui me concerne, je n'ai rien à craindre des Anglais vu que je n'ai pas enfreint la loi mais je reste prudente. Me retrouver dans un lieu où ce sont eux qui font la loi me fait un peu flipper. Cependant, c'est aussi mon choix de venir rendre visite à celui qui les dirige. Par ailleurs, comment je dois l'appeler ? Monsieur le Comte ? Général ? C'est un grand mystère et je me promets de lui poser la question. C'est alors que j'entends une voix, une voix que je connais et je fais une révérence. Après tout, techniquement, il est a un titre bien supérieur au mien. Je ne suis pas quelqu'un de malpolie ou de mal élevée. Loin de là. Ma sœur m'a appris beaucoup de chose notamment les arts d'être une dame noble d’Écosse. Seulement, à l'époque, personne ne se douterait que je finirais par devenir une Lady anglaise et je vais probablement devoir apprendre les arts de la Noblesse de l'Angleterre. Algernon me demande d'abord la bienvenue avant de me baiser la main. Je montre un sourire et je finis par me redresser. Puis il me demande si j'ai fais bon voyage.

« - J'ai fais un excellent voyage, je vous remercie de votre sollicitude et appelez-moi Sybil si le cœur vous en dit ! »

Je suis honnête sur ce coup et je ne cherche pas à lui cacher quoi que ce soit. Le fait que je lui fais cette demande est bien dû au fait que nous sommes fiancés. Mais je suis aussi là pour faire plus amples connaissance. Mon père s'est bien mis en tête de nous marier alors je peux bien faire cet effort vu que nous sommes voués à passer le restant de notre vie ensemble. Je lui fais alors face étant encore un peu hésitante sur mes propos. Baissant un peu les yeux, je garde le sourire avant de lui demander.

« - Comment je dois vous appeler devant vos hommes ? Je ne vous dérange pas ? »

Il est vrai que j'ai longtemps hésité avant de venir jusqu'à Fort Williams. Peut-être aurais-je mieux fait de lui proposer une journée à Inverness ? Mais bon, c'est un peu trop tard maintenant. Je suis là et je vais y passer quelques jours même si je sais que Fort Williams est plus une prison qu'un palais. Cependant, je reste quelqu'un de curieuse et si je fais partie de sa vie, c'est une façon d'être intéressée à ce qu'il fait.
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Dernière édition par Sybil Fraser de Lovat le Jeu 7 Sep - 18:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: J'ignore si je peux [Algernon]   Mer 6 Sep - 21:12



Sybil & Algernon
   Un tête à tête

T
ous n'est que politique, tout. Si cela ne tenais qu'à moi, jamais je n'aurais accepté de me marier avec elle ou une autre, j'aime la liberté de ne point être marié. Mais n'oublions point que je suis relativement nouveau en poste ici et que malgré tout, j'ai besoin d'un soutien écossais sinon cela ferait bien longtemps que la garnison se serait fait assassinée. Non si cet équilibre tient le coup c'est uniquement parce que certain Laird écossais nous soutienne et que les autres n'entre pas en rébellion pour ne pas froisser leur voisin et risquer non seulement une guerre avec l'Angleterre mais également une guerre entre clan. L'équilibre est des plus fragile un rien pourrait tout chambouler. Si bien que lorsque le Laird du clan Fraser de Lovat me proposa la main de sa fille, je n'ai pas pu refuser. Simon Fraser était à la tête d'un énorme clan pas tous en accord avec le choix de son Laird mais le vieux renard inspirait assez de crainte pour que tout le monde ce tienne bien tranquille. C'est le genre d'homme qu'il vaut mieux avoir comme ami.

« J'en suis fort aise Mad... Je veux dire Sybil. » les habitudes sont dur à perdre ma fois. Je me redressai bien droit comme le voulais ma fonction tout en accompagnant ma promise à l'intérieur du fort Sa question concernant mon nom me laissa perplexe c'était une excellente question mais nous allions être mari et femme donc je suppose qu'elle avait le droit de m'appeler Algernon comme Madame MacKenzie que j'appelle souvent Madame Mac. « Vous êtes en droit de m'appeler par mon prénom également qui est Algernon » Je ne savais même pas si elle le connaissait dans le fond car chaque fois que je me présentais chez elle j'était appelé Lord Ransom ou Monsieur simplement.

Mes hommes se mettaient au garde à vous sur notre passage comme je le leur avais demandé après tout nous accueillons une dame ce n'est pas tous les jours. Je guidais ma chère invitée jusqu'é mes appartements qui étaient les plus spacieux et donnant sur la mère qui en cette journée était plutôt calme.

« Laissez mois vous présenté Monsieur Scott mon valet que vous avez surement déjà du rencontré lors de mes visites et voici Madame MacKenzie, une compatriote à vous, qui est, ma fois, sans elle je ne saurais même pas mettre correctement ma cravate je crois ! » Dis-je avec un petit sourire tout en présentant ces deux personne qui faisait parti de mon quotidien et qui feraient du coup parti du sien.

« Souhaiteriez-vous boire quelques chose ou peut être manger ? La route n'est pas des plus aisée depuis Beaufort Castle ! »

Proposais-je en lui indiquant un fauteuil confortable pour qu'elle puisse s'assoir si elle le désirait.
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MessageSujet: Re: J'ignore si je peux [Algernon]   Jeu 7 Sep - 19:03

La politique a toujours fait partie de ma vie même si je n'ai été qu'une spectatrice mais j'en suis aussi désormais une victime. Les femmes de mon rang n'ont pas le choix et je ne vivrais peut-être jamais heureuse. Mais je pense que le simple fait d'essayer peut me donner un avantage. Certes, c'est un Anglais, certes, il est probablement plus âgé que moi mais dois-je le dénigrer pour autant ? Ce serait tout de même bête d'être en guerre avec celui à qui on m'a fiancé. Cela peut paraître un geste naïf mais je ne fais que me montrer ainsi. Je me doute bien que je ne serais peut-être pas à mon aise au sein de la noblesse Anglaise mais je dois me faire à l'idée que je vais finir ma vie avec celui qui dirige la garnison de Fort-Williams. Je ne connaissais ce lieu que par réputation puisqu'il s'agit d'une ancienne forteresse transformé en prison. Mais toutes les femmes subissent le même sort sauf peut-être ceux qui viennent de la population la plus pauvre et que mon père prend réellement pour des esclaves.

Je regarde alors mon interlocuteur tout en étant à son bras. Je devais m'habituer à sa présence mais j'étais aussi un peu curieuse. Cependant, une prison n'est pas réellement un lieu où je devrais me trouver. J'avais pris avec moi un peu d'argent pour pouvoir payer la chambre et quelques babioles à l'une de mes servantes qui m'avait demandé de lui ramener quelque chose vu qu'elle est originaire du coin. Je n'ai jamais été quelqu'un de violente et j'ai même un profond respect envers ceux qui m'aide tous les jours et qui me servent. Mon père est un tyran mais je ne suis pas comme ça. Il m'entraîne vers l'intérieur et je le suis sans discuter vu que je ne connais rien de ce lieu et j'espère ne jamais devoir y mettre les pieds en tant que prisonnière. Puis je l'entends m’appeler d'abord une syllabe de Madame puis par mon prénom et je montre un sourire.

« - Je suis ravie de faire votre connaissance, Algernon ! »

Je regarde alors mon interlocuteur tout en étant à son bras. Je vois les gardes qui se mettent au garde-à-vous à notre passage et je les remercie d'un signe de la tête. C'est aussi une façon de les saluer. J'aurais préféré le rencontrer en bien d'autre circonstance. De plus, même si je l'avais déjà rencontré, je n'avais encore jamais eu le temps de le voir dans le privé. Pour être honnête, cela ne me serait jamais passé par la tête si mon Père ne m'avait pas fiancé à lui. Observant, je me montre un peu curieuse et j'observe autour de moi tout en suivant mon fiancé. Arrivant devant une porte, il finit par l'ouvrir et il m'invite à y entrer. Lâchant alors son bras, j'entre dans ce qui semble être des appartements où je remarque deux personnes. Puis il procède aux présentations tandis qu'il s'incline. Bien que cela soit un valet et une dame, je m'incline légèrement.

« - Bonjour Scott et bonjour Madame. Ravie de faire votre connaissance. Pardonnez ma curiosité, madame, mais avez-vous un lien avec le laird actuel du clan MacKenzie ? »

Je suis plutôt franche et je n'ai pas peur de poser des questions. Après tout, si elle a effectivement un lien, cela ne m'en fera qu'un de plus puisque je suis déjà ami avec le Laird actuel. C'est plus ou moins lui et son épouse qui m'ont décidé à faire ce pas en avant vers mon fiancé. Cependant, il m'a surprise lorsqu'il avoue avoir été en quelque sorte élevé par une écossaise. Oh... Voilà qui est surprenant. Un Anglais qui a grandi dans les bras d'une dame écossaise. Et finalement, je me sentirais peut-être plus à l'aise avec une consœur. J'avais montré un sourire en m'inclinant légèrement. Je suis polie et courtoise. Ma sœur ,Janet, m'a bien élevée puisque j'étais trop jeune pour recevoir une éducation de ma défunte mère. J'avais exactement six ans lorsque l'incident s'est produit et j'ai dû par la suite aidée mon ainée à élever mes deux plus jeunes frères qui sont maintenant suffisamment grand pour savoir ce qu'ils font. Puis Algernon me propose de quoi boire voir manger. Hochant la tête, je retire mon chapeau et ma cape d'automne pour les déposer quelque part. Je ne voulais pas déranger pour autant. Il est vrai qu'il est au travail mais c'est une façon d'entrer dans sa vie.

« - Je veux bien manger un petit peu et de l'eau s'il vous plait »

Je le regarde simplement et je me sens même presque gênée d'entrer dans un lieu qui semble être l'intimité de celui qui va devenir mon mari. Je ne suis pas le genre de personne qui entre sans rien dire et même si j'ai été invité par le maître des lieux, cela me paraît tout aussi bizarre d'arriver dans un lieu qui semble si différent de chez moi. Je finis par m’asseoir en montrant un léger sourire afin de cacher ma gène.
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MessageSujet: Re: J'ignore si je peux [Algernon]   Lun 23 Oct - 23:00



Sybil & Algernon
   Un tête à tête

J
e n'aimais pas les surprises, jamais cela me met sur le faite accomplis et je suis un homme dirigeant pas un suiveur, il faudra que je le lui dise d'ailleurs, sa présence ne me gène uniquement parce qu'elle n'a point été prévue et que je me retrouve là tel un idiot à lui fait visité la garnison de Fort Williams. Fort heureusement Eugénia n'avait pas prévu de venir ses jours, cela aurait été embarrassant pour tout le monde. L'embarras me désappointe fortement.

Me marié n'a jamais a proprement parlé fait parti de mes projets, je suis un homme frivole qui aime profité de la vie, elle ne dure que trop peu de temps et la jeunesse est encore plus éphémère. L'homme passe bien la majorité de sa vie à s'ennuyer, soit parce qu'il est trop jeune, soit trop vieux et je sais, c'est inéluctable plus les jours passe plus je me sens vieux. Le mariage est donc pour moi un fil à la patte fort contraignant, une farce de mauvais goût. Mais j'ai beau être un lord anglais, comte de surcroit, on ne dit pas non à Simon Fraser de Lovat, surtout avec un tel climat d'animosité entre l'Angleterre et l'Ecosse. En tant que commandant de garnison, j'ai besoin du soutien des Laird puissant afin qu'ils tiennent leurs gens tranquilles lors des patrouilles et de la relève des impôts.

« Une cousine Madame, Je n'ai pas eu l'occasion de le rencontré mais je connais son oncle et son père, qu'il repose en paix. »

Répondis Madame MacKenzie. Cela est fort ennuyeux, les histoires de familles ne m'intéresse guère surtout qu'ici en Ecosse cela semble bien compliquer et simple à la fois, au final ils sont tous cousins, voilà donc d'où vient leur étonnant stupidité, la consanguinité , cette pensée me fit sourire. Il faudra que je me rappelle de la noter quelques part c'est un bon mot à placé lors d'un diner en bonne compagnie !

« Baliverne l'eau c'est pour les chevaux. Scott, du vin et dit au cuisinier de se surpassé la future comtesse d'Ellesmere nous fait l'honneur de sa présence. »

Sur cette flatterie, je lui baisais la main avant de me redresser et de m'appuyer sur le dossier de mon siège. D'un signe de la main je congédia Madame MacKenzie qui me fit un signe de la tête avant de s'en aller vaquer à ses occupations quotidienne, je suis sûr que si j'en avais connaissance elle finirait avec les autres prisonniers écossais qui croupissent dans mes geôles. Scott nous servi deux coupe de vin français, un crue excellent puis quitta la pièce pour passer commande auprès du cuisinier.

« Maintenant que nous sommes seuls très chère, pourquoi êtes-vous venue jusqu'ici je m'interroge, ce n'est pas un lieu très approprié »

Après tout voilà une question qui me taraudait depuis un moment. Pourquoi être venue jusqu'ici ? Au lieu d'attendre bien sagement ma venue à Beaufort, car maintenant que nous sommes fiancé je me vois bien forcé de faire le trajet régulièrement. En été c'était encore agréable mais depuis octobre c'est un calvaire.


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MessageSujet: Re: J'ignore si je peux [Algernon]   Ven 17 Nov - 15:34

Il est vrai que j'arrive à l'improviste mais je voulais parler simplement entre futurs époux loin de l'influence de mon père. Même si je ne viens pas pour parler politique, j'essaie simplement de me faire apprécier de mon fiancé. Beaufort Castle est un château magnifique mais néfaste aussi bien pour lui que pour moi et tout particulièrement surtout depuis le départ de Janet. Je ne m'y sens plus chez moi depuis bien longtemps. Je ne suis qu'une étrangère de plus et son comportement à mon anniversaire prouve qu'il est encore plus hypocrite que je ne le pensais. Je le pensais bien plus malin mais ce n'est pas le genre de parole que je vais dire en face de son gendre, mon futur époux. L'automne s'est déjà bien installé et il bat son plein en ce fin de mois d'Octobre. Je savais que mon clan était invité à une fête sur les terres du clan MacDonald pour fêter Samhuin. Lorsque j'étais encore une enfant, je croyais aux sorcières, de chasse aux monstres et aux fantômes et aujourd'hui, le seul intérêt de la soirée est qu'il s'agit d'une fête religieuse de renom. Je n'ai jamais eu besoin de déguisement pour fêter ce genre de chose. Croyante et pratiquante, je respecte néanmoins la tradition écossaise puisque finalement, je suis une écossaise de pure souche. Ma mère me parlait souvent des légendes avec des squelettes qui se levaient une seule nuit par année mais cela ne reste qu'un conte de tradition que j'ai su appréhender avec les années. Aujourd'hui, je suis une jeune femme en passe de devenir adulte et l'époque de ma jeunesse sera réellement révolue le jour où je devrais quitter le château de mon père. Je devais laisser tout ça et oublier afin de m'enfermer dans un nouveau monde : celui de la noblesse Anglaise... Qui doit être bien différent de la noblesse à laquelle j'appartiens. Je peux donc mettre en l'air tout ce dont on m'a appris et je vais devoir prendre sur moi pour apprendre les us et coutumes des Anglais puisque dans quelques mois, je perdrais mes origines pour embrasser une autre « voie ». C'est ainsi que j'ai longtemps vu les choses mais aujourd'hui, tout cela me fatigue et je n'ai plus le cœur à rire ou à boire.

On parle quand même d'Halloween, mais on pourrait me ramener une citrouille que cela ne me ferait ni chaud ni froid. Après, si je suis avec un enfant alors je n'hésite pas à sortir quelques sucreries de ma poche si j'en ai sous la main. Ma mère nous en donnait beaucoup pour l'occasion mais on se cachait pour ne pas que notre père ne nous tombe dessus. Maintenant, tout ce que je souhaite, c'est qu'il y aura de la soupe aux courges. Je suis peut-être l'une des rares personnes de mon clan à en apprécier la saveur. Saveur qui se perdra peut-être bientôt... Mais pour le moment, je réfléchis encore à ce cadeau empoisonnée que m'a fait mon père. Si je ne le connaissais pas autant, j'aurais parier sur le fait qu'il s'agisse d'une farce mais je sais que ce n'est point le cas et mon père n'est pas connu pour être drôle et encore moins comique. Je savais dés le départ qu'il me préparait quelque chose et ce n'est qu'au début de la soirée que je m'en suis douté. Rapidement confirmé par son annonce devant tous mes invités. Sur le moment, je suis restée souriante mais j'ai eu ce besoin de quitter la salle de réception pour aller prendre l'air... Honnêtement, je ne savais pas combien de temps j'avais passé à l'extérieur mais je n'y avais nullement prêter attention à ce moment-là. J'ai même croiser la troupe d'acteur que j'avais payé l'interprétation d'une pièce de théâtre pour amuser et divertir mes convives.

J'avais posé une question à la servante de mon fiancé et j'avais hocher la tête en la remerciant d'y avoir répondu. Peut-être en parlerais-je à Kenneth lors de mes prochains échanges avec le Laird du clan MacKenzie qui est un excellent ami à moi. Bien sûr, je doute que mon fiancé et la cousine de celui-ci s'en doute. Ma foi, connaissant l'allégeance du clan, je ne serais pas étonnée qu'il soit content de la savoir au service d'un Anglais. Peut-être pas celui qu'il aurait voulu. Lorsqu'elle prononce le « paix à son âme », je baisse un peu la tête en fermant un instant les yeux. J'avais pris place et je souris en entendant mon fiancé dire que l'eau c'est pour les chevaux. Autant dire que c'est le ton qu'il emploie qui me fait sourire. Au moins, il connait les coutumes écossaise et en tant que telle, je ne comptais pas le laisser boire seul. Cela ne serait pas équitable. A ce titre, je bois aussi pas mal d'alcool surtout en ce moment. Depuis l'annonce de mes fiançailles pour être honnête. Mais pas au point de m'en arracher la mâchoire ou à en être malade. Mais un verre ou deux ne fait pas de mal.

« - Très bien, si vous assistez, je ne vous laisserais pas boire seul ! »

Il n'y a aucun défi là-dedans mais je suis juste amusée par la réaction de ce dernier. C'est alors qu'il dépose un baiser sur ma main et il reste très correct avec moi. Puis il congédie ses deux servants. Cependant, avant de partir, il sert deux verres de vin et je le remercie d'un signe de la tête. J'ai été élevée dans la noblesse mais certainement pas dans l'impolitesse. Cela me vient de ma mère et j'espère ne jamais déshonorer son éducation même si dans quelques temps, il ne vaudra plus rien. La porte se ferme et je lève les yeux vers mon fiancé qui prend alors la parole. Il se demande la raison de ma présence. Attentive, je ne le lâche pas des yeux avant de choisir judicieusement mes mots. Je ne tiens pas à le froisser et je ne me sens absolument pas blesser par ce qu'il venait de me dire. Je peux comprendre qu'il s'interroge mais je me dois de lui ôter toutes questions sur ma présence.

« - Ne vous tourmentez point. Il n'y a aucune raison particulière à ma présence ici si ce n'est que faire votre connaissance loin des yeux et des oreilles de mon père... Car croyez-le ou non, celui-ci n'hésiterait pas à nous espionner même après notre mariage afin de vérifier que je fasse mon devoir d'épouse sans entacher le clan... »

Je garde le sourire et je prends le verre de vin en main. Je m'approche alors de la table et je tends mon bras afin de tendre mon verre non loin de lui. Je garde le sourire amusé sur le visage puis je reprends de plus belle.

« - Et puis, je dois m'habituer à ce lieu inapproprié. A moins que vous n'ayez des projets pour moi, Comte ? »

Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une question et je le regarde dans les yeux. Après avoir tendu mon verre, je le rapproche de mes lèvres et je goûte ce vin français. Ce pays si cher à notre défunte Mary Stuart. Mais je ne connais rien de ce pays et peut-être irais-je là-bas pour diverses raisons mais il n'est pas impossible que mon dernier voyage ne se fasse qu'entre l’Écosse et l'Angleterre pour regagner la demeure du Comte. J'ignore où elle se trouve d'ailleurs. C'est le genre de question qui ne se pose pas dans l'immédiat. Après avoir goûté le vin que je trouve plutôt excellent, je repose le verre sur la table et je précise alors une chose sans agressivité mais plutôt avec douceur et calme.

« - Mais si vous préférez, je peux repartir dés demain à l'aube. Je ne tiens pas à déranger même si j'ai conscience que Fort William est votre lieu de travail... »

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J'ignore si je peux [Algernon]
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