AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 26/01/2017
♛ Messages : 184
♛ Crédits : Homme d'arme. Fils illégitime de Laird.
♛ Personnages principaux : A maid as red as autumn with sunset in her hair.






MessageSujet: Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.   Mar 29 Aoû - 1:18

Bastards are born of passion, aren't they ?


Des années auparavant, adolescent et tout juste devenu orphelin de sa mère, Magnus avait franchi les portes d’Invercauld en compagnie de son père, le Laird. Le jeune homme avait compris d’emblée que son arrivée dans cet endroit n’était pas une chose positive pour la famille de son père. En effet, quand les portes du château s’étaient ouvertes, il n’avait pu voir que des domestiques et des hommes d’armes s’affairant dans la cour intérieure. Nul accueil n’avait été prévu à son encontre. Francis avait dit à Magnus de suivre une des domestiques, qui lui montrerait où il dormirait désormais et lui fournirait des vêtements pour qu’il puisse se changer. Son père était ensuite venu le chercher dans sa nouvelle chambre, bien plus grande que ce qu’il avait connu jusqu’alors, et l’avait conduit à la salle à manger. Personne ne s’y trouvait encore. Magnus avait regardé son père, interrogatif sur ce qu’il devait faire. Francis Farquharson avait alors avancé de quelques pas et tiré une chaise vers l’arrière.

« Tu t’assiéras ici.» Il s’agissait de la place la plus éloignée du Laird et de son épouse. En réalité, il n'avait pas occupé cette place très longtemps. Il avait finit par rejoindre la table du dîner des serviteurs, sur demande de Fiona. Mais c'est une autre histoire.

Magnus s’était donc assis, en attendant l’arrivée de sa nouvelle « famille ». Et tous étaient arrivés en même temps, guidé par une seule femme.
« Fiona, voici Magnus. Magnus, Lady Fiona Farquharson, mon épouse et ta lady. », avait-il dit. Elle le jugeait. Magnus s’était levé précipitamment et avait incliné la tête comme il savait qu’il devait le faire. Quand il avait relevé les yeux, le regard de Fiona Farquharson n’avait pas changé du tout. Il était dur et intransigeant. Et il en avait en était toujours été ainsi par la suite.
Le regard de Fiona était resté le même, années après années. Magnus se souvenait de ce repas qui avait dressé le tableau de son adolescence à Invercauld comme si c’était hier. Il se souvenait du silence de Fiona, de son indifférence à sa présence qui témoignait du fait qu’elle ne voulait rien savoir de lui. Elle ne voulait pas de lui dans sa demeure.

Années après années, Fiona était restée fidèle à la première impression qu’elle avait fait à Magnus, ne lui accordant la plupart du temps pas suffisamment d’importance que pour s’adresser directement à lui, même pour lui faire des reproches. Elle se plaignait le plus souvent à son mari qui lui parlait ensuite. Mais Francis était mort. Son père, son seul allié, était mort quand Magnus était dans une cellule en Angleterre et que Fiona refusait, copiant l’écriture de son époux, de verser une quelconque rançon. Oh, ça le jeune homme l’ignorait toujours. Et il vivait encore en pensant que son père n’avait même pas voulu payer pour le récupérer. Une grande déception.

Une seule fois, Fiona l’avait fait appeler directement pour lui dire quelque chose de positif. Elle l’avait remercié de s’être fait capturer à la place de John, son fils chéri. Sur le coup, Magnus avait été trop choqué pour réfléchir à une réponse. « C’était mon devoir. », avait il dit. L’était ce, vraiment ? Non. Et pourtant.

Après la mort de Francis, la place de Magnus dans le clan avait changé. Il mangeait à la même table que la famille Farquharson. Il participait à certaines discussions importantes. Et il arrivait à Fiona de s’adresser directement à lui, plus souvent pour lui faire des remarques mais tout de même. Oui, car son père n’était plus là pour prendre note des plaintes de son épouse envers son fils batard. Et Magnus avait gagné sa place. C’était un fait, un fait qui plaisait pas à tous, loin de là, et que Fiona tâchait d’ignorer la plupart du temps comme elle tachait tout autant de l’ignorer lui.

« Magnus. »

Magnus observait la vue du haut du chemin de ronde du château. Cela lui arrivait souvent. Il regardait la forêt et pensait à son père, quand celui-ci l’emmenait chasser avec John et Francis. Il s’était retournée, sortant de ses rêveries. La personne qui se trouvait face à lui, il l’avait cependant déjà reconnue au timbre de voix.

Moira était toujours belle, apprêtée, gracieuse et charismatique. Elle ferait une sublime lady de clan si elle épousait un seigneur, c’était ce que tout le monde le pensait. Magnus la regarda. Que lui voulait Moira ?

« Oui ? »

« Ma mère demande à te voir. »

Tout d’abord, surpris, Magnus comprit rapidement que cela devait avait un rapport avec les événements qui s’étaient produits au clan MacDonald. Il obtempéra cependant. « Bien. Où puis-je la trouver ? »

« Dans la salle de conseil. », répondit Moira comme si cela était une évidence. Elle tourna ensuite les talons. Magnus attendit que Moira fut plus loin, puis il se résolut à quitter la vue du sublime paysage qu’il ne se lasserait jamais d’observer depuis les hauteurs d’Invercauld. Arrivé devant la salle où se réunissait la famille pour les discussions importantes et où John entendait ses vassaux et concluait des accords, Magnus frappa à la porte.

_________________
    xxx xxx
    MAGNUS, from the latin « great » | the lucky bastard
    When I came back from England, I had a strange though walking through Invercauld's doors. « Anyway», I though « It is still good to be home». Was it ? Surprised by my own thinkings, I've asked myself. « Is Invercauld my home ? I've never felt at home in Invercauld, have I ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 10/03/2017
♛ Messages : 196
♛ Crédits : Lady Farquharson
♛ Personnages principaux :
« Fide et Fortitudine »





MessageSujet: Re: Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.   Jeu 31 Aoû - 23:01

La lionne des Highlands était rentrée seule sous la pluie. Fiona aimait la pluie tout autant qu’elle la détestait. Elle détestait la pluie parce qu’en tant que femme, elle ne trouvait pas cela très agréable de se retrouver mouillée. Mais en même temps, presque paradoxalement, elle l’adorait. La pluie avait ce don de faire oublier. Elle lavait autant les corps que les âmes errantes. Et Dieu savait combien cela était nécessaire pour Lady Farquharson. Alors elle était rentrée à Invercauld et s’était enfermée dans ses appartements. Elle n’en sortait que pour les repas offrant au reste du clan un regard sombre et terrible. Certains avaient même osé la comparer à Jane Farquharson et Fiona avait dû se contenir pour ne pas le passer au fil de son poignard tellement la comparaison l’insupportait. Mais il y avait pire, bien pire. Et plus le temps passait, plus la soirée du bal masqué chez les McDonald l’irritait au plus haut point. Alors quelques jours après la petite fête, Fiona était aller prier dieu. Moira avait rejoint sa mère. La jeune femme craignait le caractère ombrageux de sa mère. Mais elle la connaissait aussi très bien, mieux que n’importe qui.

Fiona n’avait pas prononcé un mot à sa fille jusqu’au moment où cette dernière allait s’en aller. « Moira, prévenez Magnus que je veux le voir dans la salle de conseil. Je l’y attendrai. » Moira avait acquiescé et était partie. Fiona s’était alors levée. Elle avait quitté les lieux et s’était dirigée vers la salle de conseil. Une salle où se tenait les conseils et où John, son fils recevait ses vassaux. Fiona était debout, face à la porte. Et lorsque Magnus frappa à la porte, Fiona le fit entrer. Lady Farquharson fixa de son regard dur le fils bâtard de son époux. « Fermez la porte ! » lâcha-t-elle. Elle le fixa encore un moment et puis la lionne explosa. « Votre comportement est inadmissible. Je vous somme de vous expliquer sur cette histoire alors que vous étiez en Angleterre sous l’identité de John ! Seigneur, vous aviez pris la décision de jouer à l’héritier Farquharson. John n’aurait jamais couru l’étrangère. A quoi jouez-vous ? Vous vouliez discréditer l’héritier de mon clan ? »

Fiona était furieuse et elle avait tapé du plat de la main sur la grande table. Elle foudroyait du regard le bâtard de son défunt mari. Jamais elle n’aurait cru qu’un jour elle le convoquerait, lui, celui qui n’était rien à ses yeux. Mais aujourd’hui, c’était différent. En étant accusé du meurtre de cette anglaise, il avait révélé à tout le monde son ancienne relation. Mais cet aveu impliquait tout le clan. Et l’avouer en dehors du clan était une faute grave. Une faute et surtout un problème que Fiona comptait bien résoudre. Mais pour cela, elle devait se forcer à avoir une réelle conversation avec Magnus. Et c’était ce qu’elle faisait présentement en ayant convoqué ce dernier. Par l’intermédiaire de sa fille Moira évidemment, elle n’avait tout de même pas pu le faire elle-même directement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 26/01/2017
♛ Messages : 184
♛ Crédits : Homme d'arme. Fils illégitime de Laird.
♛ Personnages principaux : A maid as red as autumn with sunset in her hair.






MessageSujet: Re: Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.   Ven 1 Sep - 7:48

Bastards are born of passion, aren't they ?

Toujours le même regard, ce regard dur. Adolescent, Magnus tâchait d’éviter ce regard, de ne pas avoir l’insolence de le soutenir. Sans doute par respect pour son père, plus que par respect envers Fiona. Mais son père était mort et Magnus avait gagné sa place. Il regarda la veuve de son père avec neutralité.

« Vous vouliez me voir, my Lady. »


Lorsqu’elle lui ordonna de fermer la porte, il resta calme, ferma la porte sans rien dire et s’approcha à nouveau.

« Votre comportement est inadmissible. Je vous somme de vous expliquer sur cette histoire alors que vous étiez en Angleterre sous l’identité de John ! Seigneur, vous aviez pris la décision de jouer à l’héritier Farquharson. John n’aurait jamais couru l’étrangère. A quoi jouez-vous ? Vous vouliez discréditer l’héritier de mon clan ? »

C’en était trop. Fiona n’avait pas le droit d’insinuer qu’il aie pu manigancé de discréditer John. Il s’était fait capturé à la place de John. Il avait dit que Francis était le fils illégitime pour que Francis puisse rentrer sans encombre à Invercauld. Il avait fait tout ça pour des frères qui à l’époque, ne lui avait jamais accordé la moindre importance, pour un clan qui ne voulait pas de lui. Magnus ne pu ravaler sa rage, dans un geste brusque, il se retourna et marcha d’un pas décidé vers la porte, qu’il entreprit d’ouvrir avec rage. Pourtant, au moment de sortir, il se ravisa. Il souffla un bon coup et se retourna.

« Et bien si nous devions parler de cela, très bien ! Peut-être ai-je attendu longtemps dans ma vie d’avoir cette occasion. »

Lui qui tachait pourtant toujours de se comporter de manière irréprochable en présence de Fiona, décida pourtant de ne pas demander une quelconque permission pour tirer l’une des chaises vers lui et y prendre place.
« Vous allez sans doute me dire que je vais preuve d’une épouvantable et inacceptable insolence, n’est ce pas ? Mais au fond, cela vous ravit !  Vous aimeriez que Père soit là pour que vous puissiez lui dire : « Regarde, Magnus n’est qu’un vulgaire batard. Il ne sait pas se comporter ! » »

Magnus se souvenait sans peine des nombreux efforts qu’il avait fait, toute son adolescence, pour être digne de son nom, digne de cette vie de château. Rien n’était jamais suffisant pour Fiona. Il ne disait pourtant jamais un mot de travers, n’haussait pas la voix, baissait les yeux devant Fiona, s’incliner quand elle passait. Cela l’avait au contraire toujours énervé, sans doute. Elle voulait qu’il soit mauvais. Les premières semaines à Invercauld, il avait mangé à table avec le reste de la famille. Toujours en silence. Toujours proprement. Francis, à côté de lui, mangeait les coudes sur la table car déjà à l’époque, les convenances ne l’intéressaient pas. Est-ce que cela avait encore Fiona à lui donner la chance de faire partie de cette famille ? Non. Quoiqu’il fasse, il resterait juste un vulgaire batard. Quand il échouait dans quelque chose, quand il faisait une erreur, Fiona s’en délectait. Elle avait ce regard, comme si elle s’apprêtait à s’exclamer en levant les bras aux ciels : « Qu’avais je dis ! Ce n’est qu’un bâtard ! Un bon à rien ». Et quand il réalisait quelque chose de bon, c’était un menteur, un tricheur ou un manipulateur.

Emporté par son discours, Magnus se releva et fit quelque pas non loin de sa chaise tout en parlant « Parce que vous avez toujours désiré de moi que je sois moins bon que John ! Que je sois moins bon au tir à l’arc, que j’apprenne à écrire lentement, que je sois une image de médiocrité en contraste devant la gloire de John ! Vous désiriez que je sois médiocre, oui…Vous avez toujours veillé à ce que je ne reste qu’ « un vulgaire batard ». Je devais manger avec les serviteurs, je devais porter des vêtements simples et vous n’aviez que faire de savoir où j’étais car ne pas m’avoir sous les yeux vous ravissait toujours et vous permettait de prétendre que je vaquais sans doute à des occupations indignes d’un gentleman.  Et maintenant, vous me reprochez une attitude en accord par rapport à ce à quoi vous m’avez toujours réduit ! » Il eut un rictus tristement sarcastique. L’ironie du sort d’être né batard. Toujours trop mauvais pour tout. Jamais trop bien pour quoi que ce soit. Cela faisait du bien de laisser sortir tout ça. Il se demandait ce qu’aurait à dire Fiona à ce sujet. Elle ne s’était jamais exprimé là-dessus.

Reprenant cependant une maitrise plus digne de lui-même, c’est d’une voix plus calme qu’il ajouta :

« Et pour tout vous dire, je n’étais pas sous l’identité de John quand cela est arrivé. Je n’ai prétendu être John que lorsque j’étais enfermé dans une cellule. C’est la seule chose que j’ai fais en son nom ; Etre enfermé dans une cellule et prendre les coups de fouets qui lui était destiné en sa qualité d'héritier d’un clan rebelle pour l’encourager à se soumettre à la couronne. Mais ils se sont rendus compte rapidement que je mentais puisque qu’aucune réponse ne suppliant de me libérer n’arrivait d’Invercauld.»


Les derniers mots avaient été prononcés avec une tristesse piètrement masquée. Magnus regarda Fiona quelques secondes puis regarda devant lui et passa sa main dans ses cheveux. Il s’attendait à ce que Fiona crie à nouveau. Après tout, il n’avait jamais été aussi rebelle face à elle. Mais une partie de lui espérait pourtant qu’elle s’exprime sur ce qu’il avait dit, qu’elle y réagisse. Ne le méritait-il pas ?

_________________
    xxx xxx
    MAGNUS, from the latin « great » | the lucky bastard
    When I came back from England, I had a strange though walking through Invercauld's doors. « Anyway», I though « It is still good to be home». Was it ? Surprised by my own thinkings, I've asked myself. « Is Invercauld my home ? I've never felt at home in Invercauld, have I ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 10/03/2017
♛ Messages : 196
♛ Crédits : Lady Farquharson
♛ Personnages principaux :
« Fide et Fortitudine »





MessageSujet: Re: Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.   Mar 12 Sep - 0:42

Fiona n’avait pas cillé. Elle était restée droit comme un piquet et avait fait que poser un regard dur sur le bâtard de son défunt époux. Pourquoi diable avait-il fallu qu’il engrosse cette dinde anglaise. Cela avait été plus qu’une simple blessure d’égo. Cela avait été une véritable trahison de la part de son époux et de cette fille qu’elle avait prise sous son aile. Elle avait comme on disait parfois, fait entrer le loup dans la bergerie. Fiona était parfaitement restée à sa place alors que Magnus s’était dirigé vers la porte, prêt à franchir son seuil à aire faux bond à la Lady du clan Farquharson. La lionne n’avait rien dit. Elle n’avait pas tenté de l’en empêcher. Mais une chose était certaine. Si jamais elle la laissait en plan ici, dans cette pièce, jamais plus il ne vivrait une vie normale entre ces murs. Parce que pour le moment, Fiona se contentait de l’ignorer royalement. Mais si jamais elle venait à le considérer comme un membre de son clan, un membre qui ne la respectait pas, alors il vivrait un enfer et regrettait ces jours bénis où il n’était rien à ses yeux. Parfois, il valait mieux ne pas trop attirer le regard des prédateurs. Parfois se sentir mépriser et inexistant était plus enviable que d’être assez important pour le prédateur se préoccupe de votre personne. Alors forcément, lorsqu’il s’était finalement décidé à lui faire à nouveau face, un petit sourire en coin, presque carnassier était apparu sur le visage de lady Farquharson.

Fiona Farquharson s’était rapprochée encore un peu plus de la table. Mais elle se refusait toujours à s’y asseoir comme venait de le faire Magnus avant de ne commencer à lui répondre. Enfin, enfin elle aurait peut-être une explication. Mais lorsqu’il parla de son géniteur, Lady Farquharson eut un rictus. Elle balaya d’un revers de main une mèche rebelle qui venait tomber sur son visage. « Evidemment que j’aurai aimé en référer à votre père. Je m’occupe de NOS enfants, il s’occupe de SON enfant. » avait-elle lâché sans prévenir. Oui Fiona avait toujours veillé à l’éducation de ses fils et de sa fille. Mais en ce qui concernait Magnus, elle avait toujours laissé le plus grand soin de cela à son époux. Il avait eu un fils, un bâtard, il avait voulu qu’il vienne vivre à Invercauld, il devait assumer son geste. « Mais le fait est que votre père n’est plus et que je dois donc prendre sa place même si cela ne m’enchante guère. » poursuivit la Lady d’un ton froid. Fiona aurait sûrement poursuivi si Magnus ne s’était pas enflammé dans son discours. Il s’était levé à nouveau t pour une fois, la Lionne des Highland était restée sans voix. La vision qu’elle avait devant elle l’avait surprise. Un court instant, elle aurait pu s’imaginer en pleine conversation avec Francis. Magnus avait pris de son père, c’était un fait qu’elle ne pouvait plus ignorer.

Le rire de Lady Fiona farquharson vint faire échos au triste rictus de Magnus. Fiona planta son regard dans celui du bâtard de son époux, presque incrédule face aux dires de ce dernier. Alors la lionne ne put s’empêcher de réagir. « Magnus, mon pauvre Magnus, vous me prêtez une attention à votre égard que je n’ai jamais eu, voyons. Vous pensez réellement que je me préoccupais tant que cela de ce que vous faisiez ? Soyons sérieux, que je le sois pour John Francis ou Moira, cela est une évidence. Comme cela est évident que ce ne fut jamais le cas vous concernant. Parce que contrairement à ce que vous dites… » Fiona marqua une pause avant de reprendre. « Vous n’êtes pas un vulgaire bâtard du clan Farquharson. Vous êtes le bâtard de mon époux. Là est toute la différence ! » avait lâché d’un ton sec et presque assassin la lionne des Highlands. Et là était tout le drame de cette grande pièce qui se jouait depuis tant d’année dans ce clan. Magnus n’était pas un bâtard quelconque. Il était LE bâtard qui n’aurait jamais dû naître.

Puis elle le laissa reprendre le dessus sur ses émotions et elle attendit avec une certaine impatiente le reste de son discours et de ses explications. Ce fut à ce moment-là que la question de la rançon jamais payé par le clan arriva dans la discussion. Ainsi Magnus n’avait prétendu être John qu’en cellule. Décidément, il ne comprenait vraiment rien. En dehors du clan, il portait tout de même la nom Farquharson, malheur à son père. Et ce nom ne pouvait être associé à une aventure anglaise. Fiona serra les poings de rage. L’envie d’abattre une nouvelle fois sa main sur son visage la démangeait. « Décidément vous ne comprenez pas. Le nom Farquharson est nom a ne jamais associer aux anglais. Nos nous sommes battus contre ces envahisseurs. Nous avons payé de notre sang notre choix de garder la belle Ecosse libre. Nous y étions, VOTRE père et moi, nous avons combattu et vous, vous, vous roucoulez avec une anglaise ! C’est digne de celui qui porte le nom Farquharson, qu’il soit légitime ou bâtard ! » répliqua hors d’elle-même la matriarche du clan Farquharson. « Quant à payer une rançon, non je ne l’ai pas payé et votre père n’était pas en état de faire quoi que ce soit. » ajouta presque sur un ton victorieux la femme bafouée qu’elle était toujours. Fiona assumait parfaitement ce choix. Elle avait omis volontairement de parler de cette histoire de rançon à son mari.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 26/01/2017
♛ Messages : 184
♛ Crédits : Homme d'arme. Fils illégitime de Laird.
♛ Personnages principaux : A maid as red as autumn with sunset in her hair.






MessageSujet: Re: Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.   Mar 12 Sep - 17:52

Bastards are born of passion, aren't they ?

Pensait-elle qu’il avait choisi d’être le batard de son époux ? Jusqu’à un certain âge, Magnus avait ignoré ce que cela signifiait. Encore tout jeune, il ne comprenait pas pourquoi son père était si souvent absent, pourquoi il ne vivait pas avec sa mère et avec lui. Lorsqu’il avait appris que son père passait en réalité tout son temps avec sa « vraie » famille, cela l’avait brisé. Il n’était qu’un enfant non-désiré, un enfant de trop. Il le savait, Fiona ne lui apprenait rien en disant tout cela. Mais il ne l’avait pas choisi. Quant au peu d’attention qu’elle lui accordait, il savait qu’elle aimerait se convaincre que c’était le cas, mais ce n’était pas vrai. Elle avait toujours eu un œil sur lui pour pouvoir le dénigrer.

« Décidément vous ne comprenez pas. Le nom Farquharson est nom à ne jamais associer aux anglais. Nos nous sommes battus contre ces envahisseurs. Nous avons payé de notre sang notre choix de garder la belle Ecosse libre. Nous y étions, VOTRE père et moi, nous avons combattu et vous, vous, vous roucoulez avec une anglaise ! C’est digne de celui qui porte le nom Farquharson, qu’il soit légitime ou bâtard ! », répliqua hors d’elle-même la matriarche du clan Farquharson. « Quant à payer une rançon, non je ne l’ai pas payé et votre père n’était pas en état de faire quoi que ce soit. »

Magnus garda le silence pendant plusieurs secondes. Il regarda la matriarche du clan dans les yeux, se demandant s’il allait oser mettre ce détail sur la table. Il réfléchit à la manière de le dire. La manière diplomatique affirmative ; « Ma mère, Mary, avait du sang anglais par un de ses grands-parents. Elle était contre l’invasion anglaise sur notre terre, mais elle avait du sang anglais. Je ne suis donc pas le premier Farquharson a fréquenté une femme ayant du sang anglais. ». La manière provocatrice : « A croire que je fais les mêmes erreurs que mon père ? »
Il finit par baisser les yeux et soupira d’un air fatigué :

« Je ne dirais rien à ce sujet, même si je le pourrais, car vous blesser n’est pas mon but. »


Peut-être comprendrait-elle à quoi il faisait référence. Peut-être pas. Peut importe.

« Ceci dit, pour votre gouverne, j’aimerais toutefois vous rappeler, car vous semblez l’avoir oublié, qu’en plus de prendre les coups de fouets destinés à notre Laird actuel, j’ai tenté de gagner l’amitié et la confiance des anglais pour pouvoir servir notre clan par la suite. Refuser de coucher avec les femmes anglaises auraient porté atteinte au double-jeu auquel je m’exerçais, même si je mentirais en disant que je n’ai pas pris plaisir à avoir des relations charnelles avec cette femme. Je pense qu’après l’enfermement que j’ai vécu et le double-jeu que j’ai tenté de mener au péril de ma vie et de ma réputation, pour un clan qui pourtant n’a pas daigné sortir quelques livres pour me libérer, je mérite davantage de respect et de considération. Si vous pensez le contraire, et bien, vous n’avez qu’à me renvoyer. Faites. Allez contre la volonté de votre mari, renvoyez celui qui s’est fait capturé à la place de votre fils, et j’irais alors offrir mes conseils et mes bras à un autre clan jacobite, ma loyauté au clan Farquharson n’étant visiblement pas désirée. Sans doute serais-je plus utile ailleurs, dans ce cas. C’est ce que vous désirez ?  »

Non, elle ne pouvait pas faire ça. Il était perçu comme un héros de la cause jacobite. Il était précieux pour le clan. Le renvoyer couvrirait le clan de honte et le peuple l'accepterait mal.

Un silence s’installa durant lequel Magnus remarqua un détail qui lui avait échappé dans le discours précédent de Fiona, en se le remémorant. Trop impatient de répondre de manière cinglante concernant les origines partiellement anglaise de sa mère, Magnus n’avait pas prêté attention à ce que Fiona avait ajouté pour terminer. « Quant à payer une rançon, non je ne l’ai pas payé et votre père n’était pas en état de faire quoi que ce soit. », avait-elle dit. Son père n’était pas en état de faire quoi que ce soit ? Qu’est ce que cela signifiait ? Avait-il seulement lu la lettre ? Pourquoi disait-elle qu'ELLE avait refusé ?

« Que vouliez vous dire par « votre père n’était pas en état de faire quoi que ce soit » ? A-t-il lu la lettre que les anglais lui ont envoyée concernant la rançon ? Elle était adressée au Laird. Lui avez-vous transmise ? »

Ou avait-elle prise seule la décision de refuser d’envoyer une quelconque réponse, sans même informer son mari de ce qu’il se tramait ?  

« LUI AVEZ-VOUS TRANSMISE ?! »

Magnus n’avait pas laissé un temps très long entre sa première question et le renouvellement, plus brutal, de celle-ci. Mais chaque seconde semblait devenir une heure devant cette incertitude. Il s’était levé d’un bond et avait jeté sa chaise sur le côté.

« Tout va bien, my lady ? », demanda la voix d’un garde, derrière la porte. Magnus resta dès lors silencieux, sans lâcher Fiona du regard. Il ne voulait pas être amené à quitter les lieux avant de l'entendre le dire.

_________________
    xxx xxx
    MAGNUS, from the latin « great » | the lucky bastard
    When I came back from England, I had a strange though walking through Invercauld's doors. « Anyway», I though « It is still good to be home». Was it ? Surprised by my own thinkings, I've asked myself. « Is Invercauld my home ? I've never felt at home in Invercauld, have I ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 10/03/2017
♛ Messages : 196
♛ Crédits : Lady Farquharson
♛ Personnages principaux :
« Fide et Fortitudine »





MessageSujet: Re: Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.   Mer 13 Sep - 19:30

« Si vous faites allusion à votre mère…. Cette petite idiote s’est permise de trahir ma confiance et je n’ai pu constater qu’après j’avais bien raison de ne pas faire confiance aux anglais. J’ai pris sous mon aile et sous ma responsabilité voter mère. Je lui ai donné un travail, un toit sous lequel dormir et elle m’a remerciée en cédant à votre père alors qu’il m’avait déjà mis enceinte. Votre simple naissance est ne blessure qui ne se refermera jamais totalement Magnus. » avait dit la matriarche en soutenant le regard du bâtard. Elle avait attendu un peu avant de répondre. Puis elle poursuivit. « Et vous savez pourquoi ? Parce qu’elle a été faite par l’être que j’aimais le plus au monde. Vous ne saurez jamais combien une femme souffre de constater qu’elle a été trahie par son propre époux… » Fiona sentait les larmes amères de la trahison lui monter aux yeux. C’était un scénario que les murs d’Invercauld connaissaient pourtant bien. Ce n’était pas la première fois et ce ne serait sûrement pas la dernière non plus. Certains souvenirs lui revenaient en mémoires, les aveux insupportables d’une mère.

Lady Fiona décida enfin de s’asseoir alors que Magnus reprenait ses explications en tout genre. Il lui rappela qu’il était en Angleterre sous l’identité de John. Il lui affirma aussi que ce qu’il avait fait là-bas avait été fait dans le but de garantir intacte la supercherie. Fiona fronça pourtant un sourcil. Et lorsqu’il déroula la suite sur les risques qu’il avait pris pour tenter de jouer un double-jeu, qu’il avait mis en péril sa vie et sa réputation, Fiona vit à nouveau rouge. « Petit morveux » pensa-t-elle au fond d’elle-même. Elle serra les dents et attendit qu’il termine. Quant à savoir si elle voulait le renvoyer du clan ? Fiona se leva, fit quelques pas et se planta à nouveau devant la table, à côté de sa propre chaise. « Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi. Croyez-vous que je n’oserai pas vous renvoyer de MON clan ? Pensez-vous que je n’en serai pas capable ? Vous êtes revenu d’Angleterre en brandissant des exploits qu’aucun de nous ne vous aviez demandé. Vous n’avez agi là-bas que dans l’espoir de rester en vie. Vous l’avez fait pour vous et pour personne d’autres, ayez au moins la décence de le reconnaître. Et je vous rappelle que votre nom vous lie à jamais à ce clan. Un Farquharson reste un Farquharson et doit agir avant tout pour le clan. Je doute que les autres clans jacobites acceptent un homme que la lionne a renvoyé de chez elle sous prétexte qu’elle a des soupçons. John est le Laird mais j’ai encore du pouvoir bien plus que vous ne pouvez l’imaginer et John et Claire ont d’ailleurs trop tendance à l’oublier et il sera bientôt tant de le leur rappeler. » persifla la lionne sur le ton de la menace. Menace qu’elle mettra à exécution sans se poser la moindre question. Elle pensait comme toujours d’abord au clan qu’importe ce que les autres pourront dire sur elle.

Ce fut étrange la façon dont la suite s’enchaîna rapidement. Après un silence, Magnus sembla enfin comprendre tout le sens de sa précédente intervention. Il sembla enfin comprendre qu’elle avait elle-même pris la décision de ne pas payer sa rançon. Il lui demanda alors brutalement si elle avait transmis la lettre à son père. Le ton était monté et l’homme qui se trouvait de l’autre côté de la porte demanda si tout allait bien. « Mais oui tout va bien. Je sais me débrouiller seule. » répondit sèchement Fiona Farquharson. « Bien My Lady » répondit le garde. Puis Fiona fit le tour de la table et s’approcha de Magnus. Elle le fixa droit dans les yeux. « Non je n’ai pas transmis cette lettre. Je ne pouvais pas lui infliger de tels tourments. » rétorqua d’un ton parfaitement neutre la matriarche du clan. « Le Laird était malade, j’ai pris les décisions qui devaient être prises. » reprit Lady Farquharson. « Mais votre père avait raison sur un point. J’aurai pu vous dire de quitter le clan après votre retour et je n’ai pas eu le courage de le faire… » poursuivit Fiona. Oui, il lui avait dit qu’elle finirait par s’attaché à Magnus parce qu’au fond, elle n’était pas comme sa mère malgré toute l’ardeur que Jane avait mise pour faire de Fiona une copie d’elle-même.

Fiona imposa ensuite à Magnus de s’asseoir à sa chaise. « Maintenant vous allez écouter. Parce que votre père n’était Laird uniquement parce qu’il m’a épousée. Il s’est inscrit dans une histoire que seule les murs d’Invercauld et moi-même connaissent. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Bastards are born of passion, aren't they ? - avec Fiona Farquharson.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ferme abandonnée route du lac de Born
» TUTO PEPAKURA par Corbak (Papercraft-Passion)
» CONNAISSEZ VOUS LA BOUTIQUE " SCRAPBOOKING PASSION " ?
» Présentation BravoBravo
» La poésie, ma passion.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FLOWER OF SCOTLAND ♔ :: Les Highlands :: The North :: ♛ Les Clans du Nord :: ♛ Terres Farquharson-
Sauter vers: