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 White Rose of Scotland

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MessageSujet: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptySam 18 Mar - 15:11





Rose in Blood
Frances & Thames


Assis passivement, à l'arrière de la charrette du docteur, je songe à ce refus magistral que j'ai essuyé. Malheureusement ce ne sera pas le seul, le docteur me dit que j'aurais du me renseigner avant de contacter les Lairds, que certains vivent entre eux, Laird+habitants de leur terre, mais d'autres sont plus ouverts à prendre des apprentis ou des artisans, même étrangers. Je discute un peu plus poussé avec l'homme, qui a l'air de bien connaitre les clans, et il tique un peu, puisque je suis anglais, pourquoi devrais-je m'intéresser à cela? Je ris pour me sortir de la suspicion que l'homme me porte, et lui montre mes avants bras brûlés au fer rouge. "47 nuits à Fort Williams, pour supposée trahison envers l’Angleterre et son peuple, le mien donc." Il regarde mes cicatrices, et grimace. "Ils ne vous ont pas épargné... pourquoi trahison?" Je secouais la tête, en regardant bas, le temps de remettre les manches sur mes avant bras. "Je suis ami avec des écossais... Et j'ai été arrêté en train d'en aider certains, des guerriers... en leur faisant des armes." Il hoche la tête, me tapote l'épaule, et nous continuons en silence, avant qu'il ne le rompe, lorsque nous entrons dans la forêt du Nord. "Alors vous ne vous êtes pas adressé au bon Laird... Kenneth Mac Kenzie est reconnu pour être un Laird pour la royauté en place... Pas un rebelle... si vous voyez ce que je veux dire?" Je voyais parfaitement, j'hochais la tête, en tirant sur ma petite pipe contenant du tabac. La charrette roulait difficilement sur la petite route caillassée, mais nous y arriverons un peu plus lentement c'est tout.

Je pensais que le chemin serait plus ou moins tranquille, mais nous dûmes nous arrêter, alors qu'un homme était en plein milieu du chemin, tenant fièrement le ceinturon, qui tenait son kilt. Un écossais donc, et le docteur commença à lui parler en gaélique, et l'échange n'avait pas l'air particulièrement courtois. Je glissais ma main libre doucement vers le pommeau de mon épée, les choses pouvaient rapidement dégénérer. ça ne manqua pas, des hommes sautèrent tout autour de nous, des branches d'arbres, nous menaçant de leurs armes. Pas de répit avant le combat, je dus esquiver plusieurs tentatives de m'hameçonner, avant de sauter de la charrette pour me battre dans un vrai corps à corps. J'en blessais un salement à l’œil, lui lacérant de la pointe de mon épée, la peau du visage, et celui qui me toucha le bras, n'atteignit pas sa cible, je portais une côte de mailles. Nous nous arrêtâmes un temps, un sifflement strident oscilla la forêt jusqu'à nous, un acolyte était plus loin, en train de les rappeler. Le temps aussi pour moi, de réaliser que le docteur qui m'avait prit avec lui, avait été touché au flanc, le sang imbibait vraiment la chemise de lin blanc qu'il portait. J'entendis leurs voix, ils avaient trouvé la fille... La fille... Mon sang ne fit qu'un tour, il chassait un être humain, comme des bêtes. Je grimpais rapidement sur la charrette, pour accueillir le dernier souffle apeuré du docteur. Je m'élançais ensuite à leur poursuite, courant à travers la forêt, les pistant par leurs éclats de voix...

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MessageSujet: Re: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptySam 18 Mar - 16:18



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Dissimulée derrière un tronc d’arbre, Frances reprit son souffle. Qu’est-ce qui lui avait prit de quitter le château de Leod sans escorte ? D’habitude, Frances arpentait cette forêt sans, mais les terres écossaises n’étaient plus aussi sûres qu’autrefois, surtout lorsqu’on sait que la Garde en avait après vous. Depuis les feux de Bealtainn la jeune femme ne sortait jamais sans protection. Du moins, jusqu’à aujourd’hui. Frances avait réussit à s’éclipser. Rien d’étonnant puisqu’elle connaissait le château depuis sa tendre enfance. Il fallait comprendre. Elle n’avait aucune envie de faire sa cueillette surveillée par des soldats qui piétineraient les précieuses plantes qu’elle recherchait. Quels risques il y avait-il ? Aucun avait-elle pensait alors qu’elle s’enfonçait dans la danse forêt à la recherche de plantes médicinales. Ces dernières réserves s’étant complètement vidées à la suite de la maladie de Mary dont elle ne fut pas la seule atteinte. Un probable début d’épidémie et il était de son devoir en tant que guérisseuse d’y être préparé à tout instant pour soigner de futurs malades.

Malheureusement, la Mackenzie qu’elle était, était définitivement trop têtue et de surcroît imprudente en s’aventurant dans la forêt seule. Elle le regrettait maintenant, cachée misérablement derrière ce stupide tronc d’arbre, vêtue d’un long jupon gris et d’un haut à manche courte*. Une nouvelle chose qu’elle regretterait dans les quelques secondes à venir. Alors qu’elle réfléchissait à comment retrouver le chemin du château alors que ses poursuivants la guetter à tout instant, une flèche frôla son bras droit, la marquant d’une entaille. Elle lâcha un petit cri de douleur, indiquant d’avantage sa position. Saleté d’été ! Raison pour laquelle elle était bras nus. Mais elle devait déguerpir de là. Faisant fi de sa blessure et entendant des pas précipités s’approchaient de plus en plus, Frances quitta sa cachette et couru à toute allure vers la direction opposée. Elle verrait plus tard pour retrouver le chemin de la maison, là il fallait avant tout qu’elle sauve sa peau !

Ne se doutant pas une seconde que ses assaillants s’en était pris à une charrette des alentours et qu’ils la recherchaient pour une sombre raison qu’elle n’avait pas encore bien éclaircie, Frances couru sans se retourner et en veillant bien à zigzaguer pour mener la vie dur à l’archer qui l’avait prise pour proie. Sans même faire attention à où elle allait, ne croyant distinguer que des arbres, des rochers et encore des arbres, Frances ne vit pas un homme l’attraper par la gauche. Croyant qu’il s’agissait d’un de ces poursuivants, elle se débattit, tentant de blesser l’individu  à coup de coudes, d’ongles et de pieds.

« Lâchez-moi, espèce de brute ! Vous n’imaginez pas ce qui vous attend si vous ne me relâchez pas immédiatement ! » fut la phrase la plus correcte à écrire, les autres étant d’un langage beaucoup moins bien fleuries même pour des oreilles gaéliques.

* Sa tenue

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MessageSujet: Re: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptySam 18 Mar - 16:53





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Frances & Thames


A pied, la cavalcade était beaucoup moins aisée, un cheval n'aurait fait qu'une bouchée de la distance entre moi, et les écossais mal avisés. Parcourant une certaine distance, je m'arrêtais un instant, aux aguets, humant l'air, écoutant leurs pas saccadés, et leurs paroles presque indistinctes, la "proie" avait dû changer de direction, je les distinguais tournoyant dans cette autre direction justement. Quelques menus mètres nous séparaient, c'était le moment de l'attraper avant qu'ils ne l'attrapent, en embuscade derrière un arbre, j'attendis que la gracile jeune femme, arrive proche de moi, pour l'attraper fermement par le bras. Je ne m'attendais pas, à ce qu'elle me fasse un accueil chaleureux, elle avait dû comprendre qu'elle était cible. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle se débatte comme une lionne, pour m'asséner quelques coups de pieds, quelques griffures aussi, en jurant en gaélique et en anglais. Je me retins de rire, pour la retourner, plaquer son dos contre mon torse, et couvrir fermement sa bouche de ma main. "Ne soyez pas bête, au point de perdre un allié, dans cette chasse dont vous êtes la proie Ma Dame" Lui dis-je, en lui intimant le silence, j'avais besoin d'écouter, avant de reprendre notre course peut être. Je la maintenais fermement contre moi, avant de la lancer en avant, sans prendre son bras bien sûr. "Allez, on court Ma Dame..." Lui dis-je alors, pour tenter de rejoindre une clairière un peu plus loin, visible par les rayons du soleil flamboyant entre les arbres.

On aurait peut être pu leur échapper avec moins d'homme à nos trousses, mais certains, trois exactement, nous rattrapèrent. Un qui me colla une lame sous le menton, en me regardant de face, d'une manière torve et goguenarde, un autre qui récupéra la Dame, et le dernier qui arriva derrière le premier en jurant en gaélique. Ils me parlèrent, mais je ne compris, pour ma part, strictement rien. "Tout à fait." Répondis-je avant d'entamer la bataille, désarmant le premier, qui finit avec l'épée entre les côtes, le second, me blessa à la main, mais finit par se faire assommer par ma tête dans la sienne. Pour être certain, qu'il aurait du mal à se relever, je voulus lui mettre un autre coup, mais le dernier tenant fermement la Dame me héla. Il avait une main baladeuse sur son corsage blanc de neige, et je contractais les mâchoires. Le viol m'a toujours dégoûté au plus haut point. Je regardais la jeune femme, pour la rassurer, et son assaillant ensuite de manière plus incisive. "Lâchez là..." Il me signifia qu'il devait la ramener, que je pouvais partir sans encombres, que les autres allaient arriver.

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MessageSujet: Re: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptySam 18 Mar - 18:22



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Son cœur manqua un battement lorsque son corps se retrouva plaqué contre le torse de l’homme qui venait de l’attraper. Sa main l’empêchait de crier ou de dire quoique se soit. Frances prit peur, pourtant les mots qu’elle entendit ne furent en rien effrayants. Il ne parlait pas en gaélique et il l’appelait Ma Dame, rien à voir avec le langage des autres. Etait-ce suffisant pour faire confiance et devenir docile ? Non, mais on ne lui demandait pas son avis.

A peine firent-ils quelques pas qu’on les rattrapa. Frances fut légèrement surprise de voir l’inconnu engager un combat, repérant aisément que ce dernier devait être un guerrier ou qu’il l’avait été. Ce qui était loin d’être son cas. Comme elle regrettait de ne pas avoir prit son poignard, ou mieux son arc et ses flèches ! A mains nus, elle était plus un poids qu’autre chose et un des écossais l’agrippa sans problème. Que lui voulaient-ils au juste? La capturer pour atteindre son frère ? Leur clan ? Ou était-elle juste une cible choisie à moitié au hasard pour obtenir une récompense en échange de sa libération ? Ou pire… La capturer juste pour s’amuser avec elle ? Un irrépressible frisson la traversa refusant que la main baladeuse de ce porc la touche. Le regard de celui qui se disait être son allié ne fut pas suffisant pour qu’elle se calme. Instinctivement et contrôlée par la peur qui montait en flèche, Frances se débattit, malgré la douleur de l’arme que l’écossais détenait et érafla sa peau d’albâtre. Plutôt crever qu’être souillée ! Quoiqu’il semblait hésité comme s’il voulait la garder en vie. Serait-elle inutile morte ? Qui sait. Ne s’attendant pas à que Frances soit si agitée, il quitta des yeux l’inconnu à quelques mètres d’eux alors qu’au même instant Frances lui asséna un coup de coude dans le ventre.

Tout se passa très vite. L’homme relâcha sa prise, Frances s’écarta et en quelques secondes les deux assaillants qui restaient debout étaient à terre. Toujours autant agitée, apeurée et méfiante (comment pouvait-elle faire confiance à un inconnu alors qu’on venait de la poursuivre et de l’agresser ?), Frances n’attendit pas que son soi-disant allié se retourne pour prendre ses jambes à son cou. Dans de tels instants, on ne réfléchit plus. En tout cas, Frances n’avait aucune expérience pour avoir le sang-froid nécessaire pour cela. La fuite était pour elle la solution instinctive et la plus sûre, alors que ce n’était pas le cas puisqu’il y avait probablement d’autres poursuivants dans la forêt et si ce n’était plus le cas, ce n’était pas en courant comme une dératée qu’elle allait recouvrer ses sens, la raison et ainsi pouvoir rentrer chez elle. Comme si elle pouvait tomber comme par enchantement sur le château.

Ce fut une racine sortie du sol qui la stoppa net. Frances trébucha et tomba à plat ventre. Elle eut un peu le souffle coupé, mais c’était parfait pour arrêter une frénétique et stupide course. Frances se releva doucement pour s’asseoir, mettre ses cheveux qui lui voilaient la vue en arrière, reprendre son souffle et jeter un coup d’œil sur sa blessure au bras droit. Elle n’en eut pas le temps, car elle remarqua un mouvement non loin d’elle. C’est alors qu’elle vit que l’inconnu arrivait vers elle. Toujours assise, elle recula un peu.

« Ne vous approchez pas! »

A tâtons, sa main gauche chercha quelque chose avec lequel se défendre et ne rencontra qu’une pierre pas plus grosse qu’une noix. C’était mieux que rien. Frances leva la pierre, se voulant menaçante. Adorable, pas très crédible et pas du tout terrifiant. Ce n’est pas ainsi qu’elle pouvait dissuader quelqu’un.

« Qui êtes-vous et que me voulez-vous ? »

Non. Elle n’avait pas cru à son excuse d’allié. Elle était méfiante, ça pouvait se comprendre, mais elle ne pourrait pas nier longtemps qu’il n’était pas avec ses assaillants et qu’il l’avait effectivement aidé.

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MessageSujet: Re: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptyLun 20 Mar - 21:08





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Frances & Thames


Sous ce corsage blanc immaculé, et cette robe grise perlée, ne se cachait décidément pas une faible femme. Elle réussit à se tirer de ce mauvais pas, par ses seuls moyens, et à prendre tout bonnement la fuite. Impossible de savoir si je devais la laisser seule, ou la suivre, et finalement je m'élançais après elle. Pas trop difficile d'ailleurs de la suivre, la Dame était tombée au sol, son bras saignait légèrement, et elle semblait fatiguée. Fatiguée peut être, mais elle m'indiqua sur la défensive, sa volonté que je n'approche point. Je restais inerte, le lui indiquant les mains en avant, en secouant la tête. "Soit Ma Dame." Pourquoi vouloir éloigner la seule personne, capable de la protéger? Aurait elle été efficace, contre trois de ces hommes? Son assurance juvénile, me fait sourire en coin. "Je m'appelle Thames De Buslingthorpe, je suis forgeron, et je viens de quitter, il y a quelques heures seulement, le château de Léod avec le médecin, qui est mort attaqué par ces hommes qui vous poursuivent." Je m'arrêtais écoutant les alentours, et les cris des oiseaux m'indiquaient quelques informations, dont une peu arrangeante. "Je crains Ma Dame qu'il faille avancer, ces hommes n'ont pas l'air de vouloir vous épargner en cette fin de journée... J'ai bien peur que la nuit, n'aille tomber sous peu..."

Je lui tendis la main. "Si mes souvenirs sont bons, il existe quelques cabanes de chasseurs dans cette forêt? Je vous présume plus en connaissance des lieux Ma Dame, Je vous inviterais à vous présenter plus tard, nous n'avons pas le temps, de nous appesantir. J'aimerais soigner votre bras et ma main en de territoires moins hostiles et plus sécuritaires." Je l'invitais à se lever, et à me suivre, prenant ma main ou non, comme elle le souhaiterait. Je la sais capable de se défendre d'un assaillant, il faudrait chasser pour manger, ou retourner à la charrette sur l'un des nombreux chemins empruntés avec, depuis le Château de Léod. Je m'arrête un instant, regarde la forêt, et l'invite à me suivre, si je ne suis pas mauvais pisteur, peut être que nous pourrons retrouver la charrette au moins... Au bout de longues minutes de marche à travers les arbres, je distingue l'attelage, qui a été détroussé de son cheval, mais dont le corps inerte du médecin est encore présente. Je fouillais les poches du corps, trouvant un couteau, et quelques objets intéressant comme de la corde, parfait pour les pièges de lapins, un sillex aussi pour allumer un feu plus rapidement. Je fouillais la charrette, et si la nourriture avait en effet disparue, je trouvais une gourde et la mallette de ce bon vieux médecin. "Allons y Ma Dame, avant que la nuit ne tombe, j'aimerais trouver un endroit où dormir, ainsi qu'un gibier..."

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MessageSujet: Re: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptyMar 28 Mar - 17:01



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Les premières paroles de l’homme se tenant face à elle à quelques mètres furent suffisantes pour la convaincre assez vite de baisser sa main et de relâcher la pierre qu’elle avait ramassée pour se défendre. Il s’appelait donc Thames De Buslingthorpe. Frances le cru sur parole à ce sujet. Qui aurait réussit à inventer un tel nom ? Il n’était pas écossais pour sûr. Un anglais. Si un jour on lui aurait dit qu’elle serait sauvée par un anglais, elle n’y aurait jamais cru et aurait assurément réfuté une telle idée. Pourtant c’était bien ce qui venait d’arriver, elle ne pouvait le nier et même si le chardon au fond d’elle lui conseillait toujours de se méfier, Frances décida de lui faire confiance. Même si elle n’était pas convaincue qu’il soit forgeron au vue de son habilité au combat dont elle venait d’être spectatrice. En plus, il revenait de chez elle ! Ils s’étaient manqués de peu… De toute façon, Frances ne survivrait pas longtemps seule à la nuit tombée dans la forêt avec des hommes toujours à leur recherche.

Sans un mot, d’un simple geste de la tête et de sa main acceptant la sienne pour l’aider à se relever, Frances lui fit comprendre qu’elle acceptait. Elle le suivit jusqu’à qu’ils retrouvent la charrette en question. Il n’avait pas menti à ce sujet non plus. Qu’était-il allait faire chez elle ? Kenneth le connaissait-il ? Les questions commençaient à être nombreuses dans l’esprit de la Mackenzie qui détourna humblement son regard du corps du médecin. Tout en restant en retrait, Frances observa silencieusement Thames. Forgeron. Combattant. Diplomate. Bonnes manières au vue de son langage et voilà que maintenant il était pisteur. Non. Frances ignorait totalement qui était ce Thames, mais une chose était sûre, il n’était pas que forgeron. Elle en mettrait sa main à coupée.

« Dans ce cas, oublions le château. Il serait insensé de s’y rendre dans ces conditions », finit-elle par dire lorsqu’il se tourna vers elle. Malgré qu’elle connaisse cette forêt depuis petite, Frances ne pouvait absolument pas s’y repérer de nuit. De plus, leurs poursuivants pouvaient débarquer n’importe quand, elle était fatiguée et ils devaient se soigner. « Si ma mémoire est bonne, il devrait effectivement y avoir une cabane pas très loin... A quelques mètres du ruisseau, il me semble » ajouta-t-elle en désignant du doigt le chemin opposé d’où ils venaient.

Ils se mirent alors en route. Le silence régna à nouveau, laissant pour seul fond sonore leurs pas et les bruits de la forêt. Quelques minutes et pas plus tard, ils entendirent le cours d’eau et trouvèrent une cabane de chasseur abandonnée depuis quelques jours déjà. Au moins, ils ne passeraient pas la nuit à la belle étoile. Ce point ne rassura cependant pas Frances. Elle n’avait aucun moyen de prévenir ses frères qui allaient se faire un sang d’encre pour elle et elle allait devoir dormir avec un homme qu’elle ne connaissait absolument pas et qui ne lui inspirait toujours pas entièrement confiance. Dissimulant tant bien que mal ces inquiétudes, Frances ouvrit et entra la première dans la cabane. Rien de bien extraordinaire. Dans la simplicité la plus totale, ils se trouvaient dans la plus grande pièce qui servait de pièce à vivre et à manger tandis que dans la deuxième pièce se trouvait un lit rustique ainsi qu’un coffre servant généralement à contenir des vêtements ou de quelconques bibelots.

En retournant dans la pièce principale, Frances repéra un seau en bois qui leur permettrait de transporter assez d’eau pour pouvoir se soigner. Elle s’avança dans l’intention de le prendre, mais suspendit son geste et regarda Thames près de la table se trouvant au beau milieu de la pièce. Que fallait-il faire d’abord ? Se soigner ou chercher à manger ? Sa coupure au cou et celle au bras, puis celle à la main de Thames n’avaient rien d’urgent, même si celle au bras douillait un peu. Frances était une bonne guérisseuse, mais une piètre patiente, supportant assez mal la douleur. Pour ce qui était de la nourriture, elle n’avait pas vraiment d’appétit après ce qu’elle venait de vivre, mais elle s’en remettrait au jugement de Thames qui semblait beaucoup plus habitué et familier à la survie et vie extérieure qu’elle.

« Vivres ou soins avant tout ? Vous n’aurez pas à vous charger de la seconde... »

Frances n’en dit pas d’avantage, esquissant seulement un sourire mystérieux. Peut-être bien qu’ils étaient deux à ne pas dire tout de suite ce qu’ils étaient ou qui ils étaient exactement dans le cas de Frances.

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MessageSujet: Re: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptySam 8 Avr - 14:47





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Frances & Thames


La cabane est rudimentaire, deux tabourets une table et une cheminée pour la pièce principale et une chambre avec une couche de bois et de paille pour l'autre pièce. Je dépose mon épée, non loin de la porte le temps pour moi, de regarder ma main en sang. Le bandage a disparut sous l'écoulement rouge rubis. La dame me pose une question, je relève le nez de mon observation. "Feu - Chasse - Soins." Lui dis-je un peu moins bavard qu'alors. Cette blessure ne me plaisait guère, et la proximité avec une parfaite étrangère tout autant. Peut être que ses poursuivant, avaient une raison, valable de la poursuivre. J'avais entendu de ses histoires, matricides d'une part, et autre de femmes mantes religieuses, qui tuaient de braves hommes inconscient. Je quittais la cabane en lui annonçant, que j'allais chercher du petit bois, et parcourrais un peu de route tout autour de la cabane pour cela. Je revins avec un gros fagot de bois dans les bras, et j'avais eu juste le temps de poser deux piège à lapins dans les environs, revenant à la cabane de nuit. Le froid mordait, malgré les quelques beaux jours revenant, pour la saison agréable à vivre dans les highlands.

Je déposais le tout dans l'âtre, sans mot dire à la dame, la laissant peut être, elle même m'expliquer le pourquoi de cette chasse? Sait on jamais, qu'il ne s'agisse pas de ces femmes meurtrières. De la mousse pour allumer le feu avec des pierres pointues, et du petit bois craquant... Je soufflais sur la petite flamme qui apparue et une fumée blanche emplit la pièce. C'était le lot de toutes les habitations, la fumée des foyers plus ou moins dense suivant le bois utilisé. Dans ce cas précis, et au vu du crépitement, c'est un bois jeune, du sapin peut être... si ça fait démarrer le feu, nous ne mourrons pas de froid dans la nuit. Je me relève enfin, pour l'observer. Taille fine et gracile, longs cheveux noir d'ébène, joli minois enfantin presque. C'est une jeune dame, de la noblesse certainement. "Il faut qu'on regarde votre bras." Dis-je finalement, en lui indiquant le sang qui s'échappe doucement de la plaie. "Dans la malette du guérisseur, peut être qu'il y a quelque chose... je n'y connais pas grand chose, mais je suis débrouillard... bien que les plantes ne soient pas les mêmes sur ces terres sauvages."

Je n'ai rien posé, rien retiré, je suis toujours étroitement vêtu de mon espèce de côte de mailles, de mes ceintures portant mes armes. Un homme ne se dévêtit pas devant une dame inconnue.

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MessageSujet: Re: White Rose of Scotland   White Rose of Scotland EmptySam 22 Avr - 19:50



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Feu. Chasse. Soins. Voilà qui était bien clair et concis. N’ayant de toute façon pas de meilleures chances de survie ni de moyen pour contacter ses frères, elle se résigna à collaborer. Frances le laissa donc faire et puisqu’il n’avait pas parlé d’eau, elle décida de s’en charger. Avant d’aller en cherchant, Frances regarda dans les placards de la rustique cuisine à la recherche d’autres récipients pouvant contenir de le précieux liquide. Elle ne trouva qu’une bassine en bois de moyenne taille. Cela  conviendra amplement. Frances fit donc deux allers-retours et posa les deux récipients d’eau sur la grande table. Thames n’étant pas de retour, Frances explora l’intérieur de la cabane. Elle trouva des couvertures dans le coffre de la chambre qu’elle sortie et vérifia au passage la propreté du lit. Il était hors de question qu’elle dorme par terre ou dans un lit cachant des bestioles. Elle ne quitta la pièce que lorsqu’elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir.

« Vous avez trouvé de quoi faire ? » Pas de réponse, mais elle put constater que oui en voyant le tas de bois. Comme pour montrer qu’elle n’était pas restée là à ne rien faire, elle lui indiqua l’eau et sa découverte de couvertures assez chaudes. Ils ne mourraient pas de froids au moins et encore moins si Thames réussissait à faire du feu. Lorsqu’il réussit, il se leva et se tourna vers elle. Son bras ? Frances regarda ce dernier et posa de nouveau ses yeux sur Thames, ses mains plus précisément. Comprenait-elle bien ce qu’il venait de dire? Il lui proposait de la soigner même s’il n’y connaissait pas grand-chose mais qu’il était débrouillard ? Frances ne put retenir un léger rire alors qu’une pointe d’espièglerie brilla dans ses grands yeux noirs. Il était temps qu’elle prenne en main les choses.

« Je suis guérisseuse et de ce que je vois mon bras peut très bien attendre. Ce n'est pas le cas de votre main. Je m’occuperai donc des blessures. Pourquoi ne vous installeriez-vous pas ? Ôtez donc cette côte de mailles et vos armes, elles ne sont que des entraves pour vous soigner. Entre temps, je vais m’occuper du nécessaire de soin. »

Frances ne lui laissa pas le choix. Avant qu’il ne puisse dire quoique ce soit, elle attrapa la mallette du médecin et se rendit dans la petite pièce, servant de chambre à coucher, pour voir un peu ce qu’il y avait d’utile à l’intérieur. Elle permettait surtout à l’anglais de se dévêtir sans inconvenance. Avec satisfaction, elle repéra tout de suite des bandages, des baumes contre la douleur et un onguent qu’elle reconnu tout de suite par son odeur. Elle aiderait à la cicatrisation de plaies ouvertes. Frances mit de côté tous les ustensiles en métaux dont elle ignorait l’utilisation, à la recherche d’un désinfectant. Dans une poche interne de la mallette, elle finit par trouver un flacon d’eau oxygénée. Ça ferra l’affaire. Satisfaite, Frances revint avec tout ce nécessaire dans la grande salle. Elle ne prêta pas attention à Thames, terminant de se préparer en se lavant et nettoyant ses mains et ses avants bras grâce avec de l’eau. Elle nettoya ainsi le sang s’étant écoulé de son bras, mais ne s’occupa pas de sa blessure. Il y avait plus urgent.

« On peut commencer » dit-elle en se retournant. Elle put alors mieux observer l’anglais sans ses armes et sa côte de maille qui écrasaient sa silhouette. Un corps de guerrier, bien plus que ce qu’elle avait pu constater tantôt. Et ses bras… Même avec son habit, on décelait aisément une importante musculature. Peut-être disait-il vrai au sujet d’être forgeron… M’enfin, il n’était pas très convenable d’analyser de la sorte une personne, encore moins du sexe opposé. Frances récupéra donc ce qu’elle avait rapporté de la mallette et le déposa sur la grande table en expliquant à Thames à quoi correspondait chaque élément. « Puis-je ? » demanda-t-elle en désignant d’un geste sa main blessé par l’épée d’un des assaillants. Sa voix se voulait bienveillante. Après tout, elle n’aurait aucun intérêt à le blesser d’avantage alors qu’il était le seul à pouvoir la défendre si les poursuivants refaisaient surface.

Assis sur les seules chaises de la pièce, Frances appliqua à prendre soin de la plaie de Thames. Attentionnée et douce, elle veillait au mieux à ne pas augmenter la douleur que pouvait ressentir le patient. D’ailleurs, elle lança une conversation en guise de diversion et aussi parce qu’elle était curieuse. « Vous avez mentionné le château de Leod tout à l’heure… Qu’y faisiez-vous ? » Frances ne prit pas la peine de lui demander la permission de poser cette question et repris la parole pour lui faire comprendre qu’elle était dans son droit de savoir, puisqu’elle était une des maîtresses des lieux. Par la même occasion, elle lui révéla enfin qui elle était avec un sourire en coin non dissimulée, pas peu fière de son petit effet de surprise. « Il semblerait que nous nous soyons manqué de peu, Lord De Buslingthorpe. Je m’appelle Frances Mackenzie. Le Laird Kenneth Mackenzie est mon frère et ce lien de parenté doit sans doute être la raison pour laquelle on me poursuivait. » Si elle n’avait pas été une tête de mule et qu’elle avait obéit à son frère aîné, rien de tout ceci ne serait arrivé aussi...

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