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 Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.

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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 10/07/2017
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MessageSujet: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 10 Juil - 17:09



Sampiero Grimaldi




TON PERSONNAGE

NOM & PRÉNOM(S) ♛ Nul besoin d’être moine ou philosophe pour deviner que le patronyme Grimaldi d’Esdra ne vient pas d’Ecosse et qu’il prend racine au beau milieu de la « Mare Internum » (« Mer Intérieure » en Latin) et plus précisément dans les hauteurs de l’île de Corse. Quant à Sampiero, ce prénom que les écossais passent leur temps à écorcher et bien notre ami le tient d’un héros insulaire qui combattit les génois il y a un petit peu moins de deux siècles.
ÂGE ♛ Trente-Trois ans.
DATE DE NAISSANCE ♛ 12 Octobre 1709.
ORIGINE ♛ Latin perdu au milieu des Saxons, des Celtes et des Scots, Sampiero est originaire de Castifao, un petit village de pêcheur situé dans le Cap Corse, fils d’un riche marchand napolitain et d’une dame de la noblesse locale, il a la chance d’être issue de la petite noblesse insulaire, un sang bleu qui ne lui sert strictement à rien ici, au beau milieu des plaines écossaises.
SITUATION FAMILIALE ♛ Cela va maintenant faire sept ans que l’ami Sampiero traverse le continent européen afin de ressembler les informations qui lui permettront de rédiger son ouvrage « Histoire de l’Occident », il n’a donc pas vraiment prit le temps de se chercher une épouse, d’autant plus qu’il sait très bien que son mode de vie rendrait bien des femmes tristes… C’est pour cette raison que son seul point d’accroche se trouve à Naples, la ville dans laquelle réside son père depuis les révoltes corses de 1729.
MÉTIER(S)  ♛ Protégé du Roi Charles VII d’Espagne, Sampiero se définit lui-même comme un grand historien, un excellent géographe et un piètre philosophe. Son but et d’écrire un ouvrage historique qui raconterait l’Histoire de l’occident et de l’Europe, et c’est d’ailleurs cette soif de connaissance qui l’a poussé à voyager jusqu’en Écosse où la révolte gronde.
GROUPE  ♛ Il est proche des Jacobites, non pas par conviction politique - même s'il se sent proche de leurs revendications - mais plutôt car il a décidé de parler d'un pan de l'Histoire qui sera sans doute effacé par les historiens anglais. Il est un « Les chardons ardents » même s'il jouit toute de même d'une certaine neutralité, anglais et jacobites ont d'ailleurs tendances à se méfier de lui.
CRÉDITS  ♛ Gritsou & Tumblr.

LE JOUEUR

PSEUDO WEB ♛ Mrs_Monopoly.
ÂGE ♛ /
COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ♛ Grâce à Simon :)
TON PERSONNAGE EST-IL FICTIF
OU HISTORIQUE ♛
Fictif.
AS-TU PRIS UN SCENARIO, PV
OU INVENTE ♛
Inventé.
AVATAR  ♛Michael Fassbender


Prête allégeance à ton Laird



QUE PENSES-TU DES HIGHLANDERS ? ♛

Pour bien des gens, les fiers habitants des Highlands sont des Hommes étranges et particulièrement à comprendre. Mais Sampiero qui est un grand romantique, n'a aucun mal à saisir la psychè de ces farouches combattants qui lui rappellent parfois ceux de son île natale. Et il lui arrive parfois d'observer ces fameux Highlanders avec de grands yeux et un coeur d'enfants ! Pourquoi !? En vérité il ne saurait sans doute pas l'expliquer correctement... Peut-être est-ce parce que pour lui ils symbolisent la fougue, la fierté, l'insoumission et qu'il s'agit là de valeurs qui ont tendances à se perdre sur le reste du grand continent européen.



QUE PENSES-TU DE L'INVASION ANGLAISE EN ÉCOSSE ? ♛

Dès son arrivée à Naples, Sampiero qui était à peine âgé de dix-huit ans, fut initié aux brillantes idées des Lumières par son vieux Lisandru Dominici, qui fit naître en lui un cœur, une âme d’Humaniste. Voilà pourquoi, le jeune humaniste est opposé à toutes les formes d’oppressions et de répressions ! Depuis le « jeune » insulaire s’est toujours battu pour la Démocratie – une thème assez compliqué en Europe – mais également pour défendre les libertés individuelles ! C’est donc pour cela que le beau brun se sent concerné par cette guerre qui n’est pas la sienne. Sans avoir de haine pour les anglais, il comprend parfaitement le point de vu des fiers écossais qui tentent tant bien que mal de défendre leur liberté et leurs traditions !



LE ROI JAMES STUART DEVRAIT-IL RÉGNER SUR L’ÉCOSSE SELON TOI ? ♛

En plus d’être un vagabond qui n’a pas une once de sang écossais où anglais dans les veines, Sampiero est un « brillant » historien et comme tous les historiens, il est condamné à observer l’Histoire en retrait, il est témoin de l’Histoire en marche. Et même si la cause des jacobites lui tient à cœur, il ne connait pas assez l’Histoire de cette terre et de ses habitants, pour vraiment avoir un avis tranché et honnête ! Il préfère donc rester neutre et regarder cela avec impartialité, plutôt que de se lancer dans une cause inconnue, qui pourrait lui couter cher. Néanmoins le choix de la neutralité n’est pas aussi facile qu’il en a l’air et le jeune corse a parfois l’impression d’être un lâche où un incapable.


« une citation badass ici »


Dernière édition par Sampiero Grimaldi d'Esdra le Mer 19 Juil - 23:46, édité 3 fois
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♛ Arrivé(e) en Ecosse le : 10/07/2017
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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 10 Juil - 17:11


Histoire de l'Occident




Naples, Octobre 1727


Je me souviens très bien de mon dix-huitième anniversaire, ce jour-là mon père m’avait réveillé aux aurores pour me montrer le soleil se lever derrière Castel dell’Ovo, encore partiellement assoupie, il me fallut quelques temps pour m’apercevoir, puis profiter du magnifique spectacle qui se déroulait sous mes yeux. Ayant grandi à Castifao, je n’avais encore jamais vu pareil monument, cette citadelle était encore plus grande que celle d’Ajaccio et les premières lueurs du jour la rendait encore plus imposante, cette brume, le bleu de la mer et ces teintes chaleureuses me donnaient l’impression d’arriver dans une cité céleste, je m’attendais presque à ce que Saint-Pierre apparaisse devant nous pour nous renvoyer sur la terre ferme où nous ouvrir les portes du paradis.  

- Sampiero, dit mon père d’une voix calme et posée qui me fit sortir de mes pensées. la ville de Naples n’a absolument rien à voir avec ce que tu as connu auparavant. Tu vas devoir réapprendre à vivre, à parler, la route sera longue, mais une fois ton apprentissage, tu seras un vrai penseur, comme le voulait ta mère.

Nous quittions ensuite le port pour nous diriger vers une maison petite et étroite, coincée entre deux autres beaucoup plus imposantes, mon père s’arrêta devant la lourde porte en bois et fouilla longuement dans sa besace avant d’en sortir deux clés en bronze qui lui permirent d’ouvrir. Là une forte odeur de renfermé s’échappa et me provoqua une violente quinte de toux. Pas vraiment perturbé par l’odeur nauséabonde, mon guide pénétra dans la demeure et ouvrit les volets afin de faire entrer la lumière. Là je pu apercevoir un petit cadre, minuscule, qui protégeait la peinture d’une belle jeune femme qui ressemblait étrangement à ma maman. Je compris rapidement qu’il s’agissait de son portrait et que nous étions dans la maison napolitaine de mon père. Il n’y avait plus mis les pieds depuis au moins deux ans, ce qui expliquait l’état des lieux. Fatigué par mon réveil brutal j’allais de pièces en pièces tel un fantôme. Une nouvelle fois c’est la voix de mon géniteur qui me fit sortir des vapes.

- Cette maison appartient à notre famille depuis plusieurs siècles, c’est ici que tu vivras le temps de tes études, tu as compris mon fils ?

Et alors que notre domestique posait mes affaires dans un grand placard creusé à même la pierre, un petit homme courbé et boiteux au visage d’oiseau de proie tapa à la porte et fit quelques pas dans le salon, semblait déjà connaître mon père, son regard d’aigle impénétrable se posa sur moi, ses yeux d’un bleu intense me glacèrent le sang. Un silence des plus pesants s’installa dans la demeure familiale des Grimaldi et c’est finalement le bruit de la canne de l’intrus qui brisa cela…

- Tu dois être Sampiero ? Enchanté ! Mon nom est Lysandre et je serais ton précepteur au cours de ces prochaines années, je ferais en sorte que tu deviennes un homme d’esprit, un homme de ce siècle.  Lâcha-il d’un ton malicieux qui détonnait totalement avec son allure générale, qui elle était presque sinistre. Ce monde est rempli de choses que nous ignorons et qui méritent d’être étudiées…

Ce fut là ma première rencontre avec Maestro Lisandru Dominici un riche lettré napolitain que mon père avait rencontré lors d’un voyage en Espagne. Et même si cet hurluberlu m’effrayait toujours un peu, je fus attiré vers lui, comme un morceau d’acier s’approche d’un aimant… Puis les mois et les années passèrent et Lysandre qui n’avait ni femme, ni enfant, me traita comme son propre fils et me fit veillées des nuits entières pour m’enseigner la théologie, la géographie et bien évidemment les textes des grands philosophes grecs. Et si la philosophie n’était pas mon point fort… ma curiosité se porta vers une heure en particulier : « La Guerre du Péloponnèse » par Thucydide l’athénien.



Naples, Octobre 1736


Les cloches de la ville sonnaient onze heures du matin alors que je m’enfonçais dans les allées du Palais Royal d’un pas rapide, mais mal engagé, une myriade de parchemins sous les bras, je n’arrêtais pas de répéter le discours que j’allais bientôt devoir prononcer.  Juste derrière moi, Lysandre ne faisait rien pour me rassurer, au contraire même puisque ce dernier me rabâchait que j’aurais dû me lever plus tôt et que c’était entièrement de ma faute si nous étions sur le point d’arriver en retard ! Mais finalement le destin fut clément avec nous et nous arrivâmes une ou deux minutes avant l’audience. Une fois entré dans la salle du trône je détallai le Roi Charles VII que j’apercevais pour la première fois, maigrichon, son visage me rappelait un petit peu celui d’un renard, d’autant plus que son regard intelligent et pétillant me rappelait celui d’un goupil.

- Voici donc Sampiero Grimaldi, le jeune élève de Lysandre Dominici, dont tout Naples parle !  S’exclama le souverain du Royaume des Deux-Siciles tout en me fixant du regard. J’ai ouïe dire que tu avais besoin d’un mécène pour réaliser tes projets… Mais dis-moi !? Que comptes tu faire ? Une statue à mon effigie ? Une cathédrale encore plus grande que celle qui a poussé à Florence ?

Un peu gêné je gardai la tête baissée pour regarder mes pieds. Mon mentor avait beau m’avoir initié aux Beaux-Arts, je n’étais qu’un piètre dessinateur et je n’arrivais même pas à la cheville d’un Botticelli… Non ! Ce que j’allais lui proposer était bien plus intéressant, mais bien moins beau et moins glorieux qu’un palais ou une chapelle… Cela dit mon projet n’était pas fait pour une ville où une personne en particulier, mais pour le genre humain. C’est en tout cas comme cela que je voyais ma « noble » cause.

- Votre altesse, je suis désolé de vous décevoir, mais je n’ai aucun talent pour la sculpture, la peinture ou le dessin, je suis un historien doublé d’un géographe et si je me présente ici devant vous, c’est parce que j’aimerais que l’on me donne les moyens de rédiger ce qui sera sans doute un des plus grands ouvrages de l’Histoire de l’humanité. Mais pour cela j’ai besoin d’argent pour voyager…

Diodore de Sicile, Polybe, Thucydide, Pline l’Ancien, tous ces hommes avaient déjà marqués le domaine de l’Histoire en écrivant des livres plus fascinants les uns que les autres, mais moi je voulais être le principal témoin d’une époque en pleine mutation, je voulais observer ces changements de très près afin de saisir les peines, les espoirs, les joies de ces hommes qui faisaient l’Histoire ! Mais pour voyager aux quatre coins de l’Europe il me fallait une énorme somme d’argent, une bourse que seul le souverain napolitain pouvait me donner ! Ce dernier glissa son pouce le long de son nez avant de se caresser le menton pendant quelques secondes et d’esquisser un grand sourire satisfait, décidément cet homme méritait réellement son titre de despote éclairé.

- Ta fougue me plait jeune homme, Naples est une ville de savoir et de sciences, ton expédition ne pourra que faire grandir le prestige de ce Royaume. Tu pourras donc effectuer ton voyage, je remplirais tes bourses de pièces d’or et j’espère que dans quelques années j’aurais la chance d’être le premier à lire cet ouvrage qui d’après toi marquera l’Histoire…


Cirey, Décembre 1739


- Ha ! Nous y sommes enfin !

S’exclama mon guide alors que nous quittions lentement les bois et que le petit château de Cirey commençait à se dessiner sous mes yeux. En voyant ses innombrables cheminées et ses immenses fenêtres, je compris que le lieu n’avait de château que le nom et qu’il s’agissait en réalité d’un petit havre de paix perdu au milieu de la forêt. Un lieu parfait pour mon hôte, qui vint nous accueillir en tenue de nuit, un candélabre à la main. Malgré les pénombres, je ne pus m’empêcher de détailler le visage de celui qui s’était fait connaître sous le pseudonyme de Voltaire. Tour à tour, les flammes des bougies me permirent de voir ses yeux pétillants de malice, son long nez fin qui me faisait penser au museau d’une musaraigne et enfin son sourire à la fois jovial et malicieux ! Au fond il me faisait pensait au Roi Charles VII, je pensai alors naïvement que tous les Hommes d’Esprit avaient tous le même genre de physique ? Qu’il s’agissait peut-être d’un trait commun, d’un signe de grandeur intellectuelle ou morale.

- Entrez donc mes amis ! Nous ne vous attendions pas si tard ! Emilie commençait d’ailleurs à se faire du souci. Dit le philosophe d’une voix à la fois claire et douce. Puis il s’approcha de moi, puis posa une main sur mon épaule. Je connais bien votre tuteur et je suis très heureux d’enfin rencontrer le petit prodige dont il me parlait tant !


Il était vrai que même s’il ne s’était jamais montré vraiment démonstratif, Lysandre parlait toujours de moi avec bonté et bienveillance et à ses yeux j’avais parfois l’impression d’être un génie. Ce qui de mon point de vue était bien évidemment faux ! L’homme qui se tenait juste en face de moi était brillant, moi en revanche, je n’avais rien d’exceptionnel, j’étais simplement un sale gosse qui avait passé son temps à apprendre ses leçons par cœur ! J’essayais cependant de me montrer digne de mon tuteur et c’est pour cela que fis tout pour paraître sous mon meilleur jour, alors que le dénommé François-Marie Arouet me faisait visiter la demeure de sa concubine. Malheureusement, fasciné par les milliers de livres qui m’entouraient, je ne fis même pas attention à sa logorrhée qui devait sans doute être fascinante.  C’est finalement le bruit du tonnerre qui me ramena sur terre.

- Oh et bien vous avez eu de la chance ! Vous êtes parvenus à éviter l’orage…  Lâcha-t-il en souriant et en jetant un rapide coup d’œil à la pluie qui commençait à tomber sur le domaine. Il s’installa ensuite sur un fauteuil en osier et me fixa longuement. Alors comme cela, vous voulez raconter l’Histoire du continent européen et de ses habitants ? Noble projet que cela ! Personnellement j’ai l’ambition d’un jour rassembler tous les savoirs de l’Homme dans un seul et même ouvrage…

Cette réflexion me fit sourire tant elle semblait utopiste et irréalisable, je fis cependant de mon mieux pour ne pas paraître irrespectueux et pour ne pas froissé le libre penseur assit en face de moi. Avant d’arriver ne France, j’étais passé par le Piémont, l’Autriche et enfin l’Allemagne, tel un scribe j’avais soigneusement noté le moindre détail, relaté tous les faits intéressants auquel j’avais pu assister, mais il me fallait quelque chose de plus intéressant, de plus palpitant ! J’étais Corse et comme beaucoup d’insulaires j’avais le sang chaud !

- Tel Thucydide ou Arien, j’aimerais être le témoin privilégier d’une guerre, j’aimerais donner au monde une autre version que celle des gagnants ! Je vise l’impartialité historique… Je veux prouver à certains que l’Histoire est plus qu’un passe-temps, qu’il s’agit là d’une vraie science du moment qu’elle est pratiquée par des gens intègres…
-
Presque inconsciemment je tâtai la vieille édition poussiéreuse de « La Guerre du Péloponnèse » qui se trouvait tout au fond de ma besace. Bien évidemment, je n’avais pas la prétention d’être meilleur où plus intelligent qu’un Pline le Jeune où même qu’un Hérodote, mais ma fougue et ma jeunesse me murmuraient que je pouvais réaliser quelque chose d’exceptionnel. Que j’allais peut-être pouvoir dépoussiérer cette vieille discipline ! Voyant cette détermination dans mes yeux, le français se leva et ricana avant de se diriger vers son bureau, là il saisit une lettre, puis se tourna vers moi l’air sérieux.

- Connaissez-vous l’Ecosse ? On raconte que là-bas l’autorité du Roi d’Angleterre est mise à mal et que les hommes des Hautes-Terres, sont prêts à se sacrifier pour retrouver leur liberté. Il marqua un temps d’arrêt avant de reposer le papier sur la table et de se diriger vers moi d’un pas à la fois léger et rapide ! Décidemment cet homme me faisait vraiment penser à un furet où à une musaraigne ! Si vous maitrisez les langues, pourquoi ne pas aller là-bas et conter l’Histoire de ces braves gens au reste de l’Europe ? Vous seriez sans doute le premier à effectuer une telle chose !

Dunbar, Mai 1742


Un vent puissant balayait la Mer du Nord et d’immenses vagues venaient s’écraser sur le « Wallace », notre navire qui n’arrêtait pas de tanguer et de trembler. Enfermé dans ma cabine, j’essayai de ne pas penser à la violente tempête qui faisait rage à l’extérieur. Mes yeux se portèrent alors sur un portrait de la Sainte Vierge, certes celui-ci n’était pas très beau, mais il eut au moins le mérite de me redonner espoir. Un tantinet effrayé, je lui fis alors la promesse qu’une fois arrivé sur la terre ferme, j’irai déposer un ex-voto dans la première Eglise que j’aurai la chance de croiser. Et alors que je m’apprêtais à réciter bêtement le « Je vous salue Marie », le Capitaine – trempé – entra dans ma chambre sans frapper, me fixa pendant quelques secondes, puis esquissa un grand sourire amusé :

- Fàilte gu Alba !

S’exclama-t-il dans une langue que je ne connaissais absolument pas – sans doute du gaélique – avant de me faire signe de le suivre. Tout d’abord un peu perplexe et tremblant, je fini par accepter son invitation et je le suivi un petit peu tremblotant, le méditerranéen que j’étais, n’avait pas l’habitude de se frotter à de pareilles intempéries. Le soleil ne s’était pas encore levé et un vent glacial me gela les os avant que je ne remarque un phare au loin. La lumière de celui-ci, couplée à celle de la pleine lune me permit alors d’apercevoir le port de Dunbar. Cette terre me semblait à la fois inconnue et familière, austère et généreuse… De nuit, cela ressemblait aux rives du Stix, tout cela me semblait aussi froid que chaleureux ! L’Ecosse était-elle la contrée de tous les contrastes ?

- Félicitation Capitaine O’Leary ! Je retourne dans ma cabine afin d’y rassembler mes affaires ! Retournez me voir une fois que nous aurons accostés ! Répondis-je avant de tourner les talons et de retourner à l’intérieur du navire. Il aurait peut-être mieux valu que je reste auprès de l’équipage afin d’observer les dernières manœuvres, ma la houle me tordait les boyaux et je ne voulais pas avoir l’air d’un rigolo au milieu de tous ces vieux loups de mer. Encore félicitation pour le voyage Capitaine !

Je ne fis mon retour qu’au petit matin et je me surpris à redécouvrir le paysage que j’avais découvert quelques heures auparavant ! Devant moi d’immenses falaises, puis des plaines, encore et toujours des plaines. Ce territoire avait décidemment de quoi inspirer les plus grands poètes et l’espace d’un instant, je compris pourquoi tous ces gens se battaient pour lui ! Au fond cela me rappeler la maison, une terre souvent conquise, mais jamais soumise. Un pays qui méritait d’entrer dans l’Histoire.



« une citation badass ici »





Dernière édition par Sampiero Grimaldi d'Esdra le Ven 14 Juil - 2:23, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 10 Juil - 17:12

Officiellement bienvenue parmi nous !
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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 10 Juil - 17:14

Toi mes persos vont t'adorer! Un historien! Le gros kiff! :D

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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 10 Juil - 17:14

Bienvenue à toi **

Ton personnage est très intéressant (et pas seulement à cause de Fassy ** ) (un historien en vadrouille ça me plaît)

Si tu as besoin d'aide, envois moi un mp :)

sinon on peut se réserver un petit lien :3 (on peut en discuter par mp )
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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 10 Juil - 17:15

Mais alors officiellement bienvenue mon chère Sampiero :D

Si tu as une question hésites surtout pas

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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 10 Juil - 21:14

Bienvenue avec ce personnage pour le moins intriguant ! ^^

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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Mar 11 Juil - 0:48

Yeaaaaaaah je suis contente que tu aies succombé si vite à la tentation Bienvenue ma choupinette, avec un personnage qui je suis sûre sera intéressant Je lirais tout ça demain là je suis fatiguée Sleep

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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Mar 11 Juil - 0:52

Bienvenue parmi nous, l'historien vagabond.

Au plaisir de te voir RP en notre charmante compagnie.

A bientôt !
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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Mar 11 Juil - 7:10

Merci Simon de nous amener des perles!

Un Grimaldi en plus!

Bienvenue, Sampiero ♥️ Tu sembles très prometteur, bon courage pour la fin de ta fiche.

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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Sam 15 Juil - 23:50

BIENVENUEEEE OFFICELLEMENTTTTTTTTTTT

Oui je susi en retard mais mes choupinettes et co-staffienne ont dit l'essentiel ;)
Bon courage pour la fin de ta fiche et un Historien j'achèteee
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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Lun 17 Juil - 9:52

Bienvenue parmi nous :D

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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Mer 19 Juil - 23:26

À superbe histoire, superbe personnage !

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MessageSujet: Re: Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.    Jeu 20 Juil - 9:09


Bienvenue!!


Tu es validé! Félicitation!
Ton perso est une vraie perle Sampi !!!!! J'espère qu'on se trouvera des liens sympathiques !!!

Tu vas pouvoir fêter ton arrivée parmi nous! Mais d'abord un peu de travail ! Tout d'abord il faut que tu ailles faire ta fiche de lien et de rps pour savoir sur qui tu vas taper et qui tu vas aider. Ainsi on pourras se ruer sur ta fiche pour te demander les liens plus étranges les uns que les autres.

Sur Flower of Scotland, nous avons un système de point qui permet à ton personnage de pouvoir dépenser des chardons en allant se faire une maison, ou obtenir des terres, ce système peut donner des avantages à ton personnage, il faut donc que tu te renseignes sur notre système de point.

Tu veux que tes vaillants compagnons te rejoignent ? N'hésites pas à aller faire ton scénario. C'est bon ? Génial ! Maintenant tu peux commencer à faire tes sujets ! N'oublie pas de t'amuser dans le FLOOD avec nous pour une meilleure intégration ! On t'attend !

« Il est des nôtres, il a bu son verre comme les autres! »




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A mhic un de diabhoi. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
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Sampiero φ Le plus grand supplice pour un homme d’esprit est de se trouver pendant des heures face à face avec un sot.
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